Actu Démocratie participative

De 1995 à 2014, sous l'impulsion d'un élu délégué aux usages du numérique, la ville de Brest a mis en œuvre une série d'initiatives et de services à la population, reposant sur une approche coopérative des usages du numérique. Passées au crible des critères élaborés par le Prix Nobel d'économie Elinor Ostrom, quatre de ces initiatives qui ont pu être documentées tout au long de leur développement, donnent à voir dans quelle mesure un projet de service à la population initié par la collectivité, peut s'apparenter à un commun urbain : une ressource partagée, une communauté d'utilisateurs et de producteurs, un système souple de gouvernance impliquant ses différentes parties-prenantes. Cependant les questions de la diffusion d'une culture des communs et de l'appropriation et de l'animation dans la durée de ces ressources partagées restent le véritable enjeu de la pérennité de ces initiatives numériques.

Un article republié du numéro spécial "Communs urbains et équipements numériques" de la revue Netcom, sous la direction de Hervé Le Crosnier et Philippe Vidal ; une revue publiée sous licence CC by nc nd

Mots-clés : communs, appropriation sociale, politique publique, coopération, Brest

Introduction

De 1995 à 2014, la Ville de Brest a créé une délégation au multimédia et à la citoyenneté, puis au numérique. Celle-ci a permis de développer une politique publique autour de l'appropriation sociale des outils et usages de l'internet et de l'informatique. Cette démarche a reposé sur une coopération ouverte soucieuse de la diffusion d'une culture des communs sous l'impulsion d'un élu délégué aux usages du numérique.

La durée de la période, le grand nombre de réalisations et surtout leur documentation contributive réalisée au fil de l'eau, permettent d'esquisser un bilan et notamment de poser la question du lien entre les réalisations numériques portées par une collectivité et la notion de communs urbains.

Parmi les différentes clés de lecture qui pouvaient être envisagées pour analyser ce lien, nous avons choisi, à l'instar des commoners lillois [1] et de Lionel Maurel [2] qui en ont démontré la pertinence, de recourir aux travaux d'Elinor Ostrom [3] qui définissent des principes et un « faisceaux de droits » pour qualifier le fonctionnement d'un commun.

Nous avons complété cette grille de lecture par une approche plus empirique de ce que l'initiative municipale a généré en termes d'appropriation du numérique par les habitants et de création de réseaux coopératifs, qu'ils soient thématiques ou généralistes.

Pour conduire cette analyse, le choix a été fait de présenter et d'examiner le fonctionnement de quatre initiatives numériques impulsées ou facilitées par la Ville de Brest au cours de la période :

Le CD Bureau Libre, environnement de travail en logiciels libres

Wiki-Brest carnet d'écriture collaborative sur le patrimoine local et le vivre ensemble

Le site contributif @-Brest

Le réseau coopératif des bibliothécaires doc@Brest, facilité par les formations à la coopération Animacoop.

La description en première partie de chacune de ces initiatives sera suivie dans une seconde partie de leur analyse au regard de la « grille de lecture d'Ostrom » (ressource/communauté/gouvernance, faisceau de droits et principes de fonctionnement) et d'éléments de bilan de ces initiatives.

Présentation de ces communs numériques

« Articuler le « faire avec », « l'attention aux initiatives », le « donner à voir », outiller aux pratiques collaboratives et au partage peut développer de nouvelles solidarités qui renforcent la capacité d'agir des personnes.
Mais passer d'une attitude de prescription des élus à celle d'animation de réseau sociaux est un changement culturel long au rythme de l'évolution des personnes qu'il nous faut accompagner. La culture contributive est encore peu répandue dans un mode de gestion qui reste vertical et cloisonné. »

Cette citation [4] résume les principes qui ont structuré la politique publique du numérique que nous allons retrouver en filigrane dans la présentation que nous allons mener ici de quatre initiatives. L'ordre de présentation des projets correspond à la progression de l'idée de communs au sein de la politique publique. Les logiques de partage et de coopération ont émergé dans la réalisation collaborative du CD bureau libre, se sont diffusés dans les carnets de wiki-Brest, ont structuré un « donner à voir » volontariste, cœur du magazine en ligne a-Brest et porté la création du réseau coopératif doc@Brest.

Des « PAPI » au CD Bureau Libre

Développé par la Ville de Brest dès la fin des années quatre-vingt-dix, le réseau de proximité des points d'accès public à internet, les « PAPI », a permis de proposer un accès public accompagné à Internet, dans les lieux ordinaires fréquentés par différents publics. L'arrivée de l'internet n'est pas seulement une question technique, mais s'accompagne de nombreux usages nouveaux. Accompagner les populations dans la découverte, mais surtout l'appropriation des usages de l'internet a été au cœur de la création des PAPI. Pour cela, le projet s'est appuyé sur les structures existantes capables de porter l'éducation populaire. Chaque structure désirant devenir point d'accès public a pu le faire à son rythme et rejoindre le réseau après en avoir compris l'intérêt. Chaque année cinq à dix nouveaux « PAPI » ont ainsi rejoint le réseau, assurant, dès 2011, une couverture complète de la ville dans l'ensemble des centres sociaux, maisons pour tous, patronages laïques, bibliothèques et mairies de quartier. Aujourd'hui le réseau compte plus d'une centaine de « PAPI » dont la dimension sociale s'est renforcée au fur et à mesure de la généralisation d'internet (voir le bilan réalisé par Annabelle Boutet en 2013 [5]). Ces PAPI forment une infrastructure matérielle et éducative qui permet le développement des communs dans la ville.

C'est sur la base de ce terreau local de points d'accès publics à internet en proximité des habitants (un à moins de 400 m de chez soi), et de la multiplicité d'initiatives d'appropriation sociale des outils et de la notion de co-publication ouverte qu'ils permettent, notamment par la formation, qu'est né le premier projet d'un commun initié par la collectivité : réaliser un CD pour mettre à disposition du plus grand nombre les outils bureautiques de base en logiciel libre. C'est le projet « CD Bureau libre Free Eos » initié en 2005 [6]. À l'époque, l'usage des CD était encore largement répandu, et la plupart des ordinateurs étaient dotés d'un lecteur de CD. L'objectif de ce CD était de rendre facile et pratique l'installation et l'usage de logiciels libres, particulièrement en bureautique.

Aucun des acteurs ayant participé à ce projet, élu, techniciens, associations, militants du logiciel libre n'avait au départ les compétences pour créer cet outil. C'est en rassemblant une trentaine de personnes, en croisant des compétences en développement logiciel (installeur), graphisme, maquettage, pédagogie (tutoriels), ingénierie de projet (sélection et présentation des logiciels, mise en œuvre) qu'a pu être produit en trois mois un installateur fiable, facile d'usage et documenté.

Ce projet a été l'occasion d'un apprentissage des outils et du travail collaboratif, une « expérience irréversible de coopération » comme le dit Laurent Marsault, animateur d'Outils-Réseaux, avec une coopération originale entre le service municipal « Internet et expression multimédia » et les nombreux acteurs associatifs et personnes impliquées dans le projet.

Les acteurs du territoire se sont rapidement approprié l'outil qui a d'emblée été proposé en prêt dans les bibliothèques, diffusé à tous les lycéens d'une cité scolaire, mis à disposition dans chaque « PAPI », proposé au personnel de la collectivité. Ce CD, correspondant à un besoin plus large a aussi été distribué en 2007 à tous les étudiants de première année des quatre universités de Bretagne et finalement diffusé à plus de 300 000 exemplaires à Brest, en Bretagne et sur d'autres territoires.

Dès le départ de cette co-production, la question de son portage s'est posée. C'est au travers de cette expérience et des retours qu'elle a permis, que nous avons collectivement abordé la question des licences d'usage. Nous avons pu mesurer l'impact du choix d'une licence parmi le jeu des Creative Commons. La licence initiale qui autorisait une réutilisation non commerciale (CC by-nc-sa) s'est révélée bloquante pour de petites associations qui souhaitaient revendre le CD à un euro pour améliorer leur fonctionnement. Le choix a alors été fait d'une licence exigeant simplement le partage à l'identique (CC by-sa) qui est depuis devenu la référence des co-productions collaboratives du territoire.

Chaque année, le groupe qui gérait ce commun (élargi à quelques acteurs des universités devenus partenaires du projet) se réunissait pour produire une nouvelle version intégrant les évolutions des logiciels embarqués. Puis, au fil des années, la solution CD devenant moins pertinente, la mise à jour s'est arrêtée après 2010. Cette première expérience de production en commun d'une ressource partageable et ouverte a permis de sensibiliser des milliers de personnes à l'usage de logiciels libres. Ce fut un moment d'apprentissage collectif de production d'un commun, perçu comme tel.

Le financement en termes de budget est assuré par la ville pour les habitants et associations. Il est resté très modeste (quelques millier d'€) [7] pour des tirages mutualisés à plusieurs milliers puis dizaines de milliers d'exemplaires ce qui nous conduit à un coût de revient inférieur à 1 € par CD.

La dynamique du projet, avec les milliers d'exemplaires diffusés sur Brest et le bon accueil du CD (aucun retour de dysfonctionnement) ont permis une large sensibilisation au logiciel libre des associations et des habitants. Sa diffusion dans les PAPI, à la mairie, dans les bibliothèques a favorisé un travail en réseau ultérieur. L'implication forte des associations du libre, présentes dans le groupe projet, tel l'hébergeur associatif Infini, ont contribué à ce qu'elles soient mieux connues. La mise à disposition de centaines d'ordinateurs recyclés pour les associations et la mise en place de l'internet à 1 € par mois dans 8 quartiers populaires de la ville qui se poursuit aujourd'hui avec un nouveau quartier chaque année, prolongent cette dynamique partenariale autour du libre initiée ici.

Wiki-Brest carnet d'écriture collaborative sur le patrimoine et le vivre ensemble

Cette première expérience de coopération autour des logiciels libres, a inspiré un second projet de commun numérique prenant modèle sur Wikipédia. Wiki-Brest [8] est parti d'une intuition simple : s'il est possible d'écrire une encyclopédie collaborative, ne pourrait-on pas réaliser un carnet d'écriture collaborative sur le patrimoine et le vivre ensemble au pays de Brest ?

Pour ce faire, les habitants ont été invités à publier des histoires de lieux ou de personnes, des récits sur le travail ou la vie quotidienne du présent comme du passé, dans le Pays de Brest. Wiki-Brest s'est ainsi constitué comme une écriture collaborative reliant habitants, journaux de quartiers, associations, artistes, bibliothécaires...

Partis d'une page vide, les animateurs du site ont rapidement collecté quelques dizaines d'articles avec le souci d'une écriture la plus facile possible et ouverte à tous : recettes de cuisine, petites anecdotes... Un an plus tard, après des dizaines d'ateliers d'initiation, les premières centaines d'articles collectés ont été organisés dans une structuration thématique du wiki.

Les techniques du portail, apprises de Wikipédia, ont permis de proposer des espaces pour les équipements de quartier qui y racontent leur histoire ou les journaux de quartier qui en font leur mémoire publique, rendant ainsi visibles des dizaines de numéros anciens qui autrement auraient été perdus ou seulement conservés en bibliothèque.

Une telle démarche d'écriture collaborative ne va pas de soi, le succès de Wiki-Brest repose pour beaucoup sur un travail d'animation, des centaines d'ateliers, des « wiki-journées » de collectes thématiques, ou encore des « wiki-contoirs » où des auteur-e-s présentent leurs écrits. Au 30 septembre 2017, Wiki-Brest comptait 4 504 articles, 16 811 fichiers multimédia, 1 249 contributeurs enregistrés, une dizaine d'administrateurs et 9 942 pages vues par jour (soit plus de 3 millions par an) avec des dizaines de portails thématiques créés au fil des collectes.

Alors que beaucoup de livres de revues sont publiées autour de l'histoire de Brest, très peu d'auteurs ont coopéré à Wiki-Brest et pareillement la presse locale, pourtant très vivante, n'a pas servi de relais ni n'a coopéré à travers ses nombreuses publications au projet. Il faut probablement voir là des pratiques d'auteur et d'éditeurs attachés à une publication propre encore éloignée d'une culture du partage et de la mise en communs.

Dans la lignée de Wiki-Brest, une trentaine de wiki de territoire se sont créés soutenus par une collectivité tels Wiki-Manche ou Wiki-Rennes ou dans un cadre associatif Wiki-garrigue [9]. Plusieurs rencontres de ces wikis ont été animées par l'équipe de Wiki-Brest avec aussi plusieurs déplacements de l'animatrice et de l'élu pour aider au démarrage d'autres wikis de territoire. Mais cela n'a pas donné naissance à un réseau de coopération, les moyens d'animation de chacun de ces projets étant très modeste en dehors du bénévolat des acteurs locaux.

L'écriture sur Wikipédia est plus difficile que pour un carnet d'écriture et ce n'est qu'au fil de plusieurs années de coopération avec les acteurs du réseau Wikimédia de l'ouest, qu'un projet de « Brest, ville Wikipédia » pour améliorer les articles de Wikipédia, les illustrer en photos (plusieurs milliers ont été publiées sur Wiki-commons) a émergé. Aujourd'hui un groupe de membres actifs de Wiki-Brest est également partie prenante de l'écriture sur Wikipédia. Des partenariats ont été noués entre avec les archives municipales, le Conservatoire National Botanique de Brest et en 2016, la Ville de Brest a adhéré à l'association Wikimédia France.

L'expérience du site contributif @-Brest

Un « donner à voir » qui rend compte des initiatives autour des usages du numérique est inscrit au cœur de cette politique publique sur le numérique. Dans une première étape, à la fin des années 90, un site « CNT » (Citoyenneté et Nouvelles Technologies) où l'écriture se faisait en langage pour le web (html), a expérimenté une transparence de l'information en rendant compte de chaque réunion (contenu, participants) et projet initiés par la collectivité dans le domaine du multimédia. Mais ce projet restait « descendant », la municipalité ouvrant son action au regard public, mais sans la capacité de ce public à se l'approprier pour en faire un commun. L'arrivée en 2002 des systèmes de publication (CMS) où la publication se fait par ajout de texte ordinaire a rendu possible la mise en place de sites ouverts en écriture, que l'on appellerait maintenant contributifs.

@-Brest [10] a ainsi été proposé en avril 2002 comme un outil d'information et de travail, facile d'accès, ouvert à tous en écriture, au service des réseaux d'acteurs du pays de Brest œuvrant dans le domaine de l'Internet citoyen et coopératif.

Le site propose une interface de rédaction où chacun peut s'inscrire comme rédacteur, via un formulaire, et ainsi entrer dans les « coulisses » du site. Un rédacteur peut écrire un article dans une rubrique existante, y ajouter des images, des documents ; il peut aussi rédiger une brève ou mettre un lien vers un site. La mise en ligne du contenu d'un article proposé à la publication n'est effective qu'après validation par un administrateur.

A chaque article était associé un forum. En pied de page, il était possible en cliquant sur « réagir à cet article », d'entrer son message qui apparaissait directement à la suite de l'article. Ces forums étaient modérés à posteriori. Tout internaute pouvait réagir à un article, que les administrateurs pouvaient supprimer après coup, si celle-ci paraît contestable. Au début des années 2010, les forums, assez peu utilisés, ont été désactivés devant l'envahissement par les spams.

Est considéré comme contestable [11] un article « ayant un contenu à caractère raciste, antisémite, homophobe, sexiste, pornographique, ou constituant une publicité commerciale, ainsi que tout ce que les administrateurs jugeront opposé à la philosophie du site », une orientation éditoriale citée en tête du site « Initié par la ville de Brest, @-Brest [12] met en réseau et relie au web les acteurs et actrices de l'internet et du multimédia à Brest et dans les régions francophones ».

Sauf mention contraire de la part d'un auteur, le contenu d'un article est publié avec la licence par défaut CC by-sa du site pour en faciliter la réutilisation (avec mention de la publication initiale et de la licence).

Les articles sont aussi diffusés par des fils RSS de syndication donnant la possibilité de republier les contenus sur d'autres sites. Un développement en logiciel libre, financé par la ville, permet d'intégrer des articles provenant de flux RSS avec le format d'origine, en incluant photos, liens, auteur et images, sans autre intervention que la validation de l'article. Une trentaine de magazines sont ainsi syndiqués dont une quinzaine de sites contributifs Brestois issus de la collectivité et d'associations.

Très vite le site a trouvé un lectorat important (600 abonnés du Pays de Brest, 1 500 au total, 7 à 800 visiteurs par jour) et l'animation par le service « Internet et expression multimédia » a permis la publication d'un contenu dense (environ une vingtaine d'articles par semaine en comptant une bonne moitié d'articles provenant d'autres magazines : sites contributifs Brestois, ou sites francophones du numérique permettant la réutilisation de leur contenus). Contrairement à l'opinion répandue, la difficulté n'est pas dans le « contrôle » des articles, (il y a eu moins d'un article pour mille qui posait question) mais dans l'invitation à écrire en direction des acteurs locaux.

A l'école nous avons appris à « cacher notre copie », mais raconter un projet, interviewer une personne, publier un bilan ne sont pas dans les pratiques culturelles usuelles. Comme pour Wiki-Brest c'est par la multiplication des ateliers (un par semaine durant trois ans) que cette pratique du « donner à voir » a pu se diffuser. Et dans cet apprentissage, le maniement de l'outil utilisé (ici le logiciel libre Spip) ne représentait qu'un atelier sur quatre à côté de ceux pour apprendre à écrire un titre, une accroche, une brève, à faire une interview.

C'est par une politique très volontariste (publication de la quarantaine de projets accompagnés chaque année, de toutes les initiatives locales sur le multimédia, relais des publications locales, implication de chaque personne du service) que s'est construit le magazine.

Et comme nous le développerons dans l'analyse en tant que commun, si @-Brest compte plus de cent rédacteurs locaux, plusieurs dizaines d'administrateurs et 14 500 articles publiés il n'y a pas de collectif qui en assure une animation partagée.

Doc@Brest, une initiative née à la suite des formations Animacoop et d'une dynamique coopérative parmi les bibliothécaires

Le travail en réseau, la coopération, le souci des communs ne sont pas des habiletés apprises à l'école, ni généralement transmises par la famille et encore rarement mises en œuvre dans l'activité professionnelle. Même le monde associatif, qui devrait naturellement être plus enclin à ces postures coopératives, en est bien souvent éloigné.

La mise en place d'une formation-action Animacoop [13] pour les animateurs d'espaces publics numériques, créée par l'association Outils-Réseaux dans le cadre d'un appel à projets « E-formation EPN » de la Délégation aux Usages de l'Internet en 2009 a été le support de la diffusion de cette culture de la coopération et du partage sur le pays de Brest. A raison de deux sessions par an, d'environ 15 personnes, plus de deux cent personnes se sont formées à l'animation de projet, aux pratiques collaboratives et à la construction des communs.

Animacoop est une formation-action hybride, qui se déroule sur une centaine d'heures, sur 14 semaines. L'investissement conséquent (6h par semaine) est pondéré par le fait que la formation s'appuie sur le projet professionnel, associatif ou personnel de la personne en formation. Progressivement le public participant à Animacoop s'est diversifié : acteurs de l'économie sociale et solidaire, de Telecom Bretagne, services de la collectivité (5 participants par session depuis 2014), acteurs associatifs et d'autres territoires. La ville et l'agglomération prennent en charge les formations pour 6 à 8 personnes par session (dont 3 pour des acteurs associatifs) dans le cadre d'un appel d'offre pour trois ans, renouvelé une fois.

Les formations Animacoop accompagnent le développement des sites contributifs de la collectivité et d'associations, ou le portail de l'innovation pédagogique de Telecom Bretagne. Le croisement de ces formations-actions et d'une diffusion des pratiques collaboratives au pays de Brest ont permis l'émergence de réseaux contributifs qui à leur tour diffusent cette culture émergente du partage et de la coopération.

Dans un environnement où les métiers sont profondément transformés par nos usages du numériques, les bibliothécaires et documentalistes sont particulièrement sensibles aux innovations à l'échange et la veille autour de l'évolution de leur pratiques professionnelles. C'est dans ce contexte outillé par les formations Animacoop qu'est né en septembre 2013 le réseau des documentalistes et bibliothécaires Doc@Brest [14]. Ce réseau associe aujourd'hui 250 bibliothécaires et documentalistes sur le pays de Brest. Il s'adresse aux professionnels de l'information-documentation du pays de Brest, mais est ouvert à toute personne intéressée par la transformation des métiers et services des bibliothèques et centres de documentation.

Le réseau est informel, il ne dépend d'aucun organisme. Il est défini par un nom, un logo et une charte de fonctionnement. Il repose sur les bonnes volontés, la participation bénévole, l'échange de savoirs. Le projet vise à créer une dynamique locale collaborative telle que (extrait) :

  • participer aux projets locaux liés à l'info-doc et au numérique ;
  • susciter le débat sur des sujets d'actualité, les évolutions des métiers [...] et à travers l'organisation de conférences, de cafés-débats, d'ateliers ;
  • être un lieu de veille collaborative sur l'actualité de nos métiers et les événements locaux ;
  • se former localement, en réciprocité, grâce à des ateliers et à un réseau d'entraide ;
  • échanger des « bonnes pratiques », partager des retours d'expériences ;
  • œuvrer dans le sens du bien commun, notamment par la mise à disposition en licence Creative Commons de tous les contenus (articles du blog, photos, etc.).

Ce réseau coopératif professionnel est né au croisement d'un temps de rencontre au cours du Forum des Usages Coopératifs de 2012, d'un terreau brestois de bibliothèques municipales dynamiques, d'un cycle de conférences sur l'évolution des bibliothèques. L'apport méthodologique de la formation Animacoop suivie par plusieurs personnes animatrices du réseau en a facilité l'émergence.

Les initiatives brestoises au crible des critères de définition d'un « commun »

Pour Elinor Ostrom, ce qui permet de caractériser un commun, c'est la conjonction entre une ressource partageable (common pool resource), une communauté d'utilisateurs de cette ressource capable de définir par elle-même un ensemble de règles de gouvernance pour gérer l'accès à la ressource, la protection et le cas échéant le développement.

Ostrom ajoute à ces trois conditions la notion de « faisceau de droits » (Bundle Of Rights) [15] » qui implique comme le rappelle Lionel Maurel, que « là où la théorie économique classique postule que la gestion efficace d'une ressource par le biais des mécanismes du marché passe par la concentration de toutes les composantes du droit de propriété aux mains d'un acteur unique (le « propriétaire »), ses observations ont montré que le droit de propriété pouvait se démembrer en pratique en plusieurs types d'attributs. Dans la gestion de chaque Commun, la distribution de ces différents attributs est susceptible de varier, selon les circonstances et les besoins propres à chaque ressource et à chaque communauté. » [16]

Le schéma suivant, élaboré pour une présentation de l'assemblée des communs de Lille, en explique le principe :

Figure 1 : Le schéma du faisceau de droits repris de l'assemblée des communs des Lille [17]

L'application de cette double grille de lecture (triptyque « ressource/communauté/gouvernance » et « faisceau de droits ») aux quatre initiatives présentées ci-dessus permet de proposer une analyse des initiatives précédemment décrites.

Le CD « Bureau Libre »

La ressource est ici une maquette de CD compilation de logiciels libres organisés dans un CD auto-installable et documenté par des tutoriaux. Le CD est à la fois disponible en ligne et sous support physique, diffusé au coût de revient. Il est réalisé à travers une commande mutualisée (pressage mise sous pochette) pour en abaisser le coût de revient.

La communauté est constituée du groupe projet d'une trentaine de personnes qui évoluera au fil des années avec l'arrivée de partenaires extérieurs intéressés par la production de nouvelles versions et le retrait de certains participants locaux, une fois le produit réalisé. Ces partenaires extérieurs peuvent être des associations des collectivités ou des universités qui souhaitent diffuser le CD.

La gouvernance est assurée par le collectif qui porte le projet, collectif dans lequel le service de la collectivité joue un rôle d'animateur. Une transparence est assurée par la mise en place d'un wiki, espace collaboratif de suivi du projet.

Parmi les points qui ont été particulièrement débattus : le graphisme, la suppression de la clause non-commerciale et la liste des logiciels retenus à chaque version. Au fur et à mesure de l'élargissement de la diffusion, la participation à la gouvernance a été proposée aux nouveaux partenaires.

Ce projet du CD bureau libre apparaît bien comme remplissant toutes les caractéristiques d'un commun. Lancé à l'initiative de la collectivité, d'associations et de citoyens bénévoles et d'associations, il « échappe » très vite à tout risque d'aliénation et d'exclusion, chaque utilisateur étant libre de dupliquer et d'utiliser une ressource numérique immatérielle et non-rivale.

La gestion de son évolution est bien collective et n'apparaît contrainte par aucun impératif économique ou politique.

Son usage est protégé par la licence CC by-nc-sa élargie rapidement en licence libre CC by-sa à la demande de groupes d'utilisateurs, qui a été acceptée par les différents auteurs (graphistes, rédacteurs des tutoriaux, développeurs de l'installateur).

Bien que le développement de ce commun n'ait duré que quelques années, il a constitué une expérience fondatrice de coopération ouverte à l'échelle du territoire. Issu d'un projet antérieur de CD libre au sein de l'AFPA, dont l'animateur a été une des chevilles ouvrières du projet, il a montré la richesse d'apport d'une réutilisation, propriété cardinale du logiciel libre. Réalisé en autonomie par le groupe-projet, ce CD a démontré localement l'efficience du mode de travail collaboratif.

Si des partenaires comme les universités en Bretagne se sont associées au projet, cela n'a pourtant pas créé une dynamique coopérative à l'échelle régionale. Nous en sommes restés ici à une expérience qui a principalement imprégné les acteurs locaux du projet. Et aujourd'hui les projets collaboratifs ouverts au sein des collectivités, services publics ou du monde associatif restent rares en Bretagne. A côté de Géobretagne, coopération des services publics et de collectivités autour des Systèmes d'Information Géographiques et d'OpenStreetMap, les réseaux coopératifs ouverts sont plutôt issus d'acteurs du libre et des transitions.

Largement utilisé par les associations, le succès local du CD a eu très peu d'impact sur la politique publique de la collectivité dans son usage des logiciels libres. La Direction des Systèmes d'Information et des Télécommunications est restée ancrée dans un usage des logiciels commerciaux les plus répandus. Ce choix local du libre au sein d'une délégation d'élu, d'un service et d'un réseau associatif n'a pas suffi à créer une dynamique partagée qui diffuse et transforme la politique municipale globale.

Wiki-Brest carnet d'écriture collaborative sur le patrimoine et le vivre ensemble

La ressource est ici constituée par les contenus publiés sous la forme d'un site médiawiki structuré intégrant des pages et des fichiers multimédia.

L'écriture sur Wiki-Brest agrège des contenus produits avec des sources très diverses, comme dans les portails de journaux de quartier qui reprennent les anciens numéros avec des articles dont on a perdu, dix ans plus tard la trace de l'auteur, (qui peut aussi parfois être anonyme). Cela explique le parti pris d'accepter une multiplicité de licences tout en favorisant lorsqu'elle est possible et acceptée l'écriture sous licence CC by-sa. L'important est d'amener à écrire, à élargir les collectes (interviews, enregistrements en image, en son ou en vidéo) dans un média commun.

La communauté est constituée des nombreux rédacteurs (plusieurs centaines) et administrateurs. Pour faire vivre la communauté, l'animatrice employée de la ville au sein du service « Internet et expression multimédia » s'est efforcée de créer une dynamique collective associant des groupes d'utilisateurs à travers l'organisation de collectes thématiques et de « wiki-contoirs » [18] mettant en valeur les contributions. Organisé à l'issue d'une collecte thématique un « wiki-contoir » est un temps de rencontre convivial où quelques auteurs « ra-content » leur article partageant ainsi leur sujet d'intérêt. Ces moments contribuent au lien social et à une mémoire partagée. Citons à ce sujet le travail remarquable d'Yffic, personne âgée accompagnée par le Fourneau (scène nationale des arts de la rue) devenu contributeur actif qui a su rassembler dans un moment émouvant le Maire de Brest et les familles des victimes de l'accident de l'Océan Liberty qui a dévasté la ville au lendemain de la seconde guerre et a débouché sur une cérémonie d'hommage aux marins qui avaient sacrifié leur vie pour éloigner le bateau avant son explosion.

Les projets analogues : Wiki-rennes et Wiki-manche reposent aussi sur cette animation financée par la collectivité mais délégué à une association conventionnée.

Tout au long de la mise en œuvre de Wiki-Brest, l'implication de la personne en charge du projet a été essentielle, même si la centaine de personnes présentes aux dix ans de Wiki-Brest témoigne d'un attachement de nombreux contributeurs à ce média.

Le caractère remarquable de certaines écritures, telles les reconstitutions de bâtiments historiques les collectes autour d'événements, ont contribué à donner sens à cette communauté. Une liste de diffusion ouverte à tous associe une centaine de personnes. Elle permet de diffuser l'information sur les temps de rencontre et d'inviter à des initiatives communes. Mais comme dans tout réseau il n'y a qu'une dizaine de personnes à être actives (10 %).

Par ce choix, non exclusif ici, de la licence CC by-sa proposée par défaut, le niveau opérationnel s'inscrit bien dans le fonctionnement d'un commun numérique, c'est-à-dire dont la multiplication des usages n'altère en rien, voire au contraire enrichit, la ressource partagée. Les droits d'accès et de prélèvement sont en effet ouverts à toute personne acceptant les conditions de la licence. Cette coexistence de différentes licences n'a pas été un frein aux publications libres qui restent la règle usuelle et n'a pas influé sur la volonté de favoriser une production de contenus librement réutilisables. Expliquer par exemple pourquoi il n'est pas possible de publier des cartes postales, au droit d'auteur restreint a été l'occasion de sensibiliser des centaines de personnes aux conditions de la publication élargie et à l'apport de licence comme Creative Commons. Des collectes de photos ont permis de couvrir avec plusieurs milliers de photos l'ensemble des articles de Wikipédia sur le pays de Brest.

Concernant le niveau de choix collectif et l'usage des droits de gestion ou d'exclusion, sur Wiki-Brest à l'instar de Wikipédia, tous les utilisateurs peuvent s'inscrire comme rédacteur et participer à la production de contenus, (ils peuvent aussi rester anonymes). Ils peuvent être cooptés comme administrateurs s'ils deviennent des contributeurs réguliers et être partie prenante de la gestion des contenus.

A la différence de l'écriture sur Wikipédia basée sur la neutralité de point de vue, Wiki-Brest étant un carnet d'écritures collaboratives individuelles admet la subjectivité où chacun peut écrire sa recette, raconter son vécu d'un événement, publier une interview ou même un éditorial (cas par exemple des journaux de quartier republiés).

Comme pour Wikipedia la modération peut être effectuée a posteriori par les administrateurs du site, Il y a donc la possibilité théorique d'exercer un droit d'exclusion pour les articles se situant en dehors de la définition du site « Wiki-Brest est un wiki de territoire dont la volonté est de valoriser et donner à voir la richesse et la diversité du patrimoine, des cultures, des histoires de vie au Pays de Brest. » Comme pour @-Brest ces retraits ont été extrêmement rares et pour des contenus hors champ (publicité, sujet hors domaine, contrainte du droit d'auteur..) sans qu'il y ait eu là aussi de cas demandant un long débat.

Pour Wiki-Brest, la collectivité ayant choisi de confier cet hébergement à un hébergeur associatif, l'association « Infini » (elle-même impliquée dans la gouvernance coopérative des projets de « Brest en communs »), le fonctionnement pour ce qui est de ce support relève d'un « commun ».

Reste la question du financement, l'animatrice est une employée de la collectivité et les ressources de l'association Infini proviennent en bonne partie d'une subvention annuelle. Il existe donc théoriquement une possibilité de suppression ces financements (en cas de changement de majorité municipale par exemple). Il reviendrait alors aux acteurs de cet écosystème coopératif, de trouver les moyens d'assurer eux-mêmes le coût de l'hébergement des outils et l'animation du projet.

Il serait intéressant de prolonger cette observation par l'analyse du mode de fonctionnement des autres wikis de territoire ; en France et dans le monde.

Sur le territoire, Wiki-Brest a popularisé l'usage des wikis qui sont devenus un outil de coopération partagé pour des centaines de personnes que ce soit dans la version mediawiki, moteur de Wikipédia, ou des Yeswiki utilisés lors des formations Animacoop.

Comme pour le CD Bureau libre, le projet Wiki-Brest est resté essentiellement porté par l'élu et le service « Internet et expression multimédia ». Les coopérations avec d'autres services (culture, jeunesse, tourisme, éducation …) sont restées ponctuelles. On retrouve là les limites d'une politique publique développée dans un espace d'initiative peu réapproprié dans ses fondements de coopération et de partage par l'ensemble de la municipalité. Alors que nombre de projets (Papi, écrit public, appel à projet, internet citoyen) ont fait l'objet de bilan et d'évaluation avec le laboratoire des usages Marsouin, un bilan de Wiki-Brest reste à écrire qui permettrait d'en mesurer l'impact et d'identifier des pistes d'élargissement possibles.

Le site contributif @-Brest

Pour le magazine @Brest, la ressource est constituée par les contenus publiés sous la forme d'articles : compte rendus de réunions, présentation et bilans de projets écrits pour le magazine ou relayés d'autres sites (participatifs de la ville, associatifs, institutions, blogs) placés sous une licence qui permet la réutilisation des contenus (Creative Commons en général ou accord du site dans quelques cas).

Les nombreux rédacteurs (plusieurs centaines) et administrateurs ne forment pas une communauté au sens d'un collectif qui se réunit, définit des orientations. Il s'agit pour @-Brest d'une juxtaposition de personnes contributeurs individuels ou au titre de leur service ou de leur association. La tentative de constituer un comité de réaction à l'automne 2015 n'a pas débouché sur un fonctionnement collectif au-delà de l'adhésion de principe à cette démarche. Durant ces quatorze années de fonctionnement, @-Brest est resté un site contributif sans webmaster dans un projet d'écriture ouverte, sans gouvernance spécifique, la charte et la proposition de comité de rédaction constituant les seuls garants d'une gestion collective. Tout se passe comme si les utilisateurs appréciaient d'utiliser cette possibilité de publier et de s'informer sans pour autant souhaiter s'impliquer dans son évolution et sa pérennité. Comme pour les projets précédents c'est une culture partagée par les personnes du service et les acteurs du numérique de publier en réseau qui fait vivre ce magazine.

Le magazine (comme les autres sites participatifs de la ville ou de l'agglomération) ont adopté la licence CC by-sa, par défaut. Le niveau opérationnel s'inscrit bien dans le fonctionnement d'un commun. Les droits d'accès et de prélèvement sont en effet ouverts à toute personne acceptant les conditions de la licence (citer l'auteur et partager à l'identique).

Le niveau de choix collectif et l'usage des droits de gestion ou d'exclusion renvoient à la gouvernance informelle adoptée. Tous les utilisateurs peuvent s'inscrire comme rédacteurs et participer à la production de contenus. Ils peuvent être cooptés comme administrateurs s'ils deviennent des contributeurs réguliers.

L'essentiel de l'énergie est concentrée sur l'invitation à écrire. Durant les premières années la ville proposait un atelier par semaine pour encourager l'écrit public. Ateliers d'écriture qui se sont ensuite ouverts aux wikis, à l'audio et à la vidéos avec une place importante aux questions de droits de publications qui restent largement méconnus.

Il y a donc la possibilité théorique d'exercer un droit d'exclusion. Il n'y a eu quasiment aucun retrait d'article entrant dans l'objet du site (la mise en réseau d'initiatives). Par contre la syndication large agrégeant des sites sans pouvoir en cibler les articles amène un filtrage important justifié également par le souci de garder un équilibre entre les initiatives locales autour du multimédia et d'internet et les articles plus généraux (en thématique ou en territoire). En dehors de la syndication, la plupart des retraits effectués l'ont été, comme pour Wiki-Brest, pour des contenus hors champ (publicité, sujet hors domaine, contrainte du droit d'auteur..) sans qu'il y ait eu de cas demandant un long débat.

Concernant le droit d'aliénation, la question se pose de savoir qui est le « propriétaire » des supports techniques et notamment des serveurs hébergeant les sites collaboratifs. L'hébergement était initialement porté par l'association Infini, dont les serveurs étaient très chargés, aussi pour des raisons de facilité d'accès, a été reporté sur OVH. La municipalité éditrice du site est propriétaire du nom de domaine. Elle dispose de fait d'une possibilité de mettre un terme au site contributif si cette démarche ne rentre plus dans son projet. L'existence de sauvegardes, copies du site et la licence CC by-sa permet, à priori, d'échapper à une disparition des contenus. Il conviendrait de le formaliser via une publication bis par exemple par l'hébergeur Infini pour échapper à une aliénation possible.

Reste la question du financement et des ressources qui font vivre le projet. A la différence d'autres initiatives de publications contributives tel le site Rhône-Alpes solidaire porté par la SCOP La péniche, les moyens humains qui assurent une bonne part des publications sont des personnes employées de la collectivité qui rendent compte des projets qui leur parviennent (appel à projet annuel, initiatives du territoire). La pérennité du projet est donc dépendante d'une politique ouverte aux contributions. C'est le cas dans les divers mandats qui se sont succédé depuis la création du site. Mais cette ouverture peut être remise en question à la faveur d'un changement de majorité ou d'orientation politique.

Cette démarche contributive a essaimé dans d'autres services avec la création d'une dizaine de magazines thématiques dont certains associent des partenaires de la collectivité à la gouvernance (Solinter-Brest avec les associations de solidarité internationale ou Repères-Brest avec les associations de solidarité partenaires du CCAS).

Le site officiel qui assure la communication web de la ville sur brest.fr reste dans un fonctionnement classique autour d'une équipe de webmasters. Il est toutefois un des rares site de collectivité à avoir adopté une licence Creative Commons par défaut, c'est à dire que les contenus produits par les agents du service public peuvent être réutilisés. La démarche d'écriture par la collectivité reste aussi la règle dans des domaines structurants comme l'économie, l'habitat ou le développement durable.

Avec cette dizaine de sites ouverts en écriture, le rôle de la collectivité se déplace d'une communication sur ses initiatives et sa politique vers une approche contributive qui reconnaît et valorise la place des acteurs locaux comme coproducteurs d'une politique publique. Les initiatives locales y sont publiées comme y sont relayées comme les publications émanant d'associations mais aussi de réseaux tels Brest en transition ou Doc@Brest.

Cette avancée locale à pas mesurés vers une publication en communs s'explique par la difficulté d'une écriture ouverte qui reste éloignée de la culture des élus et responsables de collectivité plus attachés au contrôle qu'à une confiance en attention et donnant à voir les initiatives. A part quelques rares conseils de développement, très peu de sites en écriture ouverte ont vu le jour en France à l'initiative de villes, département ou régions.

La diffusion de cette écriture contributive est par contre plus forte dans le secteur associatif local où nombre de magazines se sont appropriés cette démarche et fonctionnent aujourd'hui en réseau coopératif de copublication avec une communauté d'utilisateurs logiciel SPIP vivante sur le territoire. [19]

Si on peut parler de communs pour ce qui est du mécanisme de co-production ouverte et du partage des contenus, l'absence de communauté assurant la vie de cette ressource est le point faible critique. La pérennité de ce média est fragile, dépendante du prolongement de la politique municipale de publication ouverte. C'est aussi pour évoquer cette difficulté à passer d'une ouverture et d'une démarche contributive à la création d'un commun qu'est présenté ce projet @Brest.

Le réseau coopératif des bibliothécaires doc@Brest, facilité par les formations à la coopération Animacoop

Avec doc@Brest nous sommes en présence d'un commun protéiforme. La ressource est constituée de la multiplicité des échanges et initiatives portées par le réseau : ateliers de formations réciproques et entraide, visites croisées, veille partagée, initiatives, conférences invitées ...

La communauté est constituée des personnes membres de la liste, avec une participation très variable, comme dans tout réseau, entre un petit groupe d'animateurs, des acteurs ponctuels qui s'impliquent sur une initiative et le plus grand nombre, participants occasionnels.

La gouvernance est assurée par le petit groupe d'animatrices, groupe qui cherche à se renouveler (ce qui n'est pas toujours simple). L'attention aux initiatives laisse une large place aux propositions qui pourraient venir en dehors du groupe.

Ce réseau doc@Brest est une réponse de professionnels aux transformations d'un métier confronté aux mutations induites par nos usages du numérique. Nous sommes en présence d'un groupe qui par ses 250 participants a su intéresser une part importante des bibliothécaires et documentalistes du territoire. Son fonctionnement en réseau, sans budget, ni emploi dédié rend compte de la mise en œuvre de pratiques collaboratives telles qu'elles peuvent être promues lors des formations Animacoop. Ce réseau porte des innovations comme les copy-parties qui expliquent la possibilité de copie privée légale en bibliothèque ou les biblioremix qui réinventent les services possibles dans une bibliothèque en impliquant les usagers.

Des réseaux analogues doc@Rennes, doc@Paris, doc@Lyon ont vu le jour laissant percevoir la possibilité d'une diffusion sur les territoires de réseaux coopératifs professionnels.

L'exemple du réseau prof@Brest initié en 2014 sur le même modèle montre que ce mode de fonctionnement coopératif et en communs est cependant difficile à faire émerger.

C'est ici l'occasion de s'interroger sur un rôle possible des collectivités dans l'accompagnement d'initiatives prenant en compte la transition numérique. Par ses moyens, sa légitimité à fédérer les acteurs d'un territoire, une collectivité peut appuyer de telles démarches. N'y-a-t-il pas là un investissement aussi important que celui dans l'accompagnement des start-up de l'économie numérique ? Quand on voit les difficultés vécues par les travailleurs sociaux obligés de répondre à la place des personnes confrontées à une numérisation de plus en plus de prestations sociales, ou l'absence de procédures d'accompagnement des innovations dans les collectivités et services publics ce type de réseau coopératif peut être un exemple qui aide à penser de nouvelles attitudes soucieuses des communs.

Si la formation Animacoop a été conçue en dehors de la collectivité, sa mise en œuvre locale est réalisée au travers d'un marché passé par la collectivité. Sa présentation en tant que commun nous a paru nécessaire étant donné le rôle structurant pour le développement des initiatives de partage et de coopération du territoire.

La ressource est ici le dispositif de formation hybride et les contenus et supports de la formation maintenus et mis à jour sont sous licence CC by-sa.

La communauté, au départ les formateurs d'outils réseaux, s'est élargie en un collectif informel d'« archipel » où contribuent de nouveaux acteurs de la formation à Brest, Gap et Paris. Il est d'ailleurs remarquable que la formation est aujourd'hui animée à Brest par des acteurs de l'association Tiriad ayant eux-mêmes été formés au sein d'Animacoop.

La gouvernance se fait à travers des espaces d'échange entre acteurs de ces formations via une liste de discussion et un espace collaboratif cogéré (Yeswiki).
Les huit principes définis par Elinor Ostrom

Cette première analyse expérience par expérience, peut être complétée de manière transversale en recourant au cadre que proposent les principes repérés par Elinor Orstom, tels qu'elle et son équipe les ont retrouvés au sein des communs qui ont un fonctionnement pérenne et efficient :

  • des limites du commun nettement définies,
  • des règles bien adaptées aux besoins et conditions locales,
  • un système permettant aux individus de participer régulièrement à la définition et à la modification des règles,
  • une gouvernance effective,
  • un système gradué de sanctions,
  • un système peu coûteux de résolution des conflits,
  • une autodétermination reconnue par les autorités extérieures.

Les expériences que nous décrivons constituant des communs numériques « informels » et « non-rivaux », les deux premiers principes (limites et règles locales) ne semblent pas particulièrement pertinents.

En revanche les questions de gouvernance permettant aux usagers de participer régulièrement à la définition des règles, tout comme la question des sanctions et de la résolution des conflits, apparaissent particulièrement intéressantes à considérer.

En effet le fonctionnement harmonieux et exemplaire de « l'écosystème numérique coopératif brestois » doit sans doute beaucoup jusqu'alors, à l'implication personnelle de l'élu qui en a été à l'initiative ainsi qu'à la continuité politique à la tête de la collectivité, deux éléments de contexte qui lui ont vraisemblablement évité des conflits d'intérêts ou des risques d'enclosure, permettant ainsi à la gouvernance d'en rester à un stade très informel.

C'est aussi le point faible puisque dans le cas du site contributif @-Brest, un retrait de l'implication des acteurs du service « Internet et expression multimédia » de la ville de Brest amènerait probablement un dépérissement rapide, tant l'écriture contributive demande à être animée et sollicitée. La poursuite du projet est aussi liée à la continuité d'une vision politique portant cette dimension contributive et bien sûr dépendant du choix de la majorité municipale.

Les situations de sanctions et de conflit (retrait d'un article par exemple, radiation d'un rédacteur ou d'un administrateur) restent très rares. Mais elles ne sont pas précisément documentées, et ne constituent pas une mémoire collective consultable.

Dans l'exemple brestois et sans doute aussi de manière plus générale, un commun urbain initié par une collectivité et utilisé par les citoyens, devrait pouvoir réfléchir dans la durée à une formalisation de sa gouvernance qui préserve son indépendance des aléas de la vie politique et renforce sa pérennité.

L'apport des communs dans une politique publique

Dans cette dernière partie, nous examinerons ce que ces projets ont pu apporter pour le développement des communs et de pratiques collaboratives pour les acteurs locaux.

Dans le cas du CD Bureau Libre et de Wiki-Brest, le projet a servi de support à une large information sur les droits d'auteur et l'élargissement des libertés d'usage.

Que peut-on mettre en ligne ? Sous quelle licence ?

Tout cela est loin d'être clair pour la plupart des personnes y compris celles qui publient sur le web tels l'impossibilité d'illustrer Wiki-Brest par des cartes postales, faute de droits d'usage élargis ou Wikipédia par des photos de monuments, faute de liberté de panorama.

Avec une information sur ce que permettent par exemple les licence Creative Commons, nombre de sites associatifs, de radios ou télé locales sur le web ont fait le choix d'élargir les libertés de réutilisation tel le portail de blogs vidéo du Médiablog ou à l'issue d'un débat, le site propre de la collectivité (plus de 95 % des sites de collectivités ou d'universités sont en France placés sous droit d'auteur strict interdisant toute réutilisation sans autorisation alors qu'ils sont en grande partie produits par des acteurs relavant de la fonction publique).

C'est de ces deux projets que sont nées les rencontres « Brest en biens communs » en 2009 et 2011 prémisses de « Villes en biens communs » en 2013 puis du « Temps des communs » en 2015. Et lors de la concertation « Ambition numérique » organisée par le Conseil national du numérique, deux cents personnes ont participé à Brest à deux journées contributives où de nombreuses propositions ont été adoptées pour développer les communs (autour des sciences ouvertes, des ressources éducatives libres, de la reconnaissance des communs...).

Avec Wiki-Brest, les acteurs du numérique social du territoire ont appris l'usage des wikis, espace d'écriture collaboratif ouvert. Pour de nombreux projets, rencontres, une page écrite est ouverte en direct lors des réunions et construite de manière coopérative qu'il s'agisse du « Forum des usages coopératifs », du « Centre de ressources de l'accès public au pays de Brest » ou des études de l'économe sociale et solidaire. Un wiki recense aussi tous les textes publiés par le service, les bilans, évaluations, rapports d'activité, études et rencontres auxquels la ville participe. [20]

Quant à doc@Brest, la liste de discussion est devenue l'outil de communication principal du réseau (présent également sur Twitter, Facebook et Scoop It). Y sont diffusés les prochains ateliers, l'actualité du réseau et au pays de Brest, des recommandations de lecture et des petites annonces du type « je suis intéressé par tel outil, quelqu'un connaît ? ».

Un blog [21] joue le rôle de vitrine du réseau.

Issu d'un article publié dans le dossier « Communs de la connaissance » du n° 76 de la revue Bibliothèque(s) de l'Association des Bibliothèques de France voici quelques traits de ce réseau décrit par deux des animatrices :

L'autre pendant de Doc@Brest, son pendant « dans la vraie vie », ce sont les « Open Tea », des moments d'échanges mensuels autour d'une tasse de thé dont la convivialité permet de garantir la cohésion du collectif dans la durée.
Doc@Brest est ainsi le lieu réel et virtuel d'échanges fréquents entre des métiers proches mais divers : bibliothécaires territoriaux, documentalistes, community managers, enseignants-documentalistes, bibliothécaires de l'enseignement supérieur...
Cette coopération fluide des acteurs de l'information-documentation à Brest (le réseau ne repose sur aucune entité juridique et fonctionne sans budget) s'insère donc tout naturellement dans la logique des Biens communs avec les notions de don, de gratuité, d'ouverture, d'horizontalité et d'ancrage dans le territoire local.

Le développement du numérique transforme profondément ces métiers. La question des communs est un sujet pris en compte par les bibliothécaires au sein de leurs réseaux professionnels et d'initiatives autour des communs [22].

Doc@Brest est une expérimentation en marche qui croise transformation du métier, innovation sociale, formation en réciprocité qui facilite une implication des personnes dans l'évolution des métiers et des services.

Conclusion

La description et l'analyse de ces quatre expériences brestoises montrent qu'une initiative portée par la collectivité publique peut faire l'objet d'une appropriation progressive par les acteurs concernés, quand elle a été conçue et développée comme un « commun ».

Au travers ces projets, ce sont aujourd'hui quelques centaines de personnes directement parties-prenantes et qui à leur tour ont pu devenir actrices des communs dans leur association ou leur projet.

La prise en compte des communs constitue sur le territoire un terreau fertile d'initiatives de coopération et d'innovations sociales en réseau. [23]

Mais pour autant les exemples de transformation des pratiques sociales telle celle portée par doc@Brest diffusent encore peu dans d'autres réseaux professionnels.

Porté dans une délégation politique et par un service municipal de sept personnes, « Internet et expression multimédia », cette politique publique en faveur des communs n'a pas été élargie dans d'autres délégations concernées par des communs potentiels et lui confère une certaine fragilité.

Cette lecture de l'action publique à travers les faisceaux de droits des communs met en évidence l'importance des questions de gouvernance. Dans la diversité des situations, l'absence de gouvernance collective constatée sur un projet comme @-Brest rend compte de la fragilité de cette initiative.

Il reste aujourd'hui à inventer une politique publique locale accompagnatrice, facilitatrice et protectrice des communs. L'expérience de Brest, avec ses succès et ses difficultés, telle qu'elle a été présentée ici, peut aider à concevoir une relation fructueuse entre les acteurs publics et les réseaux de commoners. Les partenariats public-communs pourraient former un contrepoids nécessaire à l'activité sociale aux partenariats-public-privés qui ont les faveurs actuellement.

Bibliographie

BREST EN BIENS COMMUNS (2013), La recette libre de ce temps d'initiative. En ligne à http://wiki.a-Brest.net/index.php/Brest_en_biens_communs, avec les wikis portails de Brest en biens communs 2009 : http://wiki.a-Brest.net/index.php?title=Brest_en_biens_communs_2009, Brest en Biens communs 2011 : et Brest en Biens communs 2013 : http://wiki.a-Brest.net/index.php/Portail:BBC_2013

BRIAND M. (2015), « Gouvernance contributive, réseaux coopératifs locaux et communs », Éthique publique [En ligne], vol. 17, n° 2, mis en ligne le 06 mai 2016, consulté le 13 janvier 2017. En ligne : http://ethiquepublique.revues.org/2297 ; DOI : 10.4000/ethiquepublique.2297

BRIAND M. (2015), « Former à la coopération pour une dynamique de territoire contributif », Biennale du CNAM « Coopérer », 30 juin-3 juillet 2015. En ligne : http://www.innovation-pedagogique.fr/article203.html

BRIAND M. (2014), « Communs et politique publique du numérique à Brest », Bibliothèque(s), revue de l'Association des bibliothécaires de France, n° 76, pp. 42 à 45 : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/65410-76-bibliotheques-et-communs-de-la-connaissance.pdf" class='spip_url spip_out

Un café-boutique associatif à Quimper !
L'association Kêr Lodenna cherche son local en Pays de Quimper...
L'objectif de notre association est de contribuer au Mieux-vivre et Bien-vivre ensemble ; de proposer un espace convivial et multiple, coopératif et participatif ouvert à tous, de promouvoir les gestes responsables de l'écocitoyen par le biais d'évènements, d'activités à caractère environnemental et social, et de sensibiliser le public à l'économie circulaire, sociale et solidaire.
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Un grand merci à vous pour votre contribution et au plaisir de vous accueillir dans notre café-boutique très bientôt !

La Team Kêr Lodenna :) ;) ;) :)

Association Kêr Lodenna
53 Impasse de l'Odet
29000 - QUIMPER
S​iret​ : 824 136 014 00019

Tel : 07 583 705 67
Site web Kêr Lodenna ; https://kerlodenna.wordpress.com/
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Les fabriques du Ponant : Un lieu dédié à la fabrication numérique

Animé par un consortium composé des petits débrouillards grand ouest et la grande école d'ingénieurs Telecom Bretagne les fabriques du Ponant se donnent pour objectifs de :
Offrir aux entreprises du territoire et en particulier aux acteurs de l'économie sociale et solidaire un espace de création et d'innovation au service de leurs projets.

Participer à la sensibilisation et à la formation des élèves, des étudiants, des demandeurs d'emploi, des professionnels, du grand public

Permettre au grand public de se familiariser avec les enjeux numériques du XXI siècle Une attention particulière est portée aux questions de mixité sociale et de genre. Autrement dit, nous construisons nos projets de manière à favoriser au maximum cette mixité.

Présentation des membres du consortium
Telecom Bretagne :
Une grande école généraliste et un centre de recherche international en sciences et technologies de l'information située sur deux campus à Brest et Rennes. Elle s'appuie, pour l'ensemble de ses activités, sur un corps professoral permanent de quelque 160 personnes travaillant au sein de 9 départements d'enseignement recherche. Comme le souligne le directeur de l'école « depuis sa création en 1977, Télécom Bretagne s'est affirmée comme une Grande École pionnière en formation, en recherche et en entrepreneuriat.

L'association Les petits débrouillards Grand Ouest
La culture scientifique et technique apporte une contribution fondamentale à l'éducation et à la formation des citoyens. Cette culture ne peut s'acquérir que par la pratique, l'échange, le débat et ce à tout moment de la vie et en étroite liaison avec le quotidien. A cet effet, l'Association s'emploie à favoriser auprès de tous, et plus particulièrement des jeunes, l'intérêt pour les sciences et les techniques et à en permettre la connaissance et la pratique. Pour cela, elle fait appel à tous moyens pédagogiques en privilégiant la démarche participative, expérimentale et ludique. Le portage administratif des fabriques du Ponant est assuré par l'association les petits débrouillards grand ouest.

Synthèse du projet décrivant les actions envisagées et les étapes éventuelles :

CONTEXTE

Depuis avril 2016 , 31 jeunes en mission de service civique (F1RST) ont intégré le FABLAB les Fabriques du Ponant installé, depuis peu, dans les locaux de l'association les petits débrouillards sur Brest. L'une de leurs missions durant leur volontariat est de participer à l'animation d'ateliers pédagogiques autour du numérique avec les animateurs du FABLAB.
Les Fabriques du Ponant ont ainsi ouvert régulièrement leurs portes sur des temps de loisirs pour accueillir de nombreuses structures de quartiers et visiteurs. Parmi eux, les centres sociaux, les maisons de quartier, les patronages laïques, le GPAS, etc… Après une visite guidée du lieu, quelques explications sur son fonctionnement et réponses aux questions posées, les participants passaient aux ateliers préparés par les jeunes de F1RST et animés par eux et les animateurs du FABLAB.

Nous avons aussi, décidé de mettre en place des ateliers de découverte itinérants ; ainsi est né notre projet de FABLAB itinérant (baptisé « Mobil'Fab ») en 2016. Nous avons pris contact avec de nombreux acteurs du territoire, des structures de quartiers et associations, pour leur proposer de déployer le FABLAB au sein ou aux abords de leur structure.
Entre 2016 et 2017, nous avons touché des publics très diversifiés. Certaines actions étaient à destination des enfants et jeunes, d'autres, à destination des lycéens ou du tout public. Les actions étaient gratuites et ouvertes à tous. En plus des actions décrites ci-dessus, nous avons souhaité proposer la mise en place de séances de découverte sur inscription. Ces séances d'une durée de 1h30 ont permis d'approfondir la découverte et de manipuler plus longuement les machines. Les ateliers ont eu lieu dans l'une des salles de la structure partenaire ou directement aux Fabriques du Ponant.
A la suite du bilan des actions menées sur l'année 2017, nous désirons reconduire ce projet dans d'autres quartiers prioritaires de la ville de Brest en y ajoutant des ateliers de découverte à destination des éducateurs.
Nous reprenons donc les éléments ayant constitué notre appel à projet 2016 en y apportant quelques modifications propres à améliorer la qualité du projet. Ces propositions d'amélioration ont été élaborées avec nos partenaires des actions conduites en 2017 et par la prise en compte des demandes plus spécifiques de certains acteurs.

Nous apportons des modifications par rapport :
aux nombres d'ateliers de découvertes
au public cible : des ateliers à destination des animateurs/éducateurs
à la durée des contenus

Nous avons fait le constat que les acteurs (animateurs et coordinateurs) des quartiers sont en demande de ce type d'actions. Ils ont besoin de découvrir d'abord les possibilités et le fonctionnement des machines avant de concevoir un projet avec leur public et de faire appel au FABLAB. Nous augmentons donc le nombre de séances et leur durée afin de pouvoir répondre à ces attentes. Les ateliers de découverte leur permettront de découvrir le fonctionnement de la machine, de s'initier aux logiciels. Ces animations de découverte seront suivis d'animations FABLAB dans les quartiers.

Entre avril et septembre 2017, quelques exemples d'actions dans le cadre du FABLAB itinérant :

centre social couleur quartier de Kérourien. Nous sommes intervenus 1 journée entière au mois de mars. Installés dans le hall d'accueil, nous avons eu les enfants des écoles primaires du quartier le matin puis les enfants et jeunes de la structure mais aussi les parents et passants l'après-midi. Nous avons eu la visite d'une cinquantaine de participants.

En mars, mise en place de 2 séances de découverte auprès d'un groupe de jeunes brestois de 18 à 24 ans sur la prise en main de la découpeuse laser. Les séances ont eu lieu au sein du FABLAB, nous avons eu 8 participants et une bonne mixité de genre dans le groupe.

le centre social les amarres de Kérédern. Le projet étant de déménager le FABLAB Les fabriques du ponant sur le quartier de Kérédern au mois de juillet, nous avons décidé à partir du mois d'avril, de nous installer ponctuellement dans le hall du centre social afin de faire découvrir concrètement aux habitants ce qu'est un FABLAB. Nous avons eu une petite trentaine de participants, de tous les âges.
En juillet, nous avons remis une action en place, mais cette fois en extérieur (terrain de l'évêché), nous avons eu une vingtaine de participants sur l'après-midi. Nous poursuivons cette action avec de nouvelles interventions au mois de septembre et octobre pour faire découvrir le lieu et faire passer les portes du FABLAB aux habitants du quartier et de ces alentours.

En septembre, nous sommes également intervenus à la MJC de l'Harteloire (dans les locaux de l'école Algésiras) auprès d'une trentaine d'enfants de 5 à 9 ans de la structure d'accueil. Une nouvelle action est programmée pendant les vacances de la Toussaint auprès des jeunes de la structure (10- 14 ans).

Mômes en fêtes aux Capucins… Les retours des partenaires suite à notre passage ont été très positifs. Eux même ayant parfois peu de connaissances en matière de fabrication numérique, l'action leur a permis de faire découvrir le sujet à leur public. Des partenariats sur des projets spécifiques sont en cours.

Nous répondons à l'appel à projet multimédias de la ville de Brest afin de pouvoir continuer à mener cette action « mobil'FAB » sur le territoire Brestois auprès de nouvelles structures de quartiers, et de pouvoir renforcer certaines actions déjà commencées.

Les objectifs du projet
Objectifs généraux
• Démocratiser la fabrication
• Diversifier le public des FABLABS

Objectifs opérationnels
Mettre en place le 9 séances de découverte de 2h, avec un animateur, sur inscription à destination des éducateurs des quartiers
Mettre en place 6 actions Mobil'FAB dans plusieurs quartiers prioritaires de la ville de Brest dans le prolongement des séances de découverte.
Accueillir 100 personnes

Le public visé
Les animateurs et coordinateurs des quartiers par le biais des séances de découverte, des enfants, des jeunes, des adultes et des séniors

Le territoire visé
Nous visons l'ensemble du territoire Brestois. En lien avec les acteurs des structures socio-culturelles des quartiers politiques de la ville, nous ciblerons ensemble les lieux propices pour la mise en place du Mobil' FAB.

Les animateurs
2 animateurs animeront lors des ateliers menés dans le cadre du Mobil'FAB
1 animateur animera les séances de découverte pour une groupe de 8 participants maximum.

Le partenariat
Les structures partenaires seront sollicitées pour :
Diffuser de l'information
Mobiliser des jeunes et accompagner le projet
Mettre au besoin une salle à disposition

Déroulement de l'animation

1er semestre 2018 :
6 demi-journées soit 18 heures avec 2 animateurs
9 séances de découverte, chacune d'une durée de 2h avec 1 animateur

Les ateliers de découverte itinérants

Les ateliers se déroulent sur 3h. Les ateliers sont très variés (ateliers de programmation, autour de la découpeuse vinyle et de l'impression 3D…). Quelques présentoirs sont installés afin de montrer les réalisations possibles avec les machines ne pouvant être transportées. Par exemple, la découpeuse laser est beaucoup trop lourde et encombrante pour être facilement transportable par contre nous pouvons exposer des objets réalisés à l'aide de cette dernière.

Des échanges sont mis en place avec les publics pour parler des FABLAB, de leur présence sur le territoire et du fonctionnement des Fabriques du Ponant.

Les ateliers Mobil'FAB peuvent se faire en intérieur ou en extérieur avec l'équipement nécessaire pour se raccorder à l'électricité et à internet.

Séances de découverte
Elles durent 2h. Elles s'adressent aux animateurs et coordinateurs des quartiers. Il s'agira d'explorer avec eux les possibles (méthodologie d'émergence de projets), en les amenant dans un premier temps à une découverte des machines et outils pédagogiques associés.
Ces séances de découverte peuvent avoir lieu au sein des structures partenaires mais aussi aux Fabriques du Ponant.
Notre objectif est de pouvoir accompagner les acteurs des structures de quartiers sur ces ateliers afin qu'ils puissent dans un second temps venir avec leur groupes d'enfants ou jeunes pour concevoir un projet (jeux de plateau avec la découpeuse laser, travail sur la rénovation urbaine avec des modélisation en 3D…).

Le calendrier prévisionnel du projet
Les ateliers seront programmés avec les structures des quartiers identifiés pour la fin de l'année 2017. Ils se dérouleront courant du 1er semestre 2018.

Modalités d'évaluation
✗ Adéquation entre les objectifs identifiés et les résultats
✗ Quartiers concernés par le projet et nombre de partenaires impliqués
✗ Respect du calendrier
✗ Nombre et diversité des publics mobilisés
✗ Nombre d 'heures d'animation Mobil'FAB dans les quartiers
✗ Nombre de séances de découverte mises en place
✗ Bilan qualitatif avec les partenaires opérationnels du projet.
✗ Bilan qualitatif avec les publics bénéficiant des activités.

Porteur du projet

Le FABLAB : Les Fabriques du Ponant
Adresse : 2 rue Paul DUKAS 29200 Brest
Tél : 06 04 77 41 46
Site internet : www.lesfabriquesduponant.net

Responsable du projet
Contact : RANNOU COLLIOT Coline
Adresse : 2, rue Paul Dukas 29200 Brest
Tél :02 98 41 43 10/ 06 04 77 41 46
Adresse électronique : c.rannou@lespetitsdebrouillards.org
Site internet : www.lesfabriquesduponant.net

La Maison du libre
Créée en mai 2010, la Maison du libre est un collectif rassemblant des personnes et/ou des structures oeuvrant sous les licences libres ou apparentées. Elle inclut aussi bien des informaticiens que des acteurs des cultures libres (musiciens, écrivains, photographes) et des producteurs de contenus mis en biens communs (associatifs, enseignants, personnes, etc).
La promotion du libre sous toutes ses formes est le principal objectif de l'association, qui contribue à ce mouvement par des actions militantes, de conseil, d'accompagnement et de formation, d'organisation d'événements et de projets autour des contenus, des créations et des logiciels libres, le tout reposant sur des standards ouverts et une philosophie de partage et de mutualisation.
En 7 ans, la MDL est devenue un interlocuteur reconnu par les collectivités grâce à l'importante mobilisation des bénévoles qui s'impliquent pour militer en faveur du libre dans le pays de Brest et au-delà.
Depuis début 2016, l'association s'est installée dans ses propres locaux au 214 rue Jean Jaurès. La mise à disposition de bureau au sein du ce lieu a permis d'assurer le financement et à encourager la mutualisation de l'espace disponible.

Le 214 JJ, un projet porté par l'association Maison du Libre

Avec ce local, l'association s'est dotée d'un lieu et d'un outil de collaboration et de partage entre les différents acteurs qui s'y côtoient :

Les auto-entrepreneurs qui animent le lieu, qui exposent leur savoir-faire, leur réalisation et qui proposent des ateliers

Les projets de la Maison du Libre :
Tyfab : l'atelier de fabrication numérique de la Maison du Libre, les adhérents se réunissent les jeudis soir pour partager et demander conseil sur leurs projets, s'initier sur le matériel mis à leur disposition (imprimante 3D…) ou découvrir de nouveaux outils, logiciels.
Les petits hackers : les ateliers d'initiation à l'électronique et à l'informatique destinés aux jeunes publics

Les associations qui animent le lieu régulièrement :
Les Chats Cosmiques : animations et conférences autour des questions des droits numériques via des sujets afférant à la propriété des données, les licences Libres...
Finix : l'association propose des ateliers animés régulièrement le vendredi soir autour de la mise en oeuvre de logiciels libres pour l'administration des systèmes et des réseaux.

les associations qui sollicitent le lieu pour des activités ponctuelles :
L'office des retraités brestois
Astrolabe Expéditions
Rencontre Wikipedia/Wiki-Brest
An Drouizig (install party en breton).

Le projet : aménagement des lieux d'animation
Afin de rendre le local plus convivial et aménageable suivant les besoins des animations, la MDL a décidé de mettre à disposition du lieu « 214 » des tables modulables et pliables pour configurer l'espace en fonction des besoins.

Objectifs du projet
Mutualisation d'outil autour de l'aménagement du 214 pour accueillir le public lors d'animations et ateliers.

Public visé
Les adhérents des différentes structures qui animent les lieux, le grand public pour les animations ouvertes, les jeunes pour les ateliers électronique et informatique , les auto-entrepreneurs pour leurs ateliers et expositions et les projets de la MDL.

Les animateurs
• Les projets « Tyfab » et « Les petits hackers » de la MDL,
• Les associations Chats Cosmiques et Finix,
• Les auto-entrepreneurs du local (Petitka Créations, Kléone, Mlle Milon).

Matériel
Le matériel prévu : 6 tables pliables pour moduler l'aménagement de l'espace d'animation.
Caractéristique d'une table :
• Table pliante multi-usages robuste et empilable,
• Dimensions. (mm) : H. 750 X L. 1200 X P. 800.

Organisme porteur du projet
L'organisme porteur du projet est la Maison du libre.

Maison du libre
29200 Brest
maison-du-libre@ mdl29.net (contact 214JJ)
http://mdl29.net

Coordination :
Le 214 JJ pour la Maison du Libre
214 rue Jean Jaurès - 29200 Brest
Christian Jacolot, Alice Pennors // copil@mdl29.net

Les Résidences Louise LE ROUX et Antoine SALAUN accueillent de manière permanente ou temporaire 112 résidents de plus de 60 ans. Ces deux structures ont pour projet de prévenir la perte d'autonomie de la personne âgée en maintenant et /ou en proposant des activités quotidiennes.
Ces actions mises en place par des activités collectives ou individuelles concourent à favoriser l'estime de soi et à continuer de se projeter.
Le lien social et l'ouverture vers l'extérieur sont privilégiés et c'est aussi une volonté institutionnelle clairement identifiée dans le projet d'établissement de chaque structure.

Le projet :

Cette année « numérique » a été riche au sein de la résidence : Recherches internet sur les plantes dans le cadre du jardin éphémère et utilisations de Word, lecture de la presse, ou bien encore envoi et réception de mail et jeux de mémoires via les tablettes, chaque participant s'est impliqué avec beaucoup de plaisir.

Cette rentrée 2017 nous apporte quelques nouveautés. Tout d'abord, elle voit s'ouvrir au sein de la résidence une colocation étudiante solidaire : « Louise & Compagnie ». Les étudiants logés dans un appartement autonome à loyer modéré, s'engagent à donner 3h par semaine pour faire du bénévolat en s'associant à l'équipe d'animation. Cette opportunité permet à notre service d'entrevoir de nouvelles perspectives en terme d'animation et notamment concernant l'usage des outils numériques.

Notre point papi évolue lui aussi. En effet, le développement de la 4G et des points d'accès au wifi (médiathèque des capucins, etc.) en font un lieu moins essentiel pour les habitants du quartier. Nous aimerions l'installer dans la salle du club du landais (salle mise à disposition pour les résidents, les familles et une association de retraités). En cet endroit central nous souhaitons le rendre plus accessible aux résidents, mais également aux membres du club qui ne disposent pas tous d'un accès internet chez eux.

Alors pour cette saison 2017/2018, nous voulons que notre groupe de résidents, et d'autres qui pourraient arriver, continue bien sûr à se perfectionner dans l'usage de l'informatique, internet et multimédia mais puisse le faire au contact des jeunes bénévoles s'apprêtant à intégrer notre résidence.

Nos objectifs :

 - Poursuivre et maintenir l'utilisation individuelle des tablettes (jeux de mémoire, lecture de la presse, etc.) en y associant les étudiants pour favoriser le lien entre les générations.

 - Poursuivre nos recherches informatiques en lien avec notre projet jardinage (recherches internet, création de supports sur Word, etc.)

 - Maintenir les liens avec leurs proches en poursuivant les actions personnalisées via l'utilisation de mails.

 - Leur permettre de valoriser leur travail auprès des autres résidents et des familles (réalisations de cartes, recherches de chants de noël pour la chorale, etc.)

 - Construire des ateliers spécifiques, réaliser des bilans intermédiaires et des évaluations régulières.

 - Rester connecté avec l'extérieur, et prêts à découvrir de nouveaux projets auxquels s'associer

Pour mener à bien ce projet, nous souhaitons utiliser les outils existants :

 - Le PAPI qui permet aux résidents ou à des personnes extérieures d'accéder à la salle informatique en libre-service.

 - Les tablettes, ordinateur portable…

Cette dynamique s'inscrirait donc dans la continuité de ce qui a été engagé précédemment.

Le public concerné :

• Les résidents des deux résidences, novices ou qui souhaitent valoriser leurs connaissances en informatique.
• Les étudiants bénévoles

Les animateurs :

• Une animatrice de la résidence sera chargée de mettre en place les ateliers, les suivis et les évaluations.
• Les étudiants bénévoles formés par les animatrices

Descriptif du projet :

Dès septembre :
Réflexion concernant les résidents susceptibles d'être intéressés.

Dès octobre :
Rencontre avec un groupe de 4/6 personnes afin :
• De déterminer leurs attentes et souhaits et les formaliser,
• De programmer un temps en individuel pour mieux les accompagner dans la semaine à raison d'une heure pour les aider à garder les habitudes d'usage,
• D'aller sur leur boîte mail pour écrire, envoyer des mails,
• De rechercher des chants de noël pour préparer le groupe de chant de fin d'année,
• De mettre en œuvre des ateliers mémoire sur les tablettes avec l'aide des étudiants,
• De rechercher et visionner des tutoriels de tricots avec notre groupe de tricoteuses.

Dès décembre :
Réfléchir ensemble aux différentes étapes des micros projets :
• les jeux ou outils sur tablettes, (recherche, usage et bilan)

A chaque fin de trimestre, un bilan sera fait individuellement et avec l'accord des résidents, des temps d'échanges seront proposés avec leur famille.

Demande de soutien :

Pour mettre en œuvre ce projet, nous vous demandons de bien vouloir garder une partie du matériel déjà mis à notre disposition (2 ordinateurs fixes, l'ordinateur portable et les tablettes numériques) et de pouvoir bénéficier d'un soutien technique.

PORTEUR DU PROJET :

Les Résidences Louise LE ROUX et Antoine SALAUN (EHPAD)
Résidences gérées par le CCAS de La Ville de Brest
20 rue de Maissin 29200 Brest
Responsable structure : Marie-Laure LE DREFF

Contact : Morgane DIMOFSKI (responsable animation)
morgane.dimofski@ccas-brest.fr
Tél : 02.98.05.64.00

Les participants au projet d'atelier radiophonique sont locataires de logements gérés par le Centre Communal d'Action Sociale, à ce titre ils bénéficient d'un accompagnement social. Le service Hébergement-Logement s'adresse à des personnes dont les difficultés souvent cumulées, ne leur permettent pas d'accéder directement à un logement de droit commun. Le service gère un centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de 35 places, une pension de famille de 24 places et un parc de 342 logements. Les ménages qui intègrent un logement, bénéficient d'un accompagnement social généraliste (accès aux droits : RSA, CMU, emploi) et lié au logement (travail sur le savoir-habiter et le savoir gérer).
Cet atelier radiophonique est proposé dans le cadre d'activités collectives menées par les travailleurs sociaux du service.

DEROULEMENT DES PROJETS

Dans un premier temps le groupe se réuni afin de choisir le sujet et la forme de la production sonore. Ensuite, chacun réfléchit aux questions à poser et aux choix des personnes ressources.
Pour ce nouveau projet qui se déroulera en début d'année 2018, nous proposerons aux habitants (4 à 5 personnes maximum) de nous rencontrer quelques semaines avant la fabrication du reportage pour faciliter la prise de rendez-vous avec les possibles interlocuteurs et ainsi nous adapter aux contraintes d'emploi du temps des personnes. Dans un second temps, nous procédons de nouveau à une prise en main du matériel afin de familiariser l'ensemble des participants aux techniques de prises de son et d'interviews. Nous sollicitons les participants qui connaissent déjà le matériel, pour qu'ils partagent leur savoir-faire avec les personnes novices.
Nous avons pu constater une réelle appropriation du projet qui s'est notamment illustré lors des entretiens ou les habitants ont pu montrer de réelles compétences en terme de conduite d'entretien (reformulation, recadrage…).Les personnes qui ont déjà participé sont maintenant force de proposition, ont pris du recul par rapport au contenu de l'atelier sont en capacité de faire des choix, et s'expriment facilement sur les bénéfices qu'ils en retirent. Le dernier projet auquel ils ont participé est celui de l'exposition photo-sonore « Immersion » actuellement visible à la médiathèque des Capucins. Il s'agissait d'un travail de reportage photo et audio dans les différentes associations d'aide alimentaire de la ville, auprès des bénéficiaires et bénévoles. Quelques membres du groupe sont également en plein collectage d'entretiens sur la rive droite de la ville dans l'objectif de créer un spectacle dans le cadre d'un projet avec le théâtre PIBA (cf article Le Télégramme du 8/09/2017)).

DIFFUSION

Le premier projet « Savez-vous planter des choux » a été diffusé sur les ondes de la radio brestoise « Mutine » le mardi 25 septembre 2012. Ce reportage a aussi été sélectionné et diffusé pour le festival« longueur d'ondes » en Février 2013.

Le second projet « Apocalypse Tomorrow » a été présenté au festival « longueur d'ondes » début 2014 et sera diffusé (date non déterminée à ce jour) sur la web radio Oufipo. Une écoute publique est aussi prévue pour les habitants du quartier. Ce projet a aussi été sélectionné pour une écoute lors du festival « ty films » de Mellionnec en juin 2014.

Pour le troisième projet « Les Nouveaux Brestois » nous avons sollicité de nouveau l'association longueur d'ondes ainsi que la webradio Oufipo. « Les Nouveaux Brestois » a été diffusé en écoute publique au mois d'Octobre dans le cadre d'une journée découverte d'un jardin partagé situé rive droite, auquel participe des locataires du CCAS.

Le quatrième projet « l'audio-guide » a fait l'objet d'une émission sur la radio MUTINE fin juin 2015 ou l'un des participants a pu présenter le projet de manière pertinente. En effet participer à une émission en direct est loin d'être un exercice facile pour un novice.
En juillet 2015 le groupe a participé à la fête de quartier de Kerangoff en proposant au public d'écouter leurs productions sur des ordinateurs portables mis à disposition. Le groupe était plutôt content des échanges qu'il a pu avoir et des retours positifs sur leur travail. Nous avons proposé pour la sélection du festival « Longueur d'ondes » 2016 l'audio-guide.

Nous avons créé un Médiaspip (http://medias.reperes-brest.net/ ) regroupant une partie des productions sonores, vidéos, photos faites par les habitants de Recouvrance. Il reste des points à améliorer et des réalisations à mettre en ligne. Nous prendrons contact avec l'association « Infini » qui nous a aidé pour la création de ce site web.
Nous sommes sur le point de terminer la carte postale sonore sur Paris et travaillons sur les moyens de diffusion.

OBJECTIFS

Sur le plan individuel :
permettre de travailler l'estime de soi
sortir de l'isolement
favoriser l'accès et la maîtrise des nouvelles technologies
développer le sens créatif

Sur le plan de l'apprentissage :
savoir respecter des horaires, des consignes, écouter les autres, sont des savoirs-être importants à se réapproprier.
permettre à des habitants en situation précaire d'oser s'inscrire dans un projet multimédia, support de communication qui leur est souvent difficile d'accès (par exemple savoir se servir d'internet).
Suite aux précédents ateliers les travailleurs sociaux ont pu observer que les participants osaient plus facilement s'inscrire sur d'autres activités, voir vers l'emploi, en tout cas une dynamique s'est installée. Cette expérience leur a facilité leur rapport à l'autre.
Faire accéder à la formation les participants qui le souhaite.
Quatre membres du groupe de l'atelier se sont investis comme bénévoles au sein du festival « Longueur d'ondes » 2017. Car c'est l'occasion pour eux de découvrir d'autres productions sonores d'autres façon de faire, de cultiver leur curiosité, de partager aussi leurs expériences. La plupart des membres du groupe souhaitent à nouveau proposer leur participation au festival longueur d'onde 2018.

Sur le plan collectif :
Créer du lien social et une distance d'observateur avec son quartier. Valoriser les habitants du quartier, à travers la diffusion du reportage.

BILAN DES ATELIERS :
L'atelier existe depuis Mars 2011. 17 habitants y ont participé.
Il y a eu 7 productions de réalisées :
« Savez-vous planter des choux » réalisé en 2011. Le thème concernait les jardins partagés à Brest.
« Apocalypse Tomorrow » réalisé en 2012 portait sur le thème de la fin du monde.
« Les Nouveaux Brestois » réalisé en 2013-2014 est un ensemble de témoignages sur de nouveaux habitants de Brest.
« Les audio-guides sur la ville de Brest »réalisé en 2015 et 2016.
« La carte postale sonore de Paris » réalisée en 2017.
L'exposition Photos sonores « Immersion » à la médiathèque des capucins en septembre 2017.

Ce type d'atelier consiste en une démarche de recherche et de prise de contact, essentielle pour le projet et surtout fondamentale pour que les habitants aient confiance quant à leur capacité à maitriser l'outil informatique et à entrer en relation avec des personnes extérieures à leur réseau.

Les habitants se sont fortement mobilisés et ont participé à chaque étape du projet. En 2012, deux des habitants étaient d'ailleurs inscrits sur une formation à la préparation d'interviews organisés par la Ville de Brest mais n'ont pu y participer. Il est parfois compliqué pour les habitants d'aboutir dans ce type d'initiative étant donné les problématiques auxquelles ils sont confrontés.
Cela dit, depuis 2014 6 participants des ateliers se sont investis comme bénévoles au festival longueur d'ondes, ce qui a nourri leur envie de continuer ce type d'ateliers et d'utiliser le Médiaspip.
Lors de la dernière réunion, regroupant les participants à l'audio-guide, Marie Guérin, et les travailleurs sociaux, a été décidé de développer l'audio-guide avec cette fois une part de fiction, en imaginant une collaboration avec la compagnie de théâtre DEREZO. Nous souhaiterions également travailler avec le service Culture de la ville afin de développer la diffusion des audio-guides. Développer et améliorer le Médiaspip reste un objectif pour 2018.

NOM DU PORTEUR DE PROJET :

Centre Communal d'Action Sociale de la ville de Brest
40 rue Jules Ferry
29200 Brest
Tél : 02.98.00.83.70

RESPONSABLES DU PROJET :
Grégory GUIHEUX Moniteur éducateur
Sandy GUEGUEN Educatrice spécialisée
CCAS, 40 rue JULES FERRY
29200 BREST
TEL : 02.98.00.83.70

LISTE DES PARTENAIRES
Service Internet et expression multimédia (prêt de matériel)
CCAS Service Hébergement-Logement
Longueur d'Ondes
Intervenante : Marie GUERIN (réalisatrice de reportages)

Le festival Brest en communs a attiré un public varié et intéressé par la notion de communs. La richesse du programme s'illustre par la diversité des acteurs participants et des actions portées : au total, 28 initiatives portées par 23 acteurs et actrices brestois.

Collecte des retours et expériences :

À présent, arrive le temps du bilan de cette édition 2017. Pour le construire, merci de transmettre vos retours, vos remarques avec par exemple les éléments suivants :

  • la fréquentation de votre initiative,
  • le bilan de manière générale sur le festival et sur votre initiative,
  • les points à améliorer,
  • les perspectives et envies pour la suite.

Si vous avez des photos, vidéos, sons et/ou articles de presse, n'hésitez pas également à les transmettre. Il est encore possible d'utiliser le #Brestencom1.


Bilan et perspectives autour d'une rencontre :

Dans un second temps, vous êtes invités à un temps d'échange afin de faire le point sur cette 5ème édition et de discuter ensemble des suites à donner au temps fort, des perspectives, le :

Le jeudi 21 décembre à 18h en salle B10
(hôtel de métropole, rue Coat ar Gueven)

Avec plus de 10 000 lieux et initiatives référencées dont 812 (au 5 décembre) en Bretagne (et 44) la carte collabortaive 'Près de chez nous" initiée par les Colibris ets l'une des plus riches proposée aux aceur.ice.s des transitions et de l'innovation sociale.
Je reprends ici la présentation diffusée par les Colibris

Nous avons la joie de vous annoncer le lancement du site "Près de chez nous", la carte collaborative, écologique et solidaire !

Nous y travaillons depuis plusieurs mois, elle est là ! Avec plus de 10.000 acteurs locaux engagés dans la Transition : magasins bio, vente directe de producteurs, AMAP, écoles alternatives, éco-habitat...

Près de chez moi, il y a quoi ?

La carte

Cette carte reprend le travail réalisé par Colibris et le Marché Citoyen, et enrichie par des milliers de contributeur.rice.s depuis 10 ans. Grâce à l'association Open Atlas, qui a travaillé bénévolement avec nous, elle jouit de nombreuses améliorations :

Une interface plus agréable et plus rapide,
Une nouvelle classification, plus claire et plus précise,
Un système de contribution et de validation collaboratives.

Vous pouvez proposer un nouvel acteur, modifier un acteur existant ou signaler une erreur. Vos modifications seront validées par un système de vote collectif !

N'attendez plus ! Allez découvrir les acteurs de votre territoire, et ajoutez ceux qui ne seraient pas encore sur la carte !

Découvrir le site "Près de chez nous"

Collaborativement,

Sebastian, Laëtitia, Sébastien, Gregory, Cyrille, Mathieu, Florian et toute l'équipe de Colibris

Des habitants, dont des adhérents de clim'actions Bretagne Sud, ont décidé de participer à la création de Sen'Helios, une coopérative pour monter des projets de production d'énergie solaire associant les citoyens, et de mener des actions a but pédagogique autour des énergies.

Nous vous invitons à les rejoindre en participant à la réunion du vendredi 15 décembre 2017 à la salle des fêtes de Séné. (20h à 22h)

Voici le message des initiateurs :

Face au changement climatique, nous pouvons, chacun, agir selon nos possibilités. Les petits ruisseaux font les grandes rivières et ce qui semble dérisoire pour une seule personne devient énorme si nous sommes nombreux.

Pour réduire puis supprimer les énergies fossiles qui rejettent des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, nous devons réduire notre consommation mais aussi produire des énergies renouvelables.

Cela peut se faire individuellement mais aussi à plusieurs. Nous avons un projet d'énergie photovoltaïque citoyenne sur les toits du centre multi-accueil de Séné loués à la commune de Séné (56). 546 m² pour une puissance proche de 100 kWc soit une production annuelle correspondant à la consommation électrique annuelle de 25 à 30 foyers. Le montant global de l'investissement est d'environ 100 000 € hors taxe pour une durée de production d'au minimum 25 ans.

Notre ambition n'est pas de rémunérer le plus possible le capital investi par les actionnaires de la coopérative Sén'hélios, mais, au-delà d'une rentabilité au moins équivalente à celle d'un livret A, de pouvoir dégager suffisamment de ressources pour équiper d'autres toits de bâtiments collectifs.

Nous allons installer notre centrale début 2018. La coopérative Sén'hélios est ouverte à tous, citoyens comme associations ou entreprises. Vous pouvez devenir coopérateur avec au moins une action de 100 €.

Vous voulez participer ? Vous pouvez venir à notre réunion d'information le vendredi 15 décembre 2017 à la salle des fêtes de Séné de 20 à 22h où nous vous donnerons toutes les informations que vous souhaitez.

Si vous ne pouvez pas être présent, vous pouvez aussi adhérer par courrier. Le bulletin de souscription pour citoyen ou pour une personne morale est sur notre site senhelios.wordpress.com ou en cliquant ici : Bulletins d'adhésion et flyer de présentation

Alors, vous venez avec nous ?

Contact Clim'actions Bruno PERERA 06 07 04 59 12

Dans le cadre du projet forêt et climat de Clim'actions Bretagne Sud, première opération pilote mardi 5 et mercredi 6 décembre 2017.

1140 arbres seront plantés avec l'aide de l'entreprise forestière OCRE, des stagiaires en formation, des salariés de l'entreprise ECODIS et les adhérents de clim'actions Bretagne Sud volontaires.

La parcelle est située sur la commune de Saint-Nolff au lieu dit Kerhuon. Cette parcelle, d'une surface d'un hectare, appartient à la commune de Séné. Elle fait partie de la zone de captage d'eau.

Vous pouvez participer aux travaux de plantation le mardi 5 décembre à 14h. L'accès se fait par la D 775 (petit parking voiture grise et camionnette de l'entreprise Ocre). Marche à pied de 300 m. Venez en bottes et avec votre bèche si possible.

Pour en savoir plus sur le projet de Clim'actions Bretagne Sud c'est ici

Contact : Dominique Pirio 0670967958

Le Mouvement associatif de Bretagne, porte-voix représentatif des coordinations et fédérations associatives de Bretagne avec près de 40 000 associations pesant 10 % de l'emploi privé en Bretagne.

Le Conseil culturel de Bretagne, assemblée consultative de la Région, qui réunit les principaux acteurs de la culture, du patrimoine et des langues de Bretagne.
La Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solidaire qui rassemble coopératives, mutuelles et de nombreuses associations employeuses.

Durant l'été le gouvernement annonçait la baisse brutale des moyens dédiés aux contrats aidés (CAE – CUI). 280 000 contrats aidés en France en 2017, seulement 200 000 en 2018. L'absence de concertation ou de préavis a déjà été dénoncée. Des emplois ont déjà été supprimés. L'inquiétude sur la pérennité de nombreux projets se propage, car les coups de boutoir se sont multipliés récemment. Après la suppression de la réserve parlementaire (moins 52 millions pour les associations), les coupes franches dans les dotations aux collectivités avec un impact à prévoir pour les associations, après la baisse du budget de la politique de la ville (46,6 millions en moins dont 80 % de l'enveloppe allait aux associations), au tour des emplois aidés. Ce « plan social déguisé » se concrétise un peu plus chaque jour, en Bretagne comme ailleurs.

Malgré les nombreuses alertes adressées au gouvernement comme aux parlementaires, aucune solution, même transitoire, n'est aujourd'hui proposée. Le 9 novembre 2017, le Premier Ministre s'est exprimé aux côtés de Nicolas Hulot et de Jean-Michel Blanquer, ouvrant la porte à la co-construction d'une politique ambitieuse pour le monde associatif. Donc acte.

Pour la première fois, le Mouvement Associatif de Bretagne, la Chambre Régionale d'Economie Sociale et Solidaire et le Conseil culturel de Bretagne unissent leurs forces pour faire face aux menaces inédites qui pèsent sur l'avenir des associations employeuses. Il s'agit pour ces trois instances d'expliquer l'importance des enjeux, d'alarmer sur les conséquences de ces décisions abruptes, mais aussi de proposer des solutions pour l'avenir. En croisant leurs regards sur les modèles socio-économiques des associations, en distinguant les enjeux d'insertion professionnelle et d'utilité sociale des projets associatifs, en explorant les innovations disponibles, les nouvelles organisations mobilisables, leurs responsables entendent provoquer le débat et permettre la réflexion collective. A l'issue de leurs travaux, au printemps, elles présenteront une feuille de route à l'adresse des pouvoirs publics.

Les personnes titulaires des contrats aidés sont certes tout particulièrement concernées, mais les bénéficiaires des actions permises par ces emplois le sont aussi, et plus généralement, c'est le lien social et la qualité de vie sur nos territoires qui sont directement menacés.

Chiffres clés les associations ont embauché 110 000 salariés en contrats aidés (2/3 de CUI-CAE et 1/3 d'emplois d'avenir, chiffres de 2015 – Recherches et solidarité) ;
les emplois aidés représentent 7 % des emplois dans l'économie sociale et solidaire minorant l'idée reçue du fort recours à ces dispositifs pour les entreprises du secteur (source UDES) ;
depuis le lancement du dispositif en novembre 2012, les Emplois d'avenir ont permis à plus de 300 000 jeunes d'accéder à un emploi assorti d'une formation et d'un accompagnement vers l'emploi (DARES analyse – « les jeunes en emploi d'avenir : quel accès à l'emploi pour quel bénéficiaire ? », octobre 2016) ;
74 % des bénéficiaires trouvent que leur contrat aidé leur a permis de se sentir utiles et de reprendre confiance (chiffres DARES 2017) ;
en Bretagne, on estime entre 7 000 et 10 000 la perte d'emplois liés à la baisse des emplois aidés.
Contacts : Mouvement associatif de Bretagne – 06 75 97 72 75 Conseil culturel de Bretagne : Bernez Rouz, Président – 06 37 14 13 06

Si participer à la phase opérationnelle de la construction d'un cycle de cours sur la ville de demain vous tente, venez nous rejoindre samedi matin 2 décembre, de 9h30 à 12h30, au forum participatif qui se déroulera à la faculté Victor Segalen

ville de demain-1

Au menu : cinq ateliers pour élaborer les contenus et la forme des cours publics de l'année 2018/19, et un temps pour échanger sur les cours programmés à partir de décembre.

Pour en savoir plus sur le programme du forum :

Forum Participatif sur « La ville de demain » 2 décembre

Retrouvez-nous sur la place J. goez le samedi 16 décembre de 15h à 18h !

Le collectif d'habitants, qui s'active pour bricoler et mettre sur pied une boîte à dons à Recouvrance, vous invite place Joseph Goez au "Noël des voisins" !

Au programme :
dès 15h : troc de Noël (venez avec un objet qui ne vous sert plus, repartez avec ce que vous voulez)
Concert gratuit de "Les Analphabètes"
En fin d'après-midi : soupe offerte, pensez à ramener vos bols !
18h : Projection de 3 courts métrages [sous licences libres]. Venez avec vos pled !

Envie de participer, de vous impliquer ou besoin d'informations ?
Mail : boite-dons-recouvrance@laposte.net /
Facebook : La boîte à dons - Recouvrance

Lien vers la page Facebook de l'événement

Bonjour,

Les inscriptions aux 12eTrophées bretons du développement durable sont ouvertes !

Avec ces Trophées, l'Etat, la Région Bretagne, l'ADEME et leurs partenaires incitent les territoires, entreprises, citoyennes et citoyens à une meilleure prise en compte du développement durable.

Vous êtes une association, un établissement d'enseignement, un acteur public ou une entreprise, vous agissez pour la transition : valoriser vos actions, candidatez ! Il ne vous faudra que 15 minutes pour présenter votre action dans un formulaire en ligne simple et rapide.

Participer aux trophées c'est :
· Valoriser votre engagement éco-responsable et vos savoirs-faire
· Etre récompensé par un label reconnu depuis 12 ans
· Promouvoir vos pratiques développement durable en Bretagne
· Bénéficier de la couverture médiatique des Trophées
· Profiter du soutien des partenaires et des réseaux professionnels des trophées
· Participer à l'événement régional de remises des prix
· Echanger lors des rencontres et ateliers organisés durant l'événement
· Gagner la réalisation d'un clipsur votre projet

Chaque année, le jury a le plaisir de découvrir une centaine de projets parmi lesquels il récompense une action par catégorie et décerne aussi un « Coup de cœur » du jury toutes catégories.

La cérémonie de remise des trophées aura lieu au printemps 2018.

Vous avez jusqu'au 28 janvier, minuit pour déposer votre action sur http://www.tropheesdd.bzh

Après quatre éditions sous le signe de l'alimentation, de l'engagement des jeunes, du respect et de l'espace public, la prochaine Table Citoyenne fera la part belle à la réduction des déchets !

Afin de sortir de la logique linéaire “extraire - produire - jeter”, des citoyens s'organisent collectivement pour inventer des solutions et trouver des alternatives à la poubelle et au tout jetable. Du côté de Brest, des composteurs partagés émergent aux quatre coins de la ville, des espaces pour transformer, détourner ou réparer des objets apparaissent tandis que des personnes adoptent un mode de vie radicalement tourné vers le “zéro déchet” !
Mais qui sont ces personnes qui s'investissent au quotidien dans cette dynamique de réduction des déchets ? Pourquoi ont-elles pris le chemin de l'économie circulaire ? Comment s'y prennent-elles ?

Venez découvrir ces personnes engagées et inspirantes !

Concrètement , qu'est-ce qu'une Table citoyenne ?

C'est d'abord l'occasion de découvrir des initiatives et des personnes inspirantes, qui prouvent qu'on peut reprendre du pouvoir sur nos vies en s'impliquant pour les autres : Trois à quatre initiatives sont ainsi mis à l'honneur à chaque édition, à travers celles et ceux qui les font vivre.
C'est aussi un moment convivial, où l'on partage expériences, émotions et plaisir des papilles ! Après les présentations, place à la dégustation et aux échanges plus informels le temps d'un repas coopératif ! Différents plats salés et sucrés seront au menus, préparés à partir de fruits et légumes glanés auprès des supermarchés du coin. Et oui, c'est un événement zéro-déchets ;) [1]

D'une durée de 2h, cette rencontre est gratuite et ouverte à tous (dans la limite des places disponibles) : les enfants y sont les bienvenus !

Intrigués ? Inspirés ? Rejoignez-nous !

Envie de vous impliquer dans l'organisation de l'événement en participant à la communication, au glanage ou à la préparation du repas ? Tout simplement curieux et désireux d'en savoir plus ?
Discutons-en le lundi 11 décembre à 18h30 à la Maison de Quartier Kerinou - Ferme de Jestin et faisons de cette prochaine Table Citoyenne une belle oeuvre collective !

Les Tables Citoyennes sont animées par un collectif informel d'acteurs brestois motivés par la question du pouvoir d'agir. Vous connaissez des acteurs susceptibles de témoigner, avez des idées de thématique à mettre à l'honneur ou désirez organiser vous mêmes une Table Citoyenne ? Contactez-nous !

[1] Chaque jour, les responsables des rayons fruits et légumes des supermarchés trient et jettent des fruits et légumes déclassés (autrement dit abîmés, défraîchis ou biscornus). Pourquoi ? Parce qu'ils ne sont plus aussi beaux ! Pourtant, ils sont toujours très bons à consommer.
Du coup, de plus en plus d'événements (à l'image des DiscoSoupe) décident de cuisiner leurs mets à partir de fruits et légumes déclassés. Pourquoi ? Pour sensibiliser au gaspillage alimentaire et diminuer le coût des événements. Ce fût le cas lors de la 1ère Table citoyenne, qui a permis de sauver 183Kg de fruits de la poubelle !

Bonjour,

Pepite Bretagne Loire vous convie à la première conférence d'un cycle 8 rendez-vous sur l‘innovation sociale.

Elle se tiendra à l'espace Pepite de l'UBO Open Factory à Brest (salle D133, bât D, 6 av Le Gorgeu)
le lundi 5 décembre de 18h à 20h.

On y parlera éthique, entreprise citoyenne, entreprise responsable, économie sociale et solidaire, développement durable, en évoquant des exemples locaux et nationaux.
L'innovation sociale est régulièrement citée comme solution pour répondre à de nouveaux besoins sociaux.
Elle peut concerner tout type de structure, quelque soit son secteur d'activité.

Ce rendez-vous sera animé par Stéphanie Brulé-Josso du LABOSCOP avec les intervenants suivants :
Frederique Calvez, de la CAE 29, Luc Raoul, directeur de Sevel services, Julien Masson, designer au studio « Les établis » et un chercheur du LABERS, laboratoire de sociologie de l'UBO.

Inscription conseillée.
https://pepite.u-bretagneloire.fr/linnovation-sociale

Finansol,
en partenariat avec le Conseil régional de Bretagne, vous invite à un atelier autour du thème


COMMENT LES OUTILS DU FINANCEMENT SOLIDAIRE RÉPONDENT-ILS
AUX BESOINS DES PROJETS ÉCONOMIQUES A FORTE UTILITÉ SOCIALE ?

Mardi 5 décembre 2017
de 14h00 à 15h30
à l'Hôtel de Courcy
(9 Rue Martenot, 35 000 Rennes)

Programme
Mot d'accueil par Anne Patault, vice-présidente chargée de l'égalité et de l'innovation sociale, Conseil régional de Bretagne
Présentation par Guillaume Viandier, chargé de mission financement solidaire, Finansol
Les différents modèles de financement solidaire (des structures citoyennes d'investissement solidaire aux « investisseurs à impact » en passant par les acteurs de l'épargne salariale solidaire)
Les différentes plus-values des outils de financement solidaire, illustrées par des exemples locaux
Intervention d'un entrepreneur local
Temps d'échanges

Echopaille

13 rue de la Fontaine Saint Méen- 56230 Larré du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h à 18h

02 97 67 59 05

echopaille@yahoo.fr

www.echopaille.fr

https://www.facebook.com/scop.echopaille.1

Coopérative de production pour développer la construction de bâtiments en matériaux écologiques avec une prédominance pour le matériau paille.

Ossature bois/ Charpente/ Isolation écologique

Echopaille est une coopérative de production qui a été créée en février 2010 pour développer la construction d'habitat en matériaux écologiques avec une prédominance sur le matériau paille. Depuis sa création, la scop a toujours cherché à améliorer son procédé en passant de la réalisation sur chantier, à la production en préfabrication en atelier, diminuant ainsi les délais de chantier, les transports, les risques liés à la météo…

Echopaille favorise les filières courtes pour la conception de bâtiments performants avec bilan d'énergie grise le plus faible possible et l'utilisation des matériaux sains.

La construction paille favorise l'emploi, le développement économique local et les savoir-faire manuels.

Echopaille veille à la production d'un minimum de déchets avec un tri sélectif et la réutilisation (chauffage, paillage…).

La forêt : un enjeu majeur dans la lutte contre le changement climatique et pour la préservation de la biodiversité

La forêt est une pompe à carbone. Elle absorbe et stocke le carbone issu du CO2 et contribue à limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Quelques chiffres :

La forêt française stocke 69 MtCO2 soit l'équivalent de 15% des émissions de GES

Une forêt emmagasine 20 à 50 fois plus de CO2 que d'autres écosystèmes

Un hectare de foret stocke en moyenne 550 t CO2 (sol et biomasse, soit 3 fois plus qu'une culture agricole

2 enjeux pour la forêt :

Une capacité d'atténuation des émissions de GES importante, à améliorer

  • Séquestration du carbone dans la biomasse (1m3 de chêne ou hêtre séquestre environ 1t de CO2, 0,8 pour le pin ou le douglas)
  • Stockage du carbone dans les produits finis (31 ans dans les bois de structure, 9 ans dans la menuiserie). Equivalent de 10% du bilan carbone global)
  • Substitution du bois aux autres matériaux ayant plus d'impact sur les GES (1m3 de bois évite émission de 1,1 t CO)

Une nécessité d'adaptation face au changement climatique

La forêt risque d'être une des premières victimes du changement climatique

Les hausses de températures, les sècheresses, les tempêtes, vont affecter les arbres. Les aires bioclimatiques pourraient progresser vers le nord de 500 km en un siècle (10 fois plus vite que la capacité de migration des essences forestières)

Il est donc nécessaire de mettre en place :

  • Gestion favorisant le bois d'œuvre (séquestration importante, stockage de produits de qualité à longue durée de vie, substitution de matériau, plus bois énergie dans houppiers)
  • Sylviculture plus économe en eau (densité des arbres plus faible)
  • Essences adaptées (difficulté pour le chêne pédonculé, le hêtre, le sapin, l'épicéa commun), mélange des essences à favoriser
  • Augmentation de la surface forestière
  • Mise en place d'essences expérimentales pour favoriser leur adaptation

Autres fonctions de la foret

Outre son intérêt en termes de séquestration de carbone, la foret offre de nombreuses autres services

  • Préservation de la biodiversité, particulièrement riche en foret
  • Protection de la ressource en eau, si importante en Bretagne
  • Amélioration de la qualité de l'air, essentielle sur un territoire urbanisé
  • Approvisionnement du marché local du bois, très demandeur aujourd'hui, en Bretagne

Objectif de Clim'actions à travers le projet Forêt & climat

  • Responsabilité de notre territoire face au changement climatique
  • Apprentissage, expérimentation de techniques forestières
  • Pédagogie vers les enfants, les propriétaires forestiers, les habitants du territoire, les entreprises, les collectivités
  • Travail en commun/ convivialité
  • Communication

Démarche du projet « Forêt et climat »

Des propriétaires privés ou des collectivités possédant des parcelles forestières souhaitent s'engager dans une démarche de gestion forestière adaptée au changement climatique et à la préservation de la biodiversité

Des entreprises souhaitent s'engager financièrement dans des travaux forestiers, dans le cadre de leur stratégie de compensation carbone.

L'association Clim'actions, intermédiaire entre les différents acteurs, peut accompagner le projet

Des professionnels forestiers soutiennent les projets et viendront en appui technique

Une entreprise de travaux forestiers, également entreprise d'insertion sera prestataire de services

Le projet de St Nolff. Un projet reproductible

L'entreprise Ecodis de St Nolff souhaite accompagner un projet forestier de proximité dans le cadre de sa compensation carbone

La municipalité de Séné est propriétaire de parcelles forestières sur le périmètre de captage de la commune de St Nolff. Elle propose une plantation forestière dans le cadre du changement climatique pour répondre aux objectifs de stockage de carbone, de biodiversité et de qualité de l'eau

L'association clim'actions accompagne le projet

Localisation et identification de la parcelle

La parcelle concernée par la plantation se situe au lieu-dit Kerhuon sur la commune de St Nolff. Elle fait partie du périmètre de captage de la commune de Séné

Il s'agit d'une ancienne prairie de 1 hectare 42 ares dont une partie est enfrichée

Les travaux forestiers

Plantation de chênes sessile, châtaigniers, pins maritimes, pins sylvestres pour le stockage de carbone principalement, d'alisiers torminals, sorbiers des oiseleurs et charmes pour la biodiversité et l'aspect paysager, des chênes verts pour l'adaptation au changement climatique

La surface a planter est d'environ 6860 m2. Dans un premier temps, la végétation présente sera broyée, puis le sol sera décompacté par sous solage sur les lignes de plantation

Une partie des plants (les feuillus dits précieux) seront protégés contre les animaux par des gaines climatic

L'objectif principal du projet est d'augmenter la séquestration du carbone sur notre territoire

Le marché de la compensation carbone n'existe toujours pas en 2017

Nous pouvons toutefois estimer le bénéfice d'atténuation potentiel à (300 – 400 t/CO2 /ha)

Les autres co-bénéfices

La plantation sur un périmètre de captage permettra de protéger la ressource en eau

La diversité des essences présentes permettra d'augmenter le potentiel de biodiversité, d'améliorer la résistance du peuplement aux aléas climatiques et pathologiques, ainsi qu'une meilleure adaptation au changement climatique

Les bois obtenus permettront également un approvisionnement des structures de transformation locales

Une dizaine de personnes ont participé à cette balade organisée le 14 octobre 2017 dans le cadre du festival Brest en Communs. Une occasion pour en savoir plus sur les initiatives du quartier de Recouvrance et de rencontrer les habitants participant à cette dynamique.

Le Rendez-vous était donné à 15h au jardin partagé des Yannicks aux Champs.

Damien, Marie-Annick et Safyia nous ont expliqué l'histoire et le fonctionnement de cet espace, divisé entre parcelles individuelles et collectives. Ce sont une trentaine de personnes qui participent à la gestion de cet espace.

Ce jardin possède un cabanon qui abrite les outils accessibles à tous les jardiniers adhérents de l'association (20€ annuel). Il y a un composte géré par les Yannicks au champ mais pour lequel les habitants peuvent contribuer sans être membre de l'association. Des permanences avec la présence des membres du bureau sont proposées tous les samedi de 15h à 17h. Ceux qui préfèrent jardiner seul.e peuvent le faire et venir au jardin au gré de leurs envies. Quant aux autres qui souhaitent jardiner entouré.e, ils connaissent le rendez-vous et se font une joie de venir partager plus que quelques conseils en maraîchage. C'est un plaisir de se retrouver tous les samedi ! Deux à trois fois par an ont lieu des événements pour les rassembler (ex : BBQ l'été et vin chaud l'hiver). Le lien et la convivialité sont importants pour la plupart des membres.
https://www.facebook.com/lesyannicksauchamp/

Passage au Jardin Capucines, potager collectif en milieu urbain

Nous sommes accueillis par Barbara, résidente de l'immeuble adjacent au jardin et membre de l'association Terre des Possibles. Ancien jardin privé mis en partage lors de la création de l'association, le jardin Capucine comprend un poulailler, un compost et fonctionne selon un système de culture sur buttes. Des journées de jardinage collectif ont lieu une fois par mois mais les résidents de l'immeuble et les adhérents disposant des clefs entretiennent aussi ce jardin en dehors des journées collectives.
L'association organise aussi des ateliers partage de savoirs sur différentes thématiques selon les envies et propositions des membres.
http://www.terredespossibles.org/
http://www.bretagne-creative.net/article2091.html

La boîte à dons

Lors de notre arrêt sur la place J. Goez à côté de la "boîtinette" (boîte à dons éphémère installée en attendant la construction de la structure pérenne), Anaïs et Nathalie témoignent de leur implication dans ce projet initié par des habitants du quartier. Des échanges ont eu lieu autour de la charte de bon usage de la boîte à dons.
Mais l'initiative est aussi un prétexte pour animer cette place publique peu investie par les habitants. La toute récente association désire y proposer des activités conviviales et, pourquoi pas, y inviter des acteurs associatifs du territoire.
http://www.bretagne-creative.net/article1726.html
https://fr-fr.facebook.com/laboiteadonsderecou

Incroyables Comestibles rue de St Malo, la nourriture en partage

Nous retrouvons Delphine et Pierre-Yves, participant au jardin Incroyables Comestibles de la rue de St Malo. A la différence des deux jardins précédents, il fonctionne sans système d'adhésion ni de répartition des récoltes, chacun est libre de participer et de récolter comme bon lui semble. Pour Pierre-Yves : "récolter c'est aussi jardiner !"
L'idée étant d'apporter de la nourriture gratuite en ville, on ne retrouve que des comestibles au sein de ce jardin. Les règles de fonctionnement sont très légères et encouragent la prise d'initiative individuelle pour planter, récolter ou entretenir l'espace.
www.incroyables.infini.fr/

Alors que nous approchions du Coin d'la rue, café associatif géré par Vivre la Rue, nous avons décidé de nous arrêter boire un verre pour nous désaltérer et avons poursuivi nos échanges autour de la balade en cours et des initiatives rencontrées.

La rue de St Malo, plus vieille rue pavée de Brest, gérée par les habitants

Nous avons eu la chance d'être accompagnés pour notre visite de la rue St-Malo par Mireille. Opportunité pour nous de découvrir ses anecdotes, histoires d'une tranche de vie de presque 30 ans (1990-2017). Passionnant récit d'une femme engagée dans la valorisation et la mise en partage de ce patrimoine urbain.
http://vivrelarue.net

Qu'est-ce qu'on en retire ?

Le format de la "balade" plutôt informel a offert une liberté aux participants et permettait au groupe de s'approprier la proposition de base.
Les échanges étaient simples, en plus d'avoir découvert des initiatives et rencontrer les acteurs porteurs ou contributeurs de ces projets (souvent passioné.e.s par ce qu'ils et elles font), un vrai moment de partage.

Cette balade a clairement mis en lumière la diversité de pratique, de règles, confirmant que chaque commun est unique et spécifique. Aussi, le caractère très informel des règles fixées par les participants à ces initiatives est ressorti de manière assez nette.
La confiance est au coeur des fonctionnements de ces communs. Le jardin incroyable comestible en est un Exemple particulièrement parlant, l'équilibre entre ce que font les gens et ce qu'ils prennent s'est trouvé.
On constate l'intérêt grandissant des citoyen.nnes pour connaître son/ses voisins, ce qui se passe dans son quartier et se mettre en lien avec les autres et son territoire.

On observe un certain cloisonnement des initiatives s'inscrivant dans les communs au sein du quartier. Il y a en effet assez peu de coopérations et interactions malgré une proximité géographique et le partage de mêmes valeurs, faute de temps et d'espace de rencontre entre ces acteurs.
Des événement tels que les balades constituent des temps de rencontres intéressants pouvant favoriser l'interconnaissance entre les acteurs du quartier.

Un grand merci aux participants à cette balade ainsi qu'aux acteurs nous ayant accueilli pendant la balade : Marie-Annick, Damien et Safia pour les Yannick aux Champs ; Barbara pour Terre des Possibles ; Nathalie et Anaïs pour l'association Boîte à Dons Brest ; Delphine et Pierre-Yves pour les Incroyables Comestibles ainsi que Mireille pour Vivre la Rue !
Merci au Service Internet et Expression Multimédia de la Ville de Brest pour le soutien à cette riche semaine que fut Brest en Communs !

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