Actu Démocratie participative

Comment les médiations numériques et les tiers lieux qui accompagnent les transformations numériques et impliquent une grande variiété d'acteurs peuvent-ils être considérés comme des communs du territoire, dans une démarche d'état des lieux, de diagnostic et de préconisations débattues et partagées ?

Ce texte est un mixte entre la discussion du groupe "Médiations numériques et tiers lieux comme communs" lors de la rencontreBrest en communs du 15 février et une contributionà la concertationsur une stratégie d'e-inclusion organisée par l'agence du numérique.

A ce stade ce n'est qu'une première écriture soumise à la discussion des acteur.ice.s des médiations et tiers lieux brestois.


Médiations numériques

Dans une société où les usages du numériques s'imposent de plus en plus au travail, dans l'éducation, les loisirs, la culture et pour l'accès aux services publics et aux droits, les médiations numériques deviennent indispensables.
Aujourd'hui, elles concernent directement 5 à 10 millions de personnes soit 10 à 25 % de la population ; des personnes par ailleurs souvent isolées ou en difficulté sociale.

Les acteurs des médiations numériques du territoire sont très variés : associatifs tels les équipements de quartier et acteurs du numérique ou du vivre ensemble ; équipements municipaux tels les bibliothèques et mairies de quartier, acteurs privés (tel Orange solidarité) …

L'élargissement des dématérialisations de services publics laisse souvent de côté ces personnes éloignées de l'écran et du numérique, en difficulté pour l'accès aux droits et services. De fait, au quotidien, cette demande d'accompagnement est reportée vers les animateurs des espaces publics numériques de proximité (les « Papis » à Brest) et auprès des travailleurs sociaux souvent surchargés et peu formés à ces médiations.

Un état des lieux doit donc prendre en compte la diversité des lieux de médiations mais aussi l'action des personnes en médiation auprès de ces personnes éloignées du numérique et des initiatives (ou de leur absence de prise en compte) dans les services publics qui mettent en place des services dématérialisés.

Une idée proposée à la rencontre« Brest en communs » du 214 (maison du libre) a été de considérer cette prise en compte des médiations comme un commun du territoire, c'est à dire de mettre l'accent non sur la rédaction d'un document « état des lieux » ou « diagnostic » mais sur son travail « en communs ».

Tiers lieux

Dans ces médiations qui accompagnent à nos usages du numériques de nouveaux espaces de travail nommés tiers lieux émergent. A Brest, comme sur d'autres territoires divers tiers lieux émergent parfois thématisés (Fablab, ESS, à la boussole, du faire soi-même à la maison du Péage, numérique au 214, à la cantine numérique, de l'innovation pédagogique à la coopérative pédagogique..).

L'expression « Tiers-lieux » est une traduction de la notion de « Third Place » issue de l'ouvrage de Ray Oldenburg, The Great Good Place, paru en 1989.

L'analyse du sociologue américain montre l'existence de lieux tiers, par opposition aux deux espaces que sont l'habitation et le lieu de travail : ces derniers se distinguent par un certain isolement de l'individu, à l'inverse de Tiers-lieux qui offrent la possibilité de nouer des relations sociales

Dans « Les Tiers-lieux : là où le travail se transforme », labo de l'ESS

Voir aussi le Manifeste des tiers lieux

Sur un territoire identifié, le Tiers-Lieu est une interface ouverte et indépendante permettant l'interconnexion ainsi que le partage de biens et de savoirs.

et le portail Movilabqui

constitue le capital informationnel commun des Tiers Lieux faisant le choix de rentrer dès leur conception dans une démarche de création et de développement Libre en appliquant un principe permanent de documentation open source de leurs actions communes.

Une rencontre des tiers lieux a eu lieu récemment à Brest (lien à ajouter).
La carte des lieux de coworking et du faire ensemble sur Brest donne un aperçu de la diversité des espaces.

Ces deux thèmes des médiations numériques et tiers lieux ont émergé comme un axe de travail possible lors de la rencontre Brest en communs du 15 février, d'où la proposition de les travailler de pair sous cet angle des communs.

Pour éclairer cette approche, je reprends ici une contributionà la concertationpour une stratégie numérique initiée par l'Agence du Numérique, en l'élargissant aux tiers lieux. Ce volet est à compléter, merci aussi de considérer ce texte comme un point de départ proposé.

Un état des lieux en attention

Etablir un état des lieux des médiations numériques permet de prendre en compte la questions des usages et des personnes laissées de côté d'outils et de services numériques qui occupent une place de plus en plus importante dans la société.

Auquel dans notre approche s'agrége les espaces « en « Tiers lieux ».
Cette démarche repose sur une attitude d'attention aux initiatives qui regarde la diversité des médiations et tiers lieux sur un territoire : espaces publics numériques mais aussi médiathèques, associations d'insertions, accompagnement social, acteurs du libre, acteurs privés, équipements de quartier, club de personnes âgées, projets autour des cultures numériques, des transitions ... c'est toute une palette de médiations qui maillent un territoire.

Un état des lieux est important pour nommer toutes ces médiations et tiers lieux et les donner à voir parce que les acteurs ne se croisent pas spontanément.

Une démarche contributive

A côté des démarches que nous avons connues pour les schémas directeurs du haut débit, il n'est pas pertinent de transposer un schéma type répété (et souvent revendu en grande partie plusieurs fois d'un territoire à l'autre).

Si nous avons pour objectif de créer et d'amplifier une dynamique qui ne laisse personne de côté, il nous faut dans cette démarche impliquer les acteurs.

Aussi bien ceux et celles qui font mais aussi celles et ceux qui dans les services publics, par exemple, n'ont pas encore développé de médiation. Un état des lieux c'est aussi nommer ces creuxque ce soit en terme de médiations que de tiers lieux.

Une co-construction

Aussi une démarche de co-construction me semble un élément majeur d'une démarche d'état des lieux. Bien sur un acteur du territoire, un service municipal, une équipe universitaire, un consultant peut le piloter mais plus dans une démarche d'animation que d'écriture "à la place" de telle que nous l'avons connu pour les schémas directeur du haut débit.

Etre en attention mais aussi donner à voir !

A l'école nous avons appris à cacher notre copie, aussi l'écrit public qui donne à voir est encore difficile pour beaucoup d'acteurs. Pourtant publier valorise celles et ceux qui font et facilite une mise en réseau.

A l'opposé d'un état des lieux réalisé "hors sol" une écriture publique et ouverte contribue à la mis en réseau des acteurs des médiations.

Un état des lieux, diagnostic comme communs du territoire ?

Cet état des lieux peut être le point de départ de briques de politiques publiques, associatives et d'entreprises pour une e-inclusion élargie qui ne laisse personne de côté et accompagne les transitions.
Depuis quelques années le mouvement des communs nous apprend à mettre l'accent sur la gouvernance plus que sur la ressource.

Et si nous considérions cet état des lieux comme un commun ? C'est à dire avec un souci de règles de gouvernance qui permette à chaque acteur de la médiation numérique de participer à ce diagnostic et d'être force de propositions pour l'e-inclusion du territoire et le développement d'un réseau de tiers lieux. Le considérer comme un commun c'est le prendre en compte de manière évolutive et si possible en assuer la pérennité.

Etablir un état des lieux des médiations et tiers lieux, élaborer un schéma directeur sont un pas en avant mais essayons aussi la co-construction en attention, le donner à voir qui met en partage et une démarche de communs qui implique chacun.e.

Et rêvons un peu si l'agence du numérique accompagnait quelques démarches contributives pilotes .

" Un commun est une organisation qu'un groupe de personnes met en place et fait vivre afin de gérer collectivement une ressource en s'appliquant des règles."

En préambule :

Une brève description du commun en tant que projet (genèse, photographie...)
un groupe s' est réuni à Brest en juin 2014 suite à la Déclaration commune en 2013 d'un "Collectif pour une Transition citoyenne" à l'appel d'une quinzaine d'organisations : le réseau des Biocoops, des'AMAP, Cocagne, Le Plan ESSE, la NEF, ATTAC, Terre de Liens, Villes et'Territoires en Transition, Les Colibris, Enercoop, Énergie Partagée .... Le groupe brestois s'est constitué en association en mars 2014 sous les noms de Collectif de Transition Citoyenne en Pays de Brest

La communauté

Qui sont les membres ? ouvert à qui ?
Une communauté de 360 personnes, reliées par une mailing-list, ouverte à tous


Les ressources

Quelles sont-elles ? comment sont-elles utilisées ?
sur un plan immatériel, notre ressource première est l'énergie et l'inventivité collective des acteurs de ce territoire, et notre envie de simplement venir renforcer, étayer, faire connaître la diversité des actions qu'ils engagent, pour donner envie à d'autres de s'engager à leur tour dans une transition écologique, sociale, économique et humaine.

Sur le plan matériel, nos ressources sont :

  • Un site internet et un compte facebook, pour relayer les initiatives de transition en pays de Brest
  • Deux expositions réalisées par le collectif : douze portraits de citoyens et citoyennes, investis à leur niveau dans la transition.
  • Une « table ouverte à tous », au beaj kafe, une fois par mois, pour déjeuner ensemble et tenir notre réunion mensuelle
  • Des animations, pour soutenir des initiatives engagées par d'autres acteurs (forums ouverts, ciné-débats, stands, donneries…)
  • La diversité des ancrages et des engagements des membres du collectif, dans d'autres associations ou structures.

Les liens avec des réseaux régionaux et nationaux :
collectif national pour une transition citoyenne, Alternatiba, réseau cohérence…

La gouvernance

Quelle organisation, animation ?
Collégiale

Quelle prise de décisions (statuts et pratiques) ?
au consensus,

Quelle régulation, quelle gestion des conflits ?

le cas ne s'est pas encore posé

Comment le projet permet-il la contribution de chacun.e ?
la contribution de,chacun se fait sur la base du volontariat, en fonction de sa disponibilité et de ses compétences (communication, rédactionnel, relationnel, logistique ...

Les moyens humains et financiers, les partenariats

Quels partenariats ?
BM, ADESS, Cinéma Les Studios, ville de Brest, UBO ...

Quels financements, quelles contributions par les usagers et partenaires ?
pas de cotisation adhérent, subventions ville

Quelle redistribution des ressources ?
- site web, annuaire des acteurs de la Transition en Pays de Brest, Facebook

Le partage

Quels sont les "communs" proches ou similaires ?
- Bretagne Créative, KILT, Le Relecq en Transition...

Et en conclusion un espace ouvert :

Quel apport du commun au vivre ensemble, à la solidarité, au pouvoir d'agir des personnes, au territoire ... ?
en stimulant l'inventivité collective des acteurs du territoire en faveur d'une transition écologique citoyenne, en donnant à voir la diversité des actions engagées en ce sens, en créant du lien, le collectif permet de donner un sens plus global, d'indiquer une direction de changement réelle dans laquelle il est possible de s'inscrire.

Depuis plus de 15 ans BaPaV défend les cyclistes et les piétons. Le Mouvement de Libération des Trottoirs lancé en 2017, qui a consisté à reprendre possession symboliquement des espaces publics piétons aujourd'hui occupés illégalement par des véhicules en stationnement, a permis de faire prendre conscience aux automobilistes et aux élus qu'il y a un réel problème lié aux stationnements gênants.

La campagne de sensibilisation « Arrêtez de faire l'autruche ! » actuellement visible sur l'agglomération permet enfin de soulever ce problème. Nous saluons ce premier signal qui montre la fin d'une situation inacceptable de tolérance du stationnement illicite et, nous espérons, la fin d'une politique du tout automobile dans l'agglomération. Nous aurions cependant apprécié qu'un message plus positif soit associé à cette campagne pour inciter les automobilistes à se tourner vers d'autres modes de transport alternatifs à la voiture individuelle (transport en commun, marche, vélo, covoiturage). Nous sommes satisfaits d'apprendre qu'un véhicule permettant de flasher les automobilistes en stationnement très gênant (sur trottoir, passage piéton et aménagement cyclable) va entrer en service cette année et nous serons attentifs à l'évolution des pratiques que cette mesure entraînera.

Le développement de nouvelles infrastructures favorisant les mobilités piétonnes comme les ascenseurs urbains nous semble aussi une bonne idée pour favoriser l'accès au port de commerce ou à d'autres secteurs présentant des ruptures. Il est toutefois essentiel d'inclure ces projets dans un réseau cohérent de cheminements piétons et d'aires de circulation apaisée pour optimiser leurs usages. Ainsi, il est important que le port et les secteurs de la gare et du centre ville comportent davantage d'aires piétonnes et de cheminements sécurisés et signalisés pour former un vrai réseau piéton incitant les habitants et les touristes à déambuler dans la ville.

Nous trouvons dommage que le plan piéton qui est en concertation jusqu'au 31 janvier ne soit pas mis en relation avec ces différentes annonces, traduisant un manque de stratégie et de planification en faveur des mobilités durables sur la métropole. La non réalisation des objectifs du schéma directeur vélo de 2010 montre en effet l'échec de la politique de la collectivité en faveur du vélo. 20 km d'aménagements cyclables par an étaient annoncés pour 9,1 km réalisés et 2014, 6,4 km en 2015 et 4 km en 2016…

Il semble aujourd'hui essentiel de regrouper les acteurs de la mobilité de la métropole et du Pays pour mieux travailler ensemble, c'est le sens du projet de maison des mobilités que nous avons proposé de mettre en place à Brest comme cela existe à Chambéry. Nous pensons toujours que seul le dialogue permet d'avancer et BaPaV restera toujours disponible pour travailler avec la collectivité et les autres acteurs du territoire. Le travail à mener de concert avec Brest métropole sur le Plan Piéton sera, nous l'espérons, une preuve de plus de cette volonté et l'occasion de faire avancer sérieusement la place des mobilités actives sur l'agglomération.

La Cocotte Culturelle est un panier culturel brestois. L'objectif est de promouvoir les artistes et structures culturelles de Brest et métropole, tout en permettant un échange entre eux et les publics.

Ce panier trimestriel, vendu sur notre site internet, contient de la musique, du cinéma, de l'art pictural, du spectacle vivant et du cinéma présentés sous différents formats (CD, places de concert, festivals, livres, entrées de spectacles, dessins, visites d'expo, jeu de société ...).

Après avoir commandé sa cocotte, les publics sont invités à une soirée de distribution en présence des artistes où ils peuvent découvrir le contenu du panier dans une ambiance conviviale.

Trois propositions de paniers sont proposées :
Cocotte solo (pour une personne avec 4 œuvres culturelles dont une place de spectacle).
Cocotte duo (pour deux avec une place de spectacle en plus).
Cocotte exploratrice (pour les non-brestois envoyé à domicile frais de port inclus et sans place de spectacle).

Ce projet est une association loi 1901 gérée par 7 bénévoles, issues de milieux professionnels différents, avec un fort intérêt pour la culture brestoise, la médiation et la coordination de projets socio-culturels.

Les 12 et 13 mars prochain, le collectif transition citoyenne accueillera la tournée 2018 « Le Temps des Gens » de Saillans à La Belle Démocratie

Construire des listes participatives aux municipales de 2020 : une soirée pour inspirer, une journée pour se mettre en route !

La soirée concert-récit du 12 mars aura lieu à 20h dans l'école Guérin, place Guérin à Brest. Prix libre, tarif conseillé 10 euros La journée de formation du lendemain aura lieu dans le quartier de Bellevue (possibilité d'assister à une seule demi-journée). Une journée pour se mettre en route : une journée de formation/découverte d'outils d'animation de la démocratie locale. Formation à tarif libre, minimum 10 euros, tarif conseillé 25-30 euros :
  • 9h -12 h30 au 7 rue de Vendée à l'ADESS (Agence de développement de l'économie social et solidaire)
  • 14h à 16h lieu à confirmer

Les inscriptions pour la formation sont ouvertes dans la limite des places disponibles (20 places), merci d'envoyer un mail à brest.transition@openmailbox.org avant le 10 mars pour réserver une place. Renseignements au 0687508286.

Si on se libérait du sentiment d'impuissance, des pratiques verticales de la plupart de nos élus, d'une citoyenneté réduite au droit de vote ?
Si on cessait de faire semblant de vivre en démocratie ?
Si on reprenait la main en 2020 sur l'échelon fondamental du pouvoir citoyen : la commune ?

Une soirée pour inspirer : Tristan raconte l'histoire de Saillans – un récit politique captivant sur la façon dont les habitants de ce village de 1200 habitants construisent une démocratie locale authentique aux antipodes de l'exercice vertical habituel du pouvoir – et Philippe chante « le temps des gens » sur son piano-voyageur, un concert exaltant la « désaliénation générale » et le réveil humaniste. Ensemble ils témoignent de l'émergence, au lendemain des records d'abstention et d'extrême droite aux régionales de décembre 2015, du collectif national « La belle démocratie » qui propose des méthodes et outils pour « prendre le pouvoir pour le partager » en dehors des partis, secouer la politique et remettre le citoyen au cœur de la vie publique.

Une journée pour se mettre en route : le lendemain, une journée de formation/découverte d'outils d'animation de la démocratie locale propose de renforcer ou déclencher des dynamiques locales en vue de projets de listes participatives pour les municipales de 2020. Un premier atelier nous amènera à explorer ensemble le concept de participation des habitants : pourquoi et comment faire participer les habitants, quels en sont les freins et les leviers, quelle place pour/comment prendre en compte l'expertise d'usage, la place de l'élu/représentant, la posture et les compétences attendues de l'animateur. Cet atelier vous propose un apport théorique sur la conduite de démarches participatives (cadre relationnel, conduite de réunions, postures de l'animateur, présentation des outils d'émergence et de convergence), une pratique d'un outil de diagnostic (métaplan sur « leviers et obstacles à la mise en place de listes participatives aux municipales ») et d'un outil de mise en action (définition d'actions prioritaires à mettre en oeuvre pour lancer une ou plusieurs assemblées locales en vue de présenter une liste participative aux municipales).

democratiesvivantes.com
letempsdesgens.fr

Tristan Rechid
Animateur/Formateur/Agitateur de démocratie locale – democratiesvivantes.com

Engagé dans différents mouvements d'éducation populaire depuis 25 ans, ex-directeur de centre social, formateur en intervention sociale, formé au développement du pouvoir d'agir des habitants, co-initiateur et co-animateur de la liste collégiale et participative de Saillans durant les élections municipales de mars 2014, référent sur les dimensions méthodologiques et membre du Conseil des Sages de Saillans.

Philippe Séranne
Chanteur en état d'urgence citoyenne – philippeseranne.com

Et quand nous pourrons vraiment
Quand nous aurons déjoué l'histoire de tous ces petits rois
Qui depuis la nuit des temps nous dressent les uns contre les autres
A seule fin de jouir de leurs pouvoirs

Qu'est-ce qu'on en fera de ce pauvre monde brisé
Etranglé, écartelé, piétiné, asphyxié, saigné de toute part

On le soignera
On le transformera
On se transformera
Pour se recoudre
Se reconnecter
Se reconnaître
S'entretisser
S'intercolorer
Se patchworker
Se parler et se parler encore
Jusqu'à s'apprendre
Se comprendre
Et réparer nos fractures nos ignorances
Nos injures nos arrogances

Il n'y a plus une seule seconde à perdre
Réenchantons l'histoire
Avant qu'elle ne se répète

En complément de l'action des agents des espaces verts de Brest Métropole, des éco-pâturages seront installés début avril 2018 sur 25 sites identifiés, pour une superficie de 20 hectares, répartis sur les 8 communes du territoire de la Métropole.40 moutons de race anglo-écossaise, Scottish blackface , effectueront des rotations sur ces sites répertoriés. C'est une race de moutons connue pour son caractère paisible et sa capacité à résister aux intempéries(humidité, vents forts..)L'éco-pâturage est une méthode douce de gestion des espaces verts qui a de nombreux avantages : réduction de l'empreinte carbone de l'activité d'entretien de ces espaces, gestion naturelle des espèces végétales invasives…

Un éleveur sera chargé du transport des animaux entre les différentes zones, et du suivi sanitaire.

Lire l'article sur Brest.fr

Découvrez l'association La Pince :

Bienvenue dans l'univers de La Pince à Brest, qui fourmille d'objets uniques et vous invite à chiner, imaginer, bricoler, apprendre, réfléchir, construire, créer et partager !
Une boutique Friperie vous accueille et vous mène à des cours de Couture / modélisme et des ateliers d'Arts-Plastiques (Laboratoire poétique). La Pince valorise les personnes et participe de l'économie sociale et solidaire !

Pendant les vacances, l'association La Pince, quartier Saint Martin propose 2 stages créatifs pour les enfants à partir de 6 ans : du 26 au 28 février, de 14h à 16h : couture / teinture : inspiration du « tye and dye » des hippies au shibori japonnais, création personnelle d'un sac. du 5 au 7 mars, de 14h à 16h : gravure – tracé – empreintes : créations plastiques à partir de l'art des murs, des cavernes aux street art

plus d'info sur lapince.org

Et les enfants dans tout ça ?

Sur le thème « Nature, culture et jardins dans et autour de la ville », le groupe de préparation de la conférence débat qui aura lieu à l'UBO mardi 13 février prochain à 18H, a d'abord mis en lumière deux questions, sur la place des hommes et des femmes dans les jardins partagés, et sur les différents rôles que jouent ces espaces. ville de demain-1

Avec Anne-Laure, d'autres questionnements ont émergé…

« Pourquoi jardiner ? « : pour être dehors / pour manger / pour nouer un lien social / pour retrouver un sens à sa vie ( les mains ds la terre)

« Un monde aux limites finies ? « : impose de préserver la
biodiversité / stopper les constructions à tout va / impact sur le temps de travail car pour jardiner il faut du temps (valoriser le temps partiel ?)

« Qui jardine ? » : hommes -femmes / citoyens- migrants / jeunes – vieux / retraités-actifs…

« Et les enfants dans tout ça ? « : sortir le nez des écrans / pouvoir fermer les rues pour y jouer tous ensemble / un jardin par école mais quand on prend conscience qu'il n'y a plus d'arbres dans les cours d'école pour que l'institution ne soit pas mise en défaut en cas d'accident sé-cu-ri-té avant tout… / découvrir le monde qui nous entoure… / Je laisse le mot de la fin à un collégien qui a découvert le jardinage dans son établissement en zone d'éducation prioritaire » Je ne sais si c' est pour tout le monde ( tous ses copains) pareil mais moi, quand je mets les mains dans la terre, je redeviens humain ! »

Des questionnements qui font écho à d'autres interrogations, d'autres contributions. Celles que nous avions recueillies lors du forum ouvert du 1er avril 2017, lorsque nous préparions le cycle de cours publics sur la ville de demain. http://transitioncitoyennebrest.info/cours-public-la-ville-de-demain-entretiens-et-compte-rendus-dateliers/

Le « Rond de Jardin » nous accueille, mardi 13 février, à 16h30, pour un échange sur nos expériences des jardins partagés dans la ville, avant la conférence débat à l'UBO.

http://transitioncitoyennebrest.info/du-rond-de-jardin-a-16h30-aux-jardins-partages-de-gennevilliers-a-18h-les-rendez-vous-du-mardi-13-fevrier/

Le Rond de Jardin, place Nicolas Appert, à Brest, « c'est l'histoire d'un rond-point, qui est devenu rond de jardin ». Du « jardin rebelle » qu'il a d'abord été, il conserve la belle énergie, l'inventivité, la ténacité et l'esprit de dialogue qui ont présidé à sa création, et en ont fait aujourd'hui un espace qui compte, dans la vie du quartier. https://www.facebook.com/ronddejardin/Une histoire qui fait écho à bien d'autres histoires de jardins, semblables ou différents. Lieux de promenade ou de jardinage, lieux ouverts ou non, les jardins partagés sont aussi divers que les habitants qui les investissent, ou que les végétaux qui y trouvent leur place. Et c'est cette diversité-là, de nos expériences d'habitantes et d'habitants, qu'il nous semblait important d'avoir en mémoire, très concrètement, avant la conférence débat proposée par l'UBO dans le cadre des cours publics sur « la ville de demain ».

Venez nombreuses et nombreux, si vous le pouvez. Un petit café bien chaud nous attendra ensuite à l'UBO, avant la conférence débat.

Invitation à l'AG Heol 2018, association de la monnaie locale complémentaire du pays de Brest.

VENDREDI 09 FEVRIER 2018 à 20H00, Au Patronage Laïque PILIER ROUGE – BREST

2, rue de Fleurus – à 300 m de la Place de Strasbourg

(possibilité de venir en Tram ou en bus arrêt Strasbourg route de Quimper ligne 5 – 8 – 11 – 14)

Le Conseil d'Animation, organe administratif de l'association Heol, vous convie à participer à son Assemblée Générale Extra-ordinaire et Ordinaire.

L'Assemblée Générale Extra-ordinaire sera tenue en premier temps, elle a pour objet la modification des statuts de l'association sur les modalités de prise de décision en CA.

Cette AG 2018 sera l'occasion de vous présenter l'avancée de projets votés à l'AG 2017, notamment la dématérialisation de notre monnaie et le lancement du volet social en partenariat avec la MPT- Centre Social de Landerneau.

Ce sera l'occasion, pour le conseil d'animation de l'association Heol :

  • de rappeler le projet associatif de notre monnaie, et de présenter les actions menées sur l'année 2017
  • d' apporter des éléments quantitatifs sur la progression de la circulation de la monnaie ;
  • de proposer et de discuter nos orientations pour l'année 2018,
  • de définir notre modèle économique et de voter le montant des cotisations appelées pour les structures et les particuliers ;
  • de présenter et de voter le budget prévisionnel 2018.

Au cours de cette AG, nous procéderons également comme le prévoient nos statuts, au renouvellement de la moitié des membres du CA, composé actuellement de treize personnes représentant 3 collèges :

  • le collège des structures : 4 ; le collège des particuliers : 7 ; le collège des partenaires : 2

Nous clôturerons cette Assemblée Générale par un moment convivial et festif en faisant appel aux savoir-faire du réseau Heol ….

Nous comptons sur votre présence à cette assemblée.

Toutefois, dans le cas où vous ne pourriez pas y assister, vous pouvez vous faire représenter par un adhérent de votre choix. Dans ce cas, merci de compléter, dater et signer le pouvoir ci-joint et de nous le retourner par mail ou par courrier. Vous pouvez également laisser ce pouvoir « blanc », il sera remis en début d'assemblée à un participant.

Le Conseil d'Animation

Transition énergétique & sociétale : comment changer d'échelle ?

... en quoi l'innovation sociale et les dynamiques collectives facilitent l'émergence et le développement des projets de transition sur les territoires locaux ?

RENCONTRE INTERNATIONALE FRANCOPHONE
6, 7, 8 et 9 juin 2018

par CRISES : Centre de Recherche sur les Innovations Sociales, Québec ;
LPTransition : Recherche Partenariale de Louvain sur la transition Écologique et Sociale, Belgique ; Programme Transition Énergétique et Sociétale, Pays de la Loire, France ; TIESS : Territoires Innovants en Économie Sociale et Solidaire, Québec, IMT Atlantique et POLYTECH Nantes, La Chantrerie à Nantes, France

Un article qui reprend les éléments du programme mis en ligne

Comment favoriser les initiatives locales et changer d'échelle ?

Le niveau des changements climatiques qui se dessinent, même en actant les engagements volontaires de la COP 21, vont fortement impacter nos sociétés humaines, et ce dans une temporalité très courte.

De nouveaux modèles sont donc à explorer pour réduire nos consommations d'énergie (et plus généralement des ressources), produire cette énergie à partir de sources renouvelables et favoriser par la même la (re)localisation des activités, des emplois.

Il va falloir « négocier nos modes de vie » !

Très présents dans d'autres pays comme l'Allemagne ou le Danemark, les projets locaux portés par des collectifs d'entreprises, d'habitants, d'agriculteurs, en articulation avec les politiques publiques, peuvent contribuer à engager et développer les transitions localement

En France, si des projets phares sont bien présents, ils restent trop rares et la question aujourd'hui posée est celle du changement d'échelle sur
nos territoires.

Cette rencontre vise à explorer deux thèmes principaux :
Comment caractériser les initiatives locales ?

Comment se caractérisent les innovations sociales et les dynamiques collectives au sein des projets locaux, quels en sont leurs effets ? Quelles formes de « leadership » exercent les porteurs de projet et quelles modalités de coopération observe-t-on ? Quel rôle joue la culture du territoire ? Y a-t il des invariants ou des facteurs clés transversaux de réussite ?

Comment favoriser le changement d'échelle ?

Quel est le rôle de la collectivité et de l'Etat pour favoriser l'émergence de ces innovations sociales et faire qu'elles se multiplient ? Quelles articulations entre projets locaux, politiques publiques intercommunales et régions administratives en charge de la transition énergétique ? Comment favoriser le changement d'échelle ?

Porteurs de projets collectifs, chercheurs-acteurs, acteurs-chercheurs, élus, responsables en collectivité, en entreprise, dans des associations, responsables d'organismes de l'Etat, venez échanger etpartager vos expériences en matière de dynamiques et de capacités collectives, de savoir-
faire, de méthodologies...

...mais aussi venez formuler collectivement quelques préconisations de politique publique pour mieux en favoriser la diffusion.

PROGRAMME DU 6, 7,8 ET 9 JUIN 2018

MERCREDI 6 JUIN 2018 19h50-22h15, IMT Atlantique

Transitions sociétales et spiritualité : quels (r)apports ?

Conférence-débat par Dominique BOURG Philosophe et professeur à l'Université de Lausanne

JEUDI 7 JUIN matin, IMT Atlantique

8h30 : Embarquement
Accueil des participants, dossiers, café...

9h00 : Plan de croisière
Ouverture, mise en perspective, modalités et objectifs de la rencontre

10h00 : Passage d'écluse

10h30 : Ateliers de production d'eaux de vie

Ateliers de 15 à 20 personnes pour échanger sur deux questions :
Comment faire émerger des projets locaux de transition énergétique ?
Comment favoriser le changement d'échelle ?

Présentation introductive avec 2 contributions, avec comme objectif de faire émerger environ 5 propositions opérationnelles par atelier

12h30 : Restauration à la cambuse

Jeudi Après midi POLYTECH Nantes

14h00 : Les rivières du doute

Débat mouvant : faire émerger et partager des positions argumentées à partir
d'affirmations clivantes autour des deux sujets de la rencontre

15h30 : Canal ou chenal, il faut choisir !

Vote des participants sur les propositions opérationnelles qui auront
émergé au cours des ateliers

17h00 : Manœuvres citoyennes

Ateliers de 15 à 20 personnes pour échanger sur les questions et les conditions de coopération autour de la transition énergétique

18h45 : Retour à la cambuse

20h15 : Cap sur le Collège des transitions sociétales

Soirée de clôture des auditeurs du Collège des transitions sociétales
Avec l'intervention de Damien CARÊME, maire de Grande-Synthe

VENDREDI 8 JUIN, IMT Atlantique

8h45 : Bilan hydrique de la veille

Bilan du vote sur les propositions, consensus, dissensus et travaux à
venir

9h30 : Les petits ruisseaux font les grandes rivières

Sur la base des principes d'un « café mondial », approfondissement et
argumentation des propositions retenues, itération à convergence ouverte

11h00 : Passage d'écluse

11h30 : Récits de navigateurs, d'ici et d'ailleurs

Échanges avec notamment des acteurs internationaux

12h30 :... et toujours la cambuse

14h00 : Bilan de route et nouveau cap ?

Bilan interactif de la rencontre, avis, envies et perspectives

14h30 : « Et si on prenait (enfin) les rameurs au sérieux »

Réactionsde Jo SPIEGEL (sous réserve), maire de Kingersheim, sur la rencontre, intervention sur les questions de gouvernance des projets, du
rôle d'une collectivité pour l'émergence et le développement des projets... et de démocratie territoriale

19h00 : ...,Centre de Nantes De port en port, de bar en bar...

« After work », histoires de dynamiques collectives ... en ville

SAMEDI 9 JUIN, La Chantrerie

10h30 : La Chantrerie Dernière escale

sur inscription, nombre de places limité

Histoire d'une utopie réaliste, rencontre avec des acteurs du site, échanges sur la gouvernance avec la question de l'articulation avec la collectivité, visite des
lieux de projets avec les acteurs (agriculture urbaine sur 1,5ha, MINERVE
power-to-gas, chaufferie bois, photovoltaïque à financement participatif,
gestion des déchets organiques de restauration, franchissement de l'Erdre...),
déjeuner champêtre et plus si affinité

COMITÉ D'ORGANISATION :

Hugues Baudry (Pays de Retz), Pierre Gorsic (ELISE), Claire Legrand
(ECPDL), Bernard Lemoult (IMT Atlantique), Lydie Saïdj (Collège TS)

Pour tout renseignement : Lydie Saïdj,

Collège des transitions sociétales(33) 2 51 85 80 58

TES-2018@imt-atlantique.fr

Pour une demande d'inscription

Aujourd'hui, la grande distribution ne se contente plus de malmener ses employés, les producteurs, elle en fait de même pour les consommateurs :

le triste épisode du Nutella ne fait que confirmer la chose.

Pourtant nous continuons à fréquenter plus ou moins ces supermarchés.

Cette soirée ciné-débat se propose de nous interroger sur une alternative possible.Un peu partout en France, se créent des supermarchés participatifs où les gens reprennent l'initiative et passent à l'action.

Un groupe de personnes se retrouvent depuis le mois de novembre pour lancer cette initiative sur Brest et son Pays

Après une projection de petits reportages sur des expériences en cours,
Nous pourrons échanger sur des solutions locales en présence d'animateurs de Brest Coop

http://www.kanandour.org/ http://uncinemadifferent.free.fr/
https://www.facebook.com/BrestCoop/

Une balade de découverte du quartier est organisée samedi matin 17 fevrier à 10h pour découvrir les espaces verts du campus du Bouguen (Bellevue) et du quartier de Kerinou et certains lieux de « la transition » présents dans ce quartier (marché bio, recyclerie un peu d'R, etc..). Départ du campus universitaire du Bouguen au niveau de la Pepse (sous la BU de sciences côté rue).

Plus d'informations : PepSE, 6 rue du Bouguen, 29200 Brest 02 98 01 68 97 contact@pepse-brest.fr Mairie de quartier de Bellevue : 02 98 00 85 00 Inscritpion souhaitée

Frantz et Mathieu, fondateurs de Espasces Possibles, étaient de passage à Brest début février pour la présentation de leur conférence gesticulée au Coin d'la Rue.
Profitons-en pour nous entretenir avec eux !

Merci à eux d'avoir répondu à ces questions !
Pour les suivre, un site internet et une page Facebook.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre Tour de France à vélo ?

On s'est rencontré en dernière année de master d'urbanisme à Rennes. Après notre diplôme en poche, le début de notre vie professionnelle a été pleine de désillusions. On nous propose des postes d'exécutant, inscrits dans une bureaucratie terrible, on nous coule dans un moule en faisant fondre notre esprit critique. On nous a appris à penser à la place des habitants, à faire sans eux.
On a flairé qu'on allait s'épuiser à essayer de faire changer les choses de l'intérieur, comme beaucoup d'autres avant nous et aujourd'hui. Alors on a voulu continuer à apprendre mais en faisant l'école buissonnière, hors des sentiers battus, par les chemins de traverses et on est parti à vélo faire un tour de France, voir à quoi ressemblait ou pourrait ressembler un "urbanisme autogéré".
Départ mi-avril 2015 ! On a enfourché nos vélos est on est parti pour rouler 5 000 km, on a pris quelque fois le train et on a terminé par un tour en Bretagne en stop les deux dernières semaines de novembre. S'en suivra un ReTour en 2016, chacun retournant durant un mois sur 5 lieux pour le voir fonctionner au quotidien.

On avait lu des articles, entendu parler de collectifs d'architectes qui font des chantiers avec les gens dans l'espace public, de groupes d'habitants qui défendent leur quartier... On voulait voir tout ça de nos yeux et faire marcher nos têtes en même temps que nos jambes.

Vous vous êtes arrêtés à plusieurs reprises en Bretagne et Loire-Atlantique pendant ce tour. Est-ce que vous pouvez-nous parler des initiatives que vous avez rencontré, des lieux dans lesquels vous êtes passés à cette occasion ? Pouvez-vous nous dire quelques mots sur d'autres initiatives que vous avez rencontrés, dans lesquels vous vous êtes impliqués depuis votre Tour de France ?

Grosse question ! Il est pour nous difficile de résumer les initiatives que l'on a vu car il y en a une grande diversité. On a essayé de rencontrer des personnes qui s'impliquaient et transformaient concrètement tous les aspects de notre quotidien. C'est à dire tout ce que l'on fait quand on peut habiter quelque part : le logement, l'espace public, le café, l'épicerie, les lieux de fêtes, les jardins, le conseil municipal... deux thèmes n'ont pas été abordés, la santé et les transports.
En Bretagne nous avons par exemple été à la rencontre de l'hôtel Pasteur à Rennes, un espace public couvert à s'approprier temporairement, du Champ Commun à Augan, un bar-épicerie-brasserie-auberge en SCIC amenant vie, activité et renouveau des imaginaires dans un village, d'un promoteur coopérativiste à Rennes, de l'histoire des Castors à Quimper, du village de Tremargat qu'on ne présente plus, du squat de Roches Blanches à Douarnenez, des GASE (groupement d'achat et de service épicerie), des champs éoliens citoyens autour de Redon dans un desquels Frantz est partie prenante, et bien sûr, de la Zad de Notre-Dame-des-Landes, plus grande zone d'urbanisme autogéré en France, quand bien même les occupant tiquaient de prime abord quand on venait leur dire qu'ils faisaient de l'urbanisme...
Pour avoir une idée de différents exemples de lieux et d'initiatives, le mieux est d'aller faire un tour sur notre site internet.

Mathieu travaille aujourd'hui pour une des initiatives rencontrées durant ce Tour de France, la Nizanerie, association d'habitants sur l'île de Nantes s'étant réappropriés la rue Paul Nizan. Située dans un quartier populaire que la métropole nantaise s'apprête à rénover et gentrifier, cette rue était encore un parking sauvage avec un projet de voie de bus il y a encore 6 ans. Un collectif de jeunes architectes sortant d'études ayant l'envie de travailler non pas pour mais avec les habitants arrive à convaincre la ville d'en faire une rue différente des autres, apprivoisée par les habitants, un espace véritablement public qui invite à la rencontre et à l'action, voire même à l'expression des conflits pour mieux les dépasser. Une rue que ce collectif Fil a accompagné durant 3 ans, le temps pour des habitants du quartier de s'y habituer et de considérer ce lieu comme un perron partagé avec leurs voisins et les autres usagers (skateurs, graffeurs, sans abris, passants, groupes d'amis...). Un temps de maturation qui a permis de collectif de passer la main a une association formée d'habitants du quartier continue à en faire une rue pour tous (par ses ateliers de jardinage, de bricolage, ses apéros débats, ses fêtes) et se veut une boîte à outils pour les projets des habitants de ce quartier.
Recréer un élan collectif autour de valeurs communes n'est chose aisée dans un quartier populaire, composés de populations que les logiques capitalistes et urbanistiques n'ont cessé de fragmenter et d'isoler, et qui ont des difficultés quotidiennes leur semblant plus prioritaires que leur espace de vie. C'est un travail de longue haleine, de mobilisation et remobilisation quotidienne, qui s'effectue côte au côte, qui est à effectuer dans ce type de quartier. Mais lorsque ça marche et que gens retrouvent l'intérêt d'être ensemble et se serrent les coudes, c'est magique !

Lors de vos passages à la rue de Saint Malo à Brest, vous vous êtes intéressés plus largement aux dynamiques sur le quartier de Recouvrance, un quartier en pleine évolution avec notamment l'ouverture des Ateliers des Capucins et un projet de renouvellement urbain en cours.
Qu'est-ce que vous pouvez nous dire à ce sujet ? Est-ce que vous avez pu observer des dynamiques similaires pendant votre Tour de France ?

Le quartier de Recouvrance et en particulier les Capucins connaît le même processus que toutes les métropole. Sous prétexte de construction de nouveaux quartiers, ils vont en faire une communication débordante qui va bien au-delà de la métropole. Sans vouloir remettre en cause sa pertinence ou non, l'arrivée du téléphérique permet de communiquer que Brest est "the new place to be". En gros ils disent (il suffit de voir leurs documents de communication) ici c'est cool, venez investir, créer votre entreprise, entreprendre, vous et vos cadres seront heureux. Ces messages ne s'adressent pas à tout le monde mais bien aux catégories supérieures.
Également, les procédures d'appel d'offre et l'habileté des promoteurs font que seuls les géants du BTP peuvent construire ce genre de quartier, en sous-traitant de la main d'œuvre étrangère ou quelques entreprises locales qui très souvent se font broyé lors de ce genre de chantier et doivent mettre la clé sous la porte comme pour le chantier de la Caserne de Bonne à Grenoble. 19 des 21 entreprises sous-traitante ont dû fermer à l'issu du chantier.
Tout ça n'empêche pas que d'un point de vue urbanistique les Ateliers est une réussite, un lieu génial au gros potentiel,déjà approprié par les brestois où de nombreux usages peuvent cohabiter par son côté modulable ! Il faut donc bien distinguer les choses et ne pas trop regarder le quartier construit derrière.
Les élus l'ont annoncé clairement, ils veulent changer l'image de Recouvrance, quartier populaire proche du centre et bien relié, comme dans d'autres viles en France, et y amener des populations solvables. Cela passe par l'opération des Capucins, par l'OPAH plus bas et l'on sait qu'après tout ça, dans une dizaine d'années c'est sur la rue Saint-Malo qu'ils voudront faire main basse, cet ovni qui fonctionne sans qu'ils ne comprennent vraiment pourquoi ni ne respectent vraiment.

Pendant votre conférence gesticulée, vous abordez largement la question de la gentrification et notamment le fait que des initiatives citoyennes pleines de bonnes intentions (jardins partagés, cafés associatifs, cantines autogérés, urbanisme temporaire,...) y contribuent... un peu malgré elles.
Est-ce que vous pouvez revenir sur ces mécanismes ? Finalement, est-ce une fatalité ? Que peut-on faire pour éviter ça ?

Le problème de la gentrification c'est qu'une population plus riche remplace une plus pauvre. Il y a un manque manifeste d'effort politique pour sortir des logiques de marchandisation du sol et stabiliser les prix du foncier et du loyer à type de logement équivalent qui empêchent les populations pauvres de se maintenir en place. Donc une nouvelle fois les plus pauvres subissent des dominations.
Qu'une population riche s'installe quelque part ce n'est pas un problème si les plus pauvres peuvent rester et continue à trouver leur espaces.
La gentrification est un phénomène sournois. Car comme on l'explique il y a des agents gentrifieurs (nous) et qui ne sont responsable en rien. On va dans ces quartiers car ils sont abordables et qu'il y a encore des espaces de liberté, jusqu'à ce qu'ils deviennent trop cher et que l'on s'en retrouve souvent nous-même (disons la classe précaire et éduquée pour faire rapide) aussi expulsés une fois que l'on a amené les valeurs culturelles dominantes et préparé le terrain pour de grosses opérations immobilières de rénovation.
Pour éviter la gentrification, il faut une maîtrise incroyable du foncier, qui ne suive pas les règle de la spéculation. Il s'agit en premier lieu de ne pas le considérer comme un bien marchand mais comme un bien commun, de reconnaître la fonction sociale du foncier comme dans certains pays d'Amérique du Sud, de débattre vraiment collectivement de l'attribution du droit des sols. Et de ce côté il y plein d'initiatives qui existent : OFS, habitat participatif... et bien sur le logement social.

La posture et la place de l'acteur public par rapport à ces initiatives d'urbanisme autogéré occupe visiblement une place importante dans votre réflexion. Est-que que vous avez pu rencontrer des exemples originaux et "positifs" (co-construction, coopération réelle,...) de relations entre ces acteurs publics et citoyens, en Bretagne et/ou ailleurs ?

A travers l'explication de l'échelle de participation de Sherry Arnstein, on propose que les gens se posent la question "est ce que dans le dispositif de participation qu'on me propose, la population a vraiment du pouvoir ?"
Car beaucoup trop souvent, les élus s'emparent d'un pouvoir qu'ils ne lâchent plus sauf aux intérêts privés qui prennent de plus en plus de place. Ils nous disent "c'est pas possible", nous défendons l'intérêt général... qui n'existe même pas dans la loi. Ils ne font qu'imposer leur vision influencée par les lobbys et l'idéologie libérale dominante. C'est les mêmes logiques pour l'urbanisme, l'agriculture, l'éducation, la santé... on n'invente rien en disant ça.
Par contre il y des communes qui prennent la question démocratique de manière différente, on pense au tout nouveau Saillans dans la Drôme mais il y en a des plus ancien, Vandoncourt dans le Doubs et bien sur Trémargat dans le Kreiz-Breizh qui commence à faire des petits dans les communes alentours. Notre expérience empirique nous pousse à dire que les processus participatifs les plus sincères se déroulent en milieu rural et périurbain dans une moindre mesure, là où la proximité entre les élus et les habitants est la plus grande, où les jeux politiciens et enjeux économiques ne viennent pas autant polluer les débats. Souvent dans ces villages, les initiatives de co-construction sont apparues par le manque de moyens : quand on n'a pas d'argent et de techniciens, on se tourne vers les habitants et on découvre qu'on peut leur faire confiance. Le réseau des élus ruraux bretons, Bruded, suit de près ces questions.

A la fin de votre conférence, vous évoquez le concept de communs afin d'analyser les dynamiques que vous avez observé à différents endroits. Quel est pour vous l'intérêt de ce concept ? Pourquoi s'en revendiquer et que peut-il apporter aux acteurs de la fabrique de la ville ?

Pour poursuivre la réponse à la question précédente, partout autour de nous il y a des gens et des espaces qui ne sont pas contrôlés à 100% par les pouvoirs publics ni par les logiques de privatisation. C'est ce qu'on appelle les communs. La Bretagne est ailleurs riche de ces initiatives.
L'intérêt de ce concept est de rendre le pouvoir à ceux qui sont directement concernés par les ressources dont il est question (nous traitons surtout des espaces de vie) qui vont d'eux-mêmes se responsabiliser et connaître par le collectif des montées en connaissance et en compétence incroyables. Mais, plus important, le principal intérêt des communs est de sortir la ressource d'un statut de marchandise et d'assurer sa pérennité et son partage. Penser en termes de communs n'exclut pas l'expert mais le replacent autrement que comme agent des dominants. Cela n'exclut pas non plus forcément l'élu mais impose la redéfinition de son rôle : gouvernant ou gouverné, arbitre ou contrôleur... ?
En matière d'urbanisme il s'agira d'observer le devenir des villes espagnoles prises par des listes "citoyennes", de leurs institutions et de leur manière de dialoguer avec la base des mouvements sociaux qui les ont porté.
A chaque conférence gesticulée on explique 2 exemples de communs urbains qu'on a croisé durant notre tour. L'autre jour c'était la Zad de Notre-Dame-des-Landes et le village de Celles dans l'Hérault.

On ajoute un dernier petit mot. Cette année c'est les 50 ans du livre de Henri Lefebvre, Le Droit à la Ville, alors on veut dire bon anniversaire mais surtout que c'est le bon moment pour se ré-emparer de ce concept !

Nous avons le plaisir de vous faire part de la troisième séance du cycle de conférences, intitulée « Nature, culture et jardins dans et autour de la ville. Les jardins partagés, le cas de Gennevilliers ».

mardi 13 février à 18h, en salle Yves Moraud (B001 – faculté V. Segalen)

Cette séance, est organisée avec le soutien du collectif « Pour une transition citoyenne » et en partenariat avec l'ADEUPa. A cette occasion nous nous interrogerons sur le rôle des jardins partagés en tant qu'espaces de sociabilité, d'émancipation ou encore comme leviers de la transition écologique, à partir de l'expérience de la ville de Gennevilliers en région parisienne.

Programme détaillé :

16h30 : Visite/échange du « Rond de Jardin », Place Nicolas Appert, Brest (rdv sur place).

17h30 : Café /échange, Faculté de Lettres et Science Humaines, Victor Segalen, Salle (à préciser)

18h00 : Conférence « Nature, culture et jardins dans et autour de la ville. Les jardins partagés, le cas de Gennevilliers », Corinne de Luxembourg et Emmanuelle Faure, Associations « les Urbaines ». Faculté de Lettres et Science Humaines, Victor Segalen, Salle B001

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Le 3ème mardi de chaque mois, de 18h à 20h. Les conférences se tiendront à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines Victor Segalen, Salle B001, 20 rue Duquesne, Brest.

L'association ULTRA ÉDITIONS est installée depuis septembre 2016 aux Maisons de Péage au Relecq Kerhuon.
Lieu d'innovation culturelle et sociale, Les Maisons de Péage forment un espace de création inédit dédié au Design Libre et aux Arts Plastiques. Conçu comme un lieu de travail et de vie, il favorise le mûrissement des idées, les rencontres conviviales et le partage des savoirs (ateliers enfants, adultes, familles, stages et formations professionnelles).
Le projet des Maisons de Péage s'inscrit dans le cadre des actions portées par Ultra Éditions.
Il prolonge et augmente les trois axes de travail développés par l'association : la création, l'animation du territoire et la diffusion du Design Libre.

Le projet artistique et culturel des Maisons de Péage réorganise les actions de l'association Ultra Editions et ouvre de nouveaux chantiers : Création en 2018 d'un atelier ouvert de collaboration et de partage des connaissances DIY sous la forme d'un tiers-lieu solidaire. Destiné à promouvoir le travail du bois auprès d'un public varié, allant du bricoleur au novice, ce projet s'inscrit dans les domaines du Design collaboratif et participatif ancré dans le mouvement des Communs.
Dans ce cadre nous proposons une rencontre avec Brendan Cornic, Designer et David Bruto, Editeur

le samedi 10 Février 14h-17h aux Maisons de Péage (LRK)

Nous proposons ce temps d'échange convivial autour d'un thé et d'un café sur le projet engagé par Ultra Editions : la mise en place d'un atelier de fabrication dédié au Design Libre.
Cette rencontre sera suivie de temps d'ateliers et de stages de mobiliers en bois. Venez choisir le vôtre !
Rdv tous publics/ Gratuit
Inscriptions : 0782802771

contact@editions-ultra.org

Fondé en mai 2016 à l'initiative de quatre structures (écoorigin, RÉSO solidaire, l'École des Métiers de l'Environnement et Rennes Métropole), le PTCE PTCE Pôles territoriaux de coopération économique. Les écoNautes agit dans le champ de l'économie circulaire économie circulaire Définition et de la construction durable, à travers des projets collaboratifs et innovants. Lauréat de l'appel à projet de 2015, il développe la coopération économique et sociale entre les acteurs du bassin rennais.

La coopération au service des enjeux environnementaux

Sous sa baseline « l'innovation territoriale en mouvement », les actions menées par Les écoNautes sont basées sur la coopération entre acteurs de l'économie sociale et solidaire et acteurs de l'économie « traditionnelle » autour de projets dédiés à l'économie circulaire économie circulaire Définition et à la construction durable afin de répondre aux besoins territoriaux, tout en faisant face aux enjeux environnementaux.

RÉSO solidaire, le pôle de développement de l'ESS ESS Qu'est-ce que l'Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
sur le territoire, avec écoorigin, le cluster des éco-activités, puis avec la CCI Ille et Vilaine, instaurent « une vraie coopération entre économie classique et économie sociale et solidaire, » explique Elodie Duval, chargée de la coordination technique. Elle aborde également la coopération avec l'Ecole Métiers de l'Environnement (EME) et la collectivité par le biais de Rennes Métropole, deux parties prenantes engagées dans le pôle depuis sa création.

Au-delà de ce quatuor fondateur, premier cercle de coopération qui siège dans tous les comités, Les écoNautes rassemblent également les forces vives du territoire au sein de son comité stratégique. Différentes structures qui gravitent elles aussi autour de ces enjeux : « des structures de l'insertion, de l'environnement, des start-up sur l'économie circulaire dans le champ de l'ESS, des grandes entreprises du secteur du déchet, entre autres, » détaille Elodie Duval.


Un accompagnement technique et financier

Le deuxième champ d'action du PTCE PTCE Pôles territoriaux de coopération économique. , en plus de ce travail de coopération, est l'accompagnement des projets. « L'idée, c'est de laisser les structures présentes sur le territoire prendre leur place et c'est à nous de travailler pour savoir de quelle manière on peut améliorer leur offre et leur économie. » Des entretiens individuels à une facilitation d'accès aux financements, en passant par de la mise en relation partenariale et des conseils stratégiques, l'aide proposée peut varier selon les besoins du territoire et des entreprises afin de permettre la création d'une nouvelle filière, d'une nouvelle structure ou de pérenniser et développer un projet.

Pour accompagner les entreprises dans leur projet, le PTCE a également orienté une partie de son financement vers un fond d'investissement qui lui permet de développer une aide financière. Ce soutien prend la forme d'une avance remboursable, format qui nécessite encore de la pédagogie. Face à la baisse des subventions, « il faut se tourner vers d'autres choses, mais les changements de modèle économique prennent du temps, » explique Elodie Duval.


Evolution et projets du PTCE

Depuis sa création en 2016, Les écoNautes sont en mouvement pour correspondre à un environnement qui bouge. « On s'adapte pour plus de cohérence, » précise la coordinatrice technique. Une des évolutions significatives est celle de l'entrée de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Ille-et-Vilaine dans le premier cercle de mobilisation, aux côtés des structures fondatrices. « On va vers une co-animation avec la CCI » dont le réseau sera une richesse de plus pour le PTCE, explique-t-elle.

Parmi les projets réalisés, on peut compter la réhabilitation/requalification en cours de l'Hôtel Pasteur à Rennes. En partenariat avec des associations et Rennes Métropole, le PTCE assure la modélisation des travaux en vue, par exemple, de structurer et faciliter la reconversion de certains matériaux et identifier de nouveaux métiers. En lien avec le programme de Rennes Métropole « Zéro déchet, zéro gaspillage », le PTCE a aussi animé le projet Recycl'Urbain, une expérimentation sur cinq semaines d'un local mobile pour les encombrants associant plusieurs entreprises agissant dans le domaine de la gestion des déchets. Le PTCE a également soutenu la création de la ressourcerie La Belle Déchette. Enfin, le prochain projet qui bénéficiera d'un soutien est le lancement d'une nouvelle activité de réemploi de matériel informatique par l'entreprise d'insertion Ressource T.

Concernant les projets à venir, Elodie Duval précise l'ambition des écoNautes : « on voudrait mettre encore plus l'accent sur ce qui est construction durable. Aider les structures à changer d'échelle ou développer leur modèle, notamment sur les filières bois, paille, chanvre ou terre pour qu'elles puissent réagir aux commandes publiques dans les prochaines années. » Mais pour cela, il faudra que le PTCE stabilise ses financements pour 2019.

Le PTCE Les écoNautes bénéficie des soutiens de :
Bretagne active
Caisse des Dépôts
Etat
Région Bretagne
Rennes Métropole

CHIFFRES CLEFS
4 études
40 entretiens diagnostics
12 implications/représentation lors d'évènements
30 membres au sein du comité stratégique

Photos : chantier de l'hôpital Pasteur, crédits : Sophie Ricard

Voir en ligne : http://www.lelabo-ess.org/les-econa...

La Tournée 2018 « Le temps des gens » de Saillans à La Belle Démocratie va bientôt débuter.

Le collectif transition citoyenne propose d'organiser une étape à Brest les lundi 12 mars (concert-conférence) et mardi 13 mars (formation découverte outils d'animation de la démocratie locale) ?

Lancer des assemblées locales pouvant mener à des listes participatives aux municipales de 2020 :
une soirée pour inspirer, une journée pour se mettre en route !

http://labelledemocratie.fr/

Tristan Rechid et Philippe Séranne sur les routes de France de février à mai 2018
Vous êtes un collectif engagé dans la transition démocratique, un groupe d'habitants, une association de quartier, vous en avez assez du sentiment d'impuissance, des pratiques verticales de vos élus, d'une citoyenneté réduite au droit de vote, vous êtes prêts à cesser de faire semblant de vivre en démocratie ? Vous êtes en réflexion ou déjà en route vers un projet de liste participative pour reprendre la main en 2020 sur l'échelon fondamental du pouvoir citoyen : la commune ? Voici une proposition originale pour renforcer votre dynamique, née d'un premier tour de France de 19
collectifs au printemps 2017.

Une soirée pour inspirer : Tristan raconte l'histoire de Saillans – un récit politique captivant sur la façon dont les habitants de ce village de 1200 habitants construisent une démocratie locale authentique aux antipodes de l'exercice vertical habituel du pouvoir – et Philippe chante « le temps des gens » sur son piano-voyageur, un concert exaltant la « désaliénation générale » et le « sursaut jubilatoire face aux bouffons terrifiants qui se disputent le pognon et le pouvoir ». Ensemble ils témoignent de l'émergence du collectif national « La belle démocratie » qui propose des méthodes et outils pour « prendre le pouvoir pour le partager » en dehors des partis, secouer la politique et remettre le citoyen au coeur de la vie publique.

Une journée (ou deux) pour se mettre en route : le lendemain, nous nous appuyons sur le pouvoir inspirateur de ce cocktail unique pour déclencher ou renforcer, par une ou deux journée(s) de formation/découverte d'outils d'animation de la démocratie locale, le lancement d'assemblées locales en vue de projets de listes participatives pour les municipales de 2020.

Journée spéciale « Sciences & Amoco Cadiz »
Mardi 13 mars de 10h à 18h
Faculté des Lettres Victor Segalen – UBO

Programme

10H // Table ronde « Science et militance »
14H // Table ronde « Environnement et écologie »
14H // Ouverture de l'exposition « Sciences et Amoco, d'hier à demain »
16H // Table ronde « Droit, économie et sécurité maritimes »

Les sciences et l'Amoco Cadiz

Acteur majeur de « l'après » Amoco Cadiz, l'Université de Bretagne Occidentale revient sur le naufrage du pétrolier en abordant cette thématique sous l'angle inédit de la recherche. Une série de tables rondes et une exposition retraceront les grandes étapes de la catastrophe et son impact sur les avancées scientifiques et technologiques, aussi bien dans le domaine du droit que celui des sciences de la mer.

Exposition : « Sciences et Amoco, d'hier à demain »

Et si demain une marée noire touchait à nouveau nos côtes…. Quelle place serait accordée aux chercheurs et à leur expertise ? L'exposition inédite « Sciences & Amoco, d'hier à demain », conçue par l'Université de Bretagne Occidentale, aborde cette problématique en mêlant archives, interviews et vidéos.

Du 13 au 31 mars
Forum de la Faculté des Lettres Victor Segalen

Entrée libre et gratuite

Ce schéma présente le projet forets et climat.

La première opération pilote a été réalisée en décembre 2017.

Pour en savoir plus, voici une présentation complète : plaquette forets climat VF

Propriétaires, entreprises, professionnels forestiers, habitants n'hésitez pas à nous contacter : contact@climactions-bretagnesud.bzh

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