Actu Démocratie participative

Environ 200 acteurs.ice. des collectivités territoriales de Bretagne, Pays de Loire, Ventre Loire et d'ailleurs se sont retrouvées à la Maison des associations pour co-construire de manière collaborative une réponse à 14 défis dans le cadre de la 3ème université d'été de l'innovation publique collaborative organisée par le CNFPT.

Cinq autres ateliers de l'innovation publique se tenaient à Aix-en Provence, Cluny, La Réunion, en Martiniqueet à Strasbourg. [[les liens renvoient vers les rubriques associées à chaque lieu sur le site de l'université européenne de l'innovation publique territoriale.

Bannière reprise du site de l'innovation publique territoriale

Ces trois jours, ponctués de deux conférences introductives, d'un retour collectif sur le processus et de mini conférences ont été l'occasion d'un apprentissage de pratiques collaboratives pour répondre au défi, examiner différents possibles, en retenir un qui corresponde à l'attente des porteurs du défi, le prototyper et le tester dans une exposition parcourue par les participant.e.s.

Ayant suivi ces trois jours, j'ai été frappé par la très forte implication de ces 200 personnes, motivées par l'innovation publique et jouant le jeu avec plaisir de cette démarche collaborative. Avec ses six centres, c'est un millier de personnes que le CNFPT a confronté à cette petite expérience irréversible de coopération.

L'innovation sociale que l'on avait plus l'habitude de voir du côté des associations et de la société civile a fait un grand pas en avant lors de ces 3 journées.

image reprise du fil twitter cnfptinnov2018

Et le CNFPT avec le site qu'il a ouvert fait le choix de donner à voir la diversité de ces projets regroupés sur 4 thèmes :

Co-développer des services publics innovants

Mobiliser les leviers de l'innovation (managériale, technologique, de politiques publiques et sociale)

Concevoir des formations pour des acteurs et actrices de l'innovation

Développer des dynamiques territoriales par de nouvelles formes de gouvernance et la force de la e-démocratie.

Voici pour donner un aperçu de la diversité et de la richesse des projets ceux proposés en Bretagne (et 44) ainsi que les intitulés des autres https:/universiteinnovationpublique.wordpress.com/category/les-actus-de-rennes/les-defis-de-rennes/'>défis traités à Rennes], untexte repris du site.

Défi 1 | Comment définir les critères de durabilité d'un projet complexe, en prenant pour étude de cas la reconversion de la glacière municipale ?

  • Commune d'Etel (rénovation de patrimoine bâti : La Glacière)

Le projet s'inscrit sur le territoire d'Etel.

Les enjeux sont de définir des critères qui permettront d'évaluer la durabilité du projet de reconversion de la Glacière.

Les parties prenantes sont l'association autrefois Etel, la commune, l'interco, l'Etat, l'Europe, le syndicat mixte Grâvres Quiberon, syndicat mixte Ria d'Etel, la région, l'observatoire du plancton.

Les obstacles identifiés sont le (pas ou) peu d'intérêt des partenaires institutionnels.

Le projet municipal « préservation du milieu naturel et de l'authenticité du lieu – être un lieu d'innovation » est le levier identifié.

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Défi 2 | Comment s'organiser pour proposer aux collèges un lab itinérant simple à mobiliser, lisible et valorisant pour tous les acteurs ?

  • Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine (CD 35) (laboratoire numérique itinérant)

Le territoire est celui du Département d'Ille-et-Vilaine, comportant 104 collèges, dont 57 % publics, avec 54 500 collégiens.

Les enjeux sont liés au Plan numérique éducatif départemental 2016 travaillé de manière participative (2 objectifs stratégiques : Accompagner les équipes scolaires dans l'accès au numérique et réduire les inégalités et faire des collégiens des citoyens numériques éclairés dans leurs usages).

Les obstacles identifiés sont les ressources, les critères de priorisation à définir, l'articulation avec les programmes scolaires et les plannings des collèges, l'hétérogénéité des collèges, sur les questions numériques mais aussi sur l'habitude de faire intervenir des animateurs extérieurs.

Les leviers sont une forte implication (portage politique et mobilisation de l'équipe), la volonté du Département d'intervenir en mode projet et non pas en tant que prestataire, une 1ère phase de lancement du projet (2016/17 et 17/18), un écosystème à mobiliser, notamment le tissu associatif, les fablabs existants, les médiathèques…, la gratuité des interventions du lab itinérant, la concurrence des collèges et la volonté de développer l'éducation au numérique.

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Défi 3 | Comment améliorer et simplifier les inscriptions des enfants aux écoles municipales de natation pour les citoyens et les agents ?

  • Ville de Rennes (les inscriptions aux cours de piscine)

Le territoire du projet est la ville de Rennes.

Les enjeux sont d'améliorer le parcours des usagers de l'école de natation de la ville de Rennes lors des inscriptions (hors éveil), ainsi que les conditions de travail des équipes lors des journées d'inscription.

Les parties prenantes sont les parents d'enfants souhaitant les inscrire à l'école municipale de natation, leurs enfants, l'équipe du service natation (4 piscines).

Les obstacles sont « 1er arrivé/1er servi », la saisie multiple, le manque de visibilité, pas de paiement en ligne, complexité des demandes, charge de travail de la caissière…

Les leviers sont que les créneaux ne sont pas complets et le portail « familles ».

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Défi 4 | Comment faciliter et mutualiser l'accès aux services publics de l'agglomération de Dinan ?

  • Dinan agglomération (Dans ma poche)

Le territoire concerne l'agglomération de Dinan (64 communes, 98 000 habitants).

Les enjeux sont de remettre l'usager au cœur du service public, de simplifier les accès au service public, de mutualiser les services entre communes, de donner un accès équitable aux services de l'agglomération sur tout le territoire.

Les obstacles sont les compétences qui seront votées le 16/07/2018, un mandat de transition, qu'il n'y a pas de diagnostic sur les besoins usagers et peu ou pas de transversalité inter-services.

Les leviers sont le budget, un président au fait des technologies, un diagnostic culturel et économique récurrent, des agents spécialisés, un partenariat avec le Département, l'ambition locale, la démarche politique interne.

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Défi 6 | Comment pérennisser une dynamique d'investissement souple et autonome des agents au profit du collectif de travail ?

  • Commune de Savenay (les agents au cœur d'un collectif de travail)

Le territoire est celui de la commune de Savenay (+ de 8000 habitants), et la région nantaise.

Les enjeux sont de lutter contre l'absentéisme, faire que l'agent devienne acteur de son bien-être et la cohésion du collectif.

Les usagers sont les agents identifiés par posture (engagés et pro-actifs, volontaires, passifs, résistants, équipe d'encadrement).

Les obstacles identifiés sont le départ du pilote de l'initiative et la difficulté liée à l'organisation du temps de travail (continuité de service ATSEM par exemple).

Les leviers sont le collectif de direction et la cohésion donnée autour du projet, ainsi que la taille de la collectivité.

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Défi 11 | Comment les sujets des citoyens remontent jusqu'au coeur du conseil municipal ?

  • Ville de Saint-Nazaire

Le territoire dans lequel s'inscrit le défi est St Nazaire.

Les enjeux sont de finaliser le processus démocratique amorcé en 2014 sur St Nazaire et préparer le prochain mandat, permettre aux citoyens de se saisir et de faire remonter des sujets au conseil municipal et proposer un cadre de fonctionnement.

Les usagers sont les habitants/usagers, la municipalité, les agents territoriaux

Les obstacles sont d'éviter l'opposition systématique et les intérêts individuels et d'éviter que les agents ou les habitants ne s'approprient pas le dispositif. Objectif = 0 pétition.

Les leviers sont la volonté municipale avec un programme et l'engagement d'un dispositif de démocratie participative.

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Défi 13 |Comment déployer efficacement une aide aux démarches administratives proche de l'usager, sur un large territoire rural, nouvellement recomposé ?

  • De l'Oust à Brocéliande communauté

Le défi s'inscrit dans le territoire Oust à Brocéliande : 26 communes du Morbihan (56).

Les enjeux sont les usagers, sur un large territoire rural, nouvellement recomposé.

Les usagers sont les aides pour les démarches administratives, lacommunauté de communes, les partenaires et les communes.

Les obstacles sont : la volonté politique sans diagnostic des besoins et l'étendue du territoire nouvellement composée (qui ne se connait pas).

Les leviers sont la volonté politique et le service existant sur une partie du territoire.

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voir aussi pour cette université à Rennes les autres défis :

Défi 5 |Comment accompagner méthodiquement et en co-construction avec les usagers, le sanatorium 2.0 de la ville de Dreux ?

  • Ville de Dreux (Sanatorium)

Défi 7 | Comment associe-t-on les agents à l'évolution de l'accueil ?

  • Conseil Départemental de la Vienne (CD 86) - Maison des solidarités

Défi 8 |Comment créer un accueil commun et performant pour tous en fédérant tous les acteurs ?

  • Ville du Havre (Accueil à la mairie)

Défi 9 |Comment mieux communiquer sur le dispositif de Mentorat destiné au manager ?

  • Conseil Départemental de la Mayenne (CD 53)

Défi 10 |Comment co-construire avec les différentes parties prenantes une méthode pour co-concevoir cette nouvelle politique sportive ?

  • Commune de Chemillé-en-Anjou (CD 49)

Défi 12 |Comment veiller au bon accompagnement des parcours professionnels des agents ?

  • Région Pays de Loire

Défi 14 | Comment convaincre les habitants de renoncer à leur voiture et préférer d'autres modes de transport pour emmener leurs enfants à l'école ?

  • Ville de Iasi, Roumanie

Voir aussi les ressources proposées
Rôles
Glossaire
Bibliographie
Méthodologies

Jeudi 7 juin 2018 à 12h32, douze personnes se sont réunies sur la Place de la Fraternité, sur le Plateau des Capucins, pour échanger autour du thème Rêvons les pratiques sportives aux Capucins.

Chacun·e a été invité·e à parler de ses pratiques au sein de la Zone d'Aménagement Concerté (ZAC) des Capucins, nouveau quartier en cours de construction et d'aménagement.

De nombreuses idées ont émergé au cours de la discussion. Il a été question de slackline, un sport de plus en plus populaire qui fédère un public de tout âge et de tout niveau. Cette pratique consiste en une sangle tendue entre deux attaches fixes et qui permet de s'essayer au funambulisme. Suivant le niveau des utilisateurs, elle peut être positionnée à différentes hauteurs. Un couple témoigne : « nous avons essayé d'en installer une à l'intérieur des Ateliers des Capucins entre deux poteaux, mais il s'est avéré que cela était trop dangereux pour les autres usagers du lieu (...) Les jours de beau temps, nous pourrions facilement investir les espaces extérieurs. Cela nécessiterait l'installation de deux points d'ancrage et un revêtement adapté pour amortir les points d'impact au sol. »

Un autre membre du groupe a également soumis l'idée d'implanter un arbre à panneaux de basket, œuvre à usages que l'on peut retrouver dans d'autre ville, comme à Nantes. « Installé sur la Place de la Fraternité, cet arbre permettrait de faire vivre l'espace en venant y jouer tout en étant esthétique. »

Certains proposent la création de parcours sportifs et ludiques à travers la ZAC adapté à tous les âges, ils expriment leur envie de trouver des modules d'entraînement mais aussi des jeux en bois pour enfant et adulte comme des plaques de bois pour jouer aux palets bretons. « Des carrés aménagés avec différents revêtements au sol seraient intéressants pour que chacun·e s'approprie différents espaces. L'installation de prises électriques à l'extérieur permettrait à quiconque de s'installer dans ces aires aménagées et d'y brancher un poste radio ou une petite sono pour pratiquer ponctuellement des ateliers de danses, des séances de yoga, etc. »

Cette huitième Table commune a soulevé des questions et révélé des rêves autour des pratiques extérieures aux Ateliers. Dernier rendez-vous avant une pause estivale, ces temps d'échanges reprendront en octobre 2018.
La Fabrique citoyenne et poétique poursuivra ses réflexions avec les usager·e·s autour des aménagements possibles dans les espaces publics extérieurs du quartier.

Voici un retour de la 3éme session sur les Coopérations ouvertes en éducation du Forum des usages coopératifs dont l'un des groupes a travaillé sur le "pourquoi et le comment d'un réseau coopératif local".

Cette session nous a permis durant trois matinées d'explorer difféntes facettes des coopérations ouvertes (voir l'article de Jean Michel Lebaut "Brest : Vers l'école coopérative sur le café pédagogique et la présentation par Jean Marie Gilliot de cette session :

Autour du thème coopérations ouvertes, nous nous intéresserons ici à des dynamiques permettant de favoriser les partage entre personnes ...

Comment encourager la coopération ? comment faciliter, renforcer les échanges avec les différents participants à cette éducation ouverte ? comment renforcer le pouvoir d'agir de tous dans une perspective d'émancipation ?

Vendredi, nous avons esquissé quelques pistes de travail et un groupe a choisi la problématique d'un réseau coopératif local (initié notamment dans le réseau prof@brest et les 4 coopératives pédagogiques en Bretagne (voir les [récits de coopération dans la lettre d'Innovation pédagogique de juin) .

Pourquoi faire réseau local ?

pour être auteur-e, acteur-trice du changement, des transitions dans un processus de "transformation ascendante" ;

pour faire vie locale, en mixité des participant-e-s associant l'ensemble des parties prenantes de l'éducation, dans une démarche ancrée (avec une prise en compte de la diversité des territoires) ;

pour agréger des envies positives, des envies d'échapper, espace de liberté dans un environnement trop souvent contraint ;

pour faire communauté, avec un apport d'efficacité (1+1=3), fertile, le plaisir de faire ensemble, dans un espace-lieu "tiers",

qui crée une culture partagée, qui aide à sortir de l'isolement, en reconnaissance des initiatives et des personnes

Comment faire ?

regarder autour de nous, les initiatives sont nombreuses (1000 cartograhiées : sur Cartounen Bretagne par exemple) ;

identifier les interconnexions de réseau (par discipline, thématiques, d'éducation populaire, du faire soi-même, des transitions ..) ;

être en bienveillance et accueillant ;

adopter une démarche en souplesse, en agilité ;

-prendre en compte les différents âges du réseau (porté, adolescence, adulte) ;

se réajuster en acceptant l'échec, des fluctuations (hauts et bas) ;

avoir en souci la convivialité, se trouver beau ! ;
devenir un espace de projet, en créativité ;

favoriser une élicitation des postures et démarches ;

penser globalement le réseau local , en respect des structures locales, en coopération lorsque cela est possible ; en moments de faire ensemble

et la grande question ouverte comment élargir ?

ne pas toucher que les personnes impliquées ;

parler au plus grand nombre ;

impliquer les collectivités ;

relier la recherche ;

être en ouverture aux et les partenaires locaux ;

de jolies perspectives à inventer et croiser ...

Quelques liens

Le site du 8ème Forum des usages coopératifs et la session "Favoriser les coopérations ouvertes en éducation"

le pad de la prise de note collaborative les deux permières matinée, et la troistème

la conférence d'Ange Ansour "Les partenariats recherches pratiques"

Du projet pédagogique i-voix aux coopératives pédagogiques numériques : c'est en coopérant qu'on apprend à coopérer, interview de Jean Michel Le Baut, responsable pédagogique au Living Lab Interactik

La coopérative pédagogique à Brest, un tiers lieu pour les enseignants, interview de Marc Le gall

Le projet Intergénérations, un changement de posture qui relie jeunes du dispositif relais, personnes très âgées et élèves ingénieurs ou en école de design, interview de Monique Argoualc'h

Quelques lectures autour de l'éducation juste avant le forum des usages coopératifs

Bon anniversaire au réseau !
Doc@Brest est né il y a 6 ans au Forum des usages coopératifs de 2012 …Le Forum des usages 2018 s'achève aujourd'hui et on en profite pour un petit message d'avant-vacances pour fêter le 6eme anniversaire du réseau !
Et un énorme merci à tous ceux et celles qui y participent, qui l'animent, et qui créent ainsi une toile inter-structures et interprofessionnels, de l'entraide, du partage de savoirs et de savoir-faire, de l'amitié, de la bonne humeur, des moments d'échanges privilégiés…
On vous souhaite un très bel été, et on vous attend en forme et plein d'entrain à la rentrée pour une nouvelle saison / la saison 7 à créer, animer et savourer ensemble !!

Photo en Licence CC de dark dwarf « My Birthday Cake 2017 »

Le réseau, c'est quoi ? (quelques idées de membres de doc@brest …)

Voir en ligne : https://docabrest.wordpress.com/201...

L'ITES, Institut de formation pour le travail éducatif et social, a proposé le 15 mai 2018 aux documentalistes du réseau Doc@Brest de participer au jeu découverte de son centre de ressources documentaires du site de Brest.

S'inspirant des serious game et des jeux à énigmes, nous avons mis en place un jeu découverte du centre de ressources documentaires à destination des 1ères années entrant en formation.
Pour remplacer la présentation traditionnelle du centre de ressources où nombre d'étudiants restaient passifs et oubliaient vite les apports, nous avons conçu tout autrement ce temps incontournable de début d'année.
Depuis 2 ans, cette formation est proposée selon une approche ludique qui permet aux étudiants de de s'engager et d'être actif dans la découverte des ressources, des espaces et des services proposés.

Objectifs pédagogiques du jeu-découverte :
– Permettre aux étudiants d'être acteurs de leur apprentissage
– S'approprier les informations sur le fonctionnement du CRD et de la salle informatique
– Découvrir les différentes ressources et espaces du CRD
– Accéder aux ressources disponibles sur la plateforme pédagogique et sur le portail documentaire
– Expérimenter la recherche documentaire dont la méthodologie a été enseignée en amont.

Fonctionnement :
– Le jeu dure 1h30. Les étudiants répartis en petits groupes commencent par se connecter au portail documentaire et à la plateforme pédagogique où les consignes pour démarrer le jeu sont données.
– Les énigmes leur permettent ensuite d'appréhender la recherche documentaire sur le portail, le plan de classement, le repérage des espaces, …
– Chaque énigme résolue ouvre une nouvelle énigme qui les fait avancer dans le jeu.

La dizaine de documentalistes du réseau Doc@Brest a bien joué le jeu qui s'est prolongé par un temps d'échanges et de mutualisation des pratiques.

Véronique Méneur et Adeline Pavageau

Voir en ligne : https://docabrest.wordpress.com/201...

A l'heure où de multiples crises traversent notre monde, même si individuellement nous sommes intelligent, nous restons collectivement stupides.

Nous pensons que l'une des raisons est la pauvreté de notre langage du "faire ensemble" et que pour augmenter notre intelligence collective il faut enrichir ce vocabulaire.

Ainsi nous voulons qu'en plus de parler "réunions", "tours de table", "conférences" "séminaires", les groupes parlent "accélérateurs de projet", "cercle samoan", "6 chapeaux de bono"...

Pour faciliter l'appropriation de nouveaux formats créatifs et collaboratifs par des groupes, nous avons conçu un outil convivial basé sur un jeu de cartes papiers connectées à une ressource en ligne : les métacartes.

Métacartes c'est un essentiel sur une carte papier reliée à une ressource en ligne plus complète. Conçues comme un outil convivial qui facilite l'appropriation de sujets complexes, elles sont sélectionnées et rédigées avec soin. Elles s'appuient sur des contenus en licence libre CC-BY-SA.

Le premier jeu « FAIRE ENSEMBLE » aide les animateurs ou les groupes à améliorer leur pratiques collaboratives.

Des cartes pour penser autrement

Le numérique en général et le web et sa structure hypertexte en particulier nous permettent aujourd'hui de naviguer dans une information incroyable et infinie. Avec un peu de patience il est possible d'apprendre tout sur tout.

Pour autant nous sommes saturés d'informations. Dans cette surabondance, dur de trouver les meilleurs ressources, l'infobésité, la fatigue mentale et la fatigue des écrans nous guette.

Dans ce cadre les métacartes listent les meilleures ressources disponibles sur le web et les mettent à disposition dans un format accessible via une interface papier couplée à une interface numérique.

Des cartes pour naviguer dans la complexité

L'usage de cartes papiers offre un système de gestion analogique de l'information, une base de donnée portable, qui permet de penser avec ses mains, provoquer des discussions collectives, matérialiser un concept.

Penser avec ses mains offre une alternative à l'overdose d'information numérique


En manipulant l'information de manière dynamique, on peut combiner et recombiner l'information, visualiser les liens et concepts dans une sorte de mindmapping analogique seul ou à plusieurs.

Plus que des cartes, des cartes "méta"

Méta est un préfixe qui exprime, tout à la fois, la réflexion, le changement, la succession, le fait d'aller au-delà, à côté de, entre ou avec. Selon le contexte méta équivaut au sens de profond, haut ou grand, à propos.

Méta est souvent utilisé pour indiquer l'auto-référence (réflexion), ou pour désigner un niveau d'abstraction supérieur, un modèle.

Un métalangage désigne par exemple un système ou langage permettant de décrire d'autres langages.

Composées de cartes papiers couplées à une base de données de ressources en ligne, les métacartes sont des cartes augmentées qui aide à relier les notions via une interface simple et conviviale.

Un outil convivial pour manipuler de l'information et des ressources.

Les métacartes ont été pensées pour augmenter le pouvoir d'agir de leurs usagers sans les rendre dépendants.

Elles possèdent une structure spécifiquement étudiée :

Un TITRE présent sur les deux faces permet d'identifier la carte d'un coté ou de l'autre.
Un VISUEL unique et mémorable aide jouer avec les cartes seul ou à plusieurs.
Une ACCROCHE résume en quelques lignes l'utilité de la carte.
Afin que chaque carte soit utile, le COEUR présente ce qui ne varie pas et fait l'essence du format.

C'est la trame globale, ce qu'il faut retenir lorsqu'on présente le format à quelqu'un que ce soit lors d'une préparation de séquence ou durant une animation.

Le QR CODE permet d'accéder via un smartphone aux autres informations (recette complète, variantes, durées exactes, matériel, formats liés, etc... ) dans une une ressource évolutive qui s'enrichit au fur et à mesure des apports des autres participants.
Un CHAMP LIBRE permet de personnaliser la carte avec quelques notes ou des stickers.


Des usages multiples


Découvrir et tester des formats

Piochez, lisez, testez chaque carte représente un format qui peut être joué collectivement.

Construire des séquences d'animation

Seul ou en groupe, sélectionnez les cartes de formats pour concevoir et visualiser des séquences d'animation d'évènements ou de formation.
Monter en compétence individuellement ou collectivement

En pratiquant les formats de complexité graduelle et affiner vos projets collectifs et monter en compétence collaboratives.

Des contenus libres et ouverts pour favoriser la réutilisation

Tous les contenus du site sont produits ou réutilisent des contenus sous licence libres CC-BY-SA ce qui permet toute réutilisation/réadaptation, y compris pour un usage professionnel, à condition de citer la source et de partager à l'identique les modifications (vous ne pouvez pas remettre un copyright dessus).

Dans le futur, pour faciliter encore plus la réutilisation et notamment la production de dérivés, les fichiers sources seront mis en ligne et les contenus en ligne seront synchronisés avec la plateforme Github au format markdown (un format standard facile à ré-exploiter).

Le projet métacartes est en cours de développement et en amélioration continue.

Pour soutenir le projet et recevoir les cartes :participez au financement participatif.

Le carnet de bord est enfin prêt ! Il est a disposition des habitants sentinelles du climat.

Ce carnet de bord a été réalisé avec une super équipe de Clim'actions Bretagne Sud, de Bretagne vivante, du Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan et de photographes bénévoles (Lionel Picard, Philippe Almy, Claude Fuchs, Gérard Laprun et David Ledan). A la rédaction Christel Ambrosseli et au graphisme Anne Fortune.

Comment fonctionne-t-il ?

Il regroupe 24 indicateurs de changement climatique classés en 7 critères : végétation, oiseaux, insectes et batraciens, activités humaines, températures, aléas climatiques, Phénomène inattendu.

Les données recherchées concernent les effets sur la biodiversité : les oiseaux, la végétation, les insectes, les batraciens, les modifications des températures de l'eau et de l'air, les évènements climatiques exceptionnels et l'évolution des activités humaines.

Chaque année ces données seront regroupées, analysées et rendues publiques après un évènement festif sur le site internet de Clim'actions Bretagne Sud.

Le rôle des sentinelles du climat ?

Le rôle des sentinelles est d'identifier les signes du dérèglement climatique et de les transmettre à clim'actions qui va les regrouper dans un observatoire.

En devenant sentinelle du climat vous contribuez à un futur observatoire participatif et local et agissez concrètement : informer pour mieux s'adapter aux conséquences du changement climatique.

Vous souhaitez être sentinelle du climat ?

Contactez Clim'actions Bretagne Sud : contact@climations-bretagnesud.bzh

Bonjour Monique est-ce que tu peux te présenter

Je m'appelle Monique Argoualc'h, j'ai été enseignante pendant une quarantaine d'années et depuis deux ans je suis en retraite professionnelle. Dans mon parcours d'enseignante j'ai quasiment tout le temps travaillé avec des élèves pour qui l'école c'était compliqué, que ce soit en classe de perfectionnement, Segpa, puis en classe relais.

En prenant en charge temporairement des collégiens en difficulté, les dispositifs relais améliorent le bien-être de ces jeunes et favorisent leur resocialisation. Les méthodes d'enseignement y sont généralement plus actives et individualisées que dans les classes ordinaires. Les dispositifs peinent néanmoins à réinsérer durablement les jeunes dans leur parcours initial de formation.

un texte repris de la page Les pratiques éducatives et pédagogiques en dispositif relais

J'ai choisi d'arrêter le travail professionnel, j'aurais pu continuer mais déjà cela ouvre un poste pour quelqu'un d'autre et il n'y en a pas tant que cela ! C'était mon premier souci et puis j'avais aussi envie de faire autre chose. Je n'ai pas arrêté par lassitude du projet, qui m'a toujours motivé jusqu'à la dernière minute, j'ai bien aimé ce que je faisais.

Est-ce que tu pourrais te présenter avec quelques mots-clés sur la coopération ?



D'abord le doute : c'est quelque chose qui m'anime quand je dis doute c'est le manque de certitude ; l'envie de ré-interroger mes pratiques de chercher à être au plus près des besoins.

Le réseau : travailler avec les autres, pas seulement le réseau proche mais aussi un réseau élargi.

Le non-jugement : penser par exemple, par rapport aux élèves que c'est toujours possible, ne jamais baisser les bras, il y a toujours quelque chose à faire même si la situation est parfois très complexe.

Le partage de compétences, la reconnaissance des compétences de chacun
le faire ensemble, faire avec les autres

Les rencontres improbables créer le cadre, le contexte, l'opportunité pour que des personnes qui ne se côtoient pas dans la vraie vie se rencontrent et ensuite faire confiance.

Pourquoi t'es tu mise à la coopération ?

J'ai quasiment démarré mon travail, mes activités professionnelles en classe de perfectionnement et les premières personnes avec qui j'ai coopéré ou qui m'ont amenée à coopérer étaient les élèves. A ce moment-là je ne me rendais pas compte qu'il s'agissait de coopération, que je fonctionnais en mode projet. Etant donné le public que j'accueillais, refaire la même chose que ce qui était fait dans les autres classes c'était amener les élèves dans le mur, cela aurait reproduit les mêmes effets et aurait même ancré les difficultés. Donc, j'ai essayé de faire différemment. Très rapidement, on a mis en place des projets où les élèves étaient associés, actifs du début à la fin, on le co-construisait ensemble.

Et maintenant peux-tu nous raconter une ou deux expériences de coopération ?

Il y a le projet intergénér@tions pour lequel la classe relais ou le dispositif de relais était connu et reconnu. C'est un projet qui a duré de 2003 jusqu'au dernier jour d'activité en 2016. On a d'ailleurs terminé l'année par un atelier d'intergénér@tions.

Bienveillance, confiance, persévérance, exigence, pour raccrocher.

Les dispositifs relais (classes et ateliers) constituent un des outils privilégiés de lutte contre le décrochage scolaire et la marginalisation sociale de jeunes soumis à l'obligation scolaire.

« Il faut faire en sorte que les élèves retrouvent le plaisir d'apprendre, qu'ils retrouvent l'envie d'apprendre, pour nous, il n'est pas admissible, que pour trop d'enfants l'école soit un endroit où on souffre, où on se sent en échec. » G. Pau-Langevin

Extrait de la page de présentation du site, qui n'est plus alimenté mais reste consultable, et pour en savoir plus ...

Ce projet a permis à près de 250 élèves d'y participer et peut-être une centaine de personnes âgées. Les collégiens de la classe relais rencontraient deux fois par semaine des personnes âgées ou très âgées résidant dans une maison de retraite qui est devenue un EHPAD, et ensuite des personnes âgées voisines de la résidence sont venues, puis le bouche à oreille a fonctionné et nous avons accueilli aussi des personnes âgées d'autres quartiers de Brest. C'est la base du projet. A ce projet dès le lancement le directeur de la maison de retraite a participé il a été très moteur, ensuite une animatrice a pris le relais. Il y avait aussi l'association infini [1] qui intervenait pour la formation des élèves à utiliser Internet et les outils numériques.

La ville de Brest a équipé la maison de retraite en matériel informatique de façon à ce que l'accès soit simple pour les personnes âgées et elle a aussi financé par l'appel à projet annuel [2]les interventions de l'association infini.

Ensuite, le projet a évolué avec les outils et lorsque l'on a été amené à utiliser les tablettes, on s'est rapproché de Télécom Bretagne qui nous a apporté des compétences techniques avec la participation d'étudiants dans le cadre de leur projet ingénieur (en seconde année d'un cycle de 3 ans) . Ce n'était quand même pas banal, ce travail entre des collégiens en échec scolaire et des étudiants d'une « grande école », c'était presque les deux extrêmes des parcours éducatifs, « des rencontres improbables ». Entendre des collégiens me dire « finalement ils sont sympas les étudiants ».... cela peut paraître anecdotique, mais cela veut aussi dire qu'un changement se produisait dans le regard de ces collégiens sur l'école et peut-être pouvait susciter une envie d'apprendre. Il y a dans ce projet beaucoup de choses, d'effets induits auxquels je n'avais pas pensé au départ.

Il y a eu aussi d'autres partenaires l'école de design de Nantes qui est venue nous donner un coup de main pour créer des scénarios pour le robot Nao et puis le centre culturel Marc Orlan parce que les élèves réalisaient des interviews d'artistes en résidence avec des équipes de tournages qui étaient mixtes entre collégiens et personnes âgées. Ils préparaient ensemble les interviews et puis ensuite filmaient avec parfois une personne âgée qui était derrière la caméra. Des artistes sont aussi intervenus pour enrichir ce projet et laisser des traces notamment par de nombreuses vidéos qui sont en ligne.

une vidéo de Jean luc Roudaut et Monique Argoualc'h

et le second projet, un projet de coopération à distance ..

J'avais vu passer, parce que je suis présente sur les réseaux sociaux, le projet d'un collègue à Saint-Nazaire, en classe relais également, qui avait créé dans sa classe un compte twitter pour une héroïne d'un roman (Alice dans « L'Afrikaner de Gordon's Bay » de C. Ferrey) et dont les élèves tweetaient au nom de l'héroïne @AliceEnRelais pour raconter le livre au fur et à mesure de leur lecture. On avait commencé à utiliser twitter en classe en 2012. J'ai montré ces tweets aux élèves qui ont posé des questions sur l'héroïne et je leur ai proposé que l'on pose directement la question à l'héroïne via twitter comme si c'était une personne physique. L'enseignant a trouvé cela très intéressant, cela enrichissait son projet, et cela s'est un peu diffusé aussi dans la sphère Twitter. Cet échange a fait que ses élèves ont été plus mobilisés. Cette coopération s'est faite à distance, on ne s'était par rencontré.

L'année suivante, il a proposé que l'on continue notre collaboration avec un projet de Twittphilo : il lançait une question philosophique ouverte avec ses élèves sur Twitter et nous (et d'autres aussi) on se saisissait de la question. Les élèves pouvaient répondre individuellement ou à deux ou trois et bien évidemment les élèves ont apporté les questions philosophiques à intergénér@tions. C'était assez étonnant d'entendre de réelles discussions entre des gens de 80 à 90 ans et des adolescents ! il y a par exemple une question qui me revient et qui avait été très discutée à l'atelier intergener@tions : « Pensez-vous que l'amour d'une mère peut tout supporter ? ». Et en plus il fallait se mettre d'accord pour écrire un tweet, un message précis avec la limite des 140 caractères. Et c'est ainsi qu'au bout de deux ans on a présenté au forum des enseignants innovants un projet commun : « Coopérer à distance » et je l'ai alors rencontré pour la première fois au bout de deux ans !


Qu'est ce qui te semble facilitateur pour la coopération ?

Il faut que cela soit simple du côté matériel et de l'organisation. Il y avait ainsi la proximité d'accès à la maison de retraite, on y allait à pied. Il y avait une salle qui nous était dédiée, on avait du matériel qui fonctionnait. Quand on a collaboré avec les étudiants, ils venaient au dispositif relais ou on allait dans leur école. C'est un des ingrédients, qui peut paraître peu important, mais si c'est compliqué pour l'organisation matérielle, alors cela va nous mobiliser et on ne sera pas disponible pour le reste.

Il faut aussi que l'on reconnaisse les compétences des différentes partenaires du projet. Il y avait par exemple les étudiants qui avaient les compétences techniques et ils cherchaient à réellement les partager avec les élèves. En retour les étudiants reconnaissaient les compétences des élèves de la classe relais en leur disant : « vous vous êtes experts en personnes âgées, vous connaissez bien les personnes âgées, vous travaillez régulièrement avec elles et nous on ne les connaît pas, vous connaissez leurs besoins, vous savez comment échanger avec elles, nous on a des compétences techniques qu'on peut vous apporter et les personnes âgées elles ont la connaissance du quotidien ». Donc reconnaître les compétences des différents acteurs de la coopération et faire confiance aux différents partenaires du projet.

Intergénér@tions, la rencontre,Monique Argoualc'h, TEDxSaintBrieuc

Et à l'inverse quels peuvent être les freins ?

Si des personnes n'ont pas d'élan, ne croient pas réellement dans les possibles du projet alors ce sera compliqué et il y a des personnes qui pensent que cela ne va jamais marcher. Je me souviens avoir tenté de collaborer avec une personne qui à chaque fois avait en tête et listait ce qui n'allait pas fonctionner, si on démarre ainsi c'est compliqué. Il est important de croire en ce qu'on fait, ne pas dire « ça ne fonctionne pas « , essayer de rebondir, être optimiste, réajuster le projet si besoin. Je disais souvent aux élèves : « Tant qu'on n'a pas essayé on ne sait pas si ça ne marche pas ! « . Il faut oser.

Un tel projet coopératif, c'est tout beau mais c'est souvent difficile pour que cela puisse être reproduit ailleurs ?

Effectivement, on ne peut pas transposer un projet comme il est ailleurs. J'ai l'exemple d'une collègue qui est à Bordeaux dans un collège et qui m'a contactée parce qu'elle voulait monter un projet en s'inspirant d'intergénér@tions. Plusieurs fois on a discuté, mais ce n'était absolument pas transposable en l'état, parce que l'environnement est différent, les partenaires ne sont pas les mêmes. Je me suis rendue à Bordeaux parce qu'elle était dans une galère d'organisation. La maison de retraite était à côté, il y avait des élèves en décrochage scolaire et puis aussi un cyber centre pour former les élèves ; donc nous étions sur une base qui semblait analogue. Mais côté matériel, pendant un an elle a attendu son matériel qui n'arrivait pas (probablement pas une priorité). Elle a pu commencer avec les tablettes du collège mais lorsque les élèves sont allés à la cyberbase pour une formation à l'utilisation enrichie d'internet, l'animateur n'était probablement pas investi dans le projet et a proposé des formations générales décontextualisées du projet. Et du coup cela ne fonctionne pas, c'est compliqué. Pour la rentrée prochaine ils espèrent pouvoir faire quelque chose mais ils vont changer l'organisation : ce sont les personnes âgées qui vont venir au CDI et cela va être le prof de techno qui formera les élèves. Elle avait prit les mêmes ingrédients qu'ici à Brest, je pense mais ce n'était pas transposable en l'état. Par contre cela peut par contre donner des envies, être le terreau d'autre projet. [voir à ce sujet l'article de Romain Lalande et Laurent Marsault "La compostabilité : pour un écosystème de projets vivaces ]].

Il y a un autre projet intergénér@tions qui fonctionne bien dans un lycée pro de la région parisienne où ils ont créé une micro-entreprise. Ce sont des personnes âgées du quartier ou de pas très loin qui viennent au lycée. Ils font payer leur intervention (organisation d'une micro-entreprise) et forment les personnes âgées sur toute l'année. Ils m'ont contactée et nous avons échangé sur le contenu de ce que nous faisions en atelier je leur ai montré les brevets car tous les contenus d'intergénér@tions sont en ligne et même si le projet est terminé, cela reste consultable sur nos sites.

Tu as participé à la création du réseau prof@Brest peux-tu en dire deux mots ?

Ce que je trouve vraiment intéressant, c'est son côté non institutionnel. C'est vraiment un espace-temps, un espace physique qui n'est pas figé et qui n'est pas organisé. Les profs qui viennent à prof@Brest, le font en dehors de leur activité, ce n'est pas du temps de préparation, ce n'est pas du temps institutionnel c'est autre chose. C'est comme cela que je vois prof@Brest, c'est un tiers-espace, c'est autre chose que ce qui peut exister. Déjà cela est intéressant, et puis il y a un mélange cela peut aller de la petite section maternelle jusqu'à l'enseignement supérieur avec des enseignants, des acteurs de l'éducation populaire des personnels des services... On ne vient pas avec son étiquette, on vient pour échanger, pour créer, pour construire, pour chercher des informations ou en donner.


Le réseau n'a que quelques années et cela va prendre sa vitesse de croisière. Quelquefois on n'a pas été nombreux et je me dis que ce n'est pas important, il faut du temps pour que quelque chose qui ne soit pas habituel s'installe. Et on a vu lors des deux dernières rencontres qu'il y avait une dynamique, un plaisir de se rencontrer, d'essayer des choses, c'est convivial, on rit beaucoup et c'est décontracté.

Et maintenant justement on est plus dans le faire ensemble que dans la présentation d'une initiative ou d'un retour d'expérience. On avait apprécié cela dans la séquence sur la musique où on avait expérimenté en jouant quelques outils présentés. Pour le jeu sérieux « Survive on mars » c'était animé. Et la dernière fois on a travaillé ensemble pour présenter le réseau prof@Brest en découvrant un outil genially que nous présentaient Jean-Michel et Sandrine.

Comment amener encore plus de monde, c'est une l'interrogation que l'on a, il faut être patient, je pense. Mais on a vraiment envie d'animer un espace-temps, un espace qui n'est pas défini, modélisé, mais ouvert aux possibles. Cet espace-temps bénéficie aujourd'hui de l'existence de la coopérative pédagogique qui offre un lieu spacieux et convivial mais les rencontres prof@brest peuvent aussi se dérouler ailleurs. L'architecture du lieu est importante, cela agit sur les pratiques et cela ne peut que nous aider à faire différemment, à oser.

Voir aussi
Monique Argoualc'h enseigner en dispositif relais sur a-brest, novembre 2016
La médiathèque du Dispositif Relais sur ce mediaspip les vidéos se rapportant au Dispositif Relais sont toutes publiées.
Twitter au dispositif relais

[1] Association Internet Finistère, Hébergeur associatif de sites et services web

[2] un appel à projets qui soutient chaque année 40 à 50 "envies de faire

Voici une interview de Jean Michel Le Baut, responsable pédagogique du Living Lab Interactik pour les départements du Finistère et des Côtes d'Armor et porteur du projet d'écriture collaborative i-voix au lycée d'Iroise à Brest.


Bonjour Jean-Michel, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Je suis professeur de lettres au lycée de l'Iroise à Brest. Depuis un certain nombre d'années déjà, je suis aussi formateur aux usages pédagogiques du numérique dans l'académie de Rennes dans le groupe de formateurs Résentice. Depuis un an, je participe au grand projet de l'académie de Rennes autour du numérique éducatif : le Living Lab Interactik. Dans ce cadre, je suis responsable pédagogique du projet pour les départements du Finistère et des Côtes d'Armor.

Interroger les outils numériques comme moyen d'évolution des pratiques pédagogiques ? Proposer de nouveaux modes de formation et d'échanges autour de la pédagogie ? Favoriser le travail collaboratif entre les enseignants ? Réduire la fracture numérique et favoriser l'inclusion numérique ?

C'est à partir de ces questionnements que l'académie de Rennes, les collectivités territoriales et des laboratoires de recherche bretons se sont réunis pour proposer la création d'un écosystème numérique éducatif innovant en Bretagne.

Texte repris de la page de présentation du Living lab interactik

Sur la coopération, est ce que tu pourrais te définir en 4 ou 5 mots-clés ?

Enseignant-apprenant, humilité, pratique réflexive, collectif, projet.

Qu'est-ce qui a fait dans ton expérience personnelle que tu t'es impliqué dans la coopération ?

D'avoir vu mes élèves travailler ! En fait, ce sont mes élèves qui m'ont enseigné la coopération. Mes élèves m'ont appris ce qui, me semble-t-il, est une condition et un but des Coopératives pédagogiques numériques : nous devons changer de posture en tant qu'enseignants. Il nous faut considérer, et c'est aussi le sens du rapport de François Taddei sur la société apprenante, qu'en tant qu'enseignants nous sommes aussi et toujours des apprenants : nous devons rester des apprenants tout au long de notre vie d'enseignants.

Auprès de mes élèves, grâce à mes élèves, j'ai notamment appris à oser, à prendre des risques, à lâcher prise, à lancer des activités en ne sachant pas forcément où on allait. C'est cette aventure qui m'a fait percevoir qu'enseigner, cela pouvait être une aventure. Et que dans ce projet collectif, non seulement mes élèves apprennent, mais moi aussi. Ainsi, mon expérience du travail coopératif avec les élèves dans le cadre du projet i-voix m'a aidé à penser le travail coopératif avec les enseignants tel qu'il se met en place dans le cadre des coopératives pédagogiques.


Tu as aussi toi-même porté des initiatives pédagogiques au lycée l'Iroise et notamment le projet i-voix peux-tu nous en le présenter ?

Le projet i-voix est né il y a déjà une dizaine d'années sur une intuition. Au moment où déferlait le phénomène des blogs d'adolescents, en particulier des Skyblogs. On a un peu oublié cet épisode de l'histoire d'Internet, pourtant très intéressant et très instructif. De nombreux articles dans la presse se déchaînaient alors contre ces blogs d'ados sur le thème « ils écrivent n'importent quoi, n'importe comment ! Vos enfants vont rencontrer des nazis pédophiles ! Parents, si vous saviez ce que votre ado fait sur Internet ! ». Je me suis dit : c'est bizarre, cela veut dire que nos ados écrivent, que mes élèves ont envie d'écrire ! En tant que professeur de français, je me suis dit qu'il y avait là une chance inespérée et je suis allé voir. La qualité de ces blogs était extrêmement variable, mais il y avait bel et bien là un beau défi : j'ai décidé de me saisir de cette appétence pour l'écriture et d'essayer de transformer cette appétence en compétences d'écriture.


Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre des Premières L du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et des élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)

i-voix, texte repris de l'en-tête du projet

J'ai alors lancé des blogs pédagogiques, d'abord de simple valorisation des productions d'élèves, puis de création et de partage numériques. Le blog i-voix est celui qui a émergé et qui a pris le plus d'ampleur. C'est un espace d'écriture pour des élèves de première : tout au long de l'année, la progression dans le programme de français s'accompagne de l'écriture et de la publication d'articles sur les œuvres et sur les thèmes abordés, des articles divers, créatifs, sensibles, personnels ou collectifs, qui font appel le plus possible aux nouvelles façons d'écrire à l'ère numérique, à des modalités d'écriture que l'Ecole prend, à mon sens, trop peu en considération et qu'il est intéressant d'exploiter et d'explorer.

Dix ans après avoir lancé ce blog, j'y suis encore, parce que sa dynamique est extraordinaire : c'est un étonnant travail, au quotidien, pour réinventer ensemble, dans la culture numérique, les modes scolaires de lecture et d'écriture. Et ce au contact de la plus haute littérature, qu'il s'agisse des classiques ou des contemporains. Cela fait mon bonheur quotidien d'enseignant, et, je crois, celui des élèves,

Dans le rapport du CN Num sur l'éducation, l'accent a été mis sur l'importance de publier pour être lu et d'apprendre à publier aux élèves dès leur plus jeune âge : est-ce que tu peux expliquer pourquoi tu fais ce choix de l'écrit public et en quoi cela a son importance ?

La publication est une dimension très importante du projet i-voix. Il vise l'appropriation de savoirs scolaires, mais ses objectifs sont aussi plus larges, plus transversaux. Olivier Ertzscheid disait, il y a quelques années déjà, que bientôt quelqu'un qui ne saura pas pas publier sur Internet sera un illettré. Il avait à mon sens complètement raison. Quelqu'un qui ne sait pas publier en ligne, c'est quelqu'un qui se coupe du monde, se coupe de la société, se retrouve confronté à des empêchements et des handicaps sur le plan professionnel, sur le plan social et sans doute aussi sur le plan personnel.

De grâce, que l'École ne fabrique pas de nouvelles formes d'illettrisme ! Il nous faut désormais considérer qu'il y a des compétences de publication qui sont aussi à transmettre. Cela ne peut se faire qu'en faisant : ce savoir-publier ne peut s'apprendre qu'en publiant, et ce à l'École. Cela veut dire y développer l'habileté technique à manier l'écriture via des espaces et des outils variés : site, blog, réseaux sociaux divers, outil multimédias… Cela veut dire aussi développer une appropriation des règles d'écriture en ligne, par exemple le respect des principes de savoir-vivre comme ceux de la Netiquette ou les questions de droits d'auteur. Cela veut dire encore manier correctement la langue, ce qui rejoint évidemment mon travail de professeur de français. Cela veut dire enfin développer une capacité de réflexion, de distance critique, par rapport à ce qui est publié et à ce que l'on publie, de travailler par exemple sur les questions de fiabilité des informations, d'identité numérique, de traces numériques, de construction numérique de soi.

Toutes ces compétences de publication sont essentielles. Des enquêtes sociologiques comme celle de GIS Marsouin et de l'équipe de Pascal Plantard, le démontrent : la fracture numérique aujourd'hui n'est plus une fracture d'équipement, c'est une fracture d'usage. Et précisément ce qui risque de se passer, c'est que certaines classes sociales vont avoir le capital culturel et les compétences techniques pour savoir publier tandis que d'autres vont être laissées sur le bas-côtés. Notre responsabilité est immense,

Comment est perçue cette incitation à publier par les jeunes en classe ? est-ce que c'est juste un petit groupe qui publie ou est-ce que tous le font ?

Ce qui est étonnant, c'est que tout le monde le fait ! Évidemment, certains sont plus investis que d'autres, mais la dynamique collective est telle que tout le monde participe.

De la part de l'enseignant, cela implique un travail très intéressant d'ingénierie pédagogique : en tant que professeur de lettres, je me considère désormais aussi comme « designer d'expériences de la littérature », c'est-à-dire que je conçois et mets en place des dispositifs et des scénarios pour amener les élèves à s'approprier les œuvres littéraires de façon créative et formatrice, à lire par l'écriture. Du côté des élèves, cela leur est d'ailleurs culturel : lire, écrire, publier leur sont des actions quotidiennes et souvent simultanées, 3 verbes indissociables.

Jean-Michel Le Baut Eleves i-voix

Pourquoi le projet fonctionne-t-il aussi bien ?

Je pense qu'il y a d'abord cette prise en considération de la nouvelle textualité propre au numérique. Pour nos ados habitués à la lecture sur écran, un texte, ce n'est pas que des mots. Un texte, ce sont des mots, mais aussi des images, du son, de la vidéo, une mise en page, des hyperliens... Un texte, c'est d'emblée multimédia. De ce point de vue, l'écrit scolaire habituel constitue un réel appauvrissement. Et l'Ecole néglige trop souvent d'exploiter les nouveaux gestes d'écriture tels que couper, coller, copier, déplacer, supprimer, insérer … qui aident à mieux travailler l'écriture, à mieux structurer sa pensée, et même à créer,

Une autre clé, c'est le sens même du travail. A l'École, les élèves, tous les élèves, travaillent quand le travail a du sens. Or ce que j'ai compris par ce travail en ligne, c'est que le travail a du sens quand il a un destinataire. On lit, on écrit, on publie… pour quelqu'un ! Ce destinataire, ce n'est pas le prof, qui est un « fonctionnaire », une simple fonction. Ce destinataire réel, pour les petits, cela peut-être les parents, auxquels on veut faire plaisir. Pour les ados, ce destinataire, ce sont d'ores et déjà les autres élèves de la classe, les pairs. Et puisque l'on est sur Internet , sur un espace public, puisque les productions sont aussi diffusées via les réseaux sociaux, le destinataire est multiplié : ce sont les lycéens italiens qui participent au projet i-voix, les amis, les parents et les familles, des centaines d'internautes inconnus, des écrivains qui viennent commenter les créations des élèves … D'où la motivation renforcée des élèves : à bien écrire, à transmettre leurs savoirs (et donc à les fixer), à partager leur subjectivité. Désormais pour les adolescents, pour beaucoup d'entre nous peut-être, l'écran est un miroir : ils s'y regardent, ils construisent une image d'eux-mêmes. Sachons utiliser cet effet miroir pour que les élèves aient envie de se sentir beaux dans leur travail, pour favoriser exigence envers soi-même, pour fortifier, collectivement, l'estime de soi.

Le travail est une relation sociale, un engagement dans le monde, avec les autres et pour les autres : travailler, c'est faire société. C'est ce qu'éclaire à sa façon le projet i-voix : c'est aussi le message que portent les Coopératives Pédagogiques Numériques.

- Un exemple de réalisation collective autour d'un roman

Un exemple de réalisation collective autour d'une pièce de théâtre

Est ce que comme l'a noté Monique Argouac'h, cette approche favorise une meilleure implication d'élèves ayant un peu de difficultés ?

Il n'y a pas de miracle, mais il y a une dynamique collective qui favorise l'engagement des élèves, y compris très souvent de ceux qui sont en difficulté. Le projet i-voix est mené en 1ère L, avec des élèves très divers, qui ont souvent un un profit scolaire, psychologique ou social particulier. Ce que je constate, c'est combien ils adhèrent au projet, et par là, s'il est besoin, ré-adhèrent à l'école, se réinvestissent dans le travail scolaire.

Des élèves qui n'aiment pas forcément lire des livres, qui ont des difficultés de compréhension, sont pris de passion par le projet, et se mettent à publier sur des recueils de poésie contemporaine. Certains, d'ailleurs, ont des goûts que l'école n'exploite guère, voire étouffe ou écrase : tout à coup, ils ont la possibilité de les exploiter pour travailler des savoirs scolaires, par exemple de dessiner un personnage de roman pour en éclairer la personnalité, de relier un poème à une vidéo YouTube d'un groupe aimé, de faire revivre un texte par des photos légendées sur Snapchat ou Instagram, de créer une playlist sur Spotify pour un roman, de faire en sorte que des personnages de théâtre sortent leurs smartphones et s'envoient des SMS … Je vois des élèves qui sont heureux qu'on les considère enfin, qu'on les considère en tant qu'auteurs, c'est-à-dire sujets autorisés à écrire et créer, qu'on les considère dans tout ce qu'ils sont, jusque dans leurs pratiques numériques réelles, tant dévalorisées, décriées, méprisées en général par la société.

Groupe eleves i-voix au travail

On peut saluer d'ailleurs le pouvoir de la textualité numérique qu'on évoquait tout à l'heure. Certaines difficultés linguistiques peuvent se trouvent dépassées grâce à des compétences d'écriture numérique. Par exemple, certains élèves sont fâchés avec l'orthographe, voire dysgraphiques. Or, quand ils se mettent à écrire des articles pour la publication, ils font moins de fautes, parce qu'ils ont envie que ce soit beau. Et dans leurs articles, ils soignent la mise en page, insèrent des images, utilisent des outils interactifs … La question de l'orthographe cesse d'être un empêchement. Les élèves redécouvent le plaisir d'écrire, pour les autres, avec les autres, devant les autres. Ils se réapproprient la possibilité d'un travail de l'écriture,

Qu'est-ce qui t'apparait comme comme un frein pour développer des expériences du projet comme i-voix en pédagogie active et collaborative ?

La coopération, cela s'apprend ! La coopération, je ne sais pas si c'est naturel, mais en tout cas ce n'est pas culturel, du moins pas dans la culture scolaire. Par exemple à l'École, on écrit souvent seul. Par exemple, les classes restent souvent disposées « en autobus », ce qui est peu propice au travail de groupes. Par exemple, il y a peu de reconnaissance institutionnelle des travaux collectifs, à part les TPE au lycée, mais où la notation est aussi individuelle et qui sont supprimés dans la prochaine réforme du lycée...

Dès lors, quand on veut mettre en place des pédagogies coopératives, on se rend compte que les élèves n'y ont pas été habitués et préparés, qu'ils n'ont pas acquis de réelles compétences collaboratives, voire que ces dispositifs les perturbent. Certains rechignent parce qu'ils trouvent un certain confort à travailler tout seuls, qu'ils hésitent à partager, qu'ils se sentent mis en insécurité à devoir échanger et coconstruire. C'est en coopérant qu'on devient coopératif. Il faut amener chacun à prendre conscience qu'il a quelque chose à apporter au groupe, qu'il va tirer du profit à travailler avec des gens qui sont différents de lui, qu'en la matière la somme est plus importante que l'addition des parties,

CPN Vauban Mai 2018

Et qu'est-ce qui peut faciliter une démarche collaborative ?

Puisque cela s'apprend, il faut prendre le temps de mettre en place des dispositifs qui font appel à une démarche collaborative : le travail en îlot est de plus en plus pratiqué par de nombreux collègues, la pédagogie de projet, comme celle menée à travers i-voix, se diffuse aussi. Par exemple, le choix a été fait dans l'académie de Rennes de ne pas déployer les tablettes numériques selon le principe du « one to one », d'une tablette par élève. Dès lors, il s'agit bien de confier la tablette à un groupe d'élèves, souvent pour des tâches complexes à réaliser, donc stimulantes, avec partage des compétences, distribution des tâches, temps de conceptualisation, interactions cognitives et métacognitives… A travers de tels dispositifs, on construit aussi de nouvelles postures, comme l'humilité, la bienveillance, le sens du collectif … Des postures essentielles que les enseignants comme les élèves doivent aussi sans aucun doute fortifier.

Comment faire pour que quelque chose qui marche localement puisse essaimer, ? Est-ce qu'il y a un réseau qui se constitue dans la lignée d'i-voix ?

C'est une question très importante, et la démarche mise en œuvre dans les coopératives pédagogiques numériques livre une réponse à cette question.

Le projet i-voix a pris une telle ampleur qu'il il peut paraître insécurisant pour d'autres enseignants. Il n'est d'ailleurs pas transposable tel quel : un tel projet suppose la rencontre d'un enseignant, d'élèves, de collègues et de partenaires, de locaux, d'outils techniques à disposition, peut-être d'une situation géographique, sûrement aussi d'objectifs et de valeurs partagées. Mais il y a dans i-voix des activités et des démarches qui sont transférables à tous les niveaux et à tous les endroits : des propositions didactiques, des formes particulières de productions, des façons de travailler, qui ne demandent qu'à être réutilisées, adaptées, transformées, enrichies.

Ce travail de butinage, qui est aussi un plaisir, c'est précisément ce que permet le numérique. Depuis Cartoun, cartographie numérique d'activités pédagogiques lancée par l'académie de Rennes jusqu'aux réseaux d'enseignants qui se tissent par exemple via Twitter, internet permet d'explorer, de découvrir, de partager les ressources, les projets, les idées. Ces nouvelles façons de se relier au monde ont considérablement transformé mes propres pratiques, Nul doute que l'intelligence collective qui s'y déploie est profitable à tous ceux qui utilisent ainsi le web pour se coformer. C'est cet esprit que portent aussi les Coopératives pédagogiques numériques mises en place dans l'académie de Rennes : il s'agit non pas de modéliser et d'imposer de pseudo « bonnes pratiques », mais de favoriser le partage et l'enrichissement des pratiques, entre pairs, par la voie du réseautage et de l'essaimage.


Cartoun est un service d'apprentissage entre pairs. Il a pour but de faciliter les échanges et les rencontres entre des enseignants souhaitant partager leurs expériences ou découvrir de nouvelles pratiques pédagogiques et de nouveaux usages numériques.

Texte et carte reprise de la page Cartoun, Cartographie des activités pédagogiques

Voir en ligne : http://www.cooperations.infini.fr/s...

L'association INitiatives Groix (INGx) a ouvert le lundi 2 juillet à Groix le premier espace de coworking et de télétravail des îles du Ponant.

Réservé à tous les professionnels (indépendants, télétravailleurs) et aux personnes en formation, il est ouvert du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h, route de Créhal (ancien foyer Chez Nous). L'accès wifi y est disponible pour les ordinateurs personnels et des postes fixes sont à disposition. Différentes offres tarifaires sont proposées et disponibles sur le site internet de l'association : www.ingx.fr

Des salles équipées de vidéoprojecteurs, wifi, paperboard et prochainement de visioconférence sont également disponibles à la location.

Les personnes intéressées peuvent se rendre sur le site www.ingx.fr , envoyer un mail à coworking@ingx.fr ou nous joindre au 02 97 50 62 65.

Facebook et Twitter : @ingroix

A bientôt chez INGx !

Réhabilitation d'une ancienne cabine téléphonique près de la mairie de Kersaint-Plabennec par l'association Zéro déchet nord Finistère.

L'association Zéro Déchet Nord Finistère rénove depuis avril 2018 une ancienne cabine téléphonique place de la mairie à Kersaint-Plabennec. La cabine étant en excellent état, disposée sur un lieu public, l'association trouvait dommage de ne pas lui donner une seconde vie !

Le principe d'une cabane à dons ?

Chaque habitant de Kersaint-Plabennec peut déposer des affaires "en bon état" dont il n'a plus besoin. En échange, il peut ou non prendre des objets qui lui seront utiles.

Aucun échange d'argent, une sorte de lieu de troc permanent anonyme !

Vous pourrez y déposer livres, vaisselle, décorations, jeux, petit mobilier, CD, DVD, outils … et prendre ce qui vous fera plaisir !

Egalement, plusieurs petits jardins incroyables comestibles ont vu le jour près de la cabine. Ces jardinets contiennent de la nourriture gratuite. N'hésitez pas à venir planter et goûter les plantes et légumes mises à disposition par l'association.

L'inauguration de la cabane à dons aura lieu le samedi 7 juillet a 11 heures : dépôt des premiers objets, présentation de la cabane et petites animations seront au programme !

La cabane n'ayant pas encore de petit nom, vous pouvez voter pour celui-ci sur la page Facebook de la cabane ici : https://www.facebook.com/groups/176398066358488

Conditions d'accès : Entrée libre
Contact : nordfinistere@zerowastefrance.org
Rendez-vous : Samedi 7 juillet, à 11h00, place de la mairie à Kersaint-Plabennec (29)

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