Actu Démocratie participative

Le site des transports bretons MobiBreizh se trouve enrichi d'une nouvelle application pour smartphone

Depuis début février, le calculateur des transports bretons MobiBreizh, qui dispose d'un portail web permettant de réaliser des trajets en transports sans couture à travers toute la région, est également décliné en appli disponible sur smartphone Android ou iOS.

Testez-là et adoptez-là !

Rendez-vous sur Google Play ou App Store

un article repris du site Marsouin

Clément Marinos, maître de conférences en économie à l'Université Bretagne Sud, revient sur l'itinéraire d'une recherche sur les "tiers-lieux" : ça commence en Bretagne, petit et dynamique, et ça atteint la classe internationale, à force de terrains, d'échanges et de talent.

'est l'histoire d'un petit projet sur les tiers-lieux, porté par des chercheurs motivés et soutenu par Marsouin. Il y a des Bretons et des Canadiens et les choses se passent si bien, au fil des terrains et des publications, que ces gens finissent par décrocher une ANR. Et ce n'est sans doute pas fini.

À propos
Disciplines : Economie
Labos membres de M@rsouin : LEGO
Projets de recherche : INTIMIDE
Thèmes de recherche : Economie Numérique, E-Inclusion, Espaces publics, Communautés en ligne

Articles connexes

Les tiers-lieux : la recherche en GRAND (vidéo)
Ressources et usages numériques dans les communes bretonnes
Vidéo : C'est quoi les "communs numériques" ?
Qui sont les utilisateurs des plateformes de consommation collaboratives ?
"Tiers lieux", une parution qui valorise un projet Marsouin !
Lancer un projet innovant : où et comment ?

Un article repris du site E-Kêr avec l'autorisation de la responsable du site

SAS KERWATT, c'est parti !

E-Kêr s'est associée avec d'autres associations bretonnes de transition citoyenne pour produire de l'énergie photovoltaïque, propre et locale, sur plusieurs départements. En achetant une/des parts de cette société (50 € la part), chaque citoyen devient personnellement acteur de la transition énergétique là où il vit.

la SAS Kerwatt

extrait du document en ligne sur le site e-kër

Une société solaire et citoyenne.

Une Société par Actions Simplifiée initiée par le réseau Taranis et des associations locales :
Associations Dol'Watt (Dol De Bretagne), E-Kêr (Pont l'Abbé), Etoile Solaire (Redon), Trégor Energ'éthiques (Lannion), RéseauTaranis (Energies citoyennes en Pays de Vilaine), SASSISER (Bruz) et commune de La Chapelle-de-Brain (35).

La SASKerwatt s'inscrit dans la nécessaire adaptation collective aux urgences climatiques. Elle s'est donné comme objectifs de promouvoir la sobriété énergétique, les économies d'énergie et de permettre au plus grand nombre de s'approprier la production d'une énergie verte et locale sur le territoire breton, dans le cadre de l'économie sociale et solidaire. Kerwatt veut montrer l'exemple, encourager et soutenir le développement d'autres projets du même type.
...

Dolibarr ERP & CRM est un logiciel moderne de gestion de votre activité professionnelle ou associative (contacts, adhésions, factures, commandes, stocks, agenda, etc...).
C'est un logiciel libre et gratuit adapté pour les entreprises, auto-entrepreneurs ou associations, et dont la structure modulaire permet de n'activer que le strict nécessaire afin de conserver une interface aussi simple que possible.
Vous pouvez l'installer et l'utiliser comme une application autonome, ou en ligne sur un serveur afin d'y accéder depuis n'importe où.

Objectifs
Au delà de la découverte et de l'utilisation d'un logiciel de gestion intégré, il s'agit ici d'en adapter le fonctionnement au plus près des besoins de vos structures, par l'activation et la configuration des modules jugés utiles.

Contenus abordés
Le fonctionnement des modules de Dolibarr
Catalogue de produits et services
La gestion des tiers : adhérents, clients, fournisseurs, ...
Du devis à la facturation
Gestion des paiements
Administration de Dolibarr : réglages fins, export de données, sauvegardes

Méthodes pédagogiques
Alternance entre apports de contenus techniques et exercices de
mise en pratique.
Temps de synthèse et d'évaluation collective.

Dates et lieux
jeudi 02 avril 2020 à Botmeur (29).

Afficher une carte plus grande

Public
Salariés et responsables associatifs.

Intervenants
Jean-Marc Briand

Frais pédagogiques
Salariés : 175 €
Individuels et bénévoles : Tarif adapté à votre situation, contactez le secrétariat de l'UBAPAR : ubapar@ubapar.bzh

Télécharger la fiche de présentation de la formation :

Télécharger la fiche d'inscription :

Renseignements complémentaires
Jean-Marc Briand
Tel : 0230.02.22.56

Le dynamisme du Finistère en matière d'égalité femmes-hommes dans les arts et la culture nous conduit, sous l'impulsion des adhérent.es du territoire, à créer une antenne active d'HF Bretagne en Finistère afin de rassembler et de mutualiser constats, réflexions et outils.
La réunion constitutive de ce groupe de travail local a lieu jeudi 6 février à 18h30 à la chapelle Dérézo à Brest, pendant le festival Longueurs d'Ondes.
Après une courte présentation du mouvement HF et des actions d'HF Bretagne, le temps sera dédié aux échanges afin de faire émerger des pistes d'actions concrètes à mettre en oeuvre par le groupe.
Vous vous sentez concerné.e, par l'égalité entre les femmes et les hommes dans les arts et la culture ? Vous avez envie de vous impliquer au sein d'HF Bretagne ? Vous avez déjà des envies, des idées, des outils à partager et à mettre en œuvre ? Vous avez envie d'apprendre à traiter ces sujets en y participant concrètement ?
Enfin, rappelons, si jamais certain.es en doutaient, que les hommes sont aussi concernés et bienvenus, évidemment !
Afin de nous aider à organiser au mieux ce RDV et ses suites, merci de vous inscrire viala billetterie de l'évènement.
Email : bretagne@mouvement-hf.org
Téléphone +33 6 52 91 81 74

L'État et la Région Bretagne, avec l'appui de l'Observatoire de l'environnement en Bretagne (OEB), ont souhaité développer des indicateurs du patrimoine naturel à l'échelle régionale afin de sensibiliser et informer sur la préservation de la nature en Bretagne. Les premiers travaux ont permis d'en produire une quarantaine qui sont présentés dans un document intitulé Chiffres clés 2019 pour la biodiversité en Bretagne.

TAGS : faune-flore

L'article Biodiversité en Bretagne : une espèce sur cinq est menacée de disparition ! est apparu en premier sur Mce.

Une dégradation préoccupante du patrimoine vivant

En Bretagne, une espèce sur cinq est menacée de disparition à court terme. C'est l'un des bilans du rapport Chiffres clés 2019 pour la biodiversité en Bretagne, publié par l'Observatoire de l'environnement en Bretagne (OEB). « Les espèces spécialistes, adaptées aux forêts ou aux zones humides, sont les plus menacées, explique François Siorat, chef de projet patrimoine naturel à l'OEB. Elles ont du mal à survivre aux changements. » Les oiseaux nicheurs spécifiques des milieux agricoles et forestiers ont régressé de 18 % à 32 % en dix ans.

Autres chiffres inquiétants montrant que la biodiversité est menacée :

on apprend par exemple que 65 % des 17 espèces d'oiseaux marins nichant en Bretagne sont menacées de disparition ;
Au total, sur les 1 570 espèces végétales et animales prises en compte par l'Observatoire de l'environnement en Bretagne, 333 sont menacées à court terme et 138 sont « quasi menacées » ;
L'avenir des mammifères marins est très préoccupant : 100 % d'entre eux sont ainsi menacés de disparition.

En ce qui concerne l'échantillon évalué (1570 espèces végétales et animales), il ne représente qu'une petite partie de la biodiversité bretonne, estimée autour de 10 000 espèces.

Plusieurs explications à cette dégradation

Les principales menaces sur la biodiversité sont :

la fragmentation des milieux naturels, qui s'intensifie sur 37 % du territoire ;
les pollutions multiples de l'eau, de l'air et des sols ;
les pratiques agricoles intensives ;
la pression engendrée par les activités humaines sur la biodiversité : l'équivalent de 917 terrains de football en prairies, pelouses et pâturages naturels ont été perdus en Bretagne entre 2006 et 2012 ;
le nombre de grands espaces naturels préservé qui demeure faible (9 209 hectares de parcs naturels, soit 0,3 % des terres bretonnes).

Un tableau de bord de la biodiversité qui va évoluer

Lancé en 2014, ce projet de tableau de bord de la biodiversité est encore loin d'être achevé. Sur les 160 indicateurs jugés nécessaires, 40 seulement sont disponibles. Ainsi, il faudra attendre 5 à 7 ans pour avoir de nouvelles données permettant de mesurer une évolution par rapport aux chiffres alarmants publiés en cette fin d'année 2019.

A noter que ces données sont produites principalement par les bénévoles des associations naturalistes bretonnes comme Bretagne vivante, le Grétia ou le Groupe mammalogique breton (GMB).

Télécharger le rapport Chiffres clés 2019 pour la biodiversité en Bretagne

Voir aussi la page Découvrir la nature

vendredi 7 février, 18h à 22h au local d'Infini.

infini héberge 1 231 listes pour 203 280 utilisateurs uniques.
Ces listes sont des outils au service des projets associatifs ou de collectifs.

C'est une manière de créer des espaces numériques de circulation de l'info au sein de votre communauté.
Elles peuvent être configurées de plusieurs manières : depuis la diffusion de cyberlettre jusqu'à l'espace de discussion.

Nous animerons un atelier collaboratif pour découvrir et apprendre à configurer et gérer les listes.


En parallèle de la découverte des listes, il y aura Apéro SPIP, au programme :

traduction de SPIP en breton
mettre à jour son SPIP
questions/réponses, dépannage, etc.
Comme d'habitude, mode auberge espagnole, apportez un petit truc à boire ou manger pour le partager :)

Quand ? Vendredi 7 février 18:00-22:00

Où ? Local Infini


Adresse :
186 rue Anatole France
29200 BREST
(Arrêt de bus Cosmao Prétot - Ligne 1)

Parti de Rennes ce Festival réunit de plus en plus de villes Bretonnes et au delà .

Né en 2015 de la première cryptoparty organisée à Rennes par la bibliothèque de l'INSA
rejointe quelque temps plus tard par la bibliothèque de l'Université Rennes 1 et l'association Actux.
Elle devient, en 2018 Festival des Libertés Numériques(FDLN). Festival organisé par des partenaires multiples, rayonnant sur la Métropole Rennaise et ses environs. Au fur et à mesures des années, ses tentacules se déploient un peu partout dans le grand Ouest (Rennes, Nantes, Brest, Lannion, etc.) avec une cinquantaine d'événements programmés en 2019.
Pour cette troisième année. Ce sont près de cent événements qui sont proposés. Pour se retrouver, réfléchir, créer, partager.
Retrouvons nous pour nous poser des questions. Nous n'aurons pas forcément des réponses, mais se questionner c'est avancer... c'est raisonner... c'est être vivant !

Comment pouvons-nous apprendre les un·e·s des autres pour échapper au contrôle social des algorithmes ?
Comment mettre en place des outils libres pour nous émanciper, nous mobiliser et faire communauté ?
Comment passer du partage du monde à un monde du partage ?

Et comme l'équipe organisatrice le dit si bien

"Ensemble, promenons-nous sur les sentiers de nos libertés.
Ensemble, mettons un peu de lumière dans l'obscurité et essayons de changer le monde une luciole à la fois."

Le FDLN à Brest

Les défis des bibliothèque – Outils libres et communautés de partage

Animée par Anne Gaëlle Gaudion – Framasoft
Visio-conférence Carnets de voyage : 2 ans d'exploration de Contributopia (2h).
Pôle Numérique Brest Bouguen – Salle TD 1
Date : Mardi 4 février
Début : 09:30
Fin : 12:30
Tarification : Gratuit
Organisé par : CFCB

Conférence Rencontre avec Félix Tréguer

Organisé par : Les Bibliothèques de l'UBO et le Lab-Lex
Lieu : La BU du Bouguen, 10 avenue le Gorgeu, 29200 Brest
Date : mercredi 12 février
Début : 18:00
Fin : 19:30

Le FDLN à Quimper

Atelier – Professeure Lovelace, consultation en désenvoûtement numérique
Organisé par Les portes logiques
Lieu : La Baleine – 35 rue du Cosquer – 29000 Quimper
Date : mardi 04 février
Début : 15:00
Fin : 20:00
Tarification : Gratuit

Échanges/Ateliers – Internet, un lieu de partage
Organisé par le Centre des Abeilles
Lieu : Centre des Abeilles, 4 rue Sergent le Flao, 29000 Quimper
Date : vendredi 14 février
Début : 19:00
Fin : 21:00
Tarification : Gratuit

Article créé en s'inspirant grandement de la présentation du festival, sur son site
https://fdln.insa-rennes.fr/
Vive l'écriture sous CreativeCommon. Partager c'est Bon !

Le Samedi 8 février 2020 de 14h à 16h

RDV devant l'IAE, Avenue Victor le Gorgeu, 29200 Brest

De plus en plus de Clean Walk ont lieu en France et dans le monde et pour cause ! Notre planète continue chaque jour d'être polluée.
Notre but ? Contribuer à notre échelle à la préservation de l'environnement en ramassant des déchets en tout genre.

Si vous aussi vous souhaitez agir, n'hésitez plus et rejoignez-nous !

Qu'en est-il du déroulement ?
4 circuits seront établis et tout le matériel nécessaire sera fourni (gants, pinces, sac poubelle). Nous vous recommandons seulement de prévoir une tenue adaptée à la météo ! L' évènement sera classé sous le thème FLUO, n'hésitez pas à sortir vos gilets jaunes !

Parents, enfants, étudiants, retraités ou travailleurs, venez donner un peu de votre temps libre, on vous attend nombreux !

Pour plus d'informations, contactez-nous à l'adresse suivante : cleanwalk.iae@gmail.com ou sur notre page Facebook Clean Walk IAE Brest.


J'ai le plaisir de vous inviter à la réunion plénière afin de faire un bilan de la première année du projet Fab@brest.

Une réunion se tiendra :

le mardi 4 février à 18h15 salle B10 à l'Hôtel Métropole, 24 rue Coat Ar Gueven.

Ordre du jour :

  • Bilan de l'année 2019
    Quelques données et éléments de bilan.
  • Tour de table des acteurs, leurs retours d'expériences
  • Perspectives 2020

Comptant sur votre présence,

Cordialement,

Le conseiller municipal délégué au numérique
Ronan Pichon



Les systèmes de reconnaissances faciales sont des applications logicielles visant à reconnaître une personne grâce à son visage de manière automatique. Les progrès des algorithmes et de l'intelligence artificielle rendent les techniques de reconnaissances faciales de plus en plus efficaces. Après la Chine et l'Inde, la France sera le premier pays européen a utiliser cette technique notamment avec le service Alicem ( application permettant d'accéder aux services publics par reconnaissance faciale). Ces techniques si elles sont mal utilisées sont véritablement un danger pour nos libertés individuelles. Des dérives sont possibles.
L'association « La quadrature du net » fort de 10 ans d'expérience sur les sujets du numérique et la citoyenneté, nous apportera un éclairage pertinent sur les points d'attention et de vigilances à avoir en tant que citoyens utilisateurs des outils numériques.

Cette controverse numérique s'intègre dans le festival des libertés numériques

Rendez-vous

Samedi 8 février / à partir de 14 h30
La Fabrique du Loc'h
8, rue Georges Clémenceau / AURAY

Entrée gratuite / Libre participation

Participation au débat sur Twitter #CNCampTIC

Cet été, dans le cadre de la Science en bas de chez toi à Saint Brieuc et Ploufragan, Les Petits Débrouillards et Le Temps des Sciences ont organisé une série de cafés de sciences sur le thème du climat.

Installés aux pieds des immeubles deux ou trois intervenants chercheurs ou experts répondaient aux questions des habitants dans une ambiance conviviale.

Quelques mois ont passé mais le sujet n'en est hélas pas moins d'actualité…

Afin de poursuivre la réflexion et partager ces moments avec ceux qui n'étaient pas là cet été, une série de 4 émissions a été diffusée du mardi 14 au vendredi 17 janvier sur les ondes de Radio Activ' 101.9 FM qui nous a accompagné dans le montage de ces 4 émissions. Un grand merci à eux !

Vous pouvez les ré-écouter sur le site de Radio activ', ici

Remercions également nos onze intervenants pour leur disponibilité et la qualité de leurs réponses.

Bonne écoute !

L'article Cafés des sciences sur le climat à ré-écouter est apparu en premier sur Les petits débrouillards.

Voir en ligne : https://www.lespetitsdebrouillardsg...

La ville intelligente, dans une démarche de changement climatique, cherche à concilier les problématiques sociétales, culturelles et environnementales à travers une approche systémique qui allie gouvernance participative et gestion éclairée des ressources naturelles. La volonté de cette matinée est de provoquer une réflexion sur la façon dont les villes actuelles devront développer de nouveaux services performants dans tous les domaines du transport et de la mobilité intelligente, de l'environnement durable, et d'une urbanisation responsable et d'un habitat intelligent.

Un article repris du programme publié par l'UBO dans la cadre d'une diffusion pédagogique à titre d'information

le programme complet "Imaginons le monde de demain : partager, transmettre, rencontrer" la Semaine de la Recherche à l'UBO

Table ronde en présence de :

Luc Noppen, Historien de l'architecture et Professeur, fondateur de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal et titulaire de celle-ci de 2001 à 2015.

Xavier Prigent, Directeur de Prigent et Associés, cabinet de géomètre et d'urbanisme, membre de la commission nationale d'urbanisme de l'Ordre des géomètres-experts, référent éco-quartier auprès de l'ordre des géomètres-experts, responsable du groupe de travail « recherche et développement » au sein de la commission nationale d'urbanisme.

Thomas Lagier, Docteur en philosophie (Université de Poitiers), fondateur de ForCity, Chercheur et entrepreneur dans la modélisation des villes de demain.

Alain Bourdin : Faut il en finir avec la « ville intelligente » ?

La « ville intelligente » (même sous le nom moins contestable de smart city) est une construction idéologique. La recherche doit l'interroger en tant que telle pour mettre en évidence ce qu'elle dit – et surtout ce qu'elle ne dit pas- sur les enjeux du réchauffement climatique et l'évolution des services.
Alain Bourdin (École d'urbanisme de Paris, Lab'urba ), est sociologue et urbaniste. Ses activités de recherche, enseignement, consultance se partagent entre la France et l'étranger. Il a écrit plusieurs ouvrages, et notamment Faire centre (2019) et co-écrit L'action publique urbaine face aux mutations sociétales (2020).

La semaine de la recherche se tiendra du 3 au 7 février 2020 à Brest, Morlaix et Quimper autour de la thématique : "Imaginons le monde de demain : partager, transmettre, rencontrer"

Après avoir organisé quatre « Journées de la Recherche » depuis 2017, l'UBO innove et propose cette année une semaine entièrement dédiée à la recherche.
Format inédit en France, la Semaine de la Recherche se tiendra du 3 au 7 février 2020 dans plusieurs composantes et sites de l'université à Brest, Quimper et Morlaix.
Cette semaine est construite comme un espace de vie et de culture commun, avec plusieurs objectifs :
• partager et faire connaître nos savoirs et nos expertises en matière de recherche et d'innovation ;
• mettre en exergue la multidisciplinarité de nos axes de recherche, qui sont en résonance avec les grands défis sociétaux contemporains ;
• offrir des temps de rencontre, de partage et de débat entre les acteurs du monde socio-économique, le grand public, les étudiant·e·s, la communauté de chercheur·e·s sur tout l'espace de notre territoire et des expert·e·s extérieur·e·s.

AU PROGRAMME
Climat, espace, innovation et intelligence artificielle, sont quelques-uns des thèmes qui seront abordés lors de la Semaine de la Recherche, toujours en s'inscrivant dans la thématique principale : « Imaginons le monde de demain : partager, transmettre, rencontrer ».
Toutes les disciplines de recherche seront abordées au cours des multiples événements qui rythmeront la semaine : conférences, sessions d'échanges, rencontres, expositions… Des événements originaux seront également proposés avec « Les Experts à l'UBO ». Partant d'un scénario fictif, des experts de la recherche et de la police scientifique vous feront découvrir les coulisses d'une enquête, basée sur la traque des indices découverts sur une scène de crime.
Les talents de demain, jeunes chercheur·e·s et doctorant·e·s, seront également mis à l'honneur lors d'une journée dédiée, suivie par les remises solennelles des diplômes de docteurs.
Enfin, la semaine se clôturera avec la finale locale du concours « Ma Thèse en 180 secondes » : des doctorant·e·s relèvent le défi de résumer et présenter leur thèse en 3 minutes !
Cette semaine est un événement organisé par l'Université de Bretagne Occidentale à destination de tous les publics, elle est donc entièrement gratuite et ouverte à tous.

Comment conquérir un pouvoir d'agir dans notre environnement numérique ? Comment reconquérir en particulier une maitrise de ses traces et de ses données ? Les Coopératives Pédagogiques Numériques de l'académie de Rennes participent activement à la 3ème édition du Festival des Libertés numériques. Livia Prigent, de la CPN35, nous présente les animations organisées pour les enseignant.es, les enjeux de cette opération, le travail qu'elle mène sur le sujet ... Des réflexions et des propositions susceptibles d'aider à fortifier chez les élèves eux-mêmes une indispensable citoyenneté numérique.

Livia, pouvez- nous expliquer ce qu'est le « Festival des Libertés numériques » ?

Pour recontextualiser, le Festival des Libertés numériques (FDLN) c'est un festival qui s'inscrit dans le mouvement international des CryptoParties, mouvement populaire dont l'objectif est d'enseigner à toutes et tous les bases de la cryptographie lors d'ateliers publics notamment. A Rennes, la première fut organisée en 2015 par la Bibliothèque de l'INSA de Rennes puis quelques temps plus tard par la BU de Rennes 1 et l'association Actux.

Le phénomène prenant de l'ampleur sur le territoire, la CryptoParty est devenue FDLN ! C'est aujourd'hui un événement porté par une équipe de coordination de 8 membres et qui rassemble des acteurs de tout le Grand Ouest (asso, collectifs, institutions).

Pour reprendre la manière dont il est présenté par l'équipe sur le site, il a « pour vocation d'offrir à chaque citoyen•ne• les moyens de s'informer, de partager et de se former aux problématiques liées à la protection de la vie privée et à la préservation de nos libertés numériques ».

Pour cette 3ème édition, l'ensemble des animations proposées à travers le grand ouest convergent vers une question centrale : « comment passer du partage du monde au monde du partage » ?

Le programme est riche, les animations variées sur le territoire … Ca promet !

Pourquoi vous semble-t-il important de réfléchir et d'agir en 2020 sur cette notion de « libertés numériques » ?

La société connaît depuis quelques décennies de profondes mutations induites en grande partie par le numérique. Son développement a permis un accroissement exponentiel des échanges d'informations, et cela à travers le monde. Ces mutations soulèvent de nouveaux enjeux et problématiques ainsi que de nombreux questionnements.

Le côté moins sympa de l'histoire, c'est la multiplication des affaires de fuite, de captation et de revente de données ou encore de surveillance numérique qui font régulièrement la une de l'actualité. Face à cela on peut se sentir désemparé ou parfois menacé dans nos libertés. C'est pourquoi il est important d'y réfléchir ensemble et d'agir car des solutions alternatives existent !

Pourquoi vous semble-t-il important mener cette réflexion et cette action dans le domaine de l'éducation ?

Le champ de l'éducation, comme de nombreux autres champs tels que la santé, l'agriculture, l'insertion sociale etc. est traversé par ces mutations.

Snapchat, instagram, tiktok…En dehors de l'école, les élèves ont des pratiques numériques. Mais bien souvent, ces usages s'accompagnent de nombreuses représentations. Une de celles que l'on entend fréquemment est de considérer que ces jeunes ou comme on peut voir parfois les "digital natives" ayant grandi dans un environnement numérique, auraient de fait une maitrise des outils. Or il convient de déconstruire ces suppositions, de les questionner. L'usage ordinaire des TIC n'implique pas forcément une compréhension fine de ces environnements. Ce n'est pas parce qu'un élève utilise quotidiennement Instagram qu'il en comprend les rouages ! A contrario, il peut aussi être le vecteur de beaux projets éducatifs…Le projet i-voix mené par des élèves du lycée de l'Iroise à Brest en est un bel exemple.

C'est dans cette compréhension numérique que l'Ecole, étant l'un des lieux privilégiés pour le développement de la citoyenneté des élèves a particulièrement un rôle clé à jouer. La question numérique est transverse, toutes les matières sont concernées !
Pour toutes ces raisons, il nous semblait important de nous associer au FDLN pour proposer des animations à la Coopérative Pédagogique Numérique. L'idée est aussi de lancer une dynamique, qui je l'espère, perdurera à l'issue du festival ou fera naître des idées, des projets.

La Coopérative Pédagogique Numérique d'Ile et Vilaine organise différents événements dans le cadre de ce festival : pouvez-vous nous les présenter ?

Pour cette 3ème édition du Festival, la coopérative a souhaité s'impliquer sur la question des libertés en proposant une série d'animations qui soit les plus variées possibles. L'objectif n'est pas de dire « ce que vous faites c'est bien ou pas bien » mais de sensibiliser notre public, en quelques sortes de donner des clés de lecture de ces environnements pour agir en conscience !

Ainsi, sur toute la durée du Festival, il y aura l'exposition Data Detox qui est une expo qui a été créée par la bibliothèque suisse de l'EPFL.

A côté de ça nous proposerons 7 ateliers (dont certains déclinés en plusieurs sessions) répartis sur les 2 semaines du Festival. Tous sont animés par des acteurs engagés et motivés !

  • Le jeudi 6 février un atelier « cas d'usage » animé par Thierry Joffredo et Yannick Bré du pôle numérique pédagogique du Rectorat de Rennes. Il s'agira ici à partir d'un cas d'école réaliste, de découvrir et mettre en œuvre des services et ressources numériques protecteurs et respectueux des données personnelles des utilisateurs pour réaliser une activité pédagogique.
  • Les 7 et 14 février (à raison de 2 sessions par date), l'escape game pédagogique « connais moi échappe toi » conçu par la DANE de Besançon. Cet atelier aura pour objectif de découvrir et identifier par la pratique les possibilités d'un escape game à travers la thématique de la protection des données personnelles et des traces numériques. Il sera animé par Alan Coughlin et Sophie Bernez le 07/02, enseignants en langues et Résentice ; et par Nelly Dubois et Baptiste Creux, 2 collègues apprentis à la CPN 29.
  • Le 10 février c'est Lucie Le Guen, fabmanager pédagogique au sein de l'association MyHumanKit à Rennes qui viendra nous faire part de son expérience de l'usage du wiki en classe suite à des projets menés avec des collégiens.
  • Toujours le 10 février, Laurent Rebuffie, enseignant au Lycée Bréquigny en Sciences de l'ingénieur et RRUPN animera un temps d'échanges sur ces fameuses données personnelles dont on parle tant mais qui restent un mystère pour beaucoup d'entre nous !
  • Le 12 février (2 sessions) Philippe Bernier, enseignant de technologies, formateur Résentice et co-animateur de la CPN35 viendra nous partager son expérience de l'usage de la MoodleBox pour partager des fichiers ou accéder à des activités pédagogiques… et tout ça sans dépendre d'Internet !
  • Le 13 février (2 sessions) sur le jeu pour accompagner vers des usages responsables du numérique. Il sera mené par mon binôme de la coop' du Lycée, Gabriel Trouvé également apprenti et en M2 TEF.
  • Enfin le dernier qui sera davantage un retour d'expérience le 13 février en fin de journée : Grégoire qui est ingénieur en Cybersécurité viendra nous faire part des raisons qui l'ont poussé à "rompre" avec Google mais aussi nous présenter des alternatives.

Comment faire pour participer à ces animations ?

Hormis l'exposition Data détox qui elle est en accès libre (selon les horaires indiqués), la participation aux ateliers se fait sur inscription afin de garantir la meilleure organisation possible aux participants.

Pour cela rien de plus simple. Sur le programme des animations, disponible ici, il vous suffit de cliquer sur l'encadré correspondant à l'événement qui vous intéresse pour être redirigé vers la page d'inscription. En cas de difficulté, pas de panique, la coopérative reste joignable par mail (voir affiche).

De nombreux autres événements sont proposés un peu partout dans le grand ouest alors n'hésitez pas à vous rendre sur le site internet du Festival afin de découvrir le programme complet du Festival ou sur le site du Living Lab Interactikpour voir les animations organisées dans les autres CPN de la région !

La Coopérative Pédagogique Numérique fait un travail tout au long de l'année qui ne se limite pas au Festival des Libertés numériques : pouvez-vous nous présenter ce travail ?

Tout d'abord, il faut savoir que le projet des coopératives s'inscrit dans un projet plus global et régional, celui du Living Lab Interactik. Ce projet a vocation à mettre en réseau et renforcer le maillage des différents acteurs éducatifs sur le territoire breton.

Le Lycée Bréquigny, qui accueillera le FDLN, est l'un des sites pilotes de coopérative pour le département d'Ille-et-Vilaine. L'autre site étant le collège de la Binquenais. Nous sommes 3 apprentis-étudiants en M2 TEF, Adeline Launay, Gabriel Trouvé et moi-même, ainsi que 2 animateurs, Philippe Bernier et Stéphanie Caire, enseignants et formateurs Résentice par ailleurs.

Il y a deux principaux niveaux d'actions. Le premier au niveau de la création ou l'accompagnement de projets partenariaux. En partenariat avec le conseil départemental, nous travaillons par exemple depuis l'an dernier avec l'association My Human Kit. Le second, en local qui est l'accompagnement des acteurs éducatifs (les enseignants notamment) que ce soit sur les sites pilotes ou en escale dans les établissements. Récemment par exemple, nous avons accompagné une enseignante en classe dans la conduite d'un jeu sérieux en économie gestion.

Et sinon de façon transverse, nous mettons aussi en place des actions de formation dans l'optique d‘accompagner la professionnalisation continue des acteurs éducatifs. Par exemple en mars prochain, Gabriel animera une formation sur le jeu pour apprendre et enseigner ; formation qu'il a imaginée à partir de besoins identifiés (infos & inscriptions ici).

Nos missions sont plurielles mais convergent vers une idée forte, celle de favoriser un accès à une culture numérique pour tous !

Vous travaillez à la CPN35 : dans quel cadre participez-vous à son activité ? quels intérêts y trouvez-vous ?

Je travaille à la CPN depuis bientôt 1 an et demi maintenant en binôme avec Gabriel Trouvé. Je suis en contrat d'apprentissage ce qui veut dire qu'en parallèle je suis en formation, en l'occurrence en Master 2 Sciences de l'Education parcours TEF. Même si jongler entre les 2 statuts n'est pas toujours évident et de tout repos, il est très enrichissant tant d'un point de vue professionnel que personnel. D'un côté, il m'offre la possibilité de mobiliser les éléments théoriques que m'apporte le master pour avoir des clés de lecture et de compréhension de mon environnement professionnel. D'un autre côté, mon expérience sur le terrain et le contact avec des acteurs éducatifs d'horizons divers viennent nourrir ces apports théoriques, les éclairer et les enrichir.

Depuis l'an dernier je m'intéresse justement beaucoup à la question des données personnelles dans le champ de l'éducation. C'est une question dont on entend de plus en plus parler, notamment depuis la mise en application du Règlement Général de Protection des Données, et qui sous-tend de très nombreux enjeux. C'est aussi une question qui peut faire peur selon la manière dont on en parle… J'ai même pu observer que ça pouvait freiner des usages numériques chez certains acteurs éducatifs, et c'est dommage !

Mon mémoire de recherche de cette année est d'ailleurs en lien direct avec cette question. Mon sujet n'est pas encore tout à fait stabilisé mais je souhaite interroger la notion de culture numérique au regard de la question des usages dits “responsables” du numérique et de celle des données personnelles dans le champ de l'éducation.

Evénements FDNL à la Coopérative Pédagogique Numérique d'Ile-et-Vilaine

Evénements FDLN à la Coopérative Pédagogique Numérique du Finistère

Le site du Festival des Libertés Numériques

Le site du Living Lab Interactik

L'année 2019, pour le LabFab a été particulièrement riche en actions de tous genres : événéments, ateliers, openLab, partenariats, marathons créatifs, …etc.

Le Service Numérique de Rennes Métropole qui accompagne la coordination collégiale de la marque LabFab propose de revenir sur les actions réalisées en 2019 par les membres de ce réseau de fablabs. Ces différentes structures partagent la “marque ouverte” LabFab car elles ont adhéré à un charte commune.

1. Rappel du projet pour le territoire

Le LabFab est le projet collaboratif de Laboratoires de Fabrication numérique sur Rennes Métropole. Il a été fondé vers 2010 par un collectif pluridisciplinaire de structures afin d'explorer les potentiels sociaux, créatifs et économiques des méthodes et techniques de la fabrication numérique. Un premier espace sous la marque ouverte LabFab a été ouvert à l'EESAB début 2012. En 2013, le LabFab a décidé de se déployer au niveau territorial sous la forme d'un réseau de lieux articulés autour de cette marque. Cette marque est ouverte (creative commons) et elle permet donc d'accueillir une communauté partageant des valeurs et objectifs communs. Le LabFab s'est progressivement professionnalisé : un “Fab Manager” dans l'association Bug, un autre à l'EESAB…etc. Chaque entité porteuse de cette marque LabFab met de l'espace, du temps et des moyens financiers à disposition du projet territorial pour contribuer à sa réussite. Ces ateliers sont reconnus, chartés et fédérés au niveau mondial par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) sous le nom de FabLabs. Les années 2012-2016 ont permis de préfigurer le projet sur le territoire et d'identifier les 4 axes de développement et l'accompagnement apporté par Rennes Métropole.

Feuille de route du LabFab définie en 2013 et revisitée par itération chaque année

Le LabFab dans ses différents lieux a pu rassembler une communauté de prototypeurs (plus de 300 personnes actives sur le territoire métropolitain), et est devenu un ambassadeur mondial de la créativité locale (plus de 200 projets publiés sur le portfolio du LabFab, près d'une centaine d'événements dont plus de 30 à l'international depuis 2013). Entre 2012 et 2016, Rennes Métropole a accompagné financièrement le développement des LabFabs de l'EESAB et celui de la Maison des Associations porté par Bug. En 2013, le LabFab a été lauréat de l'appel à projets national sur les fablabs. Parmi 154 candidatures, le gouvernement avait retenu 14 dossiers. https://www.economie.gouv.fr/appel-a-projets-fablab-14-dossiers-retenus#

En 2014, une dizaine d'EPN sur la ville de Rennes ont été équipés et des animateurs formés grâce à une aide financière de la ville au titre de la politique des quartiers. Depuis 2015, des Universités (Rennes 1, Rennes 2 et l'Université Bretagne Loire) ont ouvert leur LabFab et se sont intégrés dans la dynamique collective du réseau. La charte, co-signée entre Rennes Métropole détentrice de la marque LabFab, et les structures hébergeant les ateliers, permet de garantir un niveau homogène de services entre tous les lieux, et surtout, d'assurer, à minima, 4 heures hebdomadaires d'ouverture à tous, appelées “OpenLabs”. Rendre le numérique plus accessible à tous est une mission nécessairement partagée par les membres du LabFab quel que soit leur nature (Enseignement, Association, et les acteurs économiques partenaires, …). En 2014, les 1ers MooC sur la Fabrication Numérique sont conçus par des membres cofondateurs du LabFab. Après le succès des 2 premières sessions du MOOC “La Fabrication numérique” jouées en 2014 et en 2015 sur la plateforme FUN (plus de 15 000 inscrits aux premières sessions), l'Institut Mines-Télécom propose désormais une formation complète aux technologies des FabLabs, et à fin 2019, plus de 180 000 apprenants s'y sont inscrits. À fin 2019, quinze lieux s'intègrent à ce projet territorial désigné « LabFab étendu » et d'autres encore sont en cours de montage (avec notamment, Comme un établi à Rennes, …). L'année 2019 a vu la concrétisation de la labélisation FabCity pour notre territoire au sein d'une communauté de Métropoles déjà fortement investies dans la montée en puissance de l'économie circulaire, collaborative, l'urbanisme, la fabrication numérique, les nouvelles économies, l'engagement civique, la conception et la production durables : Barcelone, Paris, Londres, Sao Paulo, etc… et aussi nos voisins et partenaires de Brest (avec l'UBO Open Factory).

Manisfeste FabCity : https://www.makery.info/2018/07/11/le-manifeste-de-la-fab-city/

2. Les LabFabs : synthèse l'année 2019

Les LabFabs ont développé des projets et se sont structurés suivant leurs profils et leurs cibles (LabFabs universitaires cherchant à diffuser les pratiques de la fabrication numérique dans les cursus, LabFabs associatifs cherchant un modèle économique et diffusant auprès de leurs partenaires, …), tout en explorant des pistes de diversification afin également d'élargir la communauté de prototypeurs sur le territoire. Leurs activités ont permis, à nouveau en 2019, à un grand nombre de découvrir la fabrication numérique, d'acquérir de nouvelles compétences ou même de réaliser leur projet, notamment par la pratique des OpenLabs (moment d'ouverture à tous dans les lieux avec des animations) ou durant les événements. Ainsi, en témoigne le nombre de projets postés sur le portfolio du LabFab : on recense aujourd'hui 220 projets postés, portés par des usagers du LabFab étendu.

Cartographie du réseau en fin d'année 2019

a. Les LabFabs

EESAB : Le LabFab de l'EESAB a fermé ses portes en Juin dernier, à la suite du départ de son FabManager, John Lejeune qui historiquement a porté le projet depuis sa création en 2012. L'atelier de fabrication numérique a démontré sa pertinence au sein de l'École d'Art durant ces 7 années d'existence. Une procédure de recrutement est en cours depuis cet été, mais elle a été portée infructueuse, paradoxalement, malgré le nombre de Makers sur Rennes, volontaires pour développer ce poste et l'activité du LabFab de l'EESAB. Cette fermeture, normalement provisoire, devrait durer une partie du premier semestre 2020. L'École doit passer un cap et a besoin de temps pour se structurer pour trouver la formule la plus pertinente pour inscrire un LabFab dans son programme avec ses forces vives (enseignants, personnel administratif et technique, étudiants, partenaires). Le FabManager en sera une pièce clé pour réussir. Rennes Métropole a inscrit à son budget prévisionnel 2020 un soutien financier pour aider l'EESAB dans sa démarche (20 000€ pour soutenir en partie le poste de FabManager et 20 000€ pour des investissements). En termes de projets, pour le LabFab de l'EESAB, on a vu en 2019 la réalisation et le lancement du MooC “Modéliser un objet 3D”, en partenariat avec l'IMT. Ce projet, financé dans le cadre de l'ITI FEDER Numérique, a été inauguré en Novembre dernier, et rassemble déjà plus de 4000 apprenants sur la plateforme France Université Numérique.

Maison des Associations – Association Bug :

L'association Bug a porté, sur le territoire, l'organisation de différents événements valorisant la fabrication numérique : MétroMix et Fabrique !. Les ateliers ouverts (OpenLabs) du mercredi et samedi après-midi offrent la possibilité à un public familiale de venir découvrir très concrètement d'autres facettes du numérique. “Fabrique !” a notamment permis de fédérer l'ensemble des LabFabs, en proposant au grand public de présenter les nouveaux acteurs du réseau (Comme un établi, La Volumerie, et des nouveaux partenaires : Digital Campus par exemple).

À la suite de ces évènements, l'association porte ou accompagne le développement des projets qui en sont issus, tel que ViaBird, la mangeoire connectée pour oiseaux (issu d'Europe ReMix) ou encore Cassiopée (suite à MetroMix). Ces actions, déjà en cours, perdureront sur 2020, en collaboration avec le réseau des LabFabs sur Rennes, afin d'associer le maximum de compétences possibles sur les projets. Par exemple, avec l'appui du Service Numérique de Rennes Métropole et de l'animateur du LabFab de Bug, une mangeoire connectée a été assemblée durant la fête de la biodiversité à Chevaigné fin mai 2019, et une cinquantaine d'habitants ont pu découvrir ce projet collaboratif et poser des questions sur les outils de fabrication numérique ou encore sur le devenir des données produites. Les vertus pédagogiques de ces projets ne sont plus à démontrer. On constate aujourd'hui que le public intéressé est plus varié (jeunes/anciens, hommes/femmes, amateurs/pros, informaticiens/néophytes, centreville/rural, …etc.), certainement en raison de l'importance qu'a pris le numérique dans notre société. Au contact des citoyens, les animateurs ont recueillis énormément de signaux pour nourrir les méthodes pédagogiques et les adapter pour être plus pertinents. Enfin, l'Association Bug assure le développement d'une plateforme de badges numériques, permettant de reconnaître les compétences des usagers du LabFab et les compétences numériques des salariés des associations rennaises. Financé dans le cadre de l'ITI FEDER de Rennes Métropole, l'année 2019 a été consacrée au développement de cette plateforme, et à son expérimentation. Celui-ci, fortement attendue, devrait être mise en œuvre courant d'année 2020 avec notamment un rdv important à Montréal en juillet pour FAB16 (rdv mondial des fablabs).

IMT Atlantique :

L'IMT Atlantique a lancé un nouveau MooC (cours massifs en ligne) en lien avec l'EESAB sur “Modéliser en 3D avec FreeCAD“. La création de ce nouveau MooC participe à la refonte du parcours de formations hybridant des temps présentiels (ateliers) et un travail en ligne (cours). Cette formule a pour but de démocratiser l'accès à des connaissances qui nécessitaient jusqu'alors exclusivement de passer par un cursus traditionnel, donc forcément plus excluant. L'IMT a donc lancé, depuis septembre dernier, l'expérimentation d'un MooC hybride au sein du LabFab étendu de Rennes : tous les 15 jours, des apprenants, en reconversion professionnelles ou au chômage, mettent en application le parcours de formation en ligne de l'IMT. Cette démarche expérimentale est une réussite. Elle est accompagnée par Pôle Emploi et WeKer pour permettre à 12 apprenants de se former, en découvrant 4 LabFabs et leur communauté de Makers et de professionnels. Cette première formation se terminera au début d'année 2020. Une évaluation est déjà en cours avec les partenaires, afin de mesurer l'opportunité de sa reproductibilité à long terme à Rennes et ailleurs. Enfin, en 2020, l'IMT devrait voir l'ouverture très attendues d'un nouvel espace pour son LabFab permettant ainsi un accès à un plus large public.

Université Rennes 1 :

Le LabFab de l'Université Rennes 1 (IETR) a organisé cette année deux évènements “CampOSV” permettant de continuer les développements du projet OSV (Véhicule Open Source), que ce soit dans de nouveaux partenariats ou dans la poursuite des avancées du projet FEDER PyOSVue. Ce projet, qui vise à concevoir et construire une plateforme de modélisation open source en ligne, testé en Mars 2019, est encore en cours de développement. La communauté de compétences est reconnue car dynamique et constituée d'une multitude de talents. Ce projet est également un prétexte pour provoquer des rencontres de chercheurs sur notre territoire afin qu'ils partagent leur spécialité. Portail national de la Fabrique des Mobilités : http://lafabriquedesmobilites.fr/la-fabrique/osva-vehicule-open-source-et-plateforme-dinnovation/ L'événement InOut au croisement des mobilités et du numérique a également pu bénéficier de cette dynamique.

Université Rennes 2 – EduLab :

Toute l'année 2019, l'EduLab a mis en place des ateliers pour faire découvrir la fabrication numérique à tous, et monter en compétence sur l'ensemble des pratiques de la fabrication numérique. Le public est régulièrement composé d'étudiants, d'enseignants et de quelques habitants.

Au-delà de ces ateliers, l'EduLab a œuvré à développer des projets en lien avec les filières de l'Université, afin de diffuser les pratiques de la fabrication numérique au sein de l'Université Rennes 2.

Université Bretagne Loire – Teaching Lab :

Avec la disparition de l'Université Bretagne Loire, l'avenir du LabFab du PNRB reste incertain. L'année 2019 a encore consisté, pour le TeachingLab, grâce à l'énergie de son FabManager, à développer la présence de la fabrication numérique dans les cursus de l'Université Bretagne Loire et de l'Université Rennes 1. Par ailleurs, l'Université Bretagne-Loire et le TeachingLab se sont engagés en 2018 dans un partenariat avec l'Université Virtuelle de Côte d'Ivoire, afin de développer le FabLab d'Abidjan. Cette démarche contribue au rayonnement du LabFab. http://www.labfab.fr/luniversite-bretagne-loire-envisage-un-labfab-en-cote-divoire/

Etrilet – Bruz :

En 2019, le LabFab de l'Etrillet a continué
à développer son activité et se structurer, notamment par l'équipement d'une
fraiseuse à commande numérique mise à disposition par l'EESAB de Rennes, dans
le cadre d'un achat réalisé sur la Subvention 2018 de Rennes Métropole. C'est
un bel exemple de coopération entre les membres du LabFab.

Cette machine permettra en 2020 d'offrir
la capacité aux étudiants de l'EESAB de prototyper des installations de grands
formats, mais aussi, au LabFab de l'Etrillet, d'offrir un service inédit sur le
bassin rennais, de fraisage grand format. Le modèle préfiguré est intéressant à
observer car il mixe de l'enseignement, de la créativité avec potentiellement
des activités économiques.

Lab'O Cesson :

L'association continue son développement,
notamment au travers de la collaboration avec MyHumanKit. De jeunes handicapés
viennent pour développer leurs propres projets. Le HandiVéhicule (projet également en lien
avec le Vehicule Open Source) en est un exemple.

Les ateliers ont lieu les mardis et jeudis soirs. La mixité intergénérationnelle est recherchée : Sur de nombreux projets aussi bien en électronique, informatique, menuiserie, robotique, la progression se fait grâce au mélange des compétences entre les plus jeunes (12 ans) et les plus âgés (74 ans).

Source photo : http://www.labocesson.fr/fablab/

Les Espaces Publics Numériques :

Les Espaces Publics Numérique de la Ville de Rennes se sont très concrètement investis dans le réseau du LabFab étendu, durant l'année 2019. Cette participation a notamment pris la forme de création d'ateliers avec leurs usagers, en vue de l'événement Fabrique !, en septembre dernier. Ces ateliers de fabrication numérique ont permis de continuer à structurer des communautés de Makers dans les quartiers, d'identifier des talents et plus globalement de développer les pratiques de la fabrication numérique. C'est notamment le cas des EPN de la Maison de Quartier La Touche et de la MJC Bréquigny qui proposent des OpenLabs pour inviter leurs usagers à venir échanger et développer des projets liés à la fabrication numérique.

Crédit photo : MJC Bréquigny

La Maison des Squares (Le Blosne) a candidaté avec Rennes Métropole et le collectif Indien dans la Ville à l'AMI Tiers-Lieux lancé en Juillet dernier par la Mission Société Numérique. Les résultats seront connus début 2020. Quoi qu'il en soit, la réalisation d'un dossier de candidature collectif a permis de se poser et de mesurer les impacts sur le territoire qu'apporte un programme de LabFab grâce à l'implication de multiples acteurs chacun dans leur rôle, et à la coordination de la collectivité.

Betton : L'Atelier partagé

Le LabFab de Betton est ouvert depuis 2018. Dès l'ouverture du lieu, une cinquantaine de membres composait l'association. Il est porté par l'association l'Atelier Partagée qui continue à faire vivre cet enthousiasme initial tout en se structurant par la réalisation de nombreux projets. L'association tisse des liens avec des acteurs déjà inscrits dans l'écosystème local, par exemple, collabore avec la médiathèque de Betton, mais aussi, a ouvert un Repair Café. Des pistes nombreuses sont à explorer à l'échelle de la Métropole, notamment sur le surcyclage ou encore le prototypage de jardins partagés.

Ce sera le 5e Repair Café à Betton en janvier 2020

Ce modèle de LabFab dans une commune de la
périphérie de Rennes est intéressant à observer. Il s'appuie sur l'impulsion
d'une dynamique locale qui reste à accompagner. Des moyens, notamment la mise à
disposition d'un lieu, sont apportés par la commune, et des connexions avec des
acteurs inscrits dans l'écosystème vont provoquer des échanges et donc une
valeur sociale à mesurer.

Les communes alentours (Chevaigné,
Montgermont, …) ont reçu des échos et sont intéressées pour y participer et
trouver également un modèle de lieu d'échanges et de projets autour de la
fabrication numérique.

L'Atelier Partagé de Betton doit pouvoir
encore mieux tirer parti du réseau LabFab en 2020.

Le Hub Epitech :

Avec de nouveaux locaux, le Hub de Epitech a rouvert à partir du second trimestre 2019, après un an de “mise en veille”. Cette réouverture a permis d'inscrire dans leur programme la fabrication numérique. L'Ecole propose un espace de formation autour des pratiques de prototypage et de démarche agile aux élèves, et aussi, très concrètement de manipuler un parc machines (imprimantes 3D, matériel électronique, …). Enfin, l'Epitech s'est investie dans le réseau en intervenant à quasiment tous les évènements grâce à une mobilisation d'étudiants. La Direction de l'École a inscrit et valorisé dans leur cursus cette participation des étudiants. C'est un acte fort qui fonctionne car le réseau LabFab permet aux étudiants de sortir de l'Epitech et de rencontrer d'autres communautés et d'être confrontés à des projets très concrets en lien avec le territoire. Cette démarche intéresse également les acteurs économiques à la recherche d'étudiants avec de l'expérience et un début de réseau professionnel pour les recruter.

La Volumerie de Broons :

Le LabFab de la Volumerie de Broons
(Département 22, à mi-distance entre Rennes et St Brieuc) a ouvert en 2019. La
charte LabFab a également été signée en 2019. C'est la concrétisation de 2 ans
de travaux pour un jeune couple qui a choisi d'investir dans un lieu en
périphérie de Rennes et de le rénover afin d'y installer leur activité
professionnelle dans le domaine de la scénographie (construction de décors, de
mobiliers d'accueil, …). Ils y ont adossé un LabFab associatif ayant eux-mêmes
préalablement contribués très activement à des événements comme MuséoMix et sa communauté
sur Rennes.

La commune de Broons a accueilli très favorablement ce LabFab et perçu toute la dynamique qui allait pouvoir se générer. En effet, ce lieu, comme son nom l'indique, permet d'accueillir dans un vaste atelier, un public éloigné des centres urbains, ou désireux de créer des projets conséquents : ce LabFab dispose d'espace et de machines pour travailler sur un plateau de plus de 100 m2. L'objectif de ce LabFab pour 2020 est de poursuivre son ouverture au public pour continuer à se faire connaître et s'inscrire dans l'écosystème local. L'activité économique se monte, tout en se structurant et en développant les outils nécessaires (développement d'une découpeuse laser avec les usagers, mise en place d'un outil de réservation en interne, …).

Le 12 décembre 2019, le LabFab La
Volumerie a obtenu le prix de l'innovation numérique du Département des Côtes
d'Armor.

Photo Ouest-France : Le Président du CD22 qui remet le Prix de l'innovation numérique au LabFab La Volumerie.

La marque LabFab étant ouverte, elle ne se
limite pas au périmètre de Rennes Métropole. En toute logique, il doit
néanmoins y avoir des coopérations avec les acteurs de la Métropole pour qu'il
y ait du sens.

Là encore, ce modèle initié par La Volumerie est intéressant à observer. Des pistes sont certainement à entrevoir pour mieux coopérer avec d'autres fablabs sur la Région Bretagne. Car, notre région concentre une densité très singulière de fablabs et la richesse de ces projets serait multipliée avec plus de liens entre eux et avec les acteurs économiques et associatifs du territoire.

L'Atelier Commun :

Ouvert depuis Septembre 2019, l'Atelier Commun
est un LabFab intégré à la Belle Déchette (première ressourcerie à avoir vu le
jour sur le territoire de Rennes Métropole). Son but est d'offrir un espace de
prototypage et d'upcycling (*) pour les bénévoles de la Belle Déchette, mais
aussi, une offre de service pour les entreprises souhaitant réaliser du
mobilier, des prototypes ou toute sorte de projet.

(*) Concrètement, l'idée est de récupérer
des matériaux ou des produits dont on ne se sert plus pour créer des objets ou
produits de qualité supérieure.

Ouvert en OpenLab le mercredi et le
samedi, ce lieu permet aussi la pédagogie en valorisant des pratiques liées au
Low Tech ou au réemploi, et de réaliser de la médiation autour du développement
durable. L'ambition est de transformer et de valoriser cette ressource
inépuisable que sont les déchets.

Les démonstrations effectuées sur l'espace
public lors d'un événement comme Fabrique ! ont été très bien accueillies par
les visiteurs. On pouvait assister au surcyclage de divers plastiques pour
produire de nouveaux objets avec des techniques d'impression 3D. Des
perspectives s'ouvrent pour rechercher de nouvelles voies face à un déclin des
produits issus des hydrocarbures et de l'industrie 1.0 (linéaire) et s'orienter
vers une résilience du territoire. C'est un des axes de recherche de la FabCity
évoquée plus loin dans ce rapport.

My Human Kit :

L'association MyHumanKit s'était fait connaître pour la fabrication
numérique 3D de prothèses avec sa fameuse main bionique. Initialement, Nicolas,
jeune amputé suite à un accident de travail avait rencontré la communauté du
LabFab lors d'un événement sur Rennes en 2013. Il a découvert l'impression 3D
et l'électronique ouvert. L'idée de la prothèse open source s'est concrétisée
en prototype en quelques semaines grâce aux multiples compétences que le réseau
LabFab a su mobiliser. Pour aller plus loin, Nicolas et d'autres collaborateurs
ont fondé MyHumanKit.

Depuis 2015, MyHumanKit a obtenu de forts soutiens financiers pour créer un
réseau de handilab. En 2017, elle a reçu une forte récompense (300 000€) de la
fondation La France s'engage portée par notre ancien Président de la République
François Hollande.

Basée dans les locaux d'Askoria à Rennes Beauregard, l'association MyHumanKit a progressivement intégré le réseau du LabFab. Cette collaboration s'est concrétisée par l'adhésion à la charte du LabFab durant l'année 2019. Ces échanges viendront s'intensifier sur l'année 2020, afin de déboucher sur la mise en place et le développement de projets concrets avec les LabFabs.

On peut considérer en synthèse de ce
chapitre que les acteurs membres du LabFab militent pour un numérique
essentiellement en dehors des écrans avec plus de liens directs entre les
habitants, moins consommateur de ressources, et souvent comme prétexte pour
partager et valoriser des compétences.

Cependant, les activités de chacun des LabFabs prennent tout leur sens car
elles se conjuguent entre-elles sur le territoire. Cette collaboration produit
un effet multiplicateur : Les communautés se partagent et se développent
ensemble. Dans ce domaine où l'image du “Geek face à son écran” demeure tenace auprès de ceux qui n'ont
pas encore pratiqué le LabFab, il est utile de mieux faire connaitre ces activités
et offres de services de proximité car elles sont accessibles à tous.

La coordination
d'un réseau de fablabs à l'échelle d'un territoire est un modèle absolument
unique et qui amènent les autres métropoles du réseau FabCity à avoir beaucoup
d'attention pour Rennes Métropole.

Ce modèle permet à chacun de sortir de sa
zone de prédilection et de bénéficier des compétences et ressources apportées
par les autres. L'impact social sur le territoire est directement mesurable et
à cultiver car le LabFab dispose d'un potentiel très puissant.

Le chapitre suivant décrit certaines collaborations accompagnées par Rennes Métropole ou portées directement par les acteurs du réseau LabFab. Il est difficile d'être exhaustif car le Service Numérique de Rennes Métropole qui accompagne la démarche ne peut absolument pas se positionner en contrôleur ou encore en distributeur. Cette pratique collaborative nous met dans une posture non déterministe face à la multitude des projets improbables qui en découlent. La coordination n'en demeure pas moins nécessaire pour en faire un projet de territoire.

b. Le LabFab étendu et la coordination de réseau

Développement du réseau :

Le nombre de LabFab est en croissance
ainsi que les communautés et participants aux ateliers. Des évolutions
deviennent nécessaires pour répondre à des attentes notamment pour pousser des
projets vers des activités économiques.

Comme indiqué dans le chapitre précédent, 2019 a vu l'émergence de nombreux nouveaux LabFab, dont certains projets sont encore en construction : l'Atelier Commun (à Rennes) a ouvert en Septembre 2019, La Volumerie à Broons (22) en Novembre 2019, l'EduLab Pasteur encore en préfiguration et opérationnel en 2020. D'autres perspectives de nouveaux lieux sont envisageables avec par exemple Rennes Business School et l'INSA avec leur cursus croisé MSc Innovation & Entrepreneurship.

Pour illustrer la phase de développement
vécue actuellement par le LabFab, il peut être intéressant de faire un focus
sur : Comme un établi.

Il s'agit d'un nouveau projet de LabFab
qui ouvrira en début d'année 2020. Cet espace, dédié à l'artisanat, est porté
par deux professionnels du bois, qui ont souhaité développer un espace
mutualisé pour les artisans. En complémentarité avec les LabFabs, ce projet a naturellement
intégré le réseau du LabFab étendu, afin d'échanger et de co-construire des
coopérations avec les LabFabs. Détecté et accompagné par Rennes Métropole, ce
projet occupera un bâtiment de la Ville de Rennes dès Mars 2020, afin d'y
développer leur activité, d'abord associative, puis sous une forme de
coopérative d'ici fin 2020.

Cette structure, complémentaire aux
pratiques des LabFabs, permettra d'une part de développer les compétences et
projets autour de l'artisanat et du bois, et d'autre part de suivre avec
attention l'émergence d'un maillon supplémentaire vers la concrétisation d'activités économiques issues de la fabrication
numérique
.

C'est un enjeu majeur à ce stade de
développement du réseau LabFab. Il devient nécessaire d'identifier ou faire naître des dispositifs pour appuyer le
développement de certains prototypes plus matures pour les transformer en
activités économiques.
Jusqu'à présent, malgré la qualité de nombreux
projets, il n'a pas été clairement identifié de parcours à proposer aux
porteurs des prototypes. La solution n'est très probablement pas unique et
plusieurs pistes sont à explorer.

L'autre axe de développement se trouve
dans le passage à l'échelle sur le
territoire de la Métropole
. Après une dizaine d'années d'expérimentations
de prototypages appuyés sur des méthodes agiles et collaboratives mixant des
experts avec un large public, il semble de plus en plus évident, au regard des
transformations nécessaires pour gagner en sobriété environnementale, que les
tiers lieux de proximité comme ceux du réseau LabFab peuvent être un élément
clé pour un territoire.

Dans l'optique de changer de modèle, si
une nécessité l'impose, cet écosystème local est en capacité de quasiment tout
(re)construire grâce à son maillage de lieux équipés, ses communautés (et donc
compétences), ses méthodes collaboratives ouvertes. La FabCity est une
orientation qui mériterait, sans trop d'engagement, d'être testée.

La structuration du réseau :

En 2017, à l'unanimité, tous les membres
du LabFab ont fait le souhait de se structurer en association, afin de
faciliter la mutualisation entre eux (commandes groupées de matériels par
exemple). Aussi, lorsqu'il s'agit de répondre à des sollicitations extérieures
(acteurs économiques notamment des grands groupes) et de valoriser les
productions apportées, une réponse via une structure LabFab apparaissait plus
pertinente.

Cette structure n'a pas vocation à
modifier la gouvernance du projet territorial : le Service Numérique assure la
coordination de l'ensemble de la démarche, et l'association regroupe uniquement
les personnes physiques des LabFabs, à savoir les FabManagers et des
utilisateurs réguliers. Cela se traduit pour ces derniers par un collège
“sympathisants et usagers des lieux”. Ainsi, les plus fidèles utilisateurs des
LabFabs peuvent adhérer à l'association, et, aussi, fédérer des communautés d'usagers
autour du LabFab. C'est une forme originale et vertueuse de participation
citoyenne.

L'association LabFab perçoit uniquement ses
ressources de partenariats avec des acteurs économiques pour monter très
occasionnellement des événements de type ateliers de fabrication numérique.
Cette structure n'a pas vocation à développer une activité économique. Elle n'a
pas non plus de dépense de fonctionnement importante (excepté l'achat de petit
matériel partagé ou de composants pour un atelier, de frais de déplacements
pour représenter le LabFab par ses membres).

Ce mode de fonctionnement, mis en place en
2017, a été utile pour cultiver un peu plus le travail en réseau entre les
LabFabs, au-delà des coopérations spontanées entre personnes déjà mises
en place.

Cette étape
étant franchie, l'année 2019 a permis d'aller plus loin.

Suite à l'AG de l'Association LabFab du 19
décembre, Bérengère Amiot est reconduite comme Présidente. Elle est accompagnée
par Baptiste Gautier qui en est Vice-Président, Laurent Mattlé (Trésorier),
Richard de Logu (Secrétaire) et une dizaine d'Administrateurs.trices.

À la suite d'un
séminaire organisé au mois de juin 2019, ou plus d'une trentaine de membres du
LabFab ont participé sur les 2 jours, une réflexion plus structurante a été construite
pour aboutir à quatre axes :

  • Les modèles économiques des LabFabs,
  • Une communication partagée entre tous les
    LabFabs,
  • Le développement de pratiques plus
    durables dans les LabFabs,
  • La documentation sur un outil commun pour
    l'ensemble des LabFabs.

Cf : Document de synthèse du séminaire effectué du 29 au 30 juin 2019 et Compte-rendu de l'AG du 19/12/2019.

3. Les évènements du LabFab étendu en 2019

Les membres du LabFab étendu ont proposé
régulièrement, sur le territoire, cette année encore, un ensemble d'événements
permettant de présenter la fabrication numérique auprès du grand public.

En plus de ces événements réguliers
(notamment OpenLabs), plusieurs événements structurants, indiqués ci-dessous,
ont été construit grâce à la participation de quasiment tous les membres du
LabFab.

Notre territoire peut donc se démarquer grâce à la richesse de ces évènements qui provoquent des rencontres entre acteurs divers, font découvrir de nouvelles ressources, et permettent de développer des projets collaboratifs sur Rennes Métropole, mais aussi, d'appréhender le numérique autrement.

  • CampOSV Makers, du 13 au 15 Décembre 2018

Du 13 au 15 Décembre 2018 au Pôle Numérique de Beaulieu a eu lieu CampOSV Makers pour continuer les développements effectués durant les précédents évènements autour du Véhicule Open Source. En invitant largement les Makers, des acteurs académiques (recherche, enseignement) et économiques (grands groupes et entreprises), de nouveaux projets ont pu voir le jour, avec par exemple, le développement de vélo cargos open Source ou encore d'un petit véhicule motorisé. L'ensemble des projets ont été documentés sur Wiki-Rennes et donc accessibles à tous : www.wiki-rennes.fr/CampOSV_Makers

  • MétroMix, du 18 au 20 Mars.2019

MétroMix est un marathon créatif.
C'est-à-dire un temps (2 jours) durant lequel des volontaires (amateurs et
professionnels) viennent se challenger pour prototyper en équipe des projets
afin de répondre à des enjeux. La méthode “ReMix” a été initialement
développée dans le secteur culturel autour de projet pour revisiter l'accueil
dans les Musées avec MuséoMix (puis BiblioReMix, et des déclinaisons ReMix). La
communauté LabFab et l'association Bug qui porte MétroMix, avec le soutien de
Rennes Métropole (subvention : 15 000€) a donc choisi de s'en inspirer pour
aborder les questions liées aux déplacements et à leurs conséquences
(consommation de ressources, pollution, temps passés dans les transports, …)
afin d'essayer collectivement d'apporter des solutions innovantes. Il s'agit
d'une 2e édition. La première édition de MétroMix a été réalisée
avec comme partenaire principal Kéolis ce qui avait l'avantage de donner accès
à de nombreuses ressources en lien avec les transports publics (Bus, Métro,
vélo, parkings relais, …). En 2019, MétroMix a vu des sociétés comme
Opendatasoft renouveler leur participation à cet événement ou un grand groupe
comme Lacroix (équipements de signalisation urbaine) pour se rapprocher du
LabFab et des Makers car la donnée issue des objets connectés est devenue fondamentale
pour bien analyser une situation ou produire un service avec les citoyens. À ce
sujet, les acteurs autour du LabFab bénéficient d'une dizaine d'années
d'expérimentations de projets sur les objets connectés et les données produites
avec les citoyens (cf les ateliers depuis 2012 ou encore le Défi Data+ en
2013-2014 : http://www.labfab.fr/defi-dataplus-annonce-laureats-mardi-15-avril-depuis-rennes/ ). On perçoit
vraiment une transformation ces dernières années où de nouveaux acteurs sont
rentrés dans le jeu (des données). Les acteurs historiques du LabFab se
positionnent de fait en ressources d'où la méthode ReMix où chaque profil doit
pouvoir être valorisé au mieux et pour un projet collaboratif.

Dans ce but pour produire ensemble des
Communs (“bien patrimonial partagé par les membres d'une communauté”
source Wikipédia), MétroMix s'est inscrit en cohérence dans la continuité des
différents évènements du territoire autour de la Mobilité organisés par le
LabFab (MétroMix 2017, CampOSV, CampOSV Makers, …). Volontairement à quelques
jours en amont d'InOut 2019, cet évènement a permis aux Makers, citoyens et experts
de la mobilité de prototyper des solutions en lien avec les déplacements sur le
territoire.

Sept projets ont ainsi prototypés, grâce au LabFab, et accompagnés par des entreprises comme LaCroix, Keolis, OpenDataSoft, …

L'ensemble des projets ont été documentés sur Wiki-Rennes

Sur les réseaux sociaux le marathon créatif MétroMix a été fortement relayé.
Source : Twitter
  • InOut, du 28 au 31 Mars 2019.

Du 28 au 31 Mars dernier s'est déroulé InOut
à Rennes.

À la suite de MétroMix, l'ensemble des
projets du marathon créatif ont été présentés aux habitants durant cet
évènement. C'était une belle vitrine pour les porteurs de projets qui ont
répondu très positivement et ont pu exposer devant les milliers de visiteurs
leurs réalisations et engager des échanges pour valider la pertinence d'aller
plus loin dans le développement.

Le LabFab a animé une série d'ateliers durant InOut, permettant de rendre tangible des aspects du numérique pour aborder la mobilité et ses enjeux sur un territoire. Des thématiques sur lesquels le LabFab a déjà monté plusieurs ateliers ont été appréhendées : la qualité de l'air, avec l'animation d'ateliers de montage de capteurs citoyens de mesure de particules fines, d'atelier autour du suivi de ses consommations énergétiques, ou encore, d'atelier de découverte de l'électronique. Là aussi, ce fut des opportunités pour aborder la question des données produites par le numérique avec les visiteurs qui d'ailleurs en sont de plus en plus les producteurs conscients (…ou pas). Nos actions de médiations provoquent des échanges passionnants durant lesquels tous les participants apprennent ensemble. Les animateurs également recueillement énormément de signaux pour construire et améliorer leurs ateliers pédagogiques. La fonction de médiation est fondamentale pour provoquer cette intensité d'échanges avec les citoyens.

Atelier public durant InOut : montages de capteurs d'air
  • Séminaire du LabFab, le 29 et 30 Juin.

Le samedi 29 et dimanche 30 Juin,
l'ensemble des LabFabs se sont réunis au LabFab de la Volumerie à Broons afin
d'échanger et de se projeter sur l'organisation collective et les futurs
actions à construire :

Ce séminaire a permis de structurer des actions sur les axes suivant :

-Réflexion autour de la Charte des LabFabs,

-Développer les pratiques de développement durable dans les LabFabs,

-Intensifier la documentation des projets dans les LabFabs, pour faciliter leur réappropriation,

-Identifier des modèles économiques pour les LabFabs.

Durant ces 2 jours, des groupes de travail
ont été mis en œuvre sur chacune des thématiques, afin de produire des propositions
et d'engager leur concrétisation.

Il a été préalablement rappelé que l'association
LabFab est un outil à la disposition du réseau des LabFabs pour sa
structuration (Financière, organisationnelle, communication, en prospective et
stratégie).

Le lien, complémentaire, entre la coordination du LabFab étendu de Rennes Métropole et l'Association LabFab, passe aussi par la promotion de la Charte commune des LabFabs.

www.labfab.fr/wp-content/uploads/2017/01/Charte-Affiliation-LabFab-2017.pdf

Le LabFab bénéficie d'une visibilité déjà
importante via sa présence sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et le
site Internet) et par les relais que font les communautés qui participent.
Cependant, il est nécessaire de cibler
d'autres publics pour élargir massivement l'audience
. Des actions en ce
sens sont envisagées en 2020.

Autre point important confirmé durant le
séminaire : Le LabFab n'a pas vocation à
développer une activité économique
. C'est un point fondamental. Il est au
service de ses membres qui eux peuvent, pour certains selon leurs objectifs,
poursuivre des activités économiques.

Pour cela, le LabFab permet de mieux faire coopérer les FabManagers, de mutualiser
des moyens, de favoriser les projets en commun à l'échelle du territoire et du
LabFab étendu, et enfin (et surtout) de partager des cultures du numérique.

  • Nantes Maker Campus, du 5 au 7Juillet.

Le 5 et 7 Juillet dernier, le LabFab s'est
déplacé à Nantes pour animer des ateliers et valoriser les projets rennais. Disposant
d'un stand sous les nefs au cœur de l'île de Nantes, le LabFab a été en
visibilité face à un public familial très curieux. Ces trois jours d'animations
ont permis également d'animer 2 ateliers pour assembler plus de 20 capteurs de
qualité de l'air avec des visiteurs volontaires débutants ou des Makers venant
de toute la France. Durant ces ateliers, le
LabFab a pu montrer et éprouver ses méthodes pédagogiques face à un public
hétérogène
. Au cours de ce week-end, le LabFab a présenté les projets
Cassiopée (issue de MétroMix), l'organisation territoriale très singulière du
LabFab étendu, mais aussi les MooCs hybrides avant leur mise en application en
septembre 2019 à Rennes. Les collègues de la Métropole de Nantes ont apprécié
ce temps d'échanges sur la manière d'aborder l'innovation et la fabrication
numérique avec un large public au service d'un projet de territoire. C'était
réciproquement très intéressant pour les acteurs rennais de mesurer hors de
leur environnement habituel, les éléments différenciant sur chaque territoire
et de les cultiver collectivement pour faire germer des projets.

  • Fabrique !, du 19 au 21 Septembre.

L'évènement Fabrique ! a eu lieu dans un chapiteau sur l'Esplanade Charles de Gaulle peu de temps après la rentrée scolaire, du 19 au 21 Septembre 2019. L'association Bug en a été la coordinatrice avec le soutien de Rennes Métropole (subvention : 25 000€). Il visait à mobiliser au maximum un large public et aussi des professionnels de l'enseignement ainsi que des scolaires. Le pari a été réussi avec plus de 3000 participants sur l'ensemble du week-end et une inscription dans le programme “Dimanches à Rennes” (même si le dimanche a été la journée avec le moins d'affluence). Plus de 800 scolaires avec leurs enseignants sont venus sur inscription volontaire le vendredi et ont pu mieux connaître certaines facettes du numérique. On a constaté que les activités des LabFabs captent vraiment l'attention des plus jeunes (et pas uniquement de quelques-uns) et offrent la possibilité de les rendre actifs, donc de changer leur posture de consommateurs de numérique. L'opportunité d'utiliser de façon tangible l'ingrédient numérique dans leur matière (SVT, Technologie, Mathématiques, Géographie, …) a été bien perçue par les enseignants. Le numérique n'est pas une finalité, il doit être au service. D'ailleurs, cette année, en observant les parcours des visiteurs (parents/enfants), il a pu être constaté un changement de posture. Il y a un début de prise de conscience des impacts du numérique sur notre société (environnement, éthique, …) et la nécessité de construire activement son identité numérique. Le LabFab reçoit de ce fait un accueil très favorable car il met ses visiteurs en position active et leur donne des capacités pour mieux comprendre les rouages du numérique, ses impacts, et pour engager ensemble la construction d'alternatives plus soutenables.

Photo : Le Télégramme,
https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/rennes-un-fablab-pour-faire-decouvrir-le-numerique-aux-enfants-20-09-2019-12388151.php

Les acteurs de la fabrication numérique de
natures différentes (EPN, LabFab, associations, entreprises, …) se sont
fortement impliqués tous ensemble dans la réussite de cet événement avec une
coordination globale assurée par l'association Bug. Ils ont bien saisi
l'opportunité de saisir ce moment pour montrer leur savoir-faire, la dynamique
de leur communauté et leurs réalisations. Là encore, la marque ouverte LabFab
permet cette fédération d'acteurs sur un temps fort pour conjuguer leur
audience et provoquer des croisements fertils. Ce moment a présenté par exemple
les activités accessibles dans les quartiers, pour les enfants et les adultes,
et ainsi, valoriser les OpenLabs (ateliers ouverts) des LabFabs et donc les
actions conduites par les acteurs mobilisés. Le public pouvait d'ailleurs
essayer certains ateliers et repartir avec ses réalisations. Pour Rennes
Métropole, ce fut une belle vitrine qui montre les actions en matière de fabrication
numérique et leurs effets en matière de cohésion sociale.

Photo : Monique Gueguen – Direction Communication, Rennes Métropole
  • DataMix, le 25 et 26 Novembre 2019.

Fin 2019, le réseau du LabFab étendu de
Rennes Métropole a co-organisé avec la Direction Régionale Enedis et quelques
autres acteurs économiques ou associatifs, le marathon créatif DataMix.

Ces acteurs sont déjà engagés dans la transition énergétique et se sont
mobilisés autour de la donnée en lien
avec l'énergie
pour construire ce temps commun de création de projets
appelé DataMix.

Présentation sur le site du LabFab : http://www.labfab.fr/datamix-sur-lenergie/

Cet événement a eu lieu à l'EclozR situé à
l'ancien siège de la CCI Bretagne face à la Préfecture. C'est un espace de
travail partagé, de formation et d'idéation, de conférences et de réunions, ouvert
en 2019 et accueillant des acteurs en réflexion sur leur stratégie digitale comme
peut l'être Enedis.

Les participants, environ 40 personnes, venaient d'horizons très différents : collaborateurs Enedis, Makers, designeurs, développeurs, startups et PME, collectifs citoyens sur l'énergie, étudiants, …

Le format ReMix se prête bien à la
conception de projets en partant de grands enjeux comme la transition
énergétique sur la Métropole de Rennes. Ces deux jours de prototypages ont été
agencés par le LabFab grâce aux expériences acquises lors des précédents ReMix et
en s'appuyant sur une large communauté constituée ces dernières années. Par
exemple, chacun des groupes sur un projet dédié disposait d'un.e facilitateur.rice
attitré.e et coordonné.e par le LabFab dans la méthode ReMix. Des experts de
divers sujets venaient à des phases précises percuter les groupes pour leur
injecter des éléments potentiellement utiles dans leur cheminement vers un
prototype. Lors de la préparation de l'événement à partir du printemps 2019 et
pendant sa réalisation fin novembre, il a ainsi été possible d'identifier et de
mobiliser des compétences en provenance de divers horizons en lien avec les
sujets à aborder. La valeur ajoutée du LabFab et du Service Numérique de Rennes
Métropole a consisté à coordonner l'ensemble des ressources avant et pendant
l'événement pour faire adhérer les participants et aboutir à des projets
en lien avec l'enjeu à résoudre : La Transition énergétique avec le numérique.

Pour Enedis, l'objectif est de faire
participer plusieurs de ses collaborateurs et de les faire rencontrer des
compétences extérieures pour se challenger avec des méthodes innovantes,
valoriser leurs ressources (données, techniques, connaissances métiers, …) et
réussir à prototyper des idées. En seulement 2 jours, DataMix a permis de
concevoir quatre projets correspondants aux 4 thèmes pré-identifiés (ville,
campagne, maison, transport) :

  • Cap 2100, un
    jeu permettant de sensibiliser aux enjeux du développement durable,
  • Pilotez Vert,
    permettant d'adapter la recharge des modes de transports électriques aux
    productions d'énergie renouvelable,
  • Energé'Ti, un
    dispositif permettant à toute la famille de visualiser sa consommation
    énergétique,
  • Le Totem, pour
    sensibiliser les habitants des communes rurales à la transition énergétique.

Cet évènement a, au-delà des projets, mis en pratique des techniques de facilitation et d'innovation ouverte entre des acteurs hétérogènes (acteurs économiques du territoire, collectifs, étudiants, …). Le LabFab dispose maintenant dans sa communauté ouverte, après plusieurs événements de type ReMix, de facilitateurs en capacité d'animer un groupe avec beaucoup de diversité et d'aboutir à la réalisation concrète de projets innovants. Cet événement contribue à présenter les pratiques de fabrication numérique auprès des participants, et ainsi, les diffuser auprès d'acteurs du territoire (Enedis, LaCroix, l'EclozR, …). Il reste encore du chemin à parcourir pour diffuser ces pratiques créatives car elles sont encore souvent à l'opposé de la planification historiquement instaurée notamment dans les institutions (Collectivité, Universités, grands groupes, …). Il faut éviter d'opposer ces pratiques managériales dans les organisations. L'enjeu est de réussir l'hybridation. Le LabFab est un élément facilitateur qui met en action les forces de chacun. En prototypage, “l'action précède le plan d'actions” et les contributeurs sont multiples et il leur est demandé d'aboutir rapidement ensemble à des démonstrateurs pour les tester in situ et en continu auprès des utilisateurs potentiels.

Les projets sont documentés et mis en accès libre pour permettre à d'autres de les améliorer ou d'y connecter des projets complémentaires.

Les participants à DataMix ont massivement formulé le vœu que les méthodes de ce marathon créatif soient plus largement diffusées pour notamment inspirer des acteurs concernés par la gestion des données.

Les méthodes de prototypage rapide mettent en action les différents particiants pour construire concrètement AVEC des contributeurs d'horizons divers et utiliser la puissance combinatoire des réseaux. Un grand groupe comme Enedis, durant DataMix, a bien compris l'hybridation nécessaire avec la facilitation apportée par le LabFab. Une transformation numérique demande un changement de posture : d'un rôle de distributeur à un rôle de coordinateur.

Le 6 décembre 2019, les prototypes ont été mis en avant sur le stand Enedis durant la DigitalTech Conférence du Poool et largement relayés sur les réseaux sociaux. Enedis a déjà proposé au LabFab de poursuivre en 2020 l'aventure de DataMix selon plusieurs pistes possibles (poursuivre les 4 projets, partir de problématiques territoriales et appliquer des méthodes de prototypage, massifier DataMix à l'échelle nationale, …). C'est un bel indicateur de réussite. Cependant, le LabFab conformément à sa ligne d'actions définies durant son séminaire en juin 2019, doit rester dans des événements impulsionnels et devra trouver des relais sur du long terme pour prolonger les pistes initiées.

Et d'autres
événements de diverses natures ….

Au-delà de ces évènements organisés par le LabFab sur le territoire rennais, le Service Numérique de Rennes Métropole et le LabFab étendu ont été présents sur des évènements régionaux, nationaux ou internationaux : TechInn Vitré, MakeMe Fest Angers, Nantes Maker Campus, FABCity Summit, … (Liste non exhaustive).

Le LabFab a également été à l'origine d'une vingtaine d'ateliers pour construire des capteurs environnementaux. Ces capteurs composés d'électronique Low Tech permettent de mesurer 4 éléments : température, humidité, taux de particules fines de 2 types (PM10 et PM2.5). Ils ont été développés par une communauté en Allemagne : Lufdaten. Ces capteurs sont libres, suffisamment simples et fiables pour servir de support à un atelier ouvert pour un large public. Les appréciations reçues par les participants confirment qu'il s'agit d'un excellent exercice. La valeur ajoutée apportée par le LabFab réside dans ses pratiques pédagogiques aboutissant rapidement à des réalisations concrètes. Les participants apprennent en faisant. Celles-ci ont pu être développées durant les années 2017 à 2019 au cours des nombreux ateliers effectués. Les apprenants repartent avec leur ca

« La Fresque du Climat » est un atelier ludique, participatif et créatif permettant de mieux comprendre le changement climatique.

une vidéo de présentation reprise du site
« La Fresque du Climat »

Le Collectif Brestois PimPamPoum vous propose un deuxième atelier « La Fresque du Climat » à la Grande M4ison à St Marc, à Brest.

“La Fresque du Climat” est un atelier ludique, participatif et créatif sur le changement climatique. Basé sur l'intelligence collective, il est extrêmement pédagogique : il nous permet d'en apprendre beaucoup en très peu de temps sur le climat et les liens de causes à effets entre les différentes composantes du changement climatique.

La Fresque du Climat, c'est une initiation en 3 heures, adressée aussi bien aux novices qu'aux connaisseurs. L'atelier sera animé par Hakara Tea (33ans, ancien polytechnicien)

L'objectif ? Comprendre les enjeux du climat pour adapter son mode de vie en toute conscience.

Le principe du jeu

L'atelier s'anime autour d'un jeu de cartes. Chaque carte représente un élément, une cause ou une conséquence du changement climatique. Le but du jeu est de les mettre en relation par lien de cause à effet.

Les cartes sont distribuées progressivement par l'animateur, qui laisse le groupe tenter de reconstituer l'ensemble par l'intelligence collective et vient compléter et approfondir les points plus complexes selon les attentes du groupe.

Le déroulé
  1. Tour de table
  2. Réalisation de la Fresque
  3. Débrief de l'atelier, échanges de ressentis… Et plus, en fonction de l'énergie du moment !
Infos pratiques
  • Inscription obligatoire en ligne ici
  • Participation libre sous forme de don à l'association.
  • Merci d'arriver 5-10 minutes en avance pour commencer et terminer à l'heure.
  • samedi 8 février 2020 de 9h à 12h

Lieu
La Grande M4ison, 149 Rue Pierre Semard, à Brest

Contact

Pour toute information supplémentaire, contacter Hakara Tea par mail : hakara.tea [a] gmail.com.

Une des clés essentielle pour construire son propre parcours d'entrepreneur au plus juste de soi c'est de prendre conscience que tout commence par l'agenda.

Gérer son agenda « en conscience »

J'ai nommé cette règle (très personnelle je vous l'accorde) : « gérer son agenda en conscience« . Avec ce terme « en conscience », j'entends ici le fait de gérer son agenda quand on se sent bien, vraiment bien et prêt.e à prendre des décisions. Cela veut dire, ne rien valider par défaut, ou quand on est un peu fatigué.e et qu'on se dit « Bon allez, tant pis »…

En effet, les décisions que l'on prend, en quelques secondes parfois, deviendront nos réalités dans quelques jours, ou quelques semaines…

Parfois, on reçoit des propositions et c'est hyper fluide ! Un immense oui qui vient du cœur, pour le client, le lieu la date, le tout qui matche parfaitement !

D'autres fois, c'est plus compliqué.. « Oui, pourquoi pas, mais c'est loin… » « Oui, mais j'avais une conférence le même jour que j'avais trop envie de voir », « Oui, mais le sujet est vraiment à l'encontre de mes opinions », « Oui, mais j'ai déjà une grosse journée la veille ou 2 jours avant… », etc.

Souvent quand on sent à l'intérieur ce fameux « Oui, mais…. » il est essentiel de le reconnaître, de le nommer et de l'accueillir. Parfois on se sent suffisamment aligné.e pour dire non de suite : c'est très clair, on sait que c'est non pour une raison ou pour une autre, mais parfois c'est plus diffus. Quand c'est moins clair et que je n'arrive pas à me décider, je me laisse le temps. Le temps de décanter, de voir ce qui est juste au fond de moi. Ça peut prendre quelques heures ou quelques jours.Quelque fois la réponse arrive très clairement et d'autres fois, j'ai vraiment du mal à sentir ce qui est juste. J'essaie de me rappeler alors les objectifs que j'ai posé pour les prochains mois. Et j'essaie de voir si la proposition en question correspond à mes objectifs. Si c'est le cas, je peux accepter. Si cela ne correspond pas, je peux refuser et je sais pourquoi. Ce n'est pas cela que je souhaite voir se construire pour les prochains mois. Pour moi, pour mon avenir.

Soyons clair, ces choix sont très (très) personnels. Et j'avoue que dans ces moments de choix je suis heureuse de travailler seule et de n'avoir à justifier ces choix à personne. Car parfois ils pourraient sembler insensés… Mais au plus profond de moi, je sais que ces choix sont justes lorsqu'ils ont été faits en conscience. Que la décision est motivée, qu'elle qu'elle soit.

Et parfois, je me rends compte que les choix que j'ai fait n'ont pas été « les bons » ou « les plus justes pour moi ». Dans ce cas, je les prends comme un apprentissage. Une sorte de jurisprudence personnelle comme dirait certain.e.s. Pour que les prochaines fois, les choix soient au plus juste pour ce que je souhaite construire pour la suite.

Cette initiative fait partie des 37 projets soutenus par la Ville de Brest dans le cadre de l'Appel à Projets "Usages du numérique" 2019.

Objet de l'association :
• la sensibilisation à la réduction des déchets par la valorisation créative de ceux- ci et la promotion de leur réemploi (remise en circuit)
• l'accessibilité aux pratiques artistiques et artisanales
• la transmission de techniques et l'échange de savoir-faire
• la valorisation des personnes.

Les champs d'intervention de l'association Pince s'inscrivent dans : une démarche environnementale, par le biais de la collecte de textile du Pays Brestois, de l'éducation à l'environnement, de la réfexion sur les pratiques de substitution à la consommation et de recyclage (réutilisation, transformation, up-cycling, réparation de matériel ancien...),une démarche culturelle, par l'accessibilité aux pratiques créatives et la transmission des techniques artisanales et artistique, une démarche sociale, par la réappropriation de son environnement, l'accessibilité aux pratiques créatives, la valorisation de l'image de soi, le lien social et la convivialité.


Les activités de l'association se concentre autour de :

  • la Collecte et Remise en circuit des textile, réseau CORDE À LINGE : Nous collectons tous types de textile auprès des particuliers que nous dispatchons (dons) au sein de notre réseau de partenaires (associations caritatives, ou environnementale) selon les besoins identifés par chacun, et notre boutique (mise en vente à prix modéré)
  • les Ateliers créatifs : Transmission et échange de savoir-faire (recyclage, couture, modélisme et autres activités textiles, Arts- Plastiques) : ateliers hebdomadaires et stages à destination de diférents publics (adultes, jeunes, enfants et parent/enfant).

Tarifs en fonction des ressources, selon le type de forfait.

le FAB'LA PINCE :
mise à disposition pour les adhérents de l'espace atelier de l'association afn de favoriser les pratiques, la mutualisation du matériel et des connaissances, et les rencontres

Évènementiel et Sensibilisation à la valorisation des ressources (réduction des déchets, réparation, transformation, détournement d'objets) par le biais d'ateliers de mise en pratiques sur des évènements grand publics ou des stands de présentation de nos actions.
Les ateliers nomades et créations collectives : Actions élaborées en collaboration avec les professionnels de structures telles que la Maison d'Arrêt, les Maisons de quartier, les structures sociales, médico-sociales, les EHPAD... sous formes d' ateliers artistiques (Laboratoire poétique), d' initiation à l'artisanat textile (teinture, modélisme, tissage...), au recyclage et détournement de déchets, Ces ateliers sont fnancés par les structures demandeuses ou dans le cadre d'appels à projets (PEC, appel à projet ESS, Appel à projet Santé Ville de Brest...)

LE PROJET :

STRUCTURATION ET DÉVELOPPEMENT DU FAB'LA PINCE
Coordonnées du responsable du projet :
Ariane Roumilhac Cayla, chargée de mission textiles 6 rue Monseigneur Graveran 29200 Brest

Le projet en quelques mots...

Le Fab'la Pince est l'atelier de l'association. C'est un espace dédié aux cours que nous dispensons (couture et modélisme de mode, gravure, aquarelle...). C'est aussi un lieu mis à disposition des adhérents de la Pince pour une pratique autonome de la couture.

Notre projet aujourd'hui consiste àdévelopper son usage, actuellement les personnes qui viennent en autonomie sont principalement les adhérents participant aux ateliers de couture et de façon plus collective, plus régulièrement l'atelier a été le laboratoire d'expérimentations textiles notamment lors de la fabrication d'un salon pour Longueur d'ondes (janvier 2019) à laquelle ont participé adhérents de la Pince et bénévoles du festival de radio

Aussi nous aimerions développer ce type de coopérations. Nos pistes de réfexions nous oriente vers :
• le développement des temps animés sur la découverte des outils et du matériel de l'atelier
• la création des outils qui permettent une meilleure prise en main du matériel (mode d'emploi vidéo, tutoriel)
• la mise en réseau avec d'autres lieux de pratique de la couture (ateliers d'échange de savoir dans les structures de quartier et autres associations de Brest) voir d'autres fab lab présents sur le territoire
• l'organisation de réalisations collectives. Nous voudrions notamment expérimenter dans ce lieu d'autres formes de recyclage et réemploi du textile.

Ces réalisations pourront être présentées lors des évènements auxquels nous participons pendant l'année (Climat Déclic, journées thématiques organisées par le CCAS, fêtes maritimes, jeudis du port...) et relayées en ligne via les réseaux sociaux dédiés et notre site Internet.

Objectifs du projet
• favoriser la mutualisation et rendre accessible le matériel propre à la couture
• favoriser le DO IT YOURSELF, et la prise de conscience de notre pouvoir d'agir (fabrication personnelle)
• développer l'estime de soi
• développer le lien social à travers le support de la couture
• favoriser la rencontre des publics sans frontière de quartier, d'origine, de milieu socio-professionnel, d'âge, de sexe...

Public visé
L'ensemble des activités de la Pince s'adressent au grand public. Nous tenons à rassembler les personnes sans aucun critère d'âge d'origine de sexe... En cela nous défendons les valeurs propre à l'éducation populaire.

D'autant plus dans un lieu comme un atelier, quiconque est en mesure d'apporter une interrogation, une idée qui fera rebondir sur celle d'un autre qui fera penser à... Nous envisageons cet espace comme un terrain neutre et encourageons les plus frileux à venir s'y frotter du moment que le désir de coudre ou de concevoir est là.
La seule condition d'accessibilité aujourd'hui est une adhésion annuelle à l'association (10 €) et la participation à un atelier découverte (25 €). L'année suivant, seule l'adhésion sera demandée pour quelqu'un qui est déjà utilisateur.

Animation du Fab'la Pince
L'animation est soutenu par Ariane Roumilhac Cayla, salariée de l'association. Modéliste et costumière de formation, elle travaille au sein de notre structure depuis décembre 2014 au développement des actions en lien avec le textile : conduite des ateliers Sur mesure (apprentissage des techniques de couture et modélisme de mode), approvisionnement, entretien du matériel et organisation de l'atelier (agencement et organisation administrative), conception et animation des ateliers ex situ lors des évènements auxquels nous participons (Climat Déclic, Jeudis du port...), conception et animation de créatiosn collectives sur les quartiers de Brest...
Nous souhaitons à terme développer les initiatives des adhérents de l'association qui, dès aujourd'hui, participent à la vie de l'atelier par leur présence et l'entraide vis à vis des nouveaux utilisateurs.

Étapes du projet
• SEPTEMBRE 2019 : Ré-aménagement de l'atelier afn de donner plus de place aux usagers et plus de visibilité du matériel accessible. Cet aménagement est en cours. Il implique une ré-organisation de l'ensemble du local partagé par les diférentes activités de l'association : collecte de textile, tri, friperie...
• SEPTEMBRE 2019 : Constitution d'une charte d'utilisation de l'atelier, en cours de travail
• OCTOBRE À DÉCEMBRE 2019 : Développement des outils de communication pour faire connaître notre initiative et rassembler d'avantage d'utilisateurs.
• DÉCEMBRE 2019 : Approvisionnement en nouveau matériel : nous prévoyons notamment l'achat d'une "recouvreuse", (machine à coudre spécifque à la réalisation des ourlets dans le jersey, employée notamment pour la fabrication des t-shirt ou de la lingerie. Cette machine est peu accessible aux particuliers car assez coûteuse mais très intéressante du point de vue technique et fnition) et de tablettes pour faciliter l'accès aux ressources numériques et partager nos savoir faire via le net.
• JANVIER 2020 : Élaboration de tutoriels vidéo pour faciliter l'emploi du matériel. Nous avons déjà travailler ce type de tutoriels avec Quartiers Libres TV pour l'utilisation des machines à coudre de l'atelier Couture Culture du centre social Les Amarres à Keredern et aimerions poursuivre ce travail pour notre propre atelier. Il sera le relais des animateurs du lieu.
• ANNÉE 2020 : Développement des animations de l'atelier et notamment des temps dédiés à la conception et réalisations collectives qui mettent en avant le recyclage des textiles par les adhérents. Ces réalisations ferons l'objet des tutoriels mis en ligne sur les réseaux sociaux que nous utilisons.
• ANNÉE 2020 : Mise en réseau avec les autres fab lab et ateliers d'échange de savoir (spécifques à la couture) du territoire

Association LA PINCE
Adresse du siège social : 6 rue Monseigneur Graveran 29200 Brest Tél : 02 56 31 66 19
Courriel : contact@lapince.org
Site internet : www.lapince.org

Cette initiative fait partie des 37 projets soutenus par la Ville de Brest dans le cadre de l'Appel à Projets "Usages du numérique" 2019.


Pour mettre en place des ateliers webradiophoniques nomades

Des ateliers nomades ?
Nous avons souhaité cette année imaginer un Studio Mobile qui nous permettrait de pouvoir aller nous installer dans les différents équipements de quartier que nous accompagnons, dans les établissements, mais aussi sur des événements, dans des centres sociaux, des jardins, des bibliothèques, des places de la ville...

Notre idée serait de nous poser dans un lieu et de proposer aux habitants de construire une émission collectivement de manière simple pendant une heure. Chacun pourrait préparer un texte qu'il aime lire, un souvenir qu'il souhaiterait partager, des réflexions dont il aimerait débattre... Puis à la fin de ce temps, l'émission sera enregistrée. Et enfin mise en ligne sur notre webradio.
Un studio mobile pour faire émerger la parole de manière plus spontannée, tout en l'accompagnant. Un véritable studio mobile pour pouvoir imaginer une radio plus proche et plus légère.

Nous pensons que la radio est un formidable outil pour créer du lien social, produire du vivre ensemble et amener à travailler l'écoute de l'autre et l'expression.

Pourquoi un studio Mobile ?
Oufipo a souhaité l'an passé commencer à s'équiper pour acquérir un véritable studio et mener ses ateliers à domicile, en accueillant du public. Seulement les locaux visés pour l'installation de ce studio se sont avérés non disponibles pour une installation perenne.
Nous possédons déjà du matériel pour mettre en place un mini-studio fixe, mais avec la multipli- cation des ateliers et des interventions, celui-ci est quasiment toujours mobilisé et nous empêche d'intervenir de manière plus éclatée et légère quand bon nous semble. Nous aimerions consacré le matériel que nous possédons déjà aux ateliers et pouvoir ainsi disposer d'un Studio Mobile pour pouvoir développer ce projet d'ateliers nomades à travers la ville.

Qu'est-ce qu'Oufipo ?
Oufipo est une “webradio locale” de podcast crée en avril 2011 par l'association Longueur d'ondes.
C'est un territoire radiophonique accessible à tous, innovant et hors du flux, qui tente d'imaginer un média porté par les habitants. Un média où tous peuvent se former à la radio et en priorité les populations les plus vulnérables délaissées des médias. Un lieu d'éducation populaire aux médias dans lequel l'apprentissage se fait avant tout par l'expérience. Un média pour rapprocher les habitants entre eux dans toute leur diversité et créer, imaginer des moments de rencontres, d'échanges, de ratages, de partages, bref de vie commune à l'échelle locale.

En quelques mots : un outil concret et joyeux pour essayer d'apprendre à écouter l'autre et vivre ensemble.

Historique d'Oufipo
L'association Longueur d'ondes organise depuis quinze ans le festival de la radio et de l'écoute du même nom à Brest. Événement unique en son genre en France. Cette manifestation a créé sur le territoire du Finistère une dynamique, une demande et une envie vis-à-vis du média radiophonique qui ne cesse de grandir grâce à l'envie des habitants, des bénévoles, des structures de quartier, des enseignants, des établissements et des pouvoirs locaux. L'association a donc tenté d'imaginer un média qui pourrait permettre de fusionner, de relier et de valoriser toutes ces énergies, ces acteurs et ces envies : Oufipo était née.
Le fonctionnement de la webradio est collaboratif et participatif. Toutes les actions sont menées par des bénévoles qui prennent part au comité éditorial et qui décident des sujets qui seront réalisés. Les bénévoles intervieweurs sont formés et accompagnés par l'équipe d'Oufipo.

Par ailleurs, Oufipo monte des projets d'initiation à la pratique radiophonique avec des structures sociales, éducatives ou de santé, allant à la rencontre des Finistériens dans leur diversité et leur permettant d'échanger, de dialoguer, le temps par exemple de la construction commune d'une émission ou d'un reportage sur la vie d'un quartier.
Tous les deux jours un contenu sonore est publié, soit environ 15 sons mis en ligne par mois. Une newsletter est envoyée à près de 3500 abonnés deux fois par mois.

Oufipo évolue
Depuis octobre 2017, Oufipo s'est doté d'un nouveau site internet, une refonte souhaitée par notre structure depuis plusieurs années. Plus ergonomique, plus simple et plus adaptée à l'usage des auditeurs de la webradio, cette nouvelle interface devrait ainsi permettre à Oufipo de se développer au mieux, tant sur la toile qu'à l'échelle locale et de rendre ainsi accessible son contenu au plus grand nombre (habitants, bénévoles, structures culturelles, etc.).

En quelques années, Oufipo a aussi vu son équipe grandir permettant de développer deux axes du projet Oufipo : à la fois, la création sonore pour des musées, en partenariat avec Les Chemins du patrimoine en Finistère, et les conceptions de fictions radiophoniques et spectacles- documentaires comme « Ouest Side Stories », ainsi que le développement des ateliers radio dans différentes structures du territoire. En effet, les interventions radiophoniques se sont multipliées : étudiants (Université de Bretagne Occidentale, École Nationale d'Ingénieurs de Brest), animateurs et médiateurs locaux (Ville de Brest, Morlaix Communauté), volontaires en Service Civique (Direction Départementale de la Cohésion Sociale du Finistère), structures de quartier (MPT du Valy-Hir, Maison de quartier de Bellevue, Centre social de Pontanézen), publics singuliers (Hôpital psychiatrique de Morlaix, maison de retraite Poul Ar Bachet), élèves du primaire : école Saint Jean-Baptiste (quartier Europe), élèves du secondaire : collèges de Kerhallet, de Kerbonne, de Keranroux, de Penn Ar C'hleuz, lycée Jean-Marie Le Bris (à Douarnenez). On compte à ce jour plus de 2 500 personnes qui ont été acteurs ou sujets de la webradio, avec une nette augmentation ces trois dernières années du fait de la multiplication des projets.

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