Actu Démocratie participative

Le Fourneau s'est associé à l'événement CHAHU CAPU aux Ateliers des Capucins avec une proposition de danse qui s'est jouée de l'architecture du lieu et de ses espaces publics.


Samedi 29 juin à 11h33 et à 18h02 et dimanche 30 juin à 13h03 et 18h02, 4 rendez-vous étaient donnés pour découvrir les Gonflés de la compagnie Didier Théron.


Dans La Grande Phrase, 4 danseurs aux formes étonnantes et colorées ont fait irruption dans différents endroits des Ateliers et du belvédère Cesària Evora, créant de multiples moments d'interactions avec le public présent, et dialoguant avec malice avec les espaces et le mobilier urbain.


Le collectif des Abers « nous voulons des coquelicots » appuyé par les associations Kan an Dour, Lannilis en transition, alternatiba Abers, Plouguerneau Nature Environnement et avec le soutien de la municipalité de Plouguerneau organise un festival des coquelicots le samedi 6 juillet à Plouguerneau
sur le site de la maison communale.

Parmi les temps forts de cette journée le mariage de la môme Coquelicot et du Gars Climat dont le spectacle est mis en scène par Goulc'han Kervella de la troupe Ar Vro bagan. La môme Coquelicot, veuve, doit choisir parmi des prétendants (Guy Phosate, Aras Talus … et le gars Climat). La cérémonie qui débute à 10h30 place du verger se déroule en présence d'un druide et le cortège est accompagné de sonneurs. Tout le monde est invité à y participer en s'habillant de préférence avec des couleurs rouge et vert ou déguisés en plantes, légumes, fleurs, fruits, éléments de nature et de climat...

L'après-midi nous accueillons Fabrice Nicolino, journaliste, écrivain et initiateur de l'appel des coquelicots qui répondra à 15h30 à cette question : pourquoi interdire les pesticides de synthèse ?

Son intervention sera précédée de 2 mini forums animés par François de
Beaulieu et Goulven Thomin et suivi d'un exposé du Dr. Letort sur les conséquences des pesticides de synthèse sur la santé.

D'autre part une fresque collective sera réalisée par des enfants sur le thème des fleurs sauvages et du climat.

Il y aura un stand accueil pour les signatures de l'appel la vente de livres de Fabrice, vente de cocardes , autocollants......

En allant avec mes marqueurs de conférence en ateliers, en rencontres, on entend souvent parler de ce fameux changement… Des entreprises qui sont menacées, de la société qui évolue, des clients qui ne consomment plus comme avant, les marchés qui sont volatiles, la technologie numérique qui a révolutionné les usages, les salariés qui n'ont pas les mêmes attentes que leurs prédécesseurs, les étudiants qui ne sont plus ceux d'il y a 10 ans, etc…

Tout a bougé et il est parfois difficile de (re)trouver ses repères, car ce n'est plus « comme avant ». Mais il est clair que nous ne reviendrons pas en arrière, et tant mieux. Le monde avance.

Tout a bougé pour moi aussi. Avancer sur son chemin de vie, créer son entreprise, ça fait bouger. Alors en partant de mon expérience, j'ai dessiné ce que je ressens comme une sorte d'objectif à atteindre (en terme de posture j'entends).

Une « nouvelle posture » qui nous permet d'appréhender (avec le plus de sérénité possible

Le REEB, Bretagne Vivante et UBAPAR organisent le séminaire de lancement du plan régional d'action "Éduquer à et dans la nature" le Jeudi 29 Août 2019 au centre Ti Menez Are de Brasparts (29).

Le plan est consultable en cliquant ici !

Il regroupe des enjeux pluridisciplinaires permettant de soutenir le projet d'éducation dans la nature, un inventaire d'actions possibles classées par public et toute la logistique de ce plan (accompagnement, communication, etc.)

Noter cette date dans vos agendas et bel été dans la nature !

Retrouver l'équipe de Vert le Jardin Dimanche 7 juillet au Pique nique Insolite. On y installe un coin à pique niquer jardinier et on composte les restes de pique nique des 3000 convives.

Cela fait presque 10 ans, que le premier sac à dos « Sortir dehors…sur un territoire » a été créé. Aujourd'hui, une dizaine de lieux en Bretagne proposent cet outil (et d'autres sont en projet). Ces sacs à dos de découverte, contenant du matériel pédagogique, permettent une découverte ludique, en famille, de la nature et du patrimoine.






C'est grâce au travail de la commission « Éducation à l'environnement » de l'UBAPAR, qui regroupe une vingtaine d'adhérents du réseau, que cette idée est née et que les projets ont fleuris.
L'UBAPAR a proposé des formations, accompagné les groupes de travail pour que des associations locales ou des partenaires développent ce concept sur leur territoire. Ces projets locaux, multi-partenariaux, sont menés par des professionnel.le.s ou des bénévoles.

Visiter un site en famille avec un sac à dos

L'objectif des ces sacs est de donner l'occasion à des familles d'aller parcourir un lieu en autonomie, en se baladant avec un sac à dos qui contient des activités et du matériel. Une carte, un livret ou des bornes permettent de s'orienter sur des parcours allant de 1 à 5 km maximum. Les groupes peuvent aller à leur allure et prendre le temps dont ils disposent pour réaliser le trajet et les activités. La location du sac pour la journée varie de 3 à 10€ selon les sites (certains sont gratuits !).

Chaque atelier trouvé dans le sac va permettre aux familles, adultes et enfants, de jouer, bouger, vivre des temps ludiques, bricoler, décorer (land art) mais aussi de regarder à l'aide de jumelles, utiliser ses cinq sens (sentir, observer, écouter, goûter, toucher…). Certains contiennent des puzzles, demandent à replacer des images autour d'un bâtiment, proposent de repérer des oiseaux ou des insectes qui vivent sur le site, de se bander les yeux le temps d'un jeu… Il s'agit de porter un nouveau regard sur des sites et des paysages déjà connus ou pas !

On peut louer les sacs à différents endroits : office de tourisme, site touristique, association locale… Et le contenu des sacs varie selon l'endroit visité et la créativité des équipes locales !


Où louer des sacs à dos familles ?

Dans le Finistère

* 5 sacs à dos dans le Pays des Abers (office de tourisme) :
Corn ar Gazel à Saint-Pabu 2,5 km au bord de la mer, 5€
L'Aber Benoît à Tréglonou 1,5 km au bord de l'aber, 5€
Saint Laurent, à Plouguerneau, 1km, gratuit
Plouguin, 1,6 km, gratuit
Lannilis, 5€

* Abbaye du Relecq à Plounéour-Menez : nature et patrimoine 1,5 km, 3 €
créé par « Au Fil du Queffleuth et de la Penzé et « Chemins du Patrimoine en Finistère »

* Moulin de Kerouat à Commana : nature et patrimoine, 1,2 km,

Dans le Morbihan

* Les landes de Monteneuf 2 km 10 € au centre « les landes » ou à l'Auberge « les Voyajoueurs »

* L'île aux pies, Saint Vincent sur Oust 2 km à La Fédé, Redon

Il est préférable de réserver les sacs à dos au préalable (par téléphone ou sur internet).

L'Ubapar a créé également d'autres sacs à dos « Sortir dehors » :
« Sortir dehors en groupe » pour mener des activités de découverte de la nature avec un groupe et sans connaissance préalable !
­- « Sortir dehors en famille » comme le précédent, mais pour les famille !
« Sortir dehors en bord de mer » pour une découverte du littoral en famille.

Informations supplémentaires

sacsadosbretagne.ubapar.bzh
Facebook : Sacs à dos en Bretagne



crédit photos : Christophe Stewart pour Au fil du Queffleuth et de la Penzé

FOCUS : en matière d'équipements connectés, les bretons ne diffèrent pas du reste du pays, à l'exception notable de leur taux d'équipement en smartphone, moins élevé (73 % des bretons équipés contre 80 % des français).
⅓ des bretons ne bénéficient que d'une qualité de couverture médiocre quand ils téléphonent de leur domicile. Ce taux monte à 44 % dans les foyers bretons habitant des zones rurales isolées (ZRI).
Cela semble plus difficile de faire ce que l'on souhaite en ligne si l'on habite en zone rurale isolée (ZRI) : tous usages en lignes confondus, entre 12 % et 19 % des internautes de ZRI estiment que leur connexion est insuffisante ; cette fourchette va de 6 % à 12 % pour l'ensemble des internautes

Des bretons toujours plus équipés… et toujours dans la moyenne nationale [1]

86 % des personnes interrogées vivent dans un foyer possédant une connexion à Internet fixe (via une box, adsl ou la fibre). C'est 3 points de plus qu'en 2014 et légèrement en deçà de la moyenne nationale (88 % - Marsouin 2019). 83 % des bretons utilisent cette connexion. Autrement dit, 3 % disposent d'une connexion à domicile qu'ils n'utilisent pas. Ajoutons que certaines personnes sans connexion à domicile se connectent ailleurs, puisque 87 % des bretons sont considérés comme “internautes”, c'est-à-dire qu'ils ont utilisé Internet dans les trois derniers mois .
À noter que le relatif sous-équipement en smartphone observé (73 % des bretons équipés contre 80 % des français) peut être lié au relatif sur-équipement des bretons en mobiles simples (20 % contre 15 % des français).

Source : Bretagne et France 2018 : « Enquête sur les usages du numérique en Bretagne Omni/Marsouin, CAPUNI 2019 » , 18 ans et plus [2] ; France 2019 Credoc « baromètre du numérique » 2018, 12 ans et plus.

Les Bretons sont 73 % à posséder un smartphone. Depuis 2014 l'évolution est rapide et, là aussi, comparable à celle de la France (Tableau 1 et Graphique 1).

Un cinquième des bretons a un téléphone mobile simple, mais n'est pas équipé d'un smartphone. La raison principale (Tableau 2) la plus fréquemment invoquée est le manque d'utilité (34 %), suivi de la difficulté d'usage (24%). Les problèmes de connexion au réseau 3G/4G sont peu évoqués comme raison principale (5 %), même si la connexion au réseau mobile reste compliquée (voir la suite).

Derrière ces raisons, on retrouve les différences classiques, notamment générationnelles. Si 96 % des moins de 29 ans a un smartphone (avec ou sans abonnement 3G-4G) et 3,5% un téléphone mobile simple, les 60-74 ans sont 37% à avoir un téléphone mobile simple, et 57% à avoir un smartphone (chez les 75 ans et plus, ces chiffres sont respectivement de 47% et 21%).

Couverture mobile à domicile : encore des difficultés à téléphoner de chez soi

Parmi les bretons équipés d'un mobile, les deux tiers déclarent que la qualité du réseau dans leur lieu de résidence est bonne ou très bonne pour téléphoner (respectivement de 36% et 31%). Cela veut dire qu'encore ⅓ des bretons ne bénéficient que d'une qualité de couverture médiocre quand ils téléphonent de chez eux. Cela peut se résoudre pour 30% d'entre eux en sortant dans le jardin… Encore faut-il avoir un jardin et ne pas trop craindre la pluie…
Mais cela reste principalement un problème de couverture. Si on interroge les habitants des zones rurales isolées (ZRI*), ils sont 44% à avoir des difficultés à téléphoner de chez eux, et seulement 18% (contre 30% en Bretagne) considèrent que la qualité de la couverture mobile est très bonne. Lorsque l'on regarde seulement les possesseurs de smartphone, qui ont a priori un matériel plus récent, les chiffres sont les mêmes.

Qualité de la connexion internet à domicile

Pour mesurer la qualité de la connexion à Internet perçue par les bretons, nous avons défini trois grands types d'usage, ou d'activité, qui permettent d'établir différents niveaux de qualité du débit :
• les usages à débit “minima”, qui ne nécessitent pas de haut débit, et qui, éventuellement peuvent supporter une perte temporaire de connexion : consultation de courrier électronique, accès à des sites Web (y compris démarches administratives, ou achats en ligne) ;
• les usages qui demandent un débit “descendant important et stable” (regarder la télévision, télécharger un film en streaming par exemple) ;
• les usages qui exigent aussi un débit “ascendant de qualité” (faire des conversations vidéos ou jouer en réseau, par exemple).
Les chiffres présentés sont basés sur la population des répondants qui utilisent la connexion à domicile. Ils indiquent que cela semble plus difficile de faire ce que l'on souhaite en ligne si l'on habite en zone rurale isolée (ZRI) : tous usages en lignes confondus, entre 12 % et 19 % des internautes de ZRI estiment que leur connexion est insuffisante ; cette fourchette va de 6 % à 12 % pour l'ensemble des internautes bretons.

Il faut regarder ces chiffres avec précaution. D'autres éléments jouent sur la perception de la qualité d'une connexion. Ainsi le nombre de personnes qui partagent cette connexion peut jouer (voir le tableau 3 ; “suffisante” correspondant à “très bien” ou “bien”, “insuffisante” à “moyennement”, “mal” ou “très mal”). Nos chiffres montrent bien que les différences d'accès au haut débit entre zones géographiques se traduisent aujourd'hui en différence d'accès à certains services numériques (Tableau 4).

4_pages_capuni_1_acces_au_numerique_des_bretons_et_couverture_territoriale.pdf

[1] Pour chaque enquête réalisée, Marsouin dispose d'une base de données des résultats obtenus, qu'il met à disposition du public (OpenData) sur la plateforme d'analyse et de visualisation, Shiny Marsouin. Cette plateforme s'adresse à tous : collectivités, entreprises, chercheurs, étudiants, associations… Elle est accessible librement et ne nécessite qu'un navigateur web pour être utilisée.

[2] Sauf mention contraire, les chiffres cités dans ce document sont issus de l'« Enquête sur les usages du numérique en Bretagne Omni/Marsouin CAPUNI 2019 »

Voir en ligne : https://www.marsouin.org/article116...

Comment essaimer une innovation réussie à l'échelle d'un territoire, par nature constitué de contextes et terrains très divers, sans céder à la normalisation ? La question n'est bien sûr pas nouvelle, d'ailleurs nous l'avions déjà abordé dans un article en 2016, à retrouver ici.

Cette fois, le service innovation du Département de Loire-Atlantique a bien voulu ouvrir le capot d'un de ses projets emblématiques, le CDI (Centre de documentation et d'information) du futur, pour nous permettre de partager quelques enseignements et pistes d'action …

Un article par Nadège Guiraudrepris du site de la 27éme région

“Faire un prototype ça va, le mettre en oeuvre c'est coton, mais alors la mise à l'échelle….”

Réussir le “prototype”/l'expérimentation pilote

En 2014, le service innovation s'est engagé dans une démarche design autour des usages du nouveau CDI du collège Louise Michel de Paimboeuf. L'expérimentation et sa mise en oeuvre sont facilités par le contexte : le bâtiment devant faire l'objet d'une importante rénovation, le service innovation collabore étroitement avec la direction du patrimoine immobilier du Département, et l'expérimentation vient nourrir le cahier des charges de l'architecte.

Deux plans d'usages produits dans le cadre du projet sont également intégrés au référentiel CDI, outil de référence transmis au maître d'oeuvre pour tous les travaux sur un CDI.

plan usage cdi

Bien sûr, la démarche n'est pas un long fleuve tranquille. Un effort doit être porté sur l'établissement d'un langage commun entre le service innovation, la maîtrise d'ouvrage et la maîtrise d'oeuvre. Un plan d'usages , par exemple, n'est pas un plan architectural, il ne prend pas en compte les volumes et les spécifications techniques, il nécessite donc une médiation pour être compris par tous et partagé. Il faut également faire comprendre que s'il est nécessaire, dans la phase de créativité, de s'extraire des normes, le projet final les prendra bien en compte.

Traduire le projet singulier en principes génériques

Mais ensuite, quand deux ou trois autres projets d'aménagement de CDI se présentent, c'est une autre affaire ! Que garder de l'expérimentation initiale ? Comment réadapter le projet à d'autres collèges, donc d'autres bâtiments, avec d'autres équipes éducatives, d'autres collégiens … ? Comment prendre en compte les usages sans repartir sur une démarche design de a à z, avec une phase d'immersion et de tests dans chaque nouveau collège, quand on n'en a ni le temps ni les moyens ?

Les équipes qui se sont renouvelées depuis l'expérience de Paimboeuf, peinent à comprendre et s'approprier les plans des usages intégrés au référentiel CDI, et à les traduire à leur tour auprès de l'architecte. La demande est simple : “faites-nous un cahier des charges pour adapter les autres CDI”. Pour le service innovation, dont la démarche consiste d'abord à penser des usages nécessairement contextuels, se pose alors la question du passage du singulier au générique : comment garder les principes en repensant les formes et l'espace en fonction du contexte ? quelles sont les lignes de force du projet de Paimboeuf, les logiques qui peuvent s'appliquer à des contextes différents (par exemple recréer des îlots, avec des blocs pensés pour travailler en équipe mais aussi des “espaces bulles”pour s'isoler au calme, ou encore repenser l'implantation du poste de travail du documentaliste – fixe au centre de l'espace, ou nomade, avec les implications qu'on imagine sur la posture de l'agent !) ? Quels sont les points de vigilance lors du déploiement d'une innovation ?

Au delà du classique référentiel d'aménagement, pensé en termes d'espaces et de besoins en surfaces et d'équipements (“il faut tant de m2 et tels mobiliers et matériels pour un CDI, tant de m2 et tels mobiliers et matériels pour une salle d'arts plastiques etc.”), comment créer des outils dont tous les acteurs puissent se saisir, et qui favorisent un dialogue continu entre les services ?

Un travail qui ne relève plus tant du design que de la traduction, et qui doit s'articuler avec celui du programmiste, dont la mission est bien de prendre en compte le contexte …

Documenter, documenter, documenter, pour pouvoir transmettre …

Le passage à l'échelle s'est heurté en Loire-Atlantique à une autre difficulté non anticipée : l'apprentie designer (le Département de Loire Atlantique accueille depuis 2012 des étudiants de l'Ecole de design Nantes Atlantique en apprentissage) avait quitté la collectivité à l'issue de son apprentissage, avec une partie de l'historique et du vécu du projet initial …

Pour le service innovation, cela implique de penser dès le démarrage la documentation du processus, surtout quand il s'agit de projets bâtimentaires, dont la mise en oeuvre s'étale sur plusieurs années.

Un effort a donc tout particulièrement été porté sur la transmission des savoirs (la fin de l'apprentissage est prolongé de quelques mois afin faciliter les échanges), sur l'organisation des ressources, ainsi que sur la formalisation des méthodes utilisées. L'enjeu de transmission et de pédagogie étant, par ailleurs, aussi nécessaire en interne du service qu'auprès de l'ensemble des collègues de la collectivité.

… et travailler l'acculturation dans la durée pour faciliter l'essaimage

Cette expérience a révélé la nécessité de mettre l'accent sur l'acculturation à ces nouvelles pratiques et méthodes de projets centrées sur les usages et l'expérimentation. En Loire-Atlantique, la graine est semée et les services ont commencé à repenser le rapport aux usagers et la place du design dans les projets.

Pour le service innovation, il faudrait maintenant aller plus loin, notamment en modifiant sa propre organisation et ses modalités d'intervention : la.le designer ne devrait-elle.il pas être « mobile », passer d'un service à un autre, pour mieux comprendre leur fonctionnement et leurs contraintes, mais aussi développer leur capacité à intégrer ces démarches de manière durable et structurelle ?

Merci à Florian Graveleau et Julie De Brito Ventura, du Département de Loire-Atlantique, de s'être prêtés au jeu du témoignage et du retour critique sur leur propre expérience !

Merci aux organisateurs de QPES 2019, "Questions de pédagogies dans l'enseignement supérieu" et au Siame de l'UBO pour une mise en ligne qui permet de partager plus largement ces trois moments de ce colloque QPES 2019 sur la coopération pour apprendre "(Faire) coopérer pour (Faire) apprendre

Coopérer pour apprendre : Atouts et challenges

Conférence de Jacques Lanarès

QPES2019 - Brest - 19 juin 2019

le diaporama est disponible ici

La coopération, un changement de posture : vers une ssociété de la coopération ouverte

Conférence de Michel Briand

@michelbriand @QPES2019 - Brest - 20 juin 2019

Retrouvez le diaporama ici :
et le diaporama avec les liens et quelques notes

l'ère du "co" et de l'open : entre solutions concrètes et imaginaires numériques

Conférence de Célya Gruson Daniel

@celyagd @qpes2019 - Brest - 21 juin 2019

Diaporama disponible ici :

Depuis quelques jours Bretagne Creative est devenu source de données pour Transiscope le portail mutualisé qui met en lumière les alternatives pour la transition en les affichant sur une carte unique.
C'est ainsi que 302 articles ou fiches d'initiatives sont maintenant répertoriéessur la carte de Transiscope.

Après avoir pris en compte la charte des données de Transiscope comme expliqué ici :
Bretagne Creative une mise en réseau d'initiatives s'inscrivant dans les communs et en convergence avec le portail Transiscope

Bretagne Creative prend en compte la charte des données de Transiscope "le portail web des alternatives" pour s'associer à la mutualisation des alternatives autour des transitions, de l'innovation sociale et des communs

Nous avons mis en place un mot clé géolocalisé "Transiscope" qui grace au flux RSS associé (merici à Bruno Bergot) a pemis de faire de Bretagne Creative une nouvelle source de données pour Transiscope (merci à Audrey Auriault et Simon Louvet) et de faire apparaître sur la carte de Transiscope les 302 initiatives publiés sur Bretagne Cretaive et marqués par ce mot clé.

Bretagne Creative a publié plus de 300 fiches descriptives d'innovations sociales originales mais re-publie aussi des articles issus de sites agrégés qui partagent leurs initiatives données à voir. Cette cartographie sur Transiscope agrége les deux en prenant en référence la charte de Transiscope (les initiatives de collectivités et d'administrations ne sont pas par exemple référencées).

Extrait de la charte des cartes de Transiscope

1. TRANSISCOPE agrège des alternatives citoyennes. Elles sont à l'initiative d'individus ou de groupes d'individus qui prennent leurs décisions indépendamment de toute administration, parti politique ou institution religieuse.

2. Ces alternatives constituent des réponses concrètes à une crise systémique, que ce soit au niveau local ou au niveau global. Qu'il s'agisse de manière non-exhaustive du changement climatique, des crises sociales ou de solidarités ou encore de la crise du modèle économique capitaliste, ces enjeux sont envisagés comme interconnectés.

3. Elles cherchent à réaliser un ou plusieurs communs. Elles doivent témoigner par leur gouvernance, leur modèle économique, leur organisation du travail ou leurs choix d'investissement qu'elles visent l'intérêt commun et non la réalisation d'un intérêt particulier

Cette mutualisation va se poursuivre au fil des articles publiés sur Bretagne Creative en associant le mot-clé Transiscope aux initiatives qui correspondent à cette charte

Alors n'hésitez pas à donner à voir vos innovations sociales et vos initiatives autour de la transition en Bretagne (et 44), l'écriture est ouverte et ainsi elles seront aussi sur la carte de Transiscope

Et merci à toute l'équipe de Transiscope pour ce projet qui contribue à la convergence des acteurs des Transitions et du "Libre, Solidaire et Durable".

Quelques liens

Transicope
la carte des alterantives
Le kit de communication de Transiscope
une présentation de la dynamique de Transiscope, dans l'interview d'Audrey Auriault animatrice du collectif dans "Histoires de coopérations".

J'ai eu le grand plaisir hier soir d'accompagner la conférence de Pascale Thoby, consultante en parentalité sur Brest – Les Ateliers de Tara. La conférence était organisée par l'APEL de l'école Saint Laurent de Brest.

Voici les photos de la fresque et des extraits :












Samedi 29 Juin 10-13h
à LANNILIS – Espace Jeunes, situé à l'Espace Augustin Morvan, 11 rue Saint Jean-Baptiste de la Salle

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Ces réunions regroupent principalement les membres actifs des différentes associations locales pour la transition citoyenne et sont aussi ouvertes aux personnes qui viennent à titre personnel rejoindre cette dynamique.

Pourquoi se réunir ? Ces rencontres ont été initiées afin que les différents groupes de transition et membres des associations qui les composent puissent faire connaissance et échanger entre eux. Il ne s'agit pas d'une réunion d'information publique, ni d'englober les initiatives existantes sous un unique chapeau. L'envie commune c'est de faire plus participatif, plus coopératif, tout en restant à l'échelle de son choix (quartier, commune, bassin de vie..) tout en étant relié aux autres. La réussite de la transition citoyenne passe par le partage des expériences et la mutualisation des moyens et compétences.

La 3eme rencontre est accueillie par les associations de transition citoyenne du pays des Abers à
Lannilis le 29 Juin prochain (10h à 13h à l'Espace Augustin Morvan, 11 rue Saint Jean-Baptiste de la Salle .

Voici le lien vers le questionnaire en ligne à remplir en vue de la réunion :
https://framaforms.org/5-questions-3eme-reunion-inter-groupe-de-transition-1561389404

Vous souhaitez relayer l'évènement ? Voici le lien Facebook :
https://www.facebook.com/events/2263922450351213/?ti=cl


Pensez à covoiturer, le lien est ci-dessous : https://www.togetzer.com/covoiturage-evenement/iauin0

Dans le cadre de son projet de « vitalisation » du bourg pour lequel la commune a déposé une demande de financement d'une étude dans le cadre de l'appel à projet régional « centre-bourgs » (dont les résultats devraient parvenir aux collectivités début juillet), les élus de Saint-Aignan ont organisé une matinée à l'attention des habitants de la commune pour présenter le projet et faire une « déambulation commentée » afin de recueillir les avis, idées, projets de ceux qui le souhaitent. La commune avait déposé une invitation dans toutes les boîtes aux lettre pour participer à cette rencontre en précisant bien le souhait des élus d'adopter une démarche « participative ».

C'est ainsi que le samedi 18 mai 2019, plus de 70 personnes se sont rassemblées pour prendre connaissance des projets de la commune. Stéphane le Coz, maire et Daniel Croizé le conseiller en charge du dossier ont présenté le projet grâce à un diaporama, des photos et la carte globale affichée en format A0. Ils étaient accompagnés de Anne Petit, citoyenne et architecte qui a largement contribué à rédiger le dossier de candidature à l'appel à projet régional et Patrice Hénaff, du TAG 22 qui accompagne la commune dans sa dimension « participative ».

Nous avons été agréablement surpris par la fréquentation à cette réunion publique, jusqu'à 70 personnes pour la balade ! », explique Daniel Croizé.

Pas mal de personnes étaient satisfaits des cartes qui avaient été affichées : ce sont des supers outils pour réfléchir ! » précise Stéphane Le Coz, maire.

Deux groupes ont été formés pour la « déambulation » qui ont chacun recensé toutes les idées émanant des habitants qui se sont montrés enthousiastes, moteurs et volontaires : « Les personnes ont vraiment joué le jeu de cette première ! 5 personnes sont même prêtes à accueillir des réunions chez elles ! » confie Daniel Croizé. La matinée s'est bien évidemment clôturée avec un pot offert par la mairie.

Au-delà des « gros » projets qui demandent beaucoup de réflexion, de travail de conception et une mise en œuvre plus conséquente (> rénovation de l'ancienne école Sainte Tréphine par exemple), il est apparu de nombreux éléments qui pourraient voir le jour assez rapidement avec peu ou plus de moyens. L'idée étant de mettre les éléments à plat et décider des priorités, pour réaliser des actions et/ou poursuivre les réflexions sur d'autres projets. La prochaine étape pour les élus est bien celle de rendre compte des réflexions et idées présentées lors de cette demi-journée : ça sera fait dans le prochain bulletin municipal et sur le site internet de la commune.

En savoir plus

Compte-rendu des idées récoltées lors de cette “balade”

+ d'infos sur Saint-Aignan (56)

La visite avait pour objectif de faire un point sur la démarche globale de revitalisation de Laurenan et notamment sur la démarche participative. Elle a réuni 35 participants dont une dizaine de personnes engagées dans des réseaux (dont des membres de “La Bascule” de Pontivy ) étaient également présents.

La matinée a démarré par des interventions de Valérie Poilâne-Tabart/maire et Bernard Rouillé (1er adjoint) pour la commune, de Ronan Barbedor pour la Région Bretagne. Puis le groupe a déambulé dans le bourg avant d'être accueilli au “Coeur de bourg” par Pascal Juglet et Sonia Rault deux habitants très impliqués dans le projet de café-épicerie associatif. La matinée, trop courte selon la plupart des participants s'est achevée autour d'un pot servi sur place.

Sur la démarche globale de revitalisation

« Notre démarche est Inscrite dans un temps long et vient de loin » a expliqué la maire en poursuivant : « C'est par la construction d'un PLU puis d'études sur la revitalisation que la municipalité a réuni des éléments de diagnostic de la commune et muri une feuille de route globale stratégique et opérationnelle pour le bourg ». La commune était alors prête à présenter un dossier à l'appel à projet régional “dynamisme des bourgs”, dont elle a été lauréate en Octobre 2017 avec à la clé une aide financière de 420 000 €.

Sur les projets en cours

Équipement public : la rénovation énergétique de la salle des fêtes en isolant avec des matériaux bio-sourcés (botte de paille en isolation extérieure et bardage bois) : démarrage des travaux automne 2019
Habitat : rénovation en 2020 du bâtiment vacant de l'ancienne poste avec un bailleur social pour y installer une famille, création de 3 petits logements en 2021 et sensibilisation auprès des propriétaires de maisons vacantes pour vendre ou être aidé pour une rénovation
Commerce : création d'un commerce-lieu de rencontre avec ouverture d'un dépôt de pain géré par 40 habitants bénévoles et préparation d'une épicerie, bar associatif
Espaces publics : aménagement de la cour d'école avec plantations, création d'une place au cœur de bourg avec réalisation d'une fresque, test de rétrécissement actuellement avant de matérialiser ce rétrécissement cet automne…

Sur la démarche participative

La commune de Laurenan a mis en place unedémarche participative forte avec l'implication d'habitants aux côtés des élus dans le cadre d'une gouvernance partagée.

Un comité de pilotage réunissant élus, habitants et partenaires se déroule 5 fois dans l'année
Des groupes de travail pour chaque opération menée sont des lieux de discussion et d'avancée dans la mise en œuvre concrète.

La maire a particulièrement insisté sur « l'importance d'avoir une méthode claire et rigoureuse, qui s'ajuste et se précise aussi au fur et à mesure ». Autres points importants soulignés :

L'appui d'une ressource extérieure pour assurer l'animation : Sylvain Coquerel, architecte-urbaniste de l'agence territoire en Mouvement
Identifier des coordinateurs de projets pour gérer les ordres du jour, les comptes-rendus de réunion,
Fixer des règles de fonctionnement pour les groupes : distribution de la parole équitable, accueil des nouveaux venus, le collectif et les projets avant les individus…

Nous avons défini ensemble les valeurs qui guident et cadrent notre démarche collective : tolérance, ouverture aux autres et à tous en général, le groupe est plus important que l'individu (c'est l'université du nous !), partage et rotation des responsabilités, rigueur dans l'organisation.

Valérie Poilâne-Tabart, maire

Sur les échanges avec les participants

La diversité des participants s'est traduite par des questions nombreuses et différentes selon qu'elles étaient posées par des élus ou des habitants.

Les premiers ont cherché à bien comprendre le fonctionnement de la gouvernance et notamment savoir qui décide au final. Valérie Poilâne-Tabart a expliqué que les projets inscrits dans l'AAP étaient pilotés par les groupes de travail, sortes de commissions extra-communales composée d'habitants et d'élus, avec pour cadre les engagements pris dans le dossier d'appel à projet. De fait, s'ils sont respectés, le conseil municipal valide leurs propositions. Un comité de pilotage habitants-élus assure la coordination de l'ensemble de la démarche.

Les seconds étaient plus intéressés par le fonctionnement interne des groupes d'habitants. Il a été dit toute l'importance d'avoir comme fil conducteur une exigence collective et des valeurs partagées par tous, une rigueur dans l'organisation et l'animation tout en faisant preuve de souplesse et de convivialité, l'intérêt d'alterner des phases de réflexion et des temps d'actions pour satisfaire toutes les attentes…

En savoir plus sur la démarche participative de Laurenan

+ d'infos sur Laurenan (22)

+ d'infos sur cette expérience

La semaine dernière s'est tenu à Brest le colloque francophone « Questions de pédagogie dans l'enseignement supérieur », ou « QPES » pour les intimes

Projet de création d'un nouveau jardin partagé St Michel Brest - Rue Richer Réunion d'information ouverte à tousJeudi 11 juillet 18h - Patronage Laïque Sanquer (26 rue Choquet du Lindu)

Information PL Sanquer 02 98 43 91 35

A l'invitation de L'antrejeunes, Centre ados à Yffiniac (22) nous interviendrons mardi 24 juin à 20h 30 pour parler du rôle et de la place des usages des écrans dans la famille.

VENEZ VIVRE DES EXPÉRIENCES IRRÉVERSIBLES DE COOPÉRATION !

Format unique en Wallonie picarde, CO-construire vous propose 3 jours pour découvrir, vivre, tester, partager, des expériences, des outils et des méthodes d'intelligence collective, le tout dans des formats innovants et baignés de convivialité.

CO-construire sera à la fois un espace de découverte mais aussi de formation pour toute personne qui veut explorer le « faire ensemble ».
« Tous acteurs » restent les maîtres mots de nos rencontres.

En écho aux rencontres du Forum des usages coopératifs à Brest et Moustic à Montpellier, voici une invitation à participer aux secondes rencontres co-construire à Tournai.

un programme repris du site des rencontres

ils seront là
Les rencontres en pratique

Mercredi 28 août

Dès 8h30 : Accueil

10h30 Conférence introductive

Conférence dont nous sommes les héros !

Pour démarrer ces rencontres, nous vous proposons de vivre une activité dont nous serons tous les héros. Quoi ? Sans conférencier ? Oui oui ;-) mais avec un format d'animation pour le moins étonnant !

12h30-14h30 : Repas et café
A la cantine ou en ville selon votre choix

14h30 Les ateliers / 1ère session

Des ateliers très pratiques où l'on découvre, vit et apprend une technique, une méthode et pour ceux qui le désirent la possibilité dès le lendemain de passer à la pratique sous le regard bienveillant d'un co-facilitateur

ET AUSSI, la possibilité d'acquérir des openbadges, pour témoigner de votre acquisition de compétences nouvelles.

  • Briser la glace et énergyser un collectif ou une équipe
  • Écrire à plusieurs : prise de note, documentation et autres co-productions
  • Faciliter graphiquement une réunion, une rencontre
  • Partager la parole dans un groupe au au sein d'une équipe
  • Cartographier ses lieux d'action
  • Préparer une rencontre avec les métacartes : l'essentiel des méthodes collaboratives
  • S'approprier des outils créatifs
  • Décider ensemble
  • Yeswiki, un outil pour créer un site web participatif
  • Partager ses productions grâce aux licences ouvertes
  • Éclairer les 3 niveaux d'Intention dans nos collaborations
  • Coopérer à la réalisation d'objectifs avec le jeu du TAO

16h30-18h Les ateliers / 2ème session
cf ci-dessus

Mercredi après-midi, entrez dans le BOCAL avec...

Durant une heure, plusieurs fois par jour, nous vous offrons l'occasion de discuter, d'échanger en tout petit comité avec une personnalité dans l'ambiance chaleureuse d'un salon.

  • 13h30-14h30 : avec Michel Van den borne (Budget collaboratif en entreprise)
  • 15h-16h : avec Arianne Estenne (présidente du MOC mouvement ouvrier chrétien)
  • 16h30-17h30 : avec Josué Dussoulier (formateur au réseau transition

19h30 La soirée ;-)

Une soirée pour boire un coup, manger, danser ensemble. Et même une surprise !
Dans les locaux chaleureux de la petite Fabriek, à deux pas de coconstruire.

Jeudi 29 août

8h Accueil (et petit déj pour ceux qui dorment sur place)

Forum ouvert : Faire ensemble oui mais pour quoi faire ?

Le Forum Ouvert est une approche simple qui permet à des groupes de 5 à 2000 personnes de traiter de questions importantes, d'une façon productive, mais néanmoins conviviale et joyeuse. Dans un forum ouvert, les participants déterminent eux-mêmes les questions à aborder et sont co-responsables des résultats obtenus.

9h-10h : Ouverture du forum ouvert

10h-10h30 : Organisation des ateliers proposés ET pause

En fonction des ateliers proposés par les participants, établissement d'un planning pour la journée et inscription aux ateliers.

10h30-12h30 : Premier round d'ateliers

Les ateliers proposés s'organisent dans les locaux prévus. Chaque personne y participe selon ses envies.

Une seule règle : si je n'apprends rien ou n'apporte rien là où je suis, je prends mes deux pieds et vais voir ailleurs si c'est mieux pour moi ;-)

Des facilitateurs seront présents pour aider si besoin et seconder les personnes qui voudraient s'essayer à l'animation d'un de ces ateliers (sur base des techniques apprises la veille)

12h30-14h : Repas et café

A la cantine ou en ville selon votre choix

14h30-16h30 : Deuxième round d'ateliers

Les ateliers proposés s'organisent dans les locaux prévus. Chaque personne y participe selon ses envies. Une seule règle : si je n'apprends rien ou n'apporte rien là où je suis, je prends mes deux pieds et vais voir ailleurs si c'est mieux pour moi ;-)Des facilitateurs seront présents pour aider si besoin et seconder les personnes qui voudraient s'essayer à l'animation d'un de ces ateliers (sur base des techniques apprises la veille)

Jeudi, entrez dans le BOCAL avec...
Durant une heure, plusieurs fois par jour, nous vous offrons l'occasion de discuter, d'échanger en tout petit comité avec une personnalité dans l'ambiance chaleureuse d'un salon.

16h30-17h : Pause

17h30-18h : Clôture du forum ouvert

Jeudi, entrez dans le BOCAL avec...

Durant une heure, plusieurs fois par jour, nous vous offrons l'occasion de discuter, d'échanger en tout petit comité avec une personnalité dans l'ambiance chaleureuse d'un salon.
9h30-10h30 : avec Jacques Crahay (président de l'Union Wallonne des Entreprises, CEO de Cosucra)

  • 11h30-12h30 : avec une personnalité du secteur enseignement
  • 13h30-14h30 : avec une personnalité du secteur culturel
  • 15h00-16h00 : avec une responsable d'une entreprise libérée
  • 16h30-17h30 : avec une personnalité du secteur public

Votre soirée
En ville ou sur place en auto organisation

OU

Sortie cinéma de plein air en ville dans la cadre des Rencontres Inattendues, festival de musique & philosophie
▸ Si vous vous êtes inscrits à cette formule, participation à la soirée cinéma des inattendues

Vendredi 30 août

8h Accueil (et petit déj pour ceux qui dorment sur place)

9h30 Quelle transition vers un nouveau monde ?

Une conférence "spéciale" où chacun sera en partie sur scène et dans le public ! Pascal Chabot

  • Comment faire changer le système tout en étant une partie du moteur de ce système ?
  • Comment changer le système ? de l'intérieur, de l'extérieur ?
  • Quels moyens face aux ultraforces en présence
  • Est ce que créer, c'est vraiment résister ? le système actuel crée beaucoup... pour nous résister ?

Par Pascal Chabot : Il est chargé de cours à l'Institut des hautes études des communications sociales (IHECS â ?? Bruxelles) et est l'auteur de livres et d'articles sur la philosophie contemporaine, l'éthique, l'esthétique et la littérature. ``

11h La synthèse des synthèses

Après 3 jours d'échanges et de travail, il est temps de rendre visibles (sous diverses formes) les communs que nous avons produits ensemble (les productions, les questionnements, les liens créés, les dons opérés...). De quoi emporter chez soi bien plus que la somme des notes individuelles !

12h Apéro collectif

Invité [1] à intervenir lors des journées QPES 2019 "Questions de Pédagogies pour l'enseignement supérieur", voici le diaporama [2] de la conférence et les lien associés aux exemples associés.

Cette conférence a été enregistrée et un lien vous sera proposé dès qu'il sera disponible.

La problématique

La coopération, la capacité à innover, la créativité, figurent en tête des référentiels des compétences attendues dans ce 21ème siècle d'une société transformée par nos usages du numérique et confrontée à l'urgence des transitions. L'abondance des contenus numériques, des innovations sociales et des initiatives locales appellent à des changements de posture pour "faire avec", "être en attention", "donner à voir", apprendre à coopérer et développer les communs. Des années d'expérience dans le développement des pratiques collaboratives dans la société nourriront cette présentation centrée sur l'apport de la coopération ouverte.

Freins et facilitations seront illustrés et déclinés dans le domaine de la formation au travers d'interviews d'acteur.ice.s publiés dans histoires de coopéraions


Le diaporama (pdf) :

Les diapos avec les liens et quelques commentaires


Diapo 1


Je voudrais d'abord vous remercier de l'invitation à intervenir et du plaisir d'un Colloque de QPES dont le thème est la coopération dans l'apprendre avec ce choix de publier les actes (pdf 1714 pages) en amont du colloque et d'en faciliter la diffusion par une licence Creative Commons by sa nc.

Je fais le choix d'explorer aujourd'hui la coopération ouverte c'est-à-dire une forme de coopération qui donne à voir et met en partage au-delà du seul groupe d'acteur.ice.s impliqués.

Cette présentation se déroulera en 3 parties :
d'où vient la notion de coopération ouverte ? le lien avec les communs
Comment cette pratique est d'abord un changement de posture ?
Les compétences, freins et facilitations de la coopération au croisement d'un travail universitaire et d'une série d'interviews d'acteur.ice.s de la coopération

Diapo 2


D'où je parle ...
Innovation pédagogique : https://www.innovation-pedagogique.fr/
A-brest : https://www.a-brest.net/
Bretagne-creative : http://www.bretagne-creative.net/
Coopérations : http://www.cooperations.infini.fr/

Diapo 3

Dans cette première partie je vais décrire l'origine de ce terme de coopération ouverte qui a émergé dans une société transformée par nos usages du numérique.
Je le relierai à la renaissance des communs favorisée par l'abondance auquel nous confronte pour la première fois de son histoire le numérique.

La notion de compostabilité s'interrogera sur les conditions de réutilisation des idées.

Je finirai par présenter quelques initiatives qui sont autant de facettes du partage et de la coopération ouverte.

Diapo 4


Je reprends ici quelques éléments d'un article écrit avec Elzbieta Sanojca, auteure d'une thèse sur la coopération en préparation du 8éme Forum des usages coopératifs. Comme de nombreux termes qui désignent des pratiques liées au usages du numérique la “coopération ouverte” a une origine anglophone. La plus ancienne source trouvée est un de David A. Curry sur le système d'exploitation UNIX qui décrit en 1992 comment les informaticiens coopèrent. La “coopération ouverte” est associée au modèle du logiciel libre et d'un environnement de travail ouvert où les personnes coopèrent en mettant en partage leur productions.

Pour Laurence Lessig, inventeur des licences Creative Commons les plateformes ouvertes favorisent des interactions entre personnes et sont facteur de créativité et l'innovation.

Selon notre exploration, le terme est utilisé pour la première fois en France en 2006 par Dominique Cardon, pour décrire les “racines du modèle de l'innovation ascendante”, issues du travail d'Eric Van Hippel :
la nécessité de trouver par soi-même des solutions adaptées à ses besoins
une proximité avec les usages
si bien que chercher à la protéger et à contrôler ses utilisations affaiblit sa qualité et ses chances d'attirer à elle l'attention des industriels.

En 2012, Joël Candau dans "Pourquoi Coopérer ?" introduit une approche anthropologique de la coopération ouverte opposant : un altruisme « de clocher » , borné au groupe d'appartenance (famille, « communauté », nation, etc.) qu'il nomme coopération fermée et un altruisme où la coopération va au-delà des limites de ce groupe qu'il appelle coopération ouverte.

C'est à partir de ces années 2012 et 2013 que le terme va entrer dans le champ des acteurs de la coopération, que l'on peut aussi relier aux travaux de Jean Michel Cornu sur de nouvelles approches de la coopération.

Michel Briand dans la conférence "Territoires en réseaux : d'internet aux innovations sociales ouvertes" :

"La coopération ouverte est un profond changement de culture dans une société où le travail est organisé de manière cloisonnée et hiérarchique. Apprendre à donner à voir, copier, réutiliser, partager demande du temps parce que ce n'est pas dans nos habitudes. Aujourd'hui l'innovation ouverte progresse dans les entreprises où elle stimule la créativité, dans les services où elle favorise l'implication des personnes, dans le tiers secteur où elle est facteur d'innovation sociale"

avec en lien la carte ouverte OSM en "live"

voir aussi

Diapo 5

De la même façon que l'émergence du numérique a favorisé le développement de pratiques de coopération ouverte l'abondance des biens numériques non rivaux et non exclusifs a permis une renaissance des communs pour reprendre de titre de l'ouvrage de David Bollier dont le sous titre est d'ailleurs « Pour une société de coopération et de partage. »

Un bien est non rival lorsque sa consommation par un agent n'affecte pas la quantité disponible pour les autres agents, et l'air.

Il est exclusif lorsque l'usage par l'un empêche celui d'un autre tel un jouet d'enfant
Comme le définit Elinor Ostrom dans Governing the Commons 1990« les biens communs (ou simplement « communs ») sont des ressources, gérées collectivement par une communauté selon une forme de gouvernance qu'elle définit elle-même ».
Pour expliciter la définition, je prendrai l'exemple des jardins partagés ou un groupe d‘habitants , souvent du quartier, cultivent un jardin et en se répartissent la récolte selon des règles qui vont varier d'un jardin à l'autre.

diapo6

Les communs numériques tel wikipedia organisent la production de contenus réutilisables . Ils sont ainsi une forme de coopération ouverte puisqu'ils s'adressent à tous. Comme l'indique cette présentation des 8 principes d'Elinor Ostrom , si vous avez déjà contribué à cette encyclopédie vous avez pu vous rendre compte que cela ne se fait pas sans règle : les contenus (textes, images) doivent respecter la licence CC by sa, citer leurs sources.

"Les Communs existent quand l'action collective vient transformer une ressource en un moteur de cohabitation, de démocratie et de co-construction d'un futur partagé."

C'est ce qu'explore le projet Erasmus « les communs en actes » auquel je participe avec la 27éme région, l'association savoirs communs et les villes de Grenoble, Brest et Lille. Nous visitons les communs dans 8 pays européens : ce sont par exemples les chartes communales entre une municipalité et un groupe d'habitant qui prend en gestion une rue ou une école en dehors des heures d'utilisation, en Italie ; les dizaines de friches urbaines réhabilitées à Bruxelles ; ou la dynamique « Barcelone en communs » de la précédente municipalité.

Les Communs ouvrent une troisième voie entre service public et le monde marchand. Ainsi les contenus des MOOC d'Open classroom sont réutilisables en formation non marchande alors que ce n'est pas la cas de certains MOOC d'universitaires pourtant salariés de la fonction publique qui lorsqu'ils sont sous copyright interdisent par défaut une réutilisation des contenus. En s'appuyant sur la capacité de collectifs à porter de l'innovation et de la transformation sociale, les Communs sont susceptibles d'enrichir nos démocraties représentatives et de contribuer aux transitions que nos sociétés doivent inventer.

C'est en ce sens que cette l'émergence des communs peux être associé à un nouvel imaginaire, mais sur les 350 jardins partagés en Bretagne accompagnés par l'associationVert le jardin, peu des 5 000 personnes concernées se considérent comme des « commoneurs ». Comme la coopération ouvert les communs sont une idée en émergence.

voir Les Communs, candidats aux municipales par Vecam 2014.

Diapo7

La coopération ouverte rejoint aussi des enjeux de société. Nous comprenons aujourd'hui que les conditions matérielles de notre monde ne permettent pas une croissance et un progrès présentés hier comme naturels.

Nous sommes rentrés dans une période appelée anthropocène pour désigner cette ère de l'homme comme un temps géologique profondément marqué par l'activité humaine. Aujourd'hui les questions du climat interroge notre survie même.
Pour limiter l'impact et le nombre de ces déchets, de nombreuses solutions se développent et une multitude d'expérimentations sont en cours : mouvement zéro déchet, bacs à compost, repair cafés, ressourceries, etc.

Dans ce monde où toute l'humanité est en interaction , Joel Candau interroge l'articulation entre une coopération fermée qui s'appuie sur l'appartenance à un groupe, une nation avec son corollaire d'identité et de risque de stigmatisation de l'autre et la coopération ouverte à tous.

Cette question de la coopération ouverte et des communs prend alors un sens sociétal .

"C'est dans cet esprit d'un écosystéme vivant qu'il est possible d'interroger la production des idées au regard de la compostabilité. Qu'en est-il lorsque l'on aborde une autre des productions humaines, omniprésente à l'ère du numérique : celle des connaissances ? La seconde vie des idées, de l'immatériel, de nos projets reste un impensé alors même qu'ils sont le fruit de notre énergie vitale, ressource irremplaçable s'il en est."

La compostabilité : pour un écosystème de projets vivaces
Via Laurent Marseault et Romain Lalande

"Dire qu'ils ne sont pas compostables, c'est entrevoir qu'à la mort du projet, celui-ci va faire des tas de déchets que l'on ne pourra pas recycler et des disques durs pleins de projets qui ont été fabriqués mais que personne ne peut réutiliser. Le fait d'aller chercher dans le monde du vivant des critères que l'on pourrait essayer d'appliquer, je trouve cela intéressant et pertinent. En pratique, cela sous-tend de travailler dès le démarrage d'un projet sur sa compostabilité. Autrement dit, on va se débrouiller pour laisser des petits grains du projet à des niveaux réutilisables par d'autres : des photos, par exemple, avec des formats ouverts et partagées au maximum pour que tout le monde puisse les réutiliser des contenus ouverts et accessibles pour que d'autres personnes puissent les réutiliser. "

voir aussi
La compostabilité : pour un écosystème de projets vivaces par Romain Lalande et Laurent Marseault sur Vecam, 2014.

Petit précis de compostabilité des projets

Diapo 8

Nous retrouvons ce souci de la coopération et du partage dans un archipel d'idées et d'initiatives :

En voici quelques uns :

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Une démarche décrite dans l'article : Retour d'expérience sur une politique publique du numérique à Brest, Premier pas vers une gouvernance contributive :

le prezzi : http://prezi.com/g3mecwwpwran/vers-une-gouvernance-contributive/

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Dans cette troisième partie nous allons croiser deux approches
Une basée sur les compétences pour coopérer issues d'un travail universitaire et
Une seconde issue d'une trentaine d'interviews d'acteurs de la coopération ouverte qui serviront d'illustrations

Diapo 11



Le nuage de mots construits à partir des mots clés cités dans les 31 interviews d'acteur.ice.s de la coopération dans Histoire de coopérations

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"Le terrain de recherche concerne l'étude de cas de la formation professionnalisante « Animacoop : Animer un projet collaboratif ». C'est une formation « hybride » c'est-à-dire en partie à distance et en partie en présence d'une durée de 3 mois. Elle est destinée aux personnes impliquées dans un projet coopératif. Ce sont le plus souvent des acteurs professionnels d'associations et de collectivités locales et dans une moindre mesure d'entreprises ou de bénévoles.

72 réponses obtenues a permis de valider le cadre de référence des compétences collaboratives composé de 34 items de compétences collaboratives issus de la revue de littérature Ce cadre aborde la collaboration dans une logique temporelle et prend en compte un « avant » un « pendant » et un « après » du processus collaboratifs. C'est à ce cadre que les données collectées ont été confrontés.

Le terme de « compétences charnières » désigne des compétences sans lesquelles, la collaboration serait difficile à mettre en œuvre. Elle ont été définies par le procédé de triangulation des meilleurs résultats, obtenu à partir des trois outils de collecte : questionnaire, entretiens compréhensifs et observations élicitées

trois d'entre elles sont appelé « compétence pivots », puisque leur présence modifie la qualité du processus collaboratif, comme cela pu être observé dans les 4 projets suivis pendant plusieurs mois."

dans La coopération ouverte, un concept en émergence

voir aussi
Sanojca, E. (2018 a). Les compétences collaboratives et leur développement en formation d'adultes. Le cas d'une formation hybride. Thèsede doctorat en Sciences de l'éducation. Rennes, Université Rennes 2.

Sanojca E. (2018 b). « L'état d'esprit collaboratif », « faire avec » et « avoir le souci des communs » : trois pivots pour coopérer, articledu blog Coopérations, article en ligne, mars 2018.

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"La disposition à coopérer est une condition sine qua non de la coopération ». Si les personnes ne disposent pas d'une telle attitude, elles auront tendance à privilégier les relations compétitives et donc à freiner la collaboration, voire la rendre impossible."

dans La coopération ouverte, un concept en émergence

Monique Argoualc'h, coopérer en attention, avec des élèves en dispositif relais

Si des personnes n'ont pas d'élan, ne croient pas réellement dans les possibles du projet alors ce sera compliqué... Je me souviens avoir tenté de collaborer avec une personne qui à chaque fois avait en tête et listait ce qui n'allait pas fonctionner

voir aussi
Le projet Intergénérations, un changement de posture qui relie jeunes du dispositif relais, personnes très âgées et élèves ingénieurs ou en école de design, interview de Monique Argoualc'h

Du projet pédagogique i-voix aux coopératives pédagogiques numériques : c'est en coopérant qu'on apprend à coopérer, interview de Jean Michel Le Baut, responsable pédagogique au Living Lab Interactik

Mes élèves m'ont appris une condition et un but des Coopératives pédagogiques : nous devons changer de posture en tant qu'enseignants. Il nous faut considérer que nous devons rester des apprenants tout au long de notre vie d'enseignants.
Auprès de mes élèves, j'ai appris à oser, à prendre des risques, à lâcher prise, à lancer des activités en ne sachant pas forcément où on allait. Enseigner, cela peux être une aventure.
A l'École, les élèves, tous les élèves, travaillent quand le travail a du sens ce qui est le cas lorsqu'il a un destinataire. On lit, on écrit, on publie… pour quelqu'un !

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"Lorsqu'elle se manifeste, renforce l'engagement des personnes dans le projet collaboratif et leur motivation à travailler ensemble.

A l'inverse, dans un projet collaboratif pensé par une personne seule, son énergie passerait à « pousser » d'autres à y entrer, à mobiliser. Et souvent, son projet dit « collaboratif » s'arrête à cette étape."

dans La coopération ouverte, un concept en émergence

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"Elle indique la maturité du groupe et consolide l'engagement à long terme. Elle rejoint l'importance croissante prise par les communs dans de nombreux projets."

dans La coopération ouverte, un concept en émergence

Tela botanica les pro-am producteurs de connaissances mises en commun
dans Interview de Daniel Mathieu, fondateur de Tela Botanica
Tela Botanica est un réseau collaboratif de botanistes francophones dont 80 % résident en France1 (environ 45 000 inscrits au total)
L'idée que l'on peut se faire du partage n'est pas la même. Mettre les données sous licences libres, réutilisables, y compris de manière commerciale est plus compliqué et cela nous a demandé plusieurs années alors qu'en réalité personne ne fait d'argent avec ces données que l'on met en partage !

La première année on a été surpris par le nombre de fils de discussions : environ 20 000 ! Soit plus de 100 000 messages émis durant les six semaines du MOOC ! C'est ainsi que l'on a vu apparaître des demandes du type : « j'habite près de telle ville (aussi bien en France qu'en Nouvelle-Zélande ou au Canada), est-ce qu'il y a d'autres gens à proximité qui suivent le MOOC ?
Pour le dernier MOOC je crois que l'on a eu 120 groupes

Outils réseaux une organisation économique « en partage » qui fonctionne

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Elle indique la maturité du groupe et consolide l'engagement à long terme. Elle rejoint l'importance croissante prise par les communs dans de nombreux projets.

Laurent Marseault : la coopération ouverte : un partage sincère !

Pour moi, c'est l'Ego. Un sacré morceau. Quand certains cherchent à exister par ce qu'ils donnent à voir. Quand, fondamentalement, ils ne veulent pas donner et partager. Avec une sorte de condescendante, ils pensent avoir tout inventé et être les premiers. Sans penser deux secondes qu'ils ne sont que d'humbles maillons d'une grande chaîne qui les dépasse. Je pense que ceux-là ne sont pas dans le partage sincère et souvent pas non plus dans l'écoute apprenante. Ces personnes disent qu'elles écoutent mais en fait elles ne tiennent aucunement compte de ce que disent les autres, elles ne sont pas dans l'écoute re-formatrice. Quand les gens n'ont pas travaillé cette notion-là, la coopération devient compliquée.

Interview de Benoit Vallauri acteur de réseaux coopératifs de la culture et animateur du Tilab

Les représentations que l'on peut avoir des modèles existants. Par exemple celle qu'un groupe ne peut fonctionner qu'avec un leader. On peut passer du temps à partager la démarche, le projet, comment cela a été mis en place, ce qui se joue dans un échange entre les personnes plutôt horizontal que vertical, que la responsabilité d'animer un rendez-vous est un rôle qui n'est pas figé sur une personne, il y a parfois des choses qui ressortent et qui freine la coopération comme « il faut bien un leader » « les modèles qui fonctionnent ne sont pas cela ». Même si d'autres récits existes celui encore dominant du modèle pyramidal, freine les projets en coopération.

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Interview d'Angélique Robert, facilitatrice de l'engagement des publics
"Les démarches en coopération nécessitent de s'autoriser à prendre du temps, le temps pour instaurer de la confiance entre les personnes, le temps de réfléchir à ce que l'on fait et comment on va le faire, le temps de tester les choses de les observer pour réinterroger le cadre que l'on est en train de construire .

La coopération, c'est aussi ce temps pour réfléchir à comment on va travailler ensemble. C'est un aspect que l'on aborde souvent avec les participants des rendez-vous 4C, consacrer du temps à regarder comment ça fonctionne et chercher comment ça pourrait mieux fonctionner."

Diapo 18


le réseau Interpole :

Diapo 19


Laurent Marseault : la coopération ouverte : un partage sincère !

" Favoriser la bienveillance, l'écoute, la confiance, le partage des connaissances et la transparence", interview de Bénedicte Gastineau, vers un fonctionnement collaboratif d'un laboratoire de recherche et d'enseignement

Et pour terminer une proposition d'écouter la musique de wikipedia en écriture

un lecteur multimédia qui traduit de façon ludique les « modifications récentes » apportées à Wikipédia.

Chaque édition engendre un son, ce qui produit une musique orchestrale relaxante et mélodieuse, en mode pentatonique2. Les cloches issues d'un célesta correspondent à des ajouts (« (+x) ») apportés à des pages de Wikipédia, les cordes d'un clavicorde à des retraits (« (-x) ») de page. De plus, la hauteur dépend de la taille de l'édition. Un nouvel utilisateur ayant créé un compte sera accueilli par un accord au violon

[1] Michel Briand est professeur émérite à l'IMT Atlantique et animateur du site contributif « Innovation Pédagogique » sur l'enseignement supérieur francophone. Il a été membre du Conseil National Numérique (2013-16). Élu au numérique, à la démocratie locale puis à l'économie sociale et solidaire à Brest, de 1995 à 2014, il a développé une démarche facilitant l'implication, le pouvoir d'agir avec le souci d'une e-inclusion. Acteur des réseaux coopératifs et des communs il édite un blog sur les démarches contributives et donne à voir ce qui motive les personnes à coopérer et participer aux communs. Il co-anime les sites ouverts « a-brest.net », « Bretagne-creative.net » et les événements tels Brest en communs ou le Forum des usages coopératifs.

Plus d'informations : http://www.cooperations.infini.fr/

[2] aussi en pièce jointe

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