Actu Démocratie participative

Les rencontres contributives s'inscrivent dans un cycle engagé depuis 2018.
[Vidéo de présentation du cycle](https://tube.ac-lyon.fr/videos/watch/44e4a58b-a10c-48dc-b84e-3e0a3fe5dcff 4 4)
Nous voici à la 4ème journée organisée cette fois-ci à Rennes sur le thème des tiers lieux éducatifs et de la question de l'inclusion.

Une journée pour faire communauté, favoriser les échanges et la documentation de pratiques entre acteurs différents mais complémentaires, et faire émerger des projets coopératifs autour de l'inclusion sociale et du handicap dans les Tiers-Lieux éducatifs.

elle est organisée par

Vous inscrire, avoir plus d'informations ... rendez-vous ici

Le 12 novembre à 18H à la Coopérative Pédagogique Numérique 29, site du lycée Vauban, le réseau Prof@brest invite à échanger avec Edith Boulo, professeure-documentaliste, autour du Wikiconcours : un concours national de création et d'amélioration d'articles Wikipédia dans le cadre scolaire.

Durant ce nouveau rendez-vous convivial prof@brest, ouvert à tous, Edith Boulo, professeure-documentaliste au lycée Kerichen - La Pérouse, évoquera sa participation au Wikiconcours lors de l'année scolaire 2017-2018. L'objectif du Wikiconcours est de s'appuyer sur Wikipédia et son mode de fonctionnement pour développer chez les élèves des compétences informationnelles, à la fois disciplinaires et numériques. Edith Boulo témoignera de son expérience : la présentation du concours et des grands principes de Wikipédia à la classe (en l'occurrence une classe de première), le déroulement du travail au cours de l'année et les difficultés rencontrées, quelques exemples de réalisations d'élèves.

Ce rendez-vous prof@brest permettra aussi de découvrir le nouveau site Bretagne-Educative : un site contributif pour mettre en réseau les initiatives et construire un territoire apprenant.

Une rencontre Prof@brest à la CPN29
POUR EN SAVOIR PLUS

Interview d'Edith Boulo, documentaliste, qui a co-animé avce Céline Le Gall, professeure de français le projet en 1ère S3 au lycée Kérichen La Pérouse publié sur a-Brest


MB : Le projet d'écriture sur wikipédia que tu as initié a remporté le concours national wikipedia, en quoi consiste ce concours ?

Ce Wikiconcours est destiné aux lycéens. Il s'agit d'amener une classe à créer un ou des articles sur Wikipédia, ou d'améliorer des articles existants.
Il a démarré cette année le 22 novembre, et s'est achevé le 1er mai.

Pourquoi avoir proposé ce projet à la classe de première S3 ?

Pour l'édition précédente, j'avais proposé de participer au concours à l'ensemble des professeurs susceptibles d'être intéressés. Céline Le Gall, professeure de français, trouvait l'idée motivante, et nous avons donc travaillé avec sa classe de 1reS. Cette première expérience a été intéressante, mais nous avons manqué de temps, et nous en avons tiré profit pour cette nouvelle édition.

Comment ce projet a-t-il été mis en œuvre ?

Le fonctionnement est laissé au libre choix des enseignants : certains proposent à leurs élèves d'effectuer des traductions d'articles existants dans d'autres langues ; d'autres travaillent avec leur classe à l'élaboration d'un seul article (ce qui pose sans doute des problèmes d'organisation, mais permet des réalisations plus ambitieuses) ; nous, nous avons laissé les élèves choisir leurs sujets, sur lesquels ils travaillaient seuls ou en groupe, et qui étaient des créations ex nihilo, des traductions ou, pour un groupe, des améliorations apportées à un article existant.

Nous avons commencé par leur présenter les principes fondateurs de Wikipédia (encyclopédie, neutralité de point de vue, licence libre, projet collaboratif) et leurs conséquences pratiques pour leur travail : nécessité de sourcer leur travail, de ne pas prendre parti, et de s'appuyer sur la communauté.

Pour les aider, nous leur avons donné des liens vers des articles à créer. Mais les élèves ont passé un temps assez important à choisir leurs sujets : il n'est pas facile de trouver un sujet non encore existant, correspondant aux critères d'admissibilité, et pour lequel il est possible de s'appuyer sur des sources secondaires de qualité.
Ensuite, nous les avons laissés effectuer leurs recherches, en les guidant en cas de difficulté.


Comment dépasser la difficulté de l'apprentissage des règles particulières d'écriture sur wikipedia ?

Ce n'est pas le point le plus facile à traiter. Malgré l'avancée que représente l'éditeur visuel, il reste un certain nombre de difficultés techniques ; et l'établissement d'une infobox correcte n'est pas la compétence la plus utile à développer chez des élèves qui n'ont pas nécessairement vocation à devenir wikipédien. Mais si un article est correctement rédigé, structuré et sourcé, il sera admissible et les modifications formelles peuvent être effectuées ensuite à l'aide de la communauté – si on la sollicite – ou des accompagnateurs du Clemi. L'important est de mettre l'accent sur ce qui rend un article admissible.

Quelles sont les compétences que cela développe pour les lycéens ?

Elles sont nombreuses, mais à des degrés divers selon les sujets traités. Et surtout, cela permet d'aborder pratiquement un certain nombre de notions.
D'abord, ce projet leur permet de mieux connaître un outil qu'ils utilisent presque quotidiennement, mais dont le fonctionnement et les principes leur sont très mal connus (ce qui n'est pas le cas des seuls lycéens, du reste).

Ensuite, c'est un exercice intéressant de recherche documentaire, puisque d'ordinaire, quand ils effectuent une recherche, ils ont déjà l'essentiel des réponses sur Wikipédia. Ils ont également à sélectionner des sources (on aborde alors la notion de source primaire et de source secondaire), et à recouper des informations, à les trier, à les structurer.

La notion de propriété intellectuelle et de libre de droit est également centrale : le plagiat est immédiatement sanctionné (cela va généralement jusqu'à la suppression de l'article) ; et les illustrations ne peuvent pas être récupérées n'importe où, puisque tout doit être libre de droit.

Enfin, la notion de travail collectif prend ici tout son poids : la communauté surveille ce qui est fait, intervient, sanctionne parfois, mais elle est composée d'individus, à qui il est possible de s'adresser pour demander des conseils, une aide technique, une relecture, ou une explication suite à une intervention.

Et pour te situer quelques mots pour te présenter et ton intérêt pour Wikipedia

Sans faire partie des wikipédiens assidus, j'ai un compte depuis quelque temps déjà : au départ, je voulais mieux connaître le fonctionnement interne de cette encyclopédie, qui a réussi un pari incroyable. J'effectue quelques modifications mineures çà et là, et, de temps en temps, il m'arrive de rédiger ou surtout de traduire un article. Je contribue également à Wikisource, un projet frère beaucoup moins connu, qui permet d'accéder à des textes du domaine public, et dont la particularité est de confronter le fac-simile des ouvrages avec sa transcription : les erreurs de transcription peuvent ainsi toujours être corrigées de manière fiable.

Que conseillerais-tu à un.e enseignant.e qui voudrait se lancer dans un tel projet ?

Je pense qu'il est très utile de se former soi-même en amont à Wikipédia, pour éviter d'être découragé par des obstacles techniques. Une certaine habitude du fonctionnement de l'encyclopédie permet aussi de mieux interagir avec les wikipédiens, ce qui peut être un atout non négligeable pour le reste de l'opération : l'un d'eux a été d'une aide précieuse pour le choix d'un des sujets ; plusieurs autres ont aidé à la relecture.

Personnellement, même si j'avais déjà un compte sur Wikipédia, j'ai suivi le premier Wikimooc, qui est vraiment très bien fait et très complet. Si l'on n'a pas le temps de le suivre, il est quand même très souhaitable de consulter quelques vidéos de présentation, et de créer un compte pour commencer à effectuer soi-même quelques modifications ; cela permet d'être plus à l'aise pour guider les élèves.

Et comme pour tout concours, il est bien sûr indispensable de consulter les rapports de jury et les réalisations des lauréats des sessions précédentes.
Enfin, quel que soit le résultat, l'expérience est intéressante en soi, et globalement appréciée par les élèves qui y participent.

Quelques liens utiles :

Évaluer avec le numérique, l'autonomie au centre des pédagogies, ludification des apprentissages, open-lab : quelques activités proposées en novembre 2019 par la Coopérative Pédagogique Numérique d'Ile-et-Vilaine ...

L'écolieu PADUS est un lieu d'accueil collectif, outil pédagogique d'expérimentations et d'alternatives en faveur de la transition.
4 grandes orientations guident nos actions :
PRODUIRE ET CONSOMMER AUTREMENT (potager naturel, permaculture, démarche ZD, recyclage/réemploi, utilisation raisonnée des ressources...)
VIVRE ENSEMBLE (collectif intergénérationnel, gouvernance partagée, CNV...)
COMPRENDRE ET S'OUVRIR AU MONDE (conférences, discussions, sensibilisation aux enjeux de la transition et du réchauffement climatique)
ACCOMPAGNER, PARTAGER et TRANSMETTRE (ateliers, formations, stages, dans divers domaines - permaculture, pédagogie Montessori, énergie, bois...)

Une partie du collectif s'est transformé en association "Buzug&Co" qui organise différents événements (portes ouvertes, perm'apéros, journées collectives) en lien avec Padus.

Comment diffuser et valoriser les nombreuses initiatives qui tout au long de l'année font vivre l'éducation en Bretagne ? Et si l'on créait un site pour donner à voir la créativité des enseignant•es et des élèves, les projets des établissements et des associations, les événements organisés dans et hors l'Education nationale, les mutations en cours de la pédagogie ?

Telles sont les questions qui ont amené la création du site « Bretagne Educative ». Tels sont les défis qu'il invite à relever.

Le projet s'inspire de l'esprit des Coopératives Pédagogiques Numériques mises en place dans les 4 départements bretons et amenées à essaimer.

Aussi dans la continuité des suggestions d'un fameux rapport de Catherine Becchetti-Bizot, Guillaume Houzel et François Taddei : « déployer des tiers lieux numériques pour co-construire en ligne des questionnements, des problématiques, des méthodes pédagogiques, des contenus, des publications, des outils numériques ou des recherches participatives dans un esprit de partage et de productions collectives de « communs » ; « constituer sur la base du volontariat, les communautés éducatives élargies en « alliance territoriale » facilitant les coopérations pour chercher ensemble des pistes d'amélioration et construire des territoires apprenants ».

La démarche se veut nouvelle : par la publication en ligne, il s'agit d'investir un nouvel espace public, d'y participer librement et activement pour devenir membre à part entière de la « société apprenante », de faire vivre la capacité du numérique à inventer de nouvelles manières d'apprendre et de se relier aux autres, de construire, ensemble, les savoirs.

Le site se veut ouvert : quels que soient son statut, sa discipline ou sa place (enseignement primaire, enseignement secondaire, enseignement supérieur, éducation populaire, structures péri-éducatives …), que l'on soit individu, collectif ou institution, chacun•e peut contribuer librement au site, non pas pour débattre des politiques éducatives locales ou nationales, mais pour témoigner d'une expérience, raconter une action, présenter une modalité de travail, faire découvrir un outil pédagogique, annoncer un événement …

Le site est provisoirement hébergé par l'association Infini et porté par l'association Prof@brest. Des partenariats plus avancés avec l'académie de Rennes sont en cours.

L'ambition se veut forte : montrer combien la Bretagne foisonne d'initiatives en matière éducative, favoriser par la publication en ligne l'esprit d'innovation et de partage, tisser des liens entre les acteurs et actrices de l'éducation sur le territoire breton.

Bon réseau à tous et à toutes !

Dans le cadre de son pôle "Mission culturelle, territoriale et citoyenne", le CNAREP Le Fourneau a poursuivi son partenariat entamé depuis 2014 avec le Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation (SPIP) et la Ligue de l'Enseignement du Finistère, visant à mener des actions culturelles à la Maison d'arrêt de Brest. En octobre 2019, Le Fourneau a choisi de solliciter l'artiste Arthur Ribo, virtuose du verbe et slameur, maître dans l'art de l'improvisation. Cet artiste accompagné de Victor Belin, musicien, a réalisé son spectacle Le concert dont vous êtes l'auteur face aux personnes détenues de la Maison d'Arrêt de Brest, puis a mené des ateliers de pratique artistique auprès d'un groupe de volontaires.


Représentation du Concert dont vous êtes l'auteur. Sur scène, Arthur Ribo et Victor Belin improvisent textes et musique en s'inspirant des mots donnés par les personnes détenues avant le concert.

Proposer ce spectacle participatif aux personnes détenues, en amont des premiers ateliers, a été une mise en bouche éclairante sur la multitude de possibilités qu'offre la maîtrise des mots. L'artiste a retrouvé une dizaine de personnes ayant assisté au spectacle lors des ateliers proposés l'après-midi même.

Une parenthèse poétique et libératrice pour les participants

Du mardi 1er au jeudi 3 octobre 2019, 11 personnes détenues et 4 habitant·e·s volontaires ont participé à ces ateliers. Ceux-ci se sont articulés autour de 2 axes : l'écriture et la libération de la parole. Un projet ambitieux consistant à identifier chez chaque participant·e les blocages l'empêchant d'avoir une expression fluide. Identifier ces blocages a permis d'ouvrir, un à un, les barreaux de l'esprit et de coucher ses maux sur le papier pour l'exprimer face au groupe.

Durant ces 3 jours, Arthur Ribo a su amener les participants à échanger les uns avec les autres et à exprimer leurs émotions de la façon la plus authentique possible. Dès le premier atelier, les participant·e·s se sont épanché·e·s de manière saisissante face au groupe. Chacun·e a rapidement pris la parole, laissant libre cours à ses pensées, allant même vers une parole intime.


Les propositions de jeux et d'exercices d'Arthur Ribo ont amené les personnes détenues à aborder le passé, le futur, l'enfermement, les rêves, etc. Une relation de confiance et une véritable bienveillance se sont installées dans le groupe dès la première rencontre. Tous les participant·e·s ont accepté spontanément de lire leurs textes à voix haute. Durant 3 jours ils ont profité de ce climat de confiance dans un environnement pourtant inhospitalier, laissant habituellement peu de place à l'expression des émotions de chacun.


L'implication de 4 habitant·e·s volontaires (1 homme et 3 femmes) durant les ateliers a permis d'enrichir les relations mixtes et intergénérationnelles dans le groupe. L'artiste a su guider uniformément l'ensemble des participant·e·s en cultivant leur sensibilité et leur curiosité, à travers la rencontre. Cela a permis d'échanger sur une pluralité d'univers, de s'ouvrir sur des quotidiens dissemblables et des réalités différentes. Chaque acteur du projet a pu apporter ses points de vue, ses projections, ses regrets, ses inspirations. L'implication d'amateur·e·s a aussi été une manière de mettre en évidence que l'on peut faire avec l'autre.


Un respect mutuel s'est observé dès la première rencontre et a perduré jusqu'à la restitution finale. La qualité de l'écoute entre les participant·e·s a été significative à chaque lecture de texte. Les témoignages des personnes détenues lors de la dernière journée furent poignants. Un des participants a exprimé sa reconnaissance à Arthur Ribo en expliquant que ces trois derniers jours d'ateliers avaient été les seuls où il avait eu envie de se lever le matin depuis maintenant 8 mois. Un beau cadeau de remerciement offert à l'artiste.


L'ensemble des personnes détenues a reconnu avoir amplement amélioré les relations entre eux dès le premier atelier. Un des prisonniers a noté une évolution significative dans la couleur des textes proposés par le groupe au fur et à mesure des ateliers. En effet, les mots négatifs du départ (morts, enfermement) ont vite été remplacés par d'autres plus positifs (rencontre, évasion, partage).

Jeudi 3 octobre 2019, les participant·e·s ont su partager leur expérience devant un public invité et mesurer l'impact des actions menées sur leur capacité à libérer leur parole et leurs émotions.

Tous à vélo le dimanche 10 novembre parce que le vélo est une des solutions aux défis sociaux, de santé, économiques et environnementaux actuels.
Rendez-vous à 11h à Brest ( la Poste rue de Siam) pour une manifestation festive, joyeuse et familiale à vélo.
Parcourons en musique et au son de nos sonnettes les rues de Brest.
Evènement national porté par la FUB initié par Vélocité Montpellier en partenariat avec la FSGT 29, Youth For Climate et Citoyens pour le Climat. "

A Brest : St Pierre et centre Ville

Deux guides pour lutter contre le harcèlement dans l'espace public ont été conçus en 2019 : l'un par l'université et trois grandes écoles brestoises et l'autre par la Ville de Brest et Brest métropole. Dans ce cadre, la Ville de Brest et Brest métropole se sont associées à ces établissements de l'enseignement supérieur afin d'effectuer une présentation et un lancement conjoint de ces deux guides.
La conférence de presse dédiée au lancement de ces deux guides se déroulera le :
Mardi 19 novembre 2019 à 15h30,
A l'Auditorium des Capucins, 25 rue de Pontaniou à Brest.

Le guide réalisé par l'UBO

Bretagne Educative c'est aussi aller à la rencontre d'acteurs qui s'impliquent et prennent des initiatives pour le bien être éducatif, ici l'interview de Gilles Cornillet principal du collège de La fontaine Margot à Brest.

une interview réalisée par Michel Briand, par ailleurs ancien parent d'élève de ce collège :-)

!!! ce texte est en cours de validation !!!

Bonjour, est ce que vous pourriez vous présenter ?

Gilles Cornillet, je suis le principal du collège La Fontaine Margot à Brest, un collège numérique depuis 2014 qui essaie chaque année d'innover sur le numérique, le climat scolaire, le bien-être des élèves avec des équipements modernes.

Dans la petite visite, on a pu voir différents espaces qui ont été aménagés dans un esprit de tiers lieux : est-ce que tu peux nous expliquer la logique de ces aménagements ?

La logique, c'est de préparer les élèves à leur futures études, de les rendre autonomes et donc de leur donner les moyens de travailler, bien sur en cours avec du mobilier mobile qui permette aux enseignants d'adapter leur cours selon les disciplines et les modalités pédagogiques choisies. Mais aussi en dehors des cours pour avoir des espaces agréables pour travailler mais aussi avoir des espaces ludiques pour pouvoir vivre le collège dans de bonnes conditions.

Les aménagements ouverts dans l'esprit des tiers lieux recouvrent tous les espaces, qu'il s'agisse des espaces couloirs, des halls ou des espaces de cours. Le collège n'est pas un espace vide, un espace de circulation mais un lieu où l'on vit concrètement sa scolarité.

Tout à l'heure, on a vu le CDI qui dispose de différents équipements pour travailler tout seul, travailler en groupe : est ce que cela fonctionne ?

Oui cela fonctionne parce que les élèves ont différents espaces à leur disposition, des espaces pour travailler avec de grandes tables inspirées d'une visite à un starbuck café pour que les élèves puissent étaler leur travail et travailler en groupe ; des positions hautes parce que certains élèvent aiment bien être ainsi, en position haute, et puis des chauffeuses des poufs, pour pouvoir lire tranquillement avec naturellement le wi-fi pour qu'on ait le minimum d'ordinateurs filaires (2 dans le CDI) mais plutôt des tablettes qui permettent de s'asseoir où l'on veut comme on veut.
Cela permet aux élèves de travailler de manière autonome dans de bonnes conditions et contribue à les préparer à la suite de leurs études au lycée ou dans le supérieur.

Et le fait que le CDI devienne tout autant un espace de co-travail qu'un espace de documentation est ce que cela change le métier de la documentaliste ?

Elle est comme moi, je me définis en « mode service » comme principal je suis là pour dépanner, pour rendre service. Elle est aussi dans ce mode là, pour aider dans la recherche documentaire, c'est son rôle, documentaire c'est son rôle, mais aussi pour dépanner sur les tablettes, faire de l'éducation aux médias et aux réseaux sociaux Le CDI est plus ouvert, plus un espace de travail, son métier évolue mais Mme Régine TREMOREUX le fait avec cœur et s'y retrouve très bien, avec cette évolution du métier.

J'ai vu aussi le réaménagement de la salle de permanence pour permettre du travail individuel, en groupe ou de se reposer..

C'est la même philosophie, les salles en « autobus » ont un peu vieillies. On tous cela en tête les salles bien rangées comme des salles d'examen dans le sens de la longueur. On a déjà voulu inverser le sens et avoir une salle plutôt en amphithéâtre et créer des espaces : des grandes tables pour travailler en groupe, des positions hautes, des tables circulaires pour bien travailler à 3 ou 4, des positions classiques, des poufs pour pouvoir lire lorsque l'on a fini son travail. On incite à la lecture, nous avons acheté plein de romans depuis deux ans pour que les familles n'aient pas à en acheter et les élèves ont tous un roman dans la poche. Je préfère avoir un élève sur un pouf à lire au calme plutôt qu'un élève qui est en train de bouillonner sur sa chaise parce qu'il a fini son travail et qu'il tourne en rond.

Il y a aussi des espaces qui facilitent le bien vivre : billard babyfoot ..

Le collège est un lieu de vie où ils passent plus de temps (hors sommeil) que dans leur famille. C'est un lieu d'éducation et un lieu de vie où ils doivent se sentir bien. Certes ils travaillent, on leur demande beaucoup mais ils ont aussi des lieux pour se détendre, échanger, se sociabiliser entre eux, apprendre à vivre en communauté.. Tout cela fait partie de l'éducation, d'où le billard pour les 3éme avec une télé et des endroits pour se poser. Dans la cour il y a plein de jeux, deux terrains de basket, un terrain de hand, deux tables de ping pong, des bancs pour discuter.. C'est un lieu de vie, où ils peuvent se dire je vais passer une journée au collège, certes une journée de travail mais aussi une journée agréable où je vais pouvoir rencontrer mes copains et passer de bons moments.

A côté de ce mieux vivre, de ce mieux étudier, le collège est aussi un collège numérique ..

C'est une démarche qui date de 2014, et qui est passée par différents stades. Une première arrivée de 24 tablettes en 2014 puis le passage de l'établissement entièrement en wi-fi et on est passé rapidement à 100 tablettes (pour environ 300 élèves). Ce n'est pas qu'une question matérielle, et l'on s'est posée rapidement la question des contenus et des usages. On utilise un outil collaboratif comme Pearltrees qui permet l'accès partagé des élèves aux contenus de cours, textes, videos, sons.. Un élève qui part au bout de 4 ans a tous ces cours (ou au moins une grande partie parce que tout n'est pas encore en ressource numérique) de la 6ème à la 3ème sous forme de cartable numérique. Il est habitué à aller chercher de l'information, à la mettre en forme, à échanger avec ses camarades. L'usage de ces outils le prépare à ce qu'on lui demandera plus tard au lycée et encore plus dans le supérieur, mais aussi dans sa vie.

On fait aussi de la robotique et de la programmation avec des outils comme Scratch ou Python et un soutien d'étudiants de l'ENSTA.

Au fil des années est-ce que ces aménagements et l'usage de ces outils numériques ont contribué à changer l'ambiance au collège ?

Cela a été compliqué à La Fontaine Margot du fait de problème de réputation qui ne reposait sur rien puisque le collège a toujours eu de bons résultats qui continuent de s'améliorer avec cette année 100% de reçus au Diplôme National du Brevet, série générale ce qui est un exploit pour collège en éducation prioritaire avec des moyennes de 12 à l'écrit en français, en math, en histoire et en sciences !

Mais on est un collège en zone d'éducation prioritaire avec 20 % d'élèves qui viennent d'un quartier d'habitat populaire parfois stigmatisé. Il a fallu travailler avec les parents expliquer que c'était calme ici, que les élèves travaillaient dans de bonnes conditions et que l'on avait de bon résultats.

On a des règles qui peuvent paraître un peu strictes pour les élèves mais ils s'y retrouvent bien.

Et sur ces changements y-a-t-il une adhésion des enseignants et des parents ?

Dans un sondage réalisé, il y a un an auprès de tous les personnels, des parents de 4éme et 3éme qui avaient un peu de recul, et des élèves de 4é et 3éme (soit environ 3 à 400 personnes) sur 19 questions portant sur le bien être, le numérique, les équipements, le taux de satisfaction moyen est autour de 90%.

Et quelque chose qui me fait plaisir à la question « est ce que l'on prend bien en compte les élèves de Segpa et les élèves en difficulté et qu'on les intègre bien au collège ? » la réponse est massivement oui ! On travaille avec l'ensemble des élèves, ceux qui ont du talent on leur donne à manger pour qu'ils aillent plus loin, et ceux qui ont des difficultés, on s'en occupe bien.

Présentation ce matin a Rostrenen du parcours Tremplin numérique porté par notre association et @IMTAtlantique , soutenu par @regionbretagne et le FSE, à partir de janvier 2020

L'action vise à proposer des parcours numériques adaptés aux personnes éloignées de l'emploi

Objectifs :

Intégrer aux parcours une part importante de non recourants (35%) et de personnes en situation de handicap.

Travailler sur les freins d'accès a l'emploi mais surtout partir des compétences des personnes pour construire leur projet

Transmettre des compétences attendues par les entreprises ;

Donner une solide culture technique autour du numérique ;

Mettre en confiance pour répondre a des besoins et des métiers émergeants lies au numérique.

Développer un réseau de professionnels autour de ce parcours

Le parcours amènera par la suite les bénéficiaires a intégrer une formation qualifiante ou un emploi.

Contenu de la formation :

Phase 1, phase préparatoire de 8 semaines, 31h30 semaine. Cette phase ne concerne pas tous les stagiaires, seuls ceux qui auront besoin d'une remise à niveau, d'une phase de raccrochage, d'un accompagnement pour lever les freins périphériques. Effectif prévisionnel : 10 stagiaires

Phase 2/1 : 13 semaines : formation technique aux outils numériques, 31h30/ semaine. Il ne s'agit pas d'une formation diplômante ni qualifiante, néanmoins, les stagiaires seront amenés à passer une certification PIX. Effectif prévisionnel : 15 stagiaires

Phase 2/2 : 4 semaines de spécialisation ouvertes à des personnes ayant déjà des acquis techniques et souhaitant se spécialiser. Effectif prévisionnel : 20 stagiaires. Possibilité pour quelques parcours d'intégrer cette spécialisation sans avoir suivi la formation technique.

Lieu : Rostrenen

Durée : 787h50, 7 mois. Démarrage prévisionnel : janvier 2020

Les stagiaires pourront bénéficier d'une aide financière de la Région

Accompagnement vers l'emploi à la fin de la formation durant 6 mois :
● Suivi individualisé
● Rencontres régulières
● Possibilité de stage d'insertion professionnelle
● Co-construction et animation d'évènements en lien avec les professionnels (hackathon, rallye métiers)
● Accompagnement à la mobilité

Ce programme aura lieu également à Brest et à Rennes

L'article Parcours Tremplin Numérique est apparu en premier sur Les petits débrouillards.

Voir en ligne : https://www.lespetitsdebrouillardsg...

Dans le cadre de ses actions d'éducation à l'image par la pratique, de développement des cultures numériques et du Festival Intergalactique de l'Image Alternative 2019, l'association Canal Ti Zef propose un Kino Kabaret Intergalactique.


La participation est ouverte à toutes personnes, débutantes et confirmées. Elle peut être individuelle ou collective.

L'inscription comprend l'acceptation du règlement du Kino Kabaret Intergalactique 2019 et une adhésion individuelle à l'association Canal Ti Zef pour une durée de douze mois. Le montant de l'inscription est libre. Elle est a renvoyer à tony@canaltizef.infini.fr ou à Kino Kabaret Intergalactique - Canal Ti Zef, 186 rue Anatole France, 29200 Brest avant le 05 décembre 2019.

Le thème du Kino Kabaret Intergalactique 2019 est « La démocratie et l'addition s'il vous plaît ! »

  • > Durée maximum des films : 7 minutes
  • > Date limite de remise des films : 05 déc. 23h59

Les films doivent être accessibles aux personnes sourdes et malentendantes avec un sous-titrage code couleurs des éléments sonores signifiants.

Le Kino Kabaret Intergalactique 2019 adopte une nouvelle formule et se déroule en trois temps :

  • > Lundi 18 nov. à partir de 19h - Beaj Kafé
    Lancement avec tirage au sort des contraintes thématiques & projections de films Kino Kabaret Intergalactiques – entrée gratuite – accessible aux personnes sourdes et malentendantes (STSME & LSF)
  • > Du 19 nov. au 05 déc.
    Réalisation des films par les participants. Un accompagnement technique et artistique est possible, sur rendez-vous pour les participants qui le demandent, dans la mesure des disponibilités
  • > Samedi 07 déc. à 17h - Beaj Kafé
    Diffusion publique des films réalisés– Prix libre pour le public - accessible aux personnes sourdes et malentendantes (STSME & LSF). Dans le cadre du festival intergalactique de l'image alternative 2019.

Inscriptions et renseignements :
tony@canaltizef.infini.fr – 09 72 52 46 49 – canaltizef.infini.fr

Le Kino Kabaret Intergalactique 2019 et organisé par Canal Ti zef, en partenariat avec le Beaj Kafé et le soutien de la Ville de Brest dans le cadre de l'appel à projets Multimédia

Un article repris du magazine egalité-femmes-hommes-brest, une publication sous licence CC by sa

Programme

Objectif(s) :

  • Lutter contre les stéréotypes, notamment sexistes, et les discriminations à l'école.
  • Découvrir des pratiques et des outils pour prendre en compte la question de l'égalité filles-garçons dans les apprentissages.
  • Mettre en oeuvre des pratiques de classe égalitaires.

Contenu :

Gaël Pasquier et Fanny Gallot, maîtres de conférence en sociologie et histoire, enseignants à l'INSPE de Paris Est Créteil Val de Marne interviendront sur les outils et les pratiques enseignantes à mettre en place pour une pédagogie non sexiste.

Ouvert à tou.te.s !

Informations supplémentaires et inscriptions

Dans le cadre de l'ouverture de la ressourcerie de l'université Rennes 2 à Mazier à St Brieuc, l'association des Petits débrouillards proposera des ateliers hebdomadaires de réparation à la façon des « Repair Cafés ». Un projet mis en place dans le cadre du contrat de Ville de Saint-Brieuc Agglo. « Les ateliers auront lieu à la fac mais se déplaceront aussi dans le quartier pour amener différents publics à se rencontrer ».

Photo extraite de l'article ci dessous

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/saint-brieuc-les-etudiants-de-mazier-ont-ouvert-leur-ressourcerie-6577601?fbclid=IwAR3sisUI8aQCuvo2MBnK5UM_IWMb2lG5Gv-mw_R15PxXCFpTulkn6UCxHPI

L'article Des ateliers d'autoréparation à St-Brieuc à L'université Mazier est apparu en premier sur Les petits débrouillards.

Voir en ligne : https://www.lespetitsdebrouillardsg...

Individus, associations, entreprises beaucoup d'entre nous utilisent régulièrement le numérique en subissant l'environnement toxique d'un monde non régulé : toujours plus de "puissance", de vitesse, de flux, captation généralisée des données privées, insouciance sur le coût énergétique et en ressources rares, obsolescence et réparations difficiles ..

Comme pour beaucoup de questions de transition il est possible d'agir localement !

Voici une première écriture, basée sur un contexte local mais qui ne demande qu'a être élargie et enrichie d'autres expériences pour contribuer à des propositions pour une politique publique du numérique.

Ici le premier volet "pour sortir des outils subis" à suivre sur l'accompagnement des usages des outils numériques pour la sobriété énergétique et la lutte contre l'obsolescence.

D'autres volets comme l'accompagnement des personnes éloignées face à la dématérialisation, le pouvoir d'agir, les communs numériques et la gouvernance seront abordés dans d'autres articles.

Cette contribution fait suite à une implication comme élu local sur l'appropriation sociale du numérique à Brest (1995 -2014) [1] avec la mise en place d'une centaine de points d'accès publics à internet, (les "papi") [2] sur le quartier de Kerourien à Brest, de l'internet pour tous à un euro dans l'habitat social d'un appel à envie de faire (un appel à projet où tous les projets sont retenus), un accompagnement de l'écrit public, un outillage (ateliers hebdomadaire, formation à la coopération animacoop) une mise en réseau (sites contributifs [3] qui référence les textes et articles de bilan publiés jusqu'en 2014.

Aujourd'hui le numérique devient omniprésent, avec des usages ancrés dans la vie quotidienne, qu'elle soit personnelle professionnelle ou dans les loisirs pour une grande partie de la population.

Mais pour beaucoup de nos usages nous n'avons pas de choix (sauf pour une minorité de personnes informées et outillées) :
où réparer mon téléphone ou ordinateur ?
comment avoir un outil facile de courrier, de navigation qui n'aspire pas toutes mes données ?
comment réduire ma consommation énergétique numérique ?

Répondre à ces questions doit se faire localement en proximité. Cela nécessite un accompagnement analogue à celui mis en place pour les papis : faire de l'accès public au numérique un service local s'appuyant sur le réseau des acteurs locaux : équipements de quartiers, services publics locaux, associations parce que les personnes qui en ont besoin fréquentent déjà ces lieux et que cela permet une diffusion des questions numériques dans le tissu local.

Pour un accompagnement au choix d'outils libres et éthiques

Beaucoup des outils que nous utilisons sont subis. Nous les utilisons parce qu'ils sont faciles et semblent "gratuits", parce que nous ne voyons pas le coût subi en terme de données privées aspirées !

Et pourtant des alternatives existent avec des outils en logiciels libres respectueux de notre vie privé.

Un des enjeux d'une politique publique municipale est de permettre aux personnes, associations et entreprises de sortir de cette dépendance.

Les initiatives comme les Chatons, (Collectif des Hébergeurs Alternatifs,Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires) sont une première brique d'un dispositif local.

C'est par exemple le rôle joué à Brest par l'hébergeur associatif Infini qui propose des services d'adresse mel, de listes de diffusion, d'espaces collaboratifs, de publication ...

Face à la toute puissance de plus en plus envahissante des Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft et en l'absence d'une régulation efficace en France ou en Europe, il est indispensable d'agir localement.

L'accompagnement à la mise en place d'un service public local des outils numériques doit être étendu en proximité. Cela passe par la définition de procédures accompagnées de migration ou une personne, une association, une entreprise choisit en étant conseillée ses outils jusque dans leur installation un peu comme nous pouvons être accompagné par les agences locales de l'énergie.

L'investissement dans la mise en place de ces procédures, le soutien aux réalisateurs a un coût mais qui est créateur d'emplois et est surement aussi utile que le soutien aux innovations technologiques et aux start-up pratiquées par beaucoup d'agglomérations.

La mise en place de 100 points d'accès publics en proximité a pu se faire de manière frugale parce qu'il s'est appuyé sur un temps long sur les acteurs locaux. Là aussi cette démarche d'un "faire avec" est susceptible de toucher les personnes en proximité.

Pour les fablab de quartier, les papifab [4], c'est par une démarche volontaire que certains "papi" sont devenus, en étant accompagnés par la ville (matériels et formation) des espaces d'initiation à la fabrication numérique. Ces lieux de quartier sont complémentaires dans une démarche de Fabcity de lieux spécialisés comme l'Open Factory à l'Université de Bretagne Occidentale ou d'entreprises qui en ont fait leur activité.

On peut ici imaginer un dispositif analogue pour le choix et l'installation des outils qui généralise une offre de service public local marchand et non marchand, pratiqué aujourd'hui avec des moyens limités et donc à petite échelle, par quelques acteurs associatifs comme Infini ou la Maison du libre à Brest.

Et de la même façon que le projet Cybercommunes, avait pu dans les années 2000 [5] accompagner les communautés de communes rurales pour l'accès public, ou que le déploiement de la fibre est organisé à l'échelle régionale par le syndicat mixte Mégalis, la région les départements pourraient, via Mégalis, accompagner ce développement hors agglomération dans un souci d'équité territoriale.

Dans un tel déploiement de services autour des usages maitrisés des outils la formation est un élément essentiel. Il ne suffit pas d'avoir une machine proprement installée pour savoir s'en servir. Ici aussi un réseau de lieux de médiations numériques en proximité (tel celui des papis) est important pour permettre l'autonomie des personnes et acteurs de la cité. Ce volet devra être particulièrement pris en compte en alliant là aussi un modèle marchand et non marchand selon les publics concernés.

L'expérience Brestoise nous a aussi appris qu'une politique publique numérique repose sur une implication des acteurs locaux facilitée par un "donner à voir" qui valorise celles et ceux qui font, une attention aux initiatives et un souci des communs.

Aussi ce volet proposé n'est qu'une pièce d'un puzzle qui fera l'objet des prochains articles.

Merci à celles et ceux qui voudront bien partager leurs expériences et projets
en sobriété, vie privé, obsolescence, pour accompagner des usages maitrisés des outils numériques.

[1] une politique poursuivie et prolongée notamment sur Fabcity par l'élu au numérique Ronan Pichon

[2] voir par exemple sur Kerourien Régine Roué, retour sur quinze ans de médiations numériques en coopérations

[3] voir le magazine a-brest et la dizaine de sites initiés par la collectivité et ouverts en écriture], Forum des usages coopératifs) et le soutien aux communs numériques ( Brest en communs) dont un bilan en terme de changement posture a été proposé ici : Premier pas vers une gouvernance contributive.

Elle fait donc référence à un contexte local largement documenté [[voir le wiki

[4] voir aussi le wiki sur les papifab 2019 des Fabriques du Ponant qui accompagnent le projet

[5] un projet malheureusement laissé sans suite dans les années 2010, lorsque la région s'est désintéressée de la question des usages

6 jours de formation pour :
Former les professionnels et/ou les bénévoles à la création et l'animation de jardins partagés afin de garantir la pérennité d'actions écocitoyennes et solidaires.

Public :
Publics impliqués dans un jardin partagé actuel ou en projet : participant de près ou de loin à la gestion et/ou l'animation du jardin : bénévoles ou salariés associatifs, représentants de groupe d'habitant, animateurs, travailleurs sociaux... venant des quatre coins de la Bretagne

Lieu : Rennes

Durée : 6 jours - 42h

Dates : 6 + 7 février / 5 + 6 mars / 2 + 3 avril 2020

Le programme détaillé

un article repris d'un mel de Bernard Lemoult

à l'IMT atlantique, site de Nantes

L'énergie citoyenne est dans l'ère du temps, comme en témoigne le développement rapide des projets citoyens et participatifs d'énergies renouvelables en France et plus généralement en Europe.

Au travers d'un état des lieux des évolutions en France et dans d'autres pays européens, Andréas RÜDINGER interrogera ces dynamiques de réappropriation locale et citoyenne, en s'intéressant aux différents modèles participatifs, ainsi qu'à leurs intérêts et limites.

L'attention portée aux projets citoyens permet également d'explorer plus largement les enjeux de gouvernance de la transition énergétique : quelles nouvelles formes de coopération émergent entre les collectivités et la société civile autour de ces projets ?

Derrière la vision d'une démocratisation de l'énergie, un modèle énergétique à 100 % local et citoyen est-il souhaitable et surtout réalisable ?

s'inscrire : https://web.imt-atlantique.fr/x-dre/lsd/index.php…

Transition climatiques ? Solidaires ? Partager nos énergies et raconter nos actions pour des changements SaluTerre

SaluTerre est un rendez-vous mensuel se déroulant aux Champs libres, salle magenta,
impulsé par le Conseil de développement de la métropole de Rennes, et ouvert à tous, dans l'état d'esprit des rendez-vous 4C.

Concrètement, nous tachons de faciliter et de recueillir les témoignages de ce que chacun entreprend localement pour des changements « SaluTerre », et travaillons à les partager au plus grand nombre. Sources d'inspiration, leviers dans la mise en réseau des citoyens acteurs, maillons de la « mise en récit » des transitions climatiques et solidaires en cours… nos témoignages ont tous de bonnes raisons d'être (re)connus !

Tous les premiers mercredis du mois, aux Champs libres, salle magenta (entrée côté boulevard Magenta), de 19h15 à 21h15

Prochain rendez-vous le 6 novembre

Plus d'informations sur le site du Conseil de développement : http://www.codev-metropolerennes.bzh
Plus d'informations sur les rendez-vous 4C : https://lesrdv4c.tumblr.com/


Quel est le point de départ de ce nouveau spectacle ? Qu'as-tu envie de raconter dans Héroïne ?

On cherche toujours à expliquer la genèse d'un spectacle. Son idée première, sa source. La plupart du temps, une fois qu'il existe, on raconte de manière linéaire et logique le processus, de l'origine jusqu'à la création, la parole est claire, fluide... elliptique. Alors que lorsque nous y sommes, nous ne savons pas. L'idée s'insinue, consciemment ou pas, limpide et diluée tout à la fois. Toutefois, je me souviens d'une chose. La première résidence de recherche sur le spectacle Les Tondues a commencé le jour des attentats perpétrés contre l'équipe de Charlie Hebdo et puis la sombre et terrifiante liste d'actes terroristes a marqué ensuite toute la création.

Au-delà des réactions émotionnelles qu'ils ont provoquées chez moi, du trouble qu'ils ont suscité en ce qu'ils faisaient irruption dans et contre mon sujet, chaque nouvel épisode réactivait un malaise grandissant. Pourquoi ne prenait-on jamais les terroristes vivants ? Pourquoi ne faisions-nous pas tout pour les mener devant un tribunal ? Pourquoi ne désirions-nous pas plus que tout assister à leur procès ? Pourquoi ne voulions-nous pas que le peuple juge les hommes mais aussi ce qui les avait menés jusque-là ? Leur mort semblait normale, attendue et voulue. Justice expéditive, retour de la peine de mort. Résonance très troublante avec le sombre sujet dans lequel je m'immergeais : les tontes de femmes, elles aussi expéditives, punitives et sans procès. J'avais timidement à l'époque exprimé ce sentiment peu partagé, et je m'étais rendue compte, finalement, peu « entendable ».

La Justice, comme pierre de voûte sociétale et valeur collective, s'est alors imposée comme l'enjeu d'un futur projet, à convoquer au cœur de l'espace public. Comprendre l'institution judiciaire, la regarder vivre, mesurer en quoi justice est-elle rendue ou non, observer ses rouages, peser le poids des choses de la plaidoirie à la sentence, éprouver au quotidien la justice qui est rendue en notre nom.

C'est le début du chemin pour Héroïne, la création étant prévue pour 2021. Quels sont les objectifs de cette résidence ?

Entre novembre 2018 et avril 2019, j'ai passé 1 semaine par mois auprès d'une avocate et plus largement au coeur de l'institution judiciaire. J'ai noirci des pages et des pages de carnet d'observation et de ressenti, résultats de dizaines d'heures passées en salle d'audience ou dans les couloirs des tribunaux. Ces carnets sont une matière pour l'écriture du projet. Avec Renaud Grémillon, musicien et Moreno, peintre, nous avons tenté de mettre en forme ce livret de bord et de le partager avec un premier public au Théâtre le Sillon à Clermont-l'Hérault*. Rencontre forte, fertile et excitante !

En novembre prochain, nous débarquerons au Fourneau pour tester les intuitions d'une future forme en espace public qui mêlera l'idée d'un tribunal à ciel ouvert, une composition musicale autour de l'oeuvre de Bach et des danseurs du mouvement Krump. Nous irons aussi à Ligne 21* pour une écriture de la future scénographie du spectacle.

Les Arts Oseurs sont associés au Fourneau pour trois années. La fréquentation régulière du territoire brestois va-t-elle influencer l'écriture d'Héroïne ?

Forcément, nos venues régulières sur les terres du Fourneau vont nourrir l'écriture ! Chaque résidence amène toujours des traces indélébiles à ce que sera un spectacle. D'autant plus quand il s'agit de travail en espace public : les lieux nous chargent, le temps qu'il fait, les habitants rencontrés…

Et à ce jour, Héroïne est déjà marqué par le sceau de notre histoire avec Le Fourneau : le projet que nous avions mené avec la maison d'arrêt* m'a longtemps hanté et j'entends bien reprendre contact avec cette institution carcérale pour y mener des entretiens avec les détenus.

De même, j'avais proposé aux étudiants de la licence Arts de l'université de Brest de s'immerger dans cette recherche. Nous avions passé une demi-journée au Tribunal de Grande Instance afin d'assister à une audience correctionnelle, ce qui avait donné lieu ensuite à un travail sur la question de la Justice comme institution mais aussi comme expérience personnelle ; sujet que nous avions ensuite expérimenté sous différentes formes sur les places publiques, ronds-points et rues de Brest. La manière dont ces jeunes s'étaient emparés de ce sujet dans leur propos mais aussi dans leurs corps m'a convaincue de la justesse de l'angle de vue.

Le Fourneau nous offre du temps et des espaces pour travailler, expérimenter, douter et créer… c'est si précieux !

* Les Arts Oseurs sont associés au Théâtre le Sillon à Clermont-l'Hérault (34)
* Ligne 21 est un lieu d'accueil de résidences artistiques situé à Lesmel, Plogonnec (29)
* Les Arts Oseurs ont réalisé un parcours d'ateliers et présenté J'écris comme on se venge à la Maison d'Arrêt de Brest en février 2016.

Un article repris du magazine egalité-femmes-hommes-brest, une publication sous licence CC by sa

La Maison du Théâtre est classée 3ème (sur 72 structures bretonnes étudiées) pour la part de femmes qui portent des projets artistiques dans sa programmation dans l'édition 2019 de l'étude H/F, la place des femmes (p.7). Elle se trouve ainsi dans les 8 % des structures qui accordent au mois 50 % de leur programmation à des femmes responsables artistiques.
Cette saison 19/20, accorde une nouvelle fois une large part aux femmes créatrices avec 52 % de la programmation, soit 13 projets sur 25.
Cette saison, notamment à noter :
> Anticyclone - Auto-F(r)iction familiale autour de la guerre d'Algérie / Lydie Le Doeuff / 26 et 27 novembre
Découvrant à l'âge adulte qu'elle ne sait rien sur les origines pieds-noires de sa famille, une jeune femme se lance dans une enquête à rebondissements.
> Jimmy et ses sœurs / Odile Grosset-Grange / 18 décembre
Note d'intention "J'ai décidé de passer commande à Mike Kenny de la pièce que j'attendais et ne trouvais pas. Mon souhait de départ était d'interroger la place de la petite fille dans les pièces jeune public. Ayant fait le constat que le héros est bien plus souvent un garçon. Là comme ailleurs, le neutre est masculin. Le héros féminin est un héros genré. Qu'est-ce que cela signifie pour chacun d'entre nous ? Pour les filles de ne pas être le héros – ou alors plus rarement – et de devoir bien souvent s'identifier à un héros masculin ? Et pour les garçons : qu'est-ce que cela veut dire de ne pas avoir à s'identifier aux filles, de ne pas y avoir droit, ou presque ? « Élucider l'ordre caché des choses » dès le plus jeune âge me semble essentiel, puisque dès six ans les petites filles commencent à se sentir moins intelligentes. Pour les adultes, qu'ils aient ou non des enfants, c'est aussi une question majeure. Qui nous affecte dans notre quotidien. Celui-ci bruisse chaque jour un peu plus des violences faites aux femmes, de la libération de la parole. Qu'en ferons-nous ? Irons-nous vers une société de plus de libertés ? Ou bien risquons-nous de tout remettre en cause, de tout séparer, de faire disparaître les libérations essentielles ? Serons-nous autorisés à devenir ce que nous sommes ? Libres, différents et égaux ?
Mike Kenny a réussi à faire de ce sujet presque trop théorique – je le reconnais– une oeuvre dramatique, avec la finesse, le suspense, la profondeur et l'humour qui le caractérisent." Odile Grosset-Grange, metteuse en scène
>Désobéir / Julie Bérès (affiche complet à ce jour, en attente d'une augmentation de la jauge) / 13 février
Comment s'inventer soi-même ? C'est sur cette interrogation que Julie Bérès est partie à la rencontre de jeunes femmes issues de la première, deuxième et troisième génération de l'immigration. Désobéir est une pièce d'actualité qui donne la parole à des jeunes femmes et dresse le portrait d'une France plurielle et métissée.
> Viviane / Mélanie Leray / 12 mars
Viviane, 42 ans, vit seule avec son bébé après une séparation brutale. Elle n'arrive pas à reprendre son travail. À sa grande confusion affective s'ajoute la mort de son psychiatre dont elle pense être responsable.

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