Actu Démocratie participative

Cet article reprend le travail réalisé par le groupe défi 1 porté par les acteurs d'Etel lors des trois journées de l'innovation publique organisées par le CNFPT et publié sur le site de l'Innovation publique territoriale et signalées par Anne Guyader.

Plus de deux cent personnes ont participé à Rennes du 9 au 11 juillet à relever 14 défis mettant en avant l'innovation publique territoriale dans une dynamique de co-design animée par le CNFPT.

voir ici pour une présentation de l'université publique territoriale

Comment définir les critères de durabilité d'un projet complexe, en prenant pour étude de cas la reconversion de la glacière municipale ?

Porteurs du défi : Amélie Le Formal et Estelle Yger

Facilitateurs : Carole Vidal et Ehouarn Auffret (graphique)

Commune d'Etel (rénovation de patrimoine bâti : La Glacière)

Voir la vidéo présentant l'ensemble des défis

Jour 1 : ce qu'il faut retenir à propos du contexte de ce défi
  • Le projet s'inscrit sur le territoire d'Etel.
  • Les enjeux sont de définir des critères qui permettront d'évaluer la durabilité du projet de reconversion de la Glacière.
  • Les parties prenantes sont l'association Autrefois Etel, la commune, l'interco, l'Etat, l'Europe, le syndicat mixte Grâvres Quiberon, le syndicat mixte Ria d'Etel, la région et l'observatoire du plancton.
  • Les obstacles identifiés sont le (pas ou) peu d'intérêt des partenaires institutionnels.
  • Le projet municipal « préservation du milieu naturel et de l'authenticité du lieu – être un lieu d'innovation » est le levier identifié.
Jour 2 : les idées

Idée 1 : Une gouvernance agile et fluide

C'est quoi ?

  • la capacité à participer et intégrer la dimension collective par les opérateurs
  • une gouvernance qui s'adapte aux évolutions institutionnelles et aux usages
  • un projet partagé par les occupants grâce à une dimension collective organisée

A quoi ça sert ?

  • Assurer la pérennité de l'outil dans un contexte en évolution
  • garantir la réussite du projet par l'implication des usagers
  • Apporter de la souplesse dans la composition du groupe de pilotage (entrants et sortants) pour assurer la cohérence entre l'occupation de la Glacière (son activité dynamique) et son pilotage.

En quoi cette idée est convaincante ?

  • Elle permet l'adaptation en continue du projet sans rupture.

Idée 2 : Une force d'attraction

C'est quoi ?

  • Montrer la capacité d'évolution à 5, 10 ans… du bâtiment, des propositions d'activités
  • Favoriser l'implantation de nouveaux habitants
  • favoriser la dynamique économique

A quoi ça sert ?

  • Dynamiser le tissu économique local
  • Faire rêver, laisser des opportunités pour la suite
  • Créer une destination « ETEL » : les gens vont y faire un détour « vous n'y viendrez plus par hasard ».
  • Attirer sans fragiliser, configurer dans la mesure

En quoi cette idée est convaincante ?

  • Démontrer que le modèle économique PPP peut fonctionner même pour une commune de 2000 habitants

Idée 3 : un centre d'équilibre

C'est quoi ?

  • Apporter de la stabilité aux activités économiques environnants
    • par rapport à la saisonnabilité annualisée
    • au fil des années, dans la durée
    • par rapport aux fluctuations environnantes (grandes marées)

A quoi ça sert ?

  • Ne pas mettre en danger les autres équilibres de la commune
  • Chaînon entre chaque pièce du puzzle (acteurs impliqués directement et indirectement dans le projet, habitants, visiteurs…)
  • Assurer la cohérence et la cohésion à l'échelle du projet / commune …
  • Réinterroger / recomposer la ville, au delà du seul bâtiment
  • Faire la preuve que le projet est viable économiquement année après année, évalué régulièrement

En quoi cette idée est convaincante ?

  • Apporte de la cohérence et de la cohésion à l'échelle de la commune – Santé sociale

Idée 4 : Une identité dynamique

C'est quoi ?

  • un outil de transmission dans le domaine de la pêche, la mer, le patrimoine naturel, la voile
  • Intégrer la dimension patrimoniale de chaque projet
  • Etre source et ressource en faveur du refroidissement dans la planète
  • Retranscrire l'histoire d'Etel au fur et à mesure

A quoi ça sert ?

  • Que chaque habitant se reconnaisse dans ce lieu quel que soit son âge, y trouve un bout de son identité, de l'attachement, une fierté
  • Ne pas toucher dans le « bling-bling » sans rester dans le passé
  • Illustrer la dynamique de la commune
  • La Glacière = un tiers lieu (aux côtés de la famille, de l'école)
  • Les acteurs doivent contribuer à cette identité = responsabilité

En quoi cette idée est convaincante ?

  • Un partenaire ne peut pas dire non au financement du projet car il a du sens et une légitimité pour tous
  • Favorise un continuum dans le temps, une cohésion

Idée 5 : Créateur de liens

C'est quoi ?

  • Donner le CAP à une communauté d'acteurs
  • faire se croiser des acteurs, quels qu'ils soient pour apporter des réponses à leurs préoccupations
  • Identifier d'autres acteurs moteur pour l'avenir
  • S'ouvrir à d'autres publics prioritaires

A quoi ça sert ?

  • Donner un rôle de cotoyeurs d'acteurs à la Glacières
  • Sert à construire tout le reste
  • Garder la confiance des acteurs = transparence sur le rôle des gens
  • Lieu Histoire /Espace /Nature

En quoi cette idée est convaincante ?

  • Sert à construire le projet, la ville, l'avenir
Jour 2 : le prototype

Que « la Glacière s'amuse »…longtemps

C'est quoi ?

  • Un bateau représentatif de la durabilité du projet, avec différents éléments : quille, gouvernail, mat + voile, boussole, équipage, figure de proue symbolisant les différents critères

A quoi ça sert ?

  • A mettre en évidence les critères de durabilité, et leur complémentarité avec la métaphore du bateau

Comment ça marche ?

  • Le mettre en mouvement, pour symboliser son évolution au fil du temps
Jour 3 : l'exposition

Pour poursuivre l'aventure sur les défis,
connectez-vous à la e communauté de l'innovation publique territoriale

Le festival des Rias approche à (très, très) grands pas : demain, la marée de théâtre de rue débute !

L'équipe de technicien·ne·s est sur le pont pour préparer cette 10ème édition (et ils sont près de 70 !) : le magasin technique se remplit de câbles, gradins, moquettes, matériel son et lumière, talkies, etc. et les premières compagnies arrivent à l'espace Benoîte Groult, quartier général du festival, accueillies par l'équipe de production. Doucement tout prend forme pour être prêt mardi 28 août à 9h33 pour l'ouverture à l'abbaye Saint Maurice...

Rapport - Usages du numérique dans les communes : regards d'élu.e.s

L'Observatoire M@rsouin du Numérique et de l'Innovation (OMNI) réalise à intervalles réguliers (tous les trois ans en moyenne) des enquêtes par questionnaire portant sur les usages numériques des communes bretonnes. Ces enquêtes, adressées à l'intégralité des communes du territoire breton, ont pour objectif :
d'une part, de dresser un état des lieux et un suivi des pratiques à l'œuvre au sein des communes en matière de numérique. Les thématiques abordées concernent ainsi par exemple l'équipement au sein des mairies, la dématérialisation des procédures, la présence des communes sur le Web, le type de connexion dont disposent les habitant.e.s, les compétences numériques et la formation des agent.e.s et des élu.e.s, ou encore les relations numériques avec les partenaires et les administré.e.s.
d'autre part, de nourrir les travaux de recherche des chercheur.se.s breton.ne.s membres du GIS M@rsouin.

Pour cette édition 2018, en complément de l'enquête quantitative et en cohérence avec le souhait exprimé par la Région bretagne, OMNI a choisi d'effectuer un focus sur les élu.e.s communaux.les face au numérique. L'objectif principal de l'enquête était de comprendre quelles étaient les perceptions des élu.e.s vis-à-vis du numérique, et dans quelles mesures ces perceptions pouvaient orienter le degré d'intégration et d'appropriation des outils numériques au sein de leur commune.

Douze maires, adjoint.e.s au maire ou conseiller.ère.s municipaux.les ont ainsi été interrogé.e.s, via des entretiens d'une heure environ. Le présent rapport compile les différents regards qu'il nous a été donné de découvrir au cours de ces entretiens.

Pour lire le rapport d'enquête "Usages du numérique dans les communes en 2018 : regards d'élu.e.s" : cliquez ici

Voir en ligne : Rapport - Usages du numérique dans les communes en 2018 : regards d'élu.e.s Voir en ligne : https://www.marsouin.org/article110...

A J-2 du festival, Alice Lang, chargée des actions artistes/habitants, et Lucie Laot, attachée aux relations avec le public, ont donné rendez-vous aux bénévoles pour une réunion d'information sur les missions qu'ils vont être amenés à effectuer durant le festival et la distribution de leurs plannings pour la semaine à venir !

Certain·e·s bénévoles ont pris de l'avance et ont déjà commencé en cuisine, aux côtés de Sandrine (La Cocotte s'emporte), pour servir à manger aux équipes techniques qui s'activent depuis vendredi à Quimperlé, et aux artistes qui commencent à arriver ce dimanche soir.

C'est dans un nouvel espace, la tente d'accueil du festival, que les bénévoles se retrouvent. Certain·e·s sont habitués, d'autres découvrent... Et vont même découvrir le festival en lui-même ! Ayant entendu parlé du festival "en bien" ou intrigué·e·s par ce louphoque placardé dans tout le sud Finistère, ils ont souhaité rejoindre l'équipe bénévole et vont ainsi vivre le festival de l'intérieur !

Accueil du public, signalétique et information du public, aide technique, restauration des équipes, installation des loges, les missions sont diverses : chacun·e apportera un coup de main essentiel à la tenue de ce festival hors du commun, qui va se déployer simultanément sur plusieurs communes du pays de Quimperlé. Et pour cela, il faut étudier le plan du pays des Rias en détails !

Sur site, les bénévoles seront repérables à leur beau t-shirt bleu aux couleurs de la Chimère de cette année : bleu !

Échanger et partager librement et de manière souple toutes questions ou partage de connaissances liées à la culture, à l'info documentation, au numérique, aux communs du savoir, et à l'échange, voilà la raison d'être des réseaux informels, collaboratifs et horizontaux doc@.

Nous vous proposons une rencontre à Nantes, pour parler de nos expériences des réseaux doc@brest et doc@Rennes ce que l'on y fait et comment ça fonctionne.

Visites d'innovation dans une bibliothèque, ateliers autour d'outils, de problématiques, grainothèques, retour sur des voyages, les initiatives sont nombreuses. A travers deux listes de diffusion chaque réseau associe 270 personnes travaillant dans une bibliothèque municipale, associative, universitaire ou un centre de documentation ..

Le fonctionnement coopératif en réseau ouvert (sans structure associative) est ouvert aux envies de faire de chacun.e

Pour faire connaître cette dynamique et proposer un réseau analogue à Nantes nous proposons une rencontre le 12 septembre à 17h30. Bertille Détrie a proposé d'acceuilir cette rencontre à la médiathèque Jean Demy.

avec la participation de

  • Veronique Ouezan de doc@brest, IMT atlantique, Brest
  • Michel Briand doc@brest, Bretagne Creative
  • Marie Meunier, doc@rennes, Champs libres
  • Benoit Vallauri doc@rennes, TilabBretagne
  • Nicolas Vigneron doc@rennes, Biblioremix

et pour Nantes en coopération avec

  • Julien Bellanger Ping
  • Laurent Neyssensas, École de design Nantes Atlantique
  • Bertille Détrie, bibliothèques du secteur Nord
  • Agnés Marceteau, musée Jules Verne
  • Peggy Bardon, IMT Atlantique

Si vous souhaitez être informé de l'aavncée du projet vous pouvez vous inscrire sur la liste de diffusion mise en place pour ce réseau coopératif :
https://listes.infini.fr/wws/subscr...

quelques liens :

le blog doc@brest : https://docabrest.wordpress.com/
le blog doc@rennes : https://docarennes.wordpress.com/

les comptes twitter : @docabrest et @docarennes

le groupe FB : https://www.facebook.com/groups/docabrest

Lors du « off » du 8e Forum des usages coopératifs, en juillet dernier, Doc@Brest a organisé une rencontre sur différentes évolutions intéressant nos professions.

Laurent Hédoin (BU de l'UBO) a présenté l'évolution du paysage des bibliothèques de dépôt en France et en Europe. Un sujet assez peu connu des professionnels des bibliothèques et de la documentation, et pourtant ces bibliothèques, d'un genre particulier, sont essentielles au bon fonctionnement des réseaux documentaires. Elles permettent en effet de libérer de la place dans les espaces des bibliothèques et de rationaliser la gestion des collections. Pour autant, « dépôt » ne signifie pas « dépotoir » : des politiques documentaires se mettent en place, se diffusent et s'affinent, en déconstruisant complètement la notion de collection, si chère aux bibliothécaires. Laurent Hédoin s'est notamment appuyé sur l'exemple du GEPA (Barcelone), de la British Library (Royaume-Uni) et du CTLes en France. Il a terminé sa présentation en présentant le projet EPICo, qui consiste à coordonner les bibliothèques de dépôt à l'échelle européenne, pour rationaliser encore davantage les mouvements de documents imprimés au sein du territoire.

Marie Briec (médiathèque de l'ENSTA-Bretagne) et Brigitte Pennec (Atelier Canopé) ont présenté les réalisations de leurs établissements en matière de réorganisation des espaces. Une question aujourd'hui centrale pour toutes les structures documentaires : les espaces doivent régulièrement être repensés, pour s'adapter aux usages, qui évoluent continuellement.

La médiathèque de l'ENSTA-Bretagne est l'ancien restaurant de l'école : l'espace a donc connu de grands bouleversements ! Il y a eu de gros travaux en 2002, puis des évolutions régulières. Comment adapter vraiment les espaces des bibliothèques aux usages ? Pour Marie Briec, il faut commencer par demander l'avis des premiers intéressés : les étudiants ! C'est ce qu'elle a fait avec l'opération « Votre médiathèque idéale ». Les étudiants de l'ENSTA-Bretagne sont environ 900, ils ont majoritairement entre 20 et 25 ans, et représentent un public très connecté, avec d'importants besoins numériques (prises pour recharger les téléphones, connexion au wifi, supports pour travailler avec un ordinateur portable…)., mais ils ont aussi besoin de travailler en groupe (salles, équipements collaboratifs) et apprécient le confort des locaux (fauteuils « fatboy », plantes, décoration). La dynamique initiée à la médiathèque s'est étendue à toute l'école, qui souhaite à présent repenser d'autres lieux comme la cafeteria, le hall, ou les couloirs.

Conclusion de Marie Briec : « Avancer à petits pas. Aller voir ailleurs pour s'inspirer. Co-construire. Essayer, tester, recommencer. »

A l'Atelier Canopé de Brest, le déménagement dans de nouveaux locaux a été l'occasion de revoir les collections (désherbage, classification) et de repenser les espaces en fonction de leur usage : espaces de présentation, de médiation, et de co-design. Brigitte Pennec a présenté les nouveaux espaces imaginés par l'équipe, qui ont été modélisés avec un logiciel 3D.

Pour terminer, Edith Boulo (CDI du Lycée Kérichen La Pérouse) a présenté le travail qu'elle mène autour de Wikipédia avec les élèves. Pourquoi travailler sur Wikipédia avec des lycéens ? Pour leur faire comprendre la nécessité de citer leurs sources ! Ce sont là des objectifs documentaires essentiels pour le professeur-documentaliste. Le travail avec Wikipédia est concret et parlant pour les lycéens : si on ne respecte pas les règles, on risque de voir son article précédé d'un affreux bandeau de ce type :

C'est ce qui s'est passé pour la classe d'Edith Boulo l'année précédente : une expérience riche d'enseignements pour les lycéens !

Edith Boulo a évoqué les difficultés qu'elle rencontre dans ce travail avec les lycéens (comme trouver un sujet !) mais aussi les satisfactions et l'impact sur les élèves. Elle a remporté l'an dernier le Wikiconcours lycéen avec sa classe : une reconnaissance bien méritée !

Les échanges du réseau Doc@Brest se sont poursuivis autour d'un goûter dans le jardin de l'IMT Atlantique et d'une soirée sur le port de Brest. Merci à tous les participants pour vos idées, vos retours d'expérience et votre bonne humeur !

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les supports des interventions :

Voir en ligne : https://docabrest.wordpress.com/201...

De la poésie de Circ Panic, au dynamisme de BLOCK, en passant par l'humour de Starsky Minute, ce dernier jeudi a fait voyager le port de Brest.

Pour le denier Jeudi de l'été, les arts de la rue sont passés côtés quai. C'est donc devant le Grand Large qu'à 18h32 le public s'installe autour de la drôle de structure de Circ Panic, d'un côté un tonneau, de l'autre des cordes...

La musique commence et transporte les spectateur·rice·s attentif·ve·s dans la douceur de Mira T, dernière création de la compagnie espagnole Circ Panic. Au fil des pérégrinations du personnage, trois femmes sont invitées à prendre place au cœur du spectacle, l'une pour un pas de danse, les deux autres pour aider l'artiste qui escalade sa drôle de balance. Elles l'accompagnent ainsi dans sa quête d'équilibre, et ils finissent tous les quatre par maîtriser et mettre en route cette machine mi-manège, mi-bateau.

La première représentation de BLOCK démarre à 19h42 un peu plus loin, au pied du Grand Large. Les 6 circassien·ne·s et danseur·se·s des compagnies anglaises NoFit State Circus et Motionhouse interrogent les barrières de notre société avec une énergie communicative, face à un public venu nombreux. Leurs corps forment un balai incessant, reflet du fourmillement de nos villes, avec les blocs de béton qui se superposent, chutent, s'élèvent, construisent tour à tour des murs qu'ils subissent ou bien des œuvres collectives fortes, comme cette tour de près d'une dizaine de mètres de haut, qui finit par s'effondrer... Les artistes sont acclamés, la performance impressionne !

"Starsky Minute votre colis en une minute !" : au niveau de la scène des Docks à 20h33, d'immenses colis sont empilés dans le hangar de stockage de La Dépliante. Le clown acrobatique Starsky tente de livrer le colis de Monsieur Bernard, c'est sans compter sur ses jambes et bras qui lui jouent des tours...

À la nuit tombée, l'équipe de BLOCK se rassemble pour la seconde représentation à 23h03. La nuit, l'énergie des artistes n'a pas faibli. Ils s'amusent avec le public : "higher ?", la tour se monte, toujours plus haut, et c'est sur cette image impressionnante que se clôture la trentième édition des Jeudis du Port côté arts de la rue.

Voir aussi Mira T, BLOCK et Starsky Minute dans l'œil de Jacques Nicolas.

Linux Quimper sera au Centre social des Abeilles à Quimper 4 rue Sergent Le Flao (plan d'accès), le samedi 29 septembre 2018 de 14h à 18h, pour animer une Install-Party

Ce sera l'occasion de découvrir, tester et installer le système GNU/Linux.

Ce sera aussi un temps de partage et d'échange. Si vous avez quelques connaissances du système GNU/Linux, n'hésitez pas à venir aider les personnes qui seront venues pour passer leur ordi sous ce système libre et gratuit. Inscrivez-vous sur le forum de Linux Quimper

En ce début du mois d'août, le deuxième Jeudi du Port de l'été a connu un grand soleil : idéal pour (re)découvrir le spectacle de répertoire Le Cinématophone et assister à une performance unique pour les Jeudis du Port !

À 18h18 devant le Grand Large, de drôle de personnages apparaissent et entrainent le public dans une déambulation sonore rythmée par les notes qui sortent de leur haut-parleur. Le Cinématophone des compagnies Oposito et Décor Sonore est un spectacle de répertoire dont certains se souviennent des premiers pas... L'année de sa création, en 1994, cet opéra urbain avait été offert au public des Grains de Folie, puis, en 2001, c'est au FAR de Morlaix que cette curieuse procession avait eu lieu. Sur le Port de Brest, ces deux compagnies historiques de théâtre de rue emmènent les brestois dans leur univers multiphonique hors du temps, les invitant même à quelques pas de danse.

Côté parc à chaînes, à 19h12, le collectif Kaboum pose sa carriole face à un public venu très, très nombreux ! Rire et acrobaties s'entremêlent dans Système D, qui conte avec humour et tendresse la vie itinérante d'un collectif d'artistes.

Cette équipe de circassien·ne·s était en résidence au Fourneau quelques semaines auparavant pour travailler cette création, présentée à l'occasion du Printemps des Abers.

À 20h20 la seconde déambulation du Cinématophone démarre devant le Grand Large, pendant que sur le Parc à Chaînes, le malicieux Didier Jaunet de la compagnie Créton'Art, installé avec ses pancartes, entame depuis 20h02 un numéro de jeux de mots. Les spectateur·rice·s interagissent et se plongent dans les expressions cachées de Bois ta lettre... "Mais pourquoi tant de N ?"

A l'occasion de ce 2ème Jeudi du Port ouvert sur les arts visuels, Le Fourneau propose à 21h03 une performance du peintre graffeur brestois Nazeem et de la danseuse et chorégraphe turque Dilek, basée à Morlaix. Cette performance in situ pour les Jeudis du Port, Vivalité, fait naître sur l'une des façades du Fourneau, avec la complicité du public, une fresque évoquant à la fois l'eau, élément fort du port de Brest, lieu emblématique de la ville, et la force de notre humanité.

Cette fresque de Nazeem a été finalisée dans les jours qui ont suivi la performance et est visible sur la façade du Fourneau donnant sur le Parc à Chaînes.

Le prochain et dernier rendez-vous des Jeudis du Port, c'est jeudi 16 août 2018 avec notamment 3 compagnies européennes ! Toute la programmation ici !

Découvrez des images de cette soirée à travers l'œil de Jacques Nicolas :

Oposito et Décor Sonore - Le Cinématophone
Créton'Art - Bois ta lettre
Dilek et Nazeem - Vivalité

5 & 6 octobre 2018 Palais des Arts de Vannes.

Labellisé Breizh Cop, Fête des possibles et Fête de la science. Entrée Libre pour toutes et tous

Depuis sa création, Clim'actions Bretagne Sud organise chaque année « Climat de fête » au Palais des Arts de Vannes.

Climat de fête est un évènement festif annuel qui a pour but de présenter des initiatives locales en faveur de la transition.

Ce troisième « Climat de fête » se déroulera les 5 & 6 octobre 2018 au Palais des Arts de Vannes sur le thème « Alimentation et Climat » proposé cette année par Joël Labbé, Sénateur du Morbihan.

Les consommateurs s'interrogent sur ce qu'il y a dans leurs assiettes et dans celles de leurs enfants. Nous pouvons choisir de produire et de manger une nourriture plus locale, plus goûteuse, meilleure pour la santé de tous et pour la planète. La loi Alimentation actuellement en discussion au Parlement doit être votée à l'automne 2018.

En participant à l'évènement « Climat de fête » le 5 octobre vous rencontrerez des acteurs du territoire qui soutiennent et développent une alimentation locale et biologique. De nombreuses expériences locales, positives et exemplaires, y seront présentées par leurs auteurs ; ainsi que des outils et méthodes facilitant le lancement de nouvelles initiatives ; ou encore des ateliers thématiques pour concevoir un système alimentaire local respectueux de notre santé, de notre environnement et de ceux qui travaillent pour nous nourrir.

Pour faciliter le travail des décideurs locaux soucieux de rendre le Morbihan exemplaire, un document synthétique d'aide à la décision pour une alimentation locale, saine, durable pour tous sera produit et diffusé à partir des résultats des travaux de la journée du 5 octobre.

La journée du samedi 6 octobre est destinée aux familles sur le thème « Manger demain que voulons-nous dans nos assiettes ? » dans un cadre festif et gustatif.

Le Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan, le projet AlimenTerre du Pays de Vannes, le GAB 56, l'IUFN International Urban Food Network et Clim'actions Bretagne Sud co-organisent cet événement. De nombreux partenaires soutiennent déjà cette initiative : le Golfe du Morbihan Vannes Agglomération, le Réseau Action Climat France, le Réseau Cohérence, le Réseau d'Éducation à l'Environnement en Bretagne, Bretagne rurale et rurbaine pour un développement durable, Nature & Culture et le Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural du Morbihan.`

Le programme sera régulièrement mis à jour. Vous pouvez le consulter sur la page de Climat de fête de ce site.

Coucou Recou vous invite à contribuer à Quartier Lib' au jardin du 2ème dépôt du 19 au 26 septembre 2018 !

Le principe ?

Offrir à ce jardin et aux habitants, une semaine pour se rencontrer, découvrir et partager les activités qui font de Brest et de Recouvrance des lieux vivants et accueillants.

Les mercredi après-midi et le weekend dès le début d'après-midi et pendant la semaine à partir de 17h30 les membres du collectif seront présents pour accueillir vos propositions.

Contactez Coucou Recou'

  • par mail : boite-dons-recouvrance@laposte.net
  • sur Facebook, avant le 19 août 2018, @coucourecou

Sans faire preuve de naïveté en croyant que la loi nous protège et que tout le monde va la respecter, que peut connaître le citoyen sur les pratiques de surveillance par les États et les entreprises ?

Stéphane Bortzmeyer, ingénieur spécialiste des réseaux informatiques, viendra vendredi 28 septembre 2018 de 19h à 21h animer un apéro-discussion au Centre social des Abeilles de Quimper 4 rue Sergent Le Flao (plan d'accès) sur « Qui vous observe ? WEB et vie privée »

Cette connaissance des pratiques de surveillance par les États et les entreprises est un pré-requis à de futures actions pour améliorer les choses. Par exemple la création au Centre des Abeilles d'un groupe d'échange, de partage et d'entraide où chacun·e· pourra venir poser ses questions et apporter ses connaissances

https://www.centredesabeilles.fr/web-et-vie-privee/

100% bonheur ! 100% aventure !

Et 100% d'intensité pour les 16 habitant·e·s complices qui ont participé activement à la dernière étape de création du spectacle Le Grand Cirque des Sondages .

Panem et Circenses ! Du pain et des jeux ! C'est la devise qu'ont appris les habitant·e·s volontaires lors de leur implication aux côtés de la compagnie Annibal et ses Éléphants.

Au total, 7 blanc-bourgeois de l'association de théâtre amateur (Re)naissance et 9 brestoi·se·s se sont réparti·e·s les rôles du panel de spect-acteurs complices !

Au programme : combats de gladi-acteurs, ruée de spermatozoïdes vers la vie, femmes de ménage, cadres supérieurs, femme battue ou misogyne, etc. Tous les stéréotypes des classes sociales ont été abordés dans ce spectacle interactif ! Une belle manière de remettre en question notre société actuelle et les si nombreux sondages qui mettent les hommes et les femmes dans des cases et des parts de camembert.

Les embarqué·e·s ont magnifiquement joué leur·s rôle·s, dans des scènes tantôt légères et drôles, tantôt sombres, mais toujours chargées de sens.

En totalité, ils ont partagé 3 temps de rencontre avec les artistes : le premier, mercredi 6 juin qui leur a permis d'apprendre les scènettes avant l'expérimentation publique du vendredi 8 juin dans les murs du Fourneau. Ils ont terminé cette aventure en beauté en participant à la grande première du spectacle le dimanche 10 juin 2018 lors du dernier rendez-vous du Printemps des Abers à Bourg-Blanc.

Fort·e·s de leur première expérience au Fourneau, ils ont su garder la tête froide et réinterpréter les scènes face un public venu en nombre. Le plus grand chalenge a été de tenter de rester anonyme parmi le public faisant lui aussi partie du panel de spect-acteurs !

Ces moments furent riches en émotions et les adieux difficiles mais une chose est sûre : chacun a vécu l'expérience à 100% !

Un article de Jérôme Le Boursicot, initialement publié sur Reporterre sous licence CC-by-NC-SA : https://reporterre.net/En-Bretagne-un-camp-d-ete-nous-apprend-a-fabriquer-des-low-tech

Trois semaines durant, jusqu'au 5 août, une petite ferme bretonne réunit professionnels du bricolage et esprits créatifs engagés dans la transition écologique. Ils partagent leurs savoirs et fabriquent des low-tech. Pour tendre vers l'autonomie.

Les enfants se battraient presque pour pédaler. Sous le soleil de juillet, leurs coups de pédales entraînent une courroie en caoutchouc qui fait tourner le tambour d'une machine à laver. Cet appareil low-tech a servi à décrasser les vêtements de participants au Summ(ak)er Camp. Depuis le 16 juillet et jusqu'au 15 août, à Névez, dans la campagne bretonne, à deux pas de la côte rocheuse, ce camp d'été autogéré réunit campeurs et gens de passage, « tous intéressés par le low-tech, le numérique et les communs », résume Cédric, le maître des lieux. « L'idée, c'est de réfléchir et de créer ensemble, pour aller vers de nouveaux modèles de transition. »

Sur son terrain, Cédric a créé Atelier Z, un « tiers-lieu rural », voilà quelques années. Objectif : accueillir ateliers, résidences et événements comme le camp d'été. Mais aussi lancer et relier des projets collaboratifs, écologiques et sociaux qui touchent souvent au numérique libre.

Plusieurs bâtiments en belles pierres, un imposant four à pain coiffé de végétation, un alignement de blocs de granit séparant le potager de la forêt… Cadre champêtre idéal pour bidouiller et partager des savoirs. « Au début du XXe siècle, c'était la plus grosse ferme de Névez : 100 hectares, le premier tracteur du bled. » Désormais, à l'ombre du hangar, on crayonne des plans, on visse, on découpe, on se documente sur internet et on discute des multiples projets, alors que deux poules déambulent en gloussant. Le camp d'été bat son plein. Certains projets naissent pendant ces trois semaines. D'autres, lancés auparavant, grandissent au Summ(ak)er Camp.

  • Un peu de temps, des outils et des objets de récupération, il n'en faut pas plus pour fabriquer ses low-tech

En ce début d'après-midi, une quinzaine de personnes travaille. La taille du groupe varie au gré des départs et des arrivées. Sorties à la plage, petites conférences baptisées « causeries » et apéros rythment aussi les journées.

Un peu de temps, des outils et des objets de récupération, il n'en faut pas plus pour fabriquer ses low-tech. Anton l'a compris. À peine trois heures d'huile de coude, une palette, la courroie en caoutchouc et un pédalier de vélo lui ont suffi pour créer la machine à laver. Il a glané des infos pour la fabriquer sur internet. « Le tambour traînait dans notre camion depuis un an », rigole Romane, son acolyte du projet Mobilab Songo. Ensemble, ils parcourent l'Hexagone, de tiers-lieux en oasis, explorant des initiatives solidaires et écologiques.

Romane en avait marre de payer 5 € dans une laverie. « Avec notre machine, tu pédales pendant une demi-heure en lisant ton bouquin ! Tu mets l'eau dans le tambour avec un arrosoir. T'ajoutes la lessive. Un tuyau permet d'évacuer l'eau sale, par gravité. Les fringues sont propres à la sortie. » Le tout sans électricité.

Pour la fabrication, nul besoin de grandes compétences techniques. « C'est hyper simple », assure Romane. « Nous commençons toujours par fabriquer la version de l'objet la plus accessible techniquement », ajoute Anton.

Pour illustrer son propos, il désigne un petit poêle à bois, de type rocket stove, servant à cuisiner et à chauffer de l'eau. « On l'a fabriqué sans soudure. Un morceau de tôle récupéré forme une double paroi qu'on a remplie de sable, à l'intérieur du poêle. Ce qui isole l'appareil. » Les autres matières premières ? « Bouteille de gaz, extincteur et casserole récupérés. C'est gratuit ! »

  • Un four à pain ultralocal

En ce moment, Anton façonne un four à pain. Celui-ci trône dans un coin du hangar. Les matériaux — pierres, argile, sable et paille — ont été trouvés dans la nature, « dans un périmètre de 100 mètres ». « On ne peut pas faire plus local ! » s'enthousiasme Romane.

Ce four à pain va être intégré dans la cuisine low-tech et slow food d'Atelier Z. Incubé par Cédric à l'UBO Open Factory,le fablab de l'université de Brest, ce grand projet occupe nombre des participants et partenaires du Summ(ak)er Camp.

« La cuisine devait être un simple outil pour Atelier Z, raconte Cédric. Mais elle a pris beaucoup plus d'importance. Parce qu'une cuisine est centrale dans un projet comme celui de ce tiers-lieu, qui créé du lien. Tout se fait autour d'une bière et de la bouffe. »

Conçue pour un usage professionnel, la cuisine doit être bien équipée en low-tech : entre autres, un four à pizza, un garde-manger, un chauffe-eau solaire, un système de phytoépuration « pour la plonge ». Le Low-Tech Lab devrait s'attaquer à ce système cette semaine, prévoit Cédric.

La cuisine mesure déjà 11 m de long, sur 4 de large. Le regard affûté de Xavier Hamon, un « cuisinier très investi dans le slow food », oriente le projet. « Il a tout de suite été très intéressé parce que les low-tech changent la manière de cuisiner. Par exemple, un garde-manger impose de fonctionner en circuit court, avec un approvisionnement direct. »

Le prototype ne cesse d'évoluer. « On fabrique les meubles en fonction des usages qu'on découvre. Avec des palettes, qui sont parfaites pour le prototypage. Mais la cuisine finale sera faite avec d'autres matériaux, pour avoir un outil professionnel et fonctionnel. » Le projet doit être réplicable par qui veut. La fabrication et les plans, sur lesquels planche Séb, du collectif Mainstenant, seront mis à disposition des internautes. C'est le cas de tout ce qui est créé ici. « Une fois le projet bien défini, pourquoi ne pas aller chercher un budget de recherche ? »

À plus long terme, pour compléter cette cuisine, Cédric souhaite doter Atelier Z d'un petit laboratoire, « pour montrer qu'il est possible de transformer ses produits soi-même ». Un fumoir et un séchoir sont envisagés. Des outils qui viendraient s'ajouter à la microbrasserie logée dans un des bâtiments.

  • « On montre aux enfants que c'est plus sympa de fabriquer ses jouets que d'aller s'en acheter »

Au Summ(ak)er Camp, les enfants aussi mettent les mains dans le cambouis. Sous le hangar, Baptiste et un adulte fabriquent leur second passe-trappe, un jeu en bois qui remporte un certain succès parmi les campeurs. « Je laisse bricoler les enfants s'ils en ont envie », glisse Jean-Bertrand, de Bretagne Transition, une association cofondée par Cédric et accompagnant les acteurs du territoire vers une transition citoyenne et durable.

« Bien encadrés, les bambins peuvent se servir d'une perceuse sans danger, même à l'âge de 5 ans, explique Ronan, un autre participant. On leur montre que c'est plus sympa de fabriquer ses jouets que d'aller s'en acheter. »

Dans un long bâtiment jouxtant le hangar, Ronan travaille à une annexe de bateau en biomatériaux. C'est son métier, mais il est bénévole sur ce projet. La coque du bateau est composée de lin, de balsa et d'amidon de pommes de terre. Imaginée et conçue par Atelier Z, un professeur de design de la transition de l'École européenne supérieure d'art de Bretagne de Brest, et un architecte naval, l'embarcation a vu ses pièces usinées par le fablab brestois. Kairos, une entreprise du navigateur Roland Jourdain, a fourni les matériaux biosourcés. Pour Ronan, c'est un projet nécessaire : « Il faut que des gens expérimentent pour que les biomatériaux se développent. Les industriels sont trop frileux. »

Au camp d'été, les biomatériaux sont privilégiés. Ils composent également le drone marin prenant forme sur l'établi du hangar. Cet objet-là doit servir la science. Les experts de la station biologique marine de Concarneau, petite ville voisine, se sont montrés intéressés. Ils collaborent déjà avec le fablab concarnois, qui vient d'ouvrir. Grâce au prototype, « un scientifique pourrait construire ce drone chez nous », explique Manu, cofondateur du fablab. Olivier, son directeur, évoque le surf en carton assemblé le 24 juillet, au cours du camp. Cette semaine, la production et la consommation d'énergie sera aussi explorée, notamment par les Lyonnais du collectif Daisee. Entre deux baignades à la mer.

Domaine : Production citoyenne d'énergie éolienne. 5 éoliennes de 3 MW produiront de quoi alimenter 20 000 habitants (à peine le tiers du Pays d'Ancenis)

Structure : Association au départ, puis création de 2 SAS

un articlerepris du site de l'Institut des territoires coopératifs et publié le 5 mai 2017, un site sous licence CC by nc nd

Historique du projet

Jean Rabian souhaite installer une éolienne chez lui. Après avoir étudié de plus près le projet il y renonce car il n'y a pas de retour sur investissement. Puis il découvre le projet de Béganne mené par Eoliennes en Pays de Vilaine, s'inscrit dans les groupes de travail, en parle autour de lui, et crée en 2010 l'association Eoliennes en pays d'Ancenis (EOLA) avec une petite dizaine de personnes pour développer un site de production citoyenne d'énergie éolienne. En 2011, une zone est enfin repérée sur Teillé-Trans-Mouzeil. La réussite du financement citoyen de Béganne et la participation dans le projet du Conseil Général de Loire Atlantique via une SEM décident les trois municipalités à valider le projet. En 2012, le Préfet publie l'arrêté créant les Zones de Développement Eolien. Afin de pouvoir mener à bien le projet, l'association EOLA crée en novembre la SAS EOLA Développement. Elle comporte 3 collèges : les fondateurs (12 membres et l'association), les citoyens (via les clubs d'investisseurs), et le Conseil Général via la SEM LAD SELA.

Les différentes études, lancées en 2013 nécessitent 300K€. Les fondateurs investissent 62K€, l'été 2013 voit les clubs d'investisseurs fleurir et en avril 2014 les fonds sont réunis. Les études techniques et financières sont favorables. Les risques diminuent et le prix de l'action est porté de 10€ à 15€ à compter du 1er juillet 2014, entraînant une augmentation des investissements, opération renouvelée à chaque A.G. Les demandes de Permis de Construire et d'exploiter sont déposées en juillet 2015 et acceptées en mars 2017. Un recours déposé en avril 2017 contre le Permis de Construire est à l'étude.

Une nouvelle société vient d'être créée pour la construction et l'exploitation du Parc : la SAS EOLANDES. Elle comprendra 3 associés : la SAS EOLA Développement, EPI (Energie Partagée Investissement), et la SEM du Conseil Départemental de Loire Atlantique (LAD SELA). Les citoyens, via la SAS EOLA Développement restent très majoritaires. Les fonds propres de cette nouvelle société seront constitués à 84% par EOLA Développement (3,5M€ pour le Permis de Construire et 1,5M€ en numéraire), à 8% par EPI et à 8% par LAD SELA via un apport de 0,5M€ chacun en numéraire. Un emprunt 18 M€ devrait permettre de boucler le financement de 24 M€ lorsque les autorisations seront purgées de tout recours.
Implication et appropriation citoyenne

A ce jour 1,6 M € ont donc été récoltés dont 1,4M€ auprès de 700 particuliers regroupés en 52 clubs d'investisseurs. Ces 700 personnes se répartissent en 3 tiers. Le 1er tiers (230 personnes) concernent des personnes habitant le Pays d'Ancenis. Le 2éme tiers est constitué de personnes ayant un lien très fort avec le territoire (personnes nées sur le territoire, famille très proche d'habitants du pays d'Ancenis), mais n'y habitant pas. Le 3eme tiers vient principalement de l'agglomération nantaise située à 40 km du parc éolien.

Dans un même club d'investisseurs, on trouve une diversité de personnes avec des idées ou opinions différentes (par exemple, des pro et des anti-aéroport de Notre Dame des Landes, des candidats sur deux listes différentes aux élections municipales, des personnes de toutes générations…).

Le projet permet de sensibiliser à la sobriété énergétique. Les investisseurs se réapproprient progressivement la thématique énergie et leur relation à cette question. Durant l'hiver 2016-2017 EOLA a lancé le « défi familles à énergie positive » avec la Communauté de Communes. 2 équipes se sont engagées dans ce défi, pour l'hiver prochain, ce sont 4 équipes (environ 50 foyers) qui devraient prendre le relai. EOLA est désormais vue comme un partenaire sérieux par les collectivités. Elle vient de rentrer au Conseil de Développement.

Pour plus d'information, rendez-vous sur le site d'EOLA

Tags : Ancenis, coopératif, Energie Partagée, énergie renouvelable, EOLA, éolien citoyen, Eoliennes, ESS, initiatives, investissement, participatif, renouvelable, SELA, social, solidaire

Le Forum des usages coopératifs avec ses six sessions et sa dizaine d'ateliers en paralléle ne nous permet pas de suivre bien des activités qui nous auraient intéressé.

Aussi voici un moi après quelques articles pour faire connaître plus largement la richesse de ces temps de rencontre et d'échange.

Aujourd'hui l'atelier de Jean Michel Cornu autour sur "raconter une histoire" pour faire connaître et donner envie de participer à un projet qui a été une belle découverte pour beaucoup de participants

un article repris de la page de description de l('atelier par Jean Michel Cornu

Lorsque l'on souhaite proposer à de nouvelles personnes de rejoindre son projet ou son groupe, une façon très efficace qui correspond bien aux humains est raconter ce que l'on souhaite partager sous la forme d'une histoire. Avec quelques règles simples sur le "storytelling" nous verrons comment raconter notre groupe ou notre projet collaboratif aux autres.

Animé par : Jean Michel Cornu

Pourquoi des histoires ?

Notre cerveau adore les histoires pour vivre de nouvelles expériences et découvrir de nouvelles solutions Il y a plusieurs types d'expériences :
les expériences de vie
les expériences simulées (le jeu)
les expériences imaginées (les histoires)

C'est quoi ne histoire de projet ou de l'idée un projet

Je (moi auditeur de votre histoire) dois pouvoir m'identifier
je ne m'identifie pas à un projet mais plutôt à une personne (par exemple le porteur de projet)
je m'identifie à une personne ordinaire plutôt qu'à quelqu'un d'extraordinaire que je ne pense pas pouvoir devenir un jour

On part d'un problème à résoudre

Il y a une première solution qui pouvait sembler évidente mais qui ne marche pas ou marche imparfaitement
qui peut être justement la solution à laquelle moi auditeur j'aurais pensé

l'histoire raconte la découverte d'une nouvelle solution qui elle va marcher
et qui va être justement votre projet ou l'idée que vous souhaitez développer dans votre projet

Comment raconter une histoire

1. Choisissez rapidement un projet ou une idée de projet dont vous voulez raconter l'histoire (ne perdez pas de temps à cette étape, choisissez rapidement n'importe quel projet ou n'importe quelle idée, l'objectif est de faire un premier essai pour être capable ensuite de faire cela rapidement avec n'importe quel projet ou idée de projet)
2. essayez de trouver une idée pour CHACUNE des 7 étapes (une phase, quelques mots clés)

  • 1. une personne ordinaire (comme moi, je peux m'y identifier)
  • 2. rencontre un problème (attention sur le risque)
  • 3. première solution imparfaite (celle à laquelle on pense en premier)
  • 4. il faut que ça change ! (départ en quête... d'une nouvelle solution)
  • 5. découverte de l'objet ou de l'aide "magique" (la nouvelle approche)
  • 6. ça a marché modestement au début
  • 7. retour du "héros" (légitimité et partage)

1. prenez ces 7 étapes et lancez vous pour raconter votre histoire !

le blog de Jean Michel Cornu : http://cornu.viabloga.com/

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