Actu Démocratie participative

Apprentie à la coopérative pédagogique numérique du Finistère, Nelly Dubois accompagne les enseignants sur les questions autour du numérique éducatif. En parallèle, elle étudie en Master 2 sciences de l'éducation, parcours technologies pour l'éducation et la formation. Elle souhaite diriger ses travaux de mémoire sur les effets voulus et perçus du numérique en classe.

Bonjour Nelly est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Bonjour, je m'appelle Nelly Dubois, étudiante de 23 ans en master 2 TEF à Rennes 2 et apprentie trois semaines par mois depuis un an à la Coopérative pédagogique numérique du Finistère.

En règle générale ce qui me motive dans mon travail, c'est d'être utile à la structure qui m'accueille, d'accompagner tout en apprenant, mais surtout de faire des choses qui aient du sens et me permettent d'élever mes compétences. Plus précisément, ce qui me plait c'est de faire de la médiation, d'accompagner à la transition tranquillement sans pression, de déculpabiliser les usagers, les professionnels.

En quoi consiste ton rôle dans la coopérative ?

Je suis chargé de coanimer la coopérative avec Baptiste, Gaëlle et Marc, le but ultime étant de mettre en place une communauté apprenante autour de la pédagogie et du numérique éducatif. Mon objectif est de capitaliser les apports théoriques du master pour les mobiliser de manière réflexive sur le terrain.

De manière opérationnelle je suis amenée à travailler en réseau avec les autres coopératives et à organiser des ateliers (web radio, fond vert escape game etc...), des animations des formations autour d'outils numériques, mais en plaçant la pédagogie au cœur de la démarche. Je développe et mobilise des compétences en ingénierie de projet, ingénierie de formation, ingénierie pédagogique, dans une approche centrée sur les médiations techniques et sociales. Une de mes principales missions est de comprendre et formaliser les besoins de formations des usagers professionnels de l'éducation.

Une autre de mes missions est ma mission d'étudiante. Jongler entre les attentes scientifiques, théoriques et réflexives de mon master et mon travail au sein de la coopérative nécessite des remises en question permanentes. Celles-ci me permettent de devenir une professionnelle réfléchie. Bien que mon sujet de mémoire ne soit pas encore fixé, j'ai été interpellée par les enseignants de langues, qui, au vu de mon expérience, sont ceux qui viennent le plus spontanément à la coopérative. Je veux comprendre pourquoi ces enseignants s'approprient le numérique et comment cela se vit en situation d'apprentissage. Comment le numérique décloisonne, comment il peut-être un levier, mais aussi un frein aux apprentissages des langues étrangères.

Tu peux nous parler un peu plus en détail de ton expérience à la coopérative ?

L'année dernière c'était surtout du tâtonnement, la découverte de l'environnement et de son fonctionnement. J'ai pu mettre en place des ateliers, participer à des réunions, des séminaires et surtout beaucoup apprendre du réseau. On n'est pas là pour inventer l'eau chaude. Donc l'objectif cette année c'est toujours d'accompagner à la transition numérique, avec quelques gros projets en parallèle, dont l'analyse des besoins de formation dans le Finistère et la construction d'un dispositif d'évaluation, de formation et de certification. Nous avons également comme projet de développer les escales de la coopérative, se déplacer dans les établissements pour être au plus près de la réalité du terrain et des besoins réels. D'autre part il y a beaucoup d'initiatives autour du numérique éducatif et mon but est de les valoriser, en commençant par celles des établissements pilotes de la coopérative pour ensuite étendre vers tout le Finistère.

Tu peux nous raconter un des moments forts de ta première année à la Coopérative ?

Un des exemples dont je suis fière est l'organisation d'un atelier autour de l'escape Game animé par Mélanie Veyret au centre social de Kerourien. Il a regroupé, enseignants, enseignants documentalistes, ingénieurs pédagogiques de l'éducation nationale, de l'armée, du lycée naval, une équipe d'animateurs BAFA dans une maison de quartier. C'est un bel exemple de décloisonnement, tu déconstruis des imaginaires. Vu qu'il y a un objectif commun qui est partagé et ben ça marche quoi ! J'ai ressenti un plaisir partagé, les gens étaient contents d'être là et de vivre cette expérience !

Si tu devais partir, quels conseils tu donnerais à ton/ta remplaçantes ?

La première difficulté est de comprendre l'écosystème, de jongler entre la Coopérative et la l'université. De se sentir légitime dans son travail. L'important c'est de formaliser tout ce qu'on fait pour que cela soit lisible et compréhensible par les autres.

Ce qui est facilitant c'est que c'est d'un réseau qui fonctionne, ça roule, il y a plein de choses qui marche en Bretagne. On a des exemples à suivre, des méthodes déjà en place. Il ne faut pas avoir peur de se lancer, proposer des choses.

Quelles sont tes principales attentes liées à ton travail ?

Ça serait de déculpabiliser toutes les personnes qui se sentent dépassées par le numérique, de questionner le sens des usages. Et de suivre et m'inspirer de toutes les initiatives qui fleurissent sur le territoire breton. En sommes que chacun puisse profiter des compétences et expériences de tous : mettre en réseau.

Un projet innovant cela peut aussi s'inscrire dans la durée, 21 ans près le lancement des Web trotteurs des lycées à Brest, chaque année une ou plusieurs classes participent à l'animation de ce festival. Aujourd'hui c'est l'expression radio qui est choisie et articulée avec l'enseignement au lycée, récit et témoignage par ces deux enseignants, aussi animateurs...

Bonjour Marc et Véronique cela fait maintenant 21 ans que les Web-trotteurs des lycées sont présents au Festival Européen du film court est-ce que vous pouvez nous présenter ce projet ?

Le festival européen, du film court : https://www.filmcourt.fr/Le-festival.html

Marc : Ce projet a démarré en 1998, les élèves du lycée Vauban avaient été invités à réaliser le site web du festival. Cela se réalisait à l'époque en langage HTML, l'usage des outils de publication de type CMS (système de gestion de contenu qui sépare l'écriture de contenus du codage de présentation) a démarré en 2002 avec la diffusion et l'accompagnement local du logiciel libre SPIP. Et puis on s'est rendu compte de fil en aiguille que pour publier sur Internet il était plus simple avec des élèves d'utiliser des outils collaboratifs.

Très vite on a mis en place un site SPIP pour co écrire sur le site des Web trotteurs durant le festival. Au fil des années on s'est aussi rendu compte que les élèves étaient davantage motivés par le reportage multimédia. A une époque le projet regroupait jusqu'à 3 lycées brestois (Lesven, La Pérouse-Kérichen et Vauban) avec un forte implication des collègues de français (Carine Urban et Gaëlle Guillamet-Metz).

Tranquillement nous avons basculé sur la Web-télé avec les conseils avisés d'un collègue CPE, Jean-Yvon Corre : nous faisions beaucoup d'interviews sous forme de vidéo ; nous avions un studio et nous étions spécialisés dans les interviews vidéo durant le festival.

Et depuis quelques années nous somme passé à la web-radio. La radio est un média qui intéresse beaucoup les élèves, c'est un levier qui favorise les apprentissages, la prise de parole des élèves et les fait s'exprimer. C'est eux qui ont monté la web-radio VBXradio.fr qui diffuse de la musique 24H/24. Les élèves de la filière Professionnelle du lycée Vauban se sont également investis sous l'impulsion d'une collègue enseignant en Systèmes Numériques (Nathalie Kerdelhué).

Une présentation du projet sur le magazine a-brest en 2004 : https://www.a-brest.net/article131.html [1]

La particularité de de ce projet c'est qu'une classe entière y participe, est-ce que vous pouvez nous présenter l'articulation entre la couverture de cet événement et son usage en classe ?

Véronique : L'organisation est liée à l'emploi du temps. Je suis professeure principale d'une classe de seconde que Marc a également en cours. L'idée est de lier nos deux matières, et à travers le festival, de permettre aux élèves de prendre la parole et de s'exprimer. Cette classe assiste aux séances de projections et réalise des chroniques ou des reportages sur la journée selon les envies ou les rencontres. Ce n'est pas évident à caler, le temps passe vite ! En ce moment les élèves sont en séance et ensuite la journée sera quasiment terminée pour eux, on verra ce qu'ils ont réussi à produire sur une journée. Cela leur donne un aperçu de ce qu'est aussi le festival.

Marc : Pour l'articulation entre les deux matières, Véronique enseigne français et de mon côté, j'enseigne les Sciences du Numérique et Technologie (SNT), une matière maintenant obligatoire en seconde. Je vois avec mes élèves toute la partie organisation du studio radio : comment mener une émission mais aussi l'aspect technique du studio radio (réglage du niveau sonore, retouche, mixage, gestion des directs et du cartoucheur...).

Véronique : De mon côté, en français, on travaille la manière dont ils vont se présenter, poser des questions parce que ce n'est pas évident d'aller au devant de personnes que l'on n'a jamais vues, de se présenter de commencer à poser des questions sur un métier qu'ils ne connaissent pas d'ailleurs non plus. Certains élèves ont fait ce matin des interviews d'un réalisateur, d'une directrice de casting, c'est aussi une ouverture sur des métiers liés au cinéma, à l'image et au son.

En cours, avec le retour de la grammaire dans les programmes, nous avons revu les interrogatives ; qu'est-ce que poser une question, les mots interrogatifs, l'interrogative partielle ou totale...

De plus, en amont ils ont aussi réfléchi à la forme qu'ils allaient donner à leurs interviews ou à leurs chroniques ou à leur micro trottoirs. Ils ont découvert différentes formes de questionnements possibles.

Marc : Un exemple de collaboration, dans mon cours de la semaine dernière où je les avais en groupe (16 et17 élèves pour une classe de 33 élèves) ils ont travaillé dans le studio radio avec leur classeur de français, la nécessité d'interdisciplinarité est forte et concrète, la phase d'écriture est indispensable avant de commencer l'enregistrement.

Le site de la radio VBXradio.fr du lycée Vauban qui diffuse de la musique 24H/24 : http://www.vbxradio.fr/

Véronique : Ce que je trouve génial avec la radio c'est que cela permet de s'entendre, de se réentendre, de travailler la voix et la manière de la poser. Ils vont pouvoir retravailler leur interview, lisser, introduire peut-être d'autres sons s'ils veulent la rendre plus vivante et puis ce travail se fait en groupe et favorise les échanges et l'écoute entre eux.

Marc : Dans ce projet il y a quelque chose qui me passionne, c'est de voir les élèves se métamorphoser. On a eu tout à l'heure Yann [2] qui ne dit rien en cours, il est hyper discret mais lorsqu'il a pris le micro, qu'il a commencé à poser des questions, les premières étaient difficiles, mais après on ne pouvait plus l'arrêter .. c'était extraordinaire et cela fait plaisir .

Véronique : On voit des élèves sortir de leur coquille, prendre confiance en eux. Cela les prépare à l'oral qu'ils auront l'année prochaine, les familiarise avec la prise de parole parce qu'ils auront à présenter leurs propres choix en français avec le nouveau bac sur une des œuvres du programme étudiée dans l'année. Il prennent également conscience de l'importance de l'articulation, ou de la difficulté de parler tout simplement dans un micro, ce qui n'est pas un exercice évident pour tout le monde.

Marc : Ce projet c'est aussi l'intérêt de faire découvrir un haut lieu culturel brestois, le Quartz. Lorsque que j'ai fait un sondage dans la classe il y avait seulement 5 ou 6 élèves qui étaient déjà venus au Quartz dans cette classe de seconde générale. Ils découvrent le Quartz et ils découvrent aussi la culture du film court qu'ils ne connaissaient pas du tout. Il y a beaucoup d'aspects dans ce projet de Web radio au festival qui développe chez nos élèves leur propre Education Artistique et Culturelle.

Véronique : On est toujours surpris, parce que pour nous c'est une évidence que les élèves connaissent ces lieux, où en tant que brestois on vient depuis des années. Mais pour les élèves, c'est vraiment une découverte qu'ils apprécient.
Marc : Cela les responsabilise aussi parce qu'ils ont un rôle, une place dans cette organisation même si cette année on n'a pas pu faire les T-shirts qui d'habitude les identifient au sein du festival.

Véronique : Pour revenir à la matière je leur ai demandé de travailler sur l'oral, de préparer les questions mais j' aime bien aussi qu'ils travaillent sans trop de supports écrits pour l'oral, pour que cela soit plus spontané et qu'ils voient qu'ils sont tout à fait capables de poser des questions sans un support écrit qu'ils vont lire. Ensuite en classe, ils vont revenir sur un des court-métrages qu'ils auront vu et choisir d'en faire une critique plus développée.

Et en tant que professeur de français tu arrivais comment à la radio ?

Véronique : La radio c'est presque le hasard également. J'ai commencé à m'intéresser à la radio associative Mutine qui n'est pas loin de chez moi, à Kerangoff. J'écoute beaucoup la radio et j'ai proposé une émission autour de la bande dessinée à Mutine et ils ont accepté. J'ai commencé à faire une émission toutes les semaines d'une heure à peu près et puis de fil en aiguille des plateaux radio en direct sur les festivals.

Si vous aviez à décrire un peu les quelques compétences qui sont acquises par les élèves dans ce projet qu'elles seraient-elles ?

Marc : Je dirais que cela favorise la prise de parole, en particulier pour les élèves discrets qui arrivent à retrouver confiance en eux à se rendre compte qu'ils peuvent parler aussi, qu'ils peuvent poser des questions, donner leur avis. On essaye d'être bienveillants, de faire en sorte que chacun trouve une place : des élèves qui ont plus de difficultés peuvent être plus à l'aise avec la technique.

Véronique : Ces difficultés ne sont pas d'ordre scolaire. Certains élèves n'ont pas envie de prendre la parole au micro ou face à quelqu'un. On ne les force pas non plus, on les accompagne. Parfois ça fonctionne ou pas. Là sur le groupe il y a un seul élève qui vraiment n'a pas voulu s'impliquer ou parler.

Marc : Une des compétences est aussi de collaborer parce que pour faire une émission de radio, il faut travailler en équipe : il faut poser des questions qui ont été préparées en amont. Il est indispensable qu'ils articulent entre eux les questions posées pour qu'il n'y ait pas de répétition. C'est un travail collaboratif que de mettre en place une émission.

Véronique : Cela les oblige aussi, et c'est extrêmement important à s'écouter, ce qu'il ne font pas forcément toujours ou pas suffisamment. Là, ils sont obligés de s'écouter, d'écouter les réponses, pendant les projections, durant les interviews, les plateaux. Ils sont très respectueux, très silencieux pendant le travail des autres et cela, c'est déjà une grande réussite.

Marc : Cela demande aussi beaucoup de concentration et d'énergie, on ne s'en rend pas toujours bien compte. Ils posent trois questions mais il y a beaucoup de pression lorsqu'un réalisateur est là en face de vous. Ils ont le trac, certains sortent de là en tremblant et ont besoin de se reposer. En tant que professeur nous sommes contents qu'ils aient réussi à avoir confiance en eux, voire se surpasser. C'est aussi un investissement physique.

Qu'en est-il de la diffusion possible de ce type de projet de radio en classe entière ?

Nous témoignons là que cela fonctionne très bien. Il faut un peu de matériel c'est un choix que nous avons fait au lycée Vauban. Mais dans tout établissement avec un matériel assez léger on peut tout à fait se lancer.

Nous avons surtout l'opportunité d'avoir un événement culturel qui nous accueille avec un lieu propice pour mettre en place ce projet. Un espace nous est réservé au deuxième étage du Quartz. C'est calme et très confortable avec un contexte global qui est propice.

Mais cela pourrait se faire ailleurs.

Et si vous aviez un conseil à donner ?

Allez-y foncez ! Ne pas hésiter à essayer ! Ne pas avoir peur non plus.

C'est ce que nous avons dit aux élèves ce matin, que ce soit réussi ou pas, l'expérience est toujours positive !

[1] les liens internes à cet article ne sont plus actifs

[2] le prénom a été changé

En juin 2010, l'AFUL Chantrerie (Association Foncière Urbaine Libre, voir les statuts) voyait le jour pour permettre la contractualisation entre un opérateur privé, COFELY Services, et plusieurs établissements du site de la Chantrerie pour le financement, la conception, la réalisation et l'exploitation d'une chaufferie bois et d'un réseau de chaleur. En 2016, l'AFUL Chantrerie a accueilli de nouveaux partenaires, principalement privés. L'association regroupe aujourd'hui 15 membres.

Les projets de l'AFUL Chantrerie sont développés sur son site : http://web.imt-atlantique.fr/x-dg/aful-c/index.php?page=Projets-transitions.

Ils concernent

  • 6 ruches d'abeilles,
  • 70 m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit du silo bois de la chaufferie,
  • un projet de franchissement de l'Erdre reliant la Chapelle sur Erdre à la Chantrerie, un démonstrateur de power-to-gas (méthanation),
  • un jardin agricole pour du circuit court,
  • une fête annuelle des salariés et habitants.

Une Charte de territoire lie l'ensemble des établissements et organisations. Elle définit ses valeurs et sa vision du "faire ensemble".

L'histoire de cette dynamique collective est écrite dans un premier Cahier des territoires du faire ensemble "Cahier de la Chantrerie" et est illustrée par les deux vidéos suivantes : "Il était une fois l'AFUL Chantrerie" et "La Chantrerie en 2044".

La formation du Collège des transitions sociétales a pour objectif principal d'explorer, avec des personnes en responsabilité de la régoion PDL, les nouveaux modèles sociétaux émergents. La crise de notre modèle de société qui montre de plus en plus ses limites, amène à travailler sur les transitions à engager notamment sur nos territoires.

Destinée à environ 20 personnes en responsabilité (élu-e-s, collectivités et entreprises privées, associations et syndicats), la formation du Collège des transitions sociétales se déroulent sur 4 étapes de 3 jours thématiques chacune, soit 12 jours.

La qualité des auditeurs (participants) et leurs retours constituent un encouragement à poursuivre de manière aussi impertinente… dans la pertinence. La ligne éditoriale et la conception des journées sont définies par l'équipe pédagogique.

L'organisation de la conférence inspirante du 10 décembre 2019 à partir de 10h à l'IUT Brest-Morlaix s'inscrit dans le cadre du partenariat* entre Morlaix Communauté et le Technopôle Brest-Iroise, effectif depuis 2017.

Cette matinée s'adresse aux entrepreneurs du territoire, porteurs de projet, curieux(ses) qui souhaitent s'informer sur cette thématique.

L'économie circulaire doit permettre de réduire nos impacts environnementaux et diminuer l'exploitation des ressources naturelles.

Elle est par ailleurs la promesse d'un nouveau modèle de développement.

Le programme de Morlaix Innov' :

10h00 : Accueil autour d'un café

10h30 : Mots d'introduction par Yves Moisan, Vice-Président en charge de l'économie à Morlaix Communauté et Michel Gourtay, Président du Technopôle Brest-Iroise

10h45 – 12h00 : Conférence inspirante autour de l'économie circulaire et l'innovation : Comment l'économie circulaire peut-elle vous inspirer dans l'élaboration de votre stratégie d'entreprise ?

Témoignages de :

  • Jacques Barreau, Grain de Sail, Morlaix
  • Aurélie Bourven, Seawood Design, Plouigneau
  • Chloé Jaguin, L'association Le Repair - La Recyclerie, Morlaix
  • Nicolas Ulrich, chargé mission environnement de Morlaix Communauté
  • Caroline Maréchal, coordinatrice ImmaTerra Ouest, l'évolution des modèles économiques et de développement entrepreneurial et territorial vers plus d'efficience.

Ils apporteront leurs expériences et échangeront autour de quatre questions :

  • Quelles sont les raisons qui vous ont amené à vous tourner vers l'économie circulaire pour développer votre entreprise ?
  • Comment se traduit l'économie circulaire au sein de vos activités ? Comment l'avez-vous mis en place ? Avec qui ? Où ?
  • Aujourd'hui, quelles sont les conséquences de ce choix en termes d'organisation interne ? de développement de vos produits ? Vos marchés ? Quelles sont les opportunités ? Et éventuellement les limites ?
  • Et demain ? Comment l'économie circulaire va-t-elle inspirer votre développement futur ?

A partir de 12h : Cocktail déjeunatoire au sein de l'exposition Matière grise à la manufacture.

Pour vous inscrire : economie@agglo.morlaix.fr

* L'objectif de cette convention passée entre Morlaix Communauté et le Technopôle Brest-Iroise est l'accompagnement des projets innovants et l'animation de cette thématique sur le territoire.

Au sein de son projet de territoire, Morlaix Communauté souhaite « amplifier le soutien et le travail en réseau en matière de recherche, développement et soutien à l'innovation » (priorité 11).

C'est dans ce contexte que Morlaix Communauté en partenariat avec le Technopôle Brest-Iroise ont souhaité organiser une deuxième matinée 100% Innovation : « Morlaix Innov' » autour d'une conférence inspirante sur l'économie circulaire et l'innovation : Comment l'économie circulaire peut-elle vous inspirer dans l'élaboration de votre stratégie d'entreprise ?

Voir en ligne : http://www.tech-brest-iroise.fr/Act...
Atelier PCAET à la fabrique du climat

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Nous avions inauguré, le 4 octobre, l'ouverture de la Fabrique du Climat, avec la présence du maire de Vannes et d'adhérents de Clim'actions. C'est l'heure de se mettre en route.

Fabrique du climat ?

La Fabrique du Climat, c'est un espace dans les locaux de Clim'actions. C'est un lieu d'accueil, agréable et confortable pour les adhérents, (futurs adhérents) et partenaires de Clim'actions, avec un espace de lecture, de travail, de repos… un lieu parfait pour créer, imaginer, partager et développer des actions communes autour du climat.

Régulièrement, des ateliers divers et variés, autour du climat et de l'environnement, vous seront proposés à la Fabrique du Climat.

Ces ateliers visent à :

  • transmettre un savoir
  • faire connaitre des initiatives locales reproductibles sur le thème abordé
  • susciter l'envie de participer à un projet collectif à moyen terme
  • partager un moment d'échange convivial

Ces ateliers seront animés par des adhérents de Cim'actions qui ont le savoir-être et le savoir-faire pour partager leurs connaissances.

Ces adhérents-formateurs s'engagent à respecter les statuts et la charte de Clim'actions Bretagne Sud.

N'hésitez pas à nous contacter pour proposer un atelier et partager vos connaissances !

Les ateliers

Mercredi 27 novembre, de 15h à 17h, rejoignez nous pour le deuxième atelier. En lien avec la semaine européenne de la réduction des déchets (du 16 au 24 novembre), Céline Leclercq vous propose un après-midi tourné vers la réduction des déchets.

Mercredi 6 novembre, de 14h à 16h, le premier atelier s'est déroulé avec l'association SolaR'hythm. Dans la continuité du Climat Energie Tour, cet atelier avait pour but de faire découvrir le Plan Climat Air Energie de Golfe du Morbihan Vannes Agglomération.

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Mi-juillet 2019, Rennes Métropole a lancé loccaseRie.fr, une plateforme collaborative qui permet de déposer gratuitement des annonces de vente ou de don d'objets afin de leur donner une seconde vie. Les objets sont gratuits ou à petit prix (30 euros maximum) et proches de chez soi. Le dispositif s'étend sur les communes de Rennes Métropole.

Aucun mot clef pour cet article.

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Un site Internet métropolitain pour le don et la vente

loccaseRie.fr, site Internet accessible également sur smartphone, permet de déposer gratuitement des annonces de don ou de vente d'objets dont les propriétaires souhaitent se défaire et ainsi favoriser le réemploi. Le lancement de cette plateforme s'inscrit dans une vaste politique de réduction des déchets. Ce site Internet vise également à favoriser les échanges d'objets entre les habitants du territoire métropolitain.

A qui s'adresse loccaseRie.fr ?

Les objets en ligne sont destinés aussi bien aux particuliers qu'aux entreprises sociales et solidaires du territoire comme le Secours Populaire, la Belle Déchette, le Relais Bretagne ou encore Phenix.

Mode d'emploi

Vous êtes vendeur ?

Commencez par créer votre compte en renseignant différents champs : adresse mail, téléphone (choix de le rendre visible ou non lors du dépôt d'une annonce), code postal, mot de passe.

Puis déposez l'annonce depuis votre espace personnel. Plusieurs champs sont à renseigner : famille d'objet / catégorie / sous-catégorie, titre de l'annonce, descriptif, précisez s'il s'agit d'une vente d'occasion ou d'un don. S'il s'agit d'une vente, le montant maximum autorisé est de 30 euros. Les vêtements ne sont pas acceptés. Il est également possible et recommandé d'ajouter des photos.

Une fois l'annonce validée, un opérateur se charge de modérer les publications. L'annonce est mise en ligne sous 24 heures.

Site de loccaseRie

Mardi 26 novembre à 20h , organisé par le CHRU en partenariat avec la ville de Brest

Gabrielle et Martin sont deux jeunes gens atteints d'une déficience intellectuelle. Ils se rencontrent dans la chorale Les Muses de Montréal et tombent fous amoureux. Mais leur entourage, en particulier la mère de Martin, voit d'un très mauvais œil cette liaison.
Tandis que les choristes répètent afin de monter sur scène pour accompagner Robert Charlebois, Gabrielle essaye de s'affirmer et de prouver son autonomie.

Infos pratiques
À 20h
Cinéma Les Studios - 136, rue Jean Jaurès
Tout public / Gratuit / Inscription auprès de l'Hôtel de ville :
Inscriptions sur ce lien
ou au 02 98 00 80 80 ou infos@mairie-brest.fr ou sur brest.fr

Ciné - Débat par :
• Nolwenn Kerebel,infirmière et sexologue au CeGIDD CHRU Brest
• Mélanie Bertevas, aide médico psychologique au foyer « Le Tremplin » Association les Genêts d'Or.

Alors que l'ouverture est prévue pour le mois de février 2020 Ti Coop lance un financement participatif. L'objectif est de disposer de suffisamment de fond propre pour rassurer les banques et lever un emprunt.
Par ailleurs le 5 décembre la SAS coopérative de consommateurs sera créée et il sera alors possible de devenir sociétaire de Ti Coop. Une réunion présentant le fonctionnement détaillé du magasin et permettant de souscrire des parts sera organisée dans notre local du 209 rue Jean Jaurès.

Lien vers la cagnotte

Il était une fois Ti Coop...

Tout commence le 10 novembre 2017, rue Jean Jaurès. Ce soir là, une petite foule s'est rassemblée aux Studios pour assister à la projection du film Food Coop. Tiens, tiens, se dit-elle, un supermarché coopératif, on va voir ce qu'on va voir. Elle n'en croit pas ses yeux mais c'est bien ça : une alternative à la grande distribution avec un principe aussi simple et efficace qu'une crêpe complète. Chaque client·e est propriétaire, bénévole et décideur·euse. Ce modèle d'autogestion leur permet de définir des marges basses tout en payant un prix juste aux producteur·rice·s, ce qui garantit à ses membres des produits à des prix très raisonnables. Si simple qu'on se demande bien pourquoi on y a pas pensé avant...

La lumière se rallume, les questions déferlent. On apprend qu'il pleut des supermarchés coopératifs partout sur la France. Paris, Nantes, Bordeaux, Lille, Toulouse, Les Herbiers... Ma Doué, on se sent un peu à l'ouest là ! Depuis quand Brest n'est plus dans le vent ?

À la sortie, un petit groupe se forme, bien décidé à mettre le cap sur les supermarchés coopératifs : Ti Coop est lancé !

En janvier 2018, nous organisons une première réunion d'information au Patronage laïque du Pilier Rouge. Une marée humaine de plus de 220 personnes tente d'y assister. La moitié restera dehors. Alors, oui, c'est sûr : Brest attendait Ti Coop !

L'association Ti Coop est créée en juin 2018. Mais il faut encore ramer fort : créer le site internet, communiquer, communiquer encore, chercher des subventions, des producteurs·rices, un local...

En juillet 2019, nous trouvons où nous ancrer grâce au dispositif du Haut Jaurès de Brest Métropole. Le premier supermarché coopératif, participatif, inclusif, non lucratif, brestois s'implantera dans les 210m2 du 209 rue Jean Jaurès, dans le quartier du Pilier Rouge.

Depuis, toute voile dehors : nous créons notre Société par Actions Simplifiée, trouvons des financements, des artisans, des producteur·rice·s, lançons une campagne de financement participatif...

Aujourd'hui, nous sommes plus de 300 habitant·e·s du Finistère à avoir rejoint le projet. Nos travaux débuteront en décembre pour une ouverture en février 2020.

Que voulons-nous ?

Nous souhaitons manger mieux, moins cher, tout en respectant les producteur·rice·s et l'environnement.

Nous voulons une gamme de produits complète et diversifiée afin de permettre à chacun·e de se retrouver dans Ti Coop.

Nous désirons réduire notre empreinte écologique, notamment en favorisant les circuits courts et en nous encourageant mutuellement au zéro déchet.

Nous recherchons la transparence dans nos actes d'achat, de vente, de gestion et d'administration. Les membres tiennent la barre : ils et elles assurent bénévolement la totalité des tâches nécessaires au bon fonctionnement du magasin et prennent les décisions stratégiques.

Nous souhaitons faire de Ti Coop un lieu de rencontre ouvert à toutes et à tous. Nous croyons que les projets collectifs sont vecteurs d'échanges, de partages, d'ouverture.

A quoi servira le financement participatif ?

Les souscriptions des coopérateur·rice·s et la trésorerie de l'association vont constituer notre capital de départ. Nous aurons aussi recours à nos partenaires financiers : les banques, France Active Bretagne et Brest Métropole.

Concrètement, vos contributions nous permettront d'acheter un équipement essentiel à notre fonctionnement : un réfrigérateur professionnel !

Vos contributions ont de l'importance :

pour accroître l'indépendance financière de Ti Coop : plus on accumule de fonds propres, moins on dépend des emprunts et des partenaires extérieurs ;

surtout, leur montant ainsi que votre nombre montreront aux banques et aux bailleurs la force de mobilisation de notre projet, élément essentiel pour sa réussite.

Nous n'avons rien, mais alors vraiment rien, contre le fait de dépasser l'objectif de notre collecte.

Nous avons des projets pour chaque centime récolté : acquisition d'une cuve pour du vrac liquide, ouverture d'un labo de découpe de fromage...
Lien vers la cagnotte

En Bretagne, les déchets verts représentent près de la moitié des apports en déchetterie. A cela, il faut ajouter la pollution que provoquent les déplacements vers la déchetterie (gaz à effet de serre, pollution de l'air), le manque de place pour stocker les déchets végétaux et le coût du recyclage de ces déchets pour la collectivité et le contribuable ! Pourtant, des solutions existent pour réduire chez vous vos déchets verts.

L'article Réduire ses déchets verts par le compostage et le broyage est apparu en premier sur Mce.

Les déchets verts en Bretagne

172 kg par an et par habitant
557 500 tonnes de déchets verts collectés chaque année
42 % des apports en déchetterie
50 à 100 euros la tonne pour le transport et le traitement

Valoriser à domicile mes déchets verts : que des avantages !

Produire moins de déchets verts dès la conception de son jardin constitue également une solution complémentaire. Dans le livret Mon jardin au naturel, bien démarrer en quelques gestes simples, vous trouverez notamment des conseils sur le choix des végétaux et sur comment aménager son jardin pour produire moins de déchets.

Et si vous avez un jardin déjà en place, vous avez la possibilité de réutiliser tout ou partie de vos déchets verts par des techniques simples et pratiques.

Les avantages à recycler sur place :

  • Moins de déplacement en déchetterie,
  • Amélioration de la qualité du jardin avec moins d'efforts et de temps d'entretien,
  • Economies sur l'achat de compost, paillis, d'engrais et de désherbant.
Comment valoriser ses déchets verts ?

Le compostage

Le compostage est réalisé simplement en tas ou dans des composteurs. Il permet de transformer la plupart de nos déchets biodégradables (aussi appelés biodéchets) : déchets alimentaires, épluchures, résidus de jardinage (tailles, tontes, feuilles), papier, carton et bois (non traité) en un compost apprécié par les plantes du jardin.

Si vous avez un jardin privatif et habitez Rennes Métropole, vous pouvez demander un composteur gratuit auprès du service déchets. Vous habitez en immeuble ? Vous pouvez demander l'installation d'une aire de compostage partagée près de chez vous.

Et si vous souhaitez découvrir ou améliorer les techniques de compostage de vos restes de cuisine et de jardin, inscrivez-vous à un des ateliers gratuits proposés par Rennes Métropole.

Site de Rennes Métropole

En dehors de ce territoire, vous pouvez vous rapprocher de votre Syndicat de gestion des déchets pour connaître les dispositifs locaux.

- Le broyage

En broyant vos tailles, vous évitez des déplacements en déchèterie et disposez d'un paillage maison pour nourrir et protéger le sol de votre jardin. En tant que matière sèche, le broyat permettra également d'équilibrer votre compost. Les branchages de petit diamètre peuvent être broyés avec la tondeuse à gazon. Pour les branchages de plus gros diamètre, un broyeur est nécessaire.

Petit conseil pratique : Il est préférable de broyer directement après la taille, lorsque le bois est encore vert car c'est plus facile.

Bon à savoir : Rennes Métropole vous permet de louer un broyeur à moindre coût ou organise régulièrement des opérations de broyage des végétaux.

Plus d'infos sur le site de Rennes Métropole

Le mulching

La tonte mulching de son gazon permet un gain de temps : l'herbe tondue n'est plus ramassée et évite ainsi les déplacements en déchetterie. La matière organique se décompose sur place et enrichit le sol. Si vous ramassez la tonte de gazon, elle peut être valorisée, après séchage, en paillage en fine couche aux pieds des plantations, arbres ou arbustes.

Pour en savoir plus :

- consultez le guide Mon jardin zéro déchet et le Guide pratique “mon jardin malin”
- visitez le site de la Mce Jardiner au naturel

Attention : 50 kg de déchets verts brûlés émettent l'équivalent en CO2 de 37 900 kms parcourus par une voiture essence. Et brûler ses déchets verts, c'est interdit et vous pouvez être puni d'une amende pouvant aller jusqu'à 450 €.

Consulter la fiche de l'Ademe sur le brûlage des déchets verts à l'air libre.

Consulter la fiche de l'Ademe sur le brûlage des déchets verts à l'air libre.

Projection en présence de la réalisatrice Sonia Larue. Au PL Guérin dans le cadre des "Jeudis du Patronage" et avec le soutien de "Zoom Bretagne et Cinéphare". "Travailleuses, travailleuses" est un film documentaire qui repose sur des témoignages de femmes qui tentent de gagner tant bien que mal leur vie. Entrée libre. Participation libre.
Pour en savoir plus

Vendredi 6 décembre 2019, de 9h à 22h, retrouvez au Palais des Arts et au Théâtre Anne de Bretagne le quatrième Climat de Fête et la Journée Mondiale des Sols.

Climat de Fête, kesaco ?

Chaque année, Clim'actions Bretagne Sud organise son Climat de Fête, en point d'orgue de ses activités, un rendez-vous ouvert à toutes et tous : habitants, représentants d'institutions, d'entreprises et d'associations, décideurs locaux…

Ces rendez-vous sont des lieux d'échanges et de réflexion avec comme objectif de présenter les travaux de Clim'actions, ainsi que de mettre en lumière et d'évaluer les actions engagées sur le territoire de la Bretagne Sud. Climat de Fête est aussi un moyen festif de présenter des initiatives locales et de montrer le dynamisme des acteurs locaux engagés dans la transition et pour le climat. C'est une occasion de favoriser les rencontres et de créer de nouvelles opportunités d'actions individuelles et collectives.

Et la Journée Mondiale des Sols ?

Chaque année, l'Association Française pour l'Étude des Sols (AFES) et le Club Parlementaire pour la Protection et l'Étude des Sols (CPPES) organisent un colloque pour célébrer la Journée Mondiale des Sols, conviant professionnels de la recherche, décideurs et acteurs de terrain.

Abritant plus d'un quart de la biodiversité terrestre, des sols préservés sont essentiels pour une sécurité alimentaire, le maintien de la bonne qualité des eaux, ou encore le stockage de carbone. Ce qui place les sols au cœur de notre qualité de vie. Leur dégradation affecte négativement notre qualité de vie. C'est pourquoi il est capital de mettre en lumière les recherches et de développer des politiques publiques pour garantir la préservation de cette ressource.

Depuis 2013, voté à l'unanimité par l'Assemblée Générale des Nations Unies, le 5 décembre a été défini comme la Journée Mondiale des Sols. Cette journée se veut être une plateforme de sensibilisation autour des sols afin de les faire reconnaître comme élément essentiel du système naturel et du bien-être humain.

Programme de la journée

Cette journée est ouverte à TOUS ! Cependant, pour le colloque et la conférence de Gilles Clément, il est obligatoire de réserver. N'oubliez pas de prendre vos places dès à présent. Vous retrouverez les informations de réservation ci-dessous.

9h à 22h : Expositions « Sols fertiles et vies secrètes » et « le changement climatique et les sols".

(Dans le cadre du Climat de Fête)

Le sol est la couche la plus externe de l'écorce terrestre soumise à l'interaction entre la terre, l'air, l'eau et les êtres vivants. Il résulte de la transformation de la couche minérale superficielle dégradée et enrichie par les apports organiques des processus vivants. Ce matériau tellement familier et d'apparence peu noble ne suscite que peu de préoccupations, si ce n'est pour les sociétés savantes. Le Sénat et l'AFES (l'Association Française pour l'Etude des Sols) ont mis en place ces deux expositions pour permettre aux visiteurs de découvrir la complexité et l'importance des sols.

Elles montrent toutes les facettes des sols, en allant des plus fertiles aux plus dégradés. Elles expliquent ce qu'est un sol et quels sont les services qu'il nous apporte, tout en attirant l'attention sur les menaces dont ils font l'objet. Elles mettent également en lumière le rôle des sols dans l'atténuation et l'adaptation au changement climatique. Visite libre sans réservation. 12h à 18h : Forum village des actions locales de préservation des sols (Dans le cadre du Climat de Fête) Venez rencontrer celles et ceux qui agissent pour prendre soin de nos sols. Ouvert au public sans réservation. Défi des jardins pédagogiques

(Dans le cadre du Climat de Fête)

Organisé par l'OCCE (office central de la coopération à l'école) et Clim'actions Bretagne Sud.

Ouvert à toutes les écoles du Morbihan qui prennent soin d'un jardin, sur inscription

19h30 : Conférence avec Gilles Clément « Jardins : comment et que transmettre pour les générations futures ? » (Dans le cadre du Climat de Fête) Avec la participation de Joël Labbé, Sénateur du Morbihan.Gilles Clément, est ingénieur horticole, paysagiste, écrivain et jardinier. Il enseigne à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage à Versailles (ENSP). Créateur de parcs, jardins, espaces publics et privés Réservation nécessaire : Propulsé par HelloAsso 9h à 17h30 : Colloque de la Journée Mondiale des Sols

(Dans le cadre de la Journée Mondiale des Sols)

Cette année les problématiques liées à l'érosion des sols ainsi que les solutions aux différentes échelles seront au cœur des débats.

Abritant plus d'un quart de la biodiversité terrestre, des sols préservés sont essentiels pour garantir la sécurité alimentaire, pour le maintien de la bonne qualité des eaux, ou encore assurer le stockage de carbone. Ce qui les place au cœur de la qualité de l'environnement et de notre qualité de vie. Leur dégradation les affecte négativement.

Il est donc capital de mettre en lumière les recherches et de développer des politiques publiques de préservation de cette ressource. L'érosion induite par les activités humaines n'est pas inéluctable, et c'est bien l'objet du colloque que de le mettre en évidence !

Inscription nécessaire : https://www.afes.fr/actions/journee-mondiale-des-sols

L'article Climat de Fête n°4 et la Journée Mondiale des Sols est apparu en premier sur Clim'actions.

Dans le Finistère, 38% des personnes licenciées dans les fédérations sportives sont des femmes. Sur 76 comités départementaux sportifs finistériens, on compte 64 présidents et seulement 12 présidentes. Un besoin est donc identifié pour sensibiliser sur la place des femmes dans le sport, concernant tant leur accès à la pratique du sport, la valorisation de leur pratique, qu'au niveau de leur place dans les instances dirigeantes.
Le Département du Finistère a fait de l'égalité réelle entre les femmes et les hommes son projet emblématique. Lors de la séance du 3 avril 2018, le Conseil départemental du Finistère a affiché son ambition de développer de nouveaux dispositifs spécifiques et adaptés à la promotion du sport féminin. Quatre axes d'action ont été envisagés, pour répondre, concrètement, et au plus près des territoires, à cet enjeu, parmi lesquels celui de lancer un appel à projets à destination des clubs et associations sportives finistériens, qui souhaitent développer la pratique sportive des féminines, valoriser médiatiquement le sport féminin et favoriser l'accès des femmes aux postes à responsabilités dans les institutions sportives.
Pour en savoir plus

logo-Watty

" data-medium-file="https://i0.wp.com/climactions-bretagnesud.bzh/wp-content/uploads/2018/12/logo-WALE-150dpi-01-1.png?fit=300%2C215" data-large-file="local/cache-vignettes/L500xH358/logo-WALE-150026-22896.png?1574242217" />

Clim'actions Bretagne Sud anime des ateliers dans les écoles dans le cadre du programme « Watty à l'école », le premier programme de sensibilisation aux économies d'énergie à destination des écoles, labellisé par le gouvernement.

Clim'actions et Watty ?

Grâce à nos deux intervenantes Watty, Maud DOUBLET et Laure MAUGENDRE, Clim'actions intervient pour sensibiliser les élèves.

L'équipe de Clim'actions Bretagne Sud, en partenariat avec Eco CO2 et le Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan, propose aux écoles maternelles et primaires du Morbihan de participer à ce programme.

Cette année, près de 80 classes du Morbihan sont inscrites dans le programme Watty, pour un suivi des élèves sur deux ans.

Les interventions ont débutés ce lundi 18 novembre, avec les écoles de Plescop, une commune très engagée dans ce programme. En effet, les écoles plescopaises ont toutes souhaitées s'engager et inscrire leurs classes, pour un total de 22. Un programme proposé par les élus municipaux, qui a intéressé tous les directeurs d'écoles.

Les interventions s'étalent donc de début novembre jusque début juin.

illus.1 Watty

" data-medium-file="https://i1.wp.com/climactions-bretagnesud.bzh/wp-content/uploads/2019/11/illus.1.jpg?fit=300%2C58" data-large-file="local/cache-vignettes/L500xH97/illus1jpgfit1e02-2b62b.jpg?1574242217" /> Au fait, c'est quoi Watty ?

C'est un programme national pour les écoles. Ce dernier vise à sensibiliser les élèves aux économies d'eau et d'énergie afin de les rendre acteurs de leur consommation. Plus de 3000 classes et près de 100 000 élèves en ont déjà bénéficié.

Le programme se divise en différents volets.

2 ateliers de sensibilisation animés par un intervenant de chez Clim'actions. Des évènements ponctuels pour agir pour les économies d'énergie (action « Gros Pull », distribution du kit EconEAUme…). Des animations courtes réalisées par les enseignants volontaires, un rebond vers les familles en mettant en pratique à la maison les écogestes appris à l'école. Un suivi et analyse des consommations d'énergies des bâtiments scolaires.

L'article Watty à l'école, ça commence ! est apparu en premier sur Clim'actions.

Un texte repris d'un message de Résovilles

Alors que l'Etat vient d'annoncer le lancement d'un plan pour structurer cette filière avec notamment 150 tiers lieux en quartiers dont 30 fabriques numériques.
Qu'en est-il des dynamiques des tiers lieux dans les quartiers des régions Bretagne et Pays de la Loire ?
Quels sont leurs défis ?
Comment les territoires peuvent accompagner leur émergence et leur développement ?

9h30-12h30 au village by CA aux Capucins

Pour s'inscire

(désolé c'est un lien sur un formulaire google qui est proposé par les organisateurs

Intervenants

Cette matinée apportera un éclairage sur la notion de tiers lieux, de l'organisation du plan national tout en découvrant des expériences émergentes en Bretagne et Pays de la Loire avec :

–Florence BAZZOLI, Centre Michel Serres – Nantes

Alexis DURAND JEANSON - Prima Terra

– Corinne LE GALL, Ponta Pique et couds (Loisirs) – Brest

– Gwendal EVENOU – TAg 29 (Propulseur d'Innovations Sociales)- Brest

– Gwen GOYAT – Coucou Recou (Lieu collectif et citoyen) – Brest

Gwenola DRILLET et Lise BUISSON - Hôtel Pasteur - Rennes



La réunion plénière des lauréats de l'appel à projets multimédia de la ville de Brest qui se tiendra :
Le mardi 3 décembre 2019 à 18h salon Colbert à l'hôtel de Ville de Brest ( l'entrée se fera par la porte E située rue Jean Jaurès ).

L'ordre du jour est le suivant :
1) Présentation des 37 projets retenus en 2019 dans le cadre de l'appel à projet « Usages du numérique » par les acteurs et actrices de ces projets !

Liste des projets multimédia 2019 retenus dans le cadre de l'appel à projets de la Ville de Brest « Lien social, accès accompagné, expression multimédia, compétences numériques, coopération, territoires en réseau, innovation :

  • Association Festival Invisible : Journal invisible
  • PLMCB PAPIFAB : Education au numérique PAPI FAB
  • Foyer laïque de Saint marc : Le multimédia pour tous
  • Patronage laïque du Pilier Rouge : Le numérique comme soutien à la réussite éducative des enfants…
  • maison de quartier de Kérinou : le prisme du numérique pour tous
  • MJC/MPT de Pen ar Créach : Light fab / light graff
  • Canal Ti Zef : Kino Intergalactique 2019
  • Maison du Libre : les petits hackers
  • INFINI : En un clic l'informatique devient pratique
  • Ecole saint Jean Baptiste : la matinale de la radio Saint Jean baptiste
  • Maison de quartier de Bellevue : Radio quartier live (saison 3)
  • CDEF / unité Enfance du Stangalard : Update tablette
  • Les petits débrouillards / Fabriques du Ponant : on coud, on brode, on pique en numérique !
  • Les petits débrouillards : Zoom sur les réseaux sociaux
  • Don Bosco SAVS SAMSAH : Usages numériques personne en situation de handicap psychique
  • UBO open factory TIRIAD : Cycle de mapathons itinérant à Brest
  • prof@brest : Bretagne Educative
  • ATD Quart Monde : groupe Brest : Lirecrire numérique
  • INFINI : Les coups de pouce informatique
  • Louise Le Roux/ Antoine Salaun : L'accompagnement informatique, support au lien social
  • Association Les Bahamas CATTP : Accompagnement des personnes ayant rencontré des troubles d'ordre psychique vers une autonomie numérique
  • La ligue de l'enseignement 29 : Esc@pe Facile
  • La ligue de l'enseignement 29 : l'atelier ideal
  • Centre social couleur Quartier : Mobil'net
  • Centre social couleur Quartier : studio de création numérique au service des habitants
  • Association Moral Soul : Dans-e numérique #2
  • Longueur d'ondes : le studio mobile d'OUFIPO
  • Les Chats Cosmiques : Shibaitronig
  • Arash : Brest cartographie sonore
  • Sked : Usages numériques et multimédia au Pilier Rouge
  • Ultra Éditions : Ciels de Brest
  • Centre social de Keredern : L'accompagnement aux usages du numérique
  • Don Bosco Direction mobilité : Accompagnement au code de la route
  • AGIRabcd : Développement des permanences « la plume numérique » dans les centres sociaux
  • Continuum : Education populaire au service du bien commun
  • PL Guérin : Les jeudis du PL
  • La Pince : Structuration et développement du Fab'La pince

2) Quelques mots sur les projets

le projet Fab@brest « Fabrication numérique pour tou.te.s » / formation et ateliers / conférence / groupes de travail
Le projet Internet en habitat social
Festival Brest en Biens Communs, Bilan 2019
• Le projet Enacting the commonsProjet Erasmus + porté par la 27e Région « Enacting the commons/Communs en actes » : Projet de mobilité en Europe pour faciliter la prise en compte des communs dans l'action publique
• Forum des usages coopératifs 2020 du 7 au 10 juillet à l'Imt Atlantique - thématique de la 9è édition : "La convergence des transitions"
Conférence de Gérard Berry « Mathématiques et informatique : des interactions plus profondes ? » organisée par le réseau des Médiathèques, en partenariat avec le Service Internet et Expression Multimédia de la Ville de Brest, le 5 décembre à 18h30 dans la Nef de la médiathèque des Capucins.

Nous terminerons cette réunion en prenant le verre de l'amitié

Comptant sur votre présence,

Le conseiller municipal délégué au numérique

Ronan Pichon


Depuis 1936, avec Alan Turing et Alonzo Church - fondateurs de l'algorithmique et la programmation - jusqu'aux évolutions mathématico-informatiques comme l'algorithmique, la logique et la vérification formelle des programmes, le traitement du signal, la théorie des réseaux et la cryptologie, découvrez avec Gérard Berry comment des questions théoriques ont abouti à de grandes réalisations pratiques, et, inversement, comment l'informatique a permis la preuve formelle en machine de grands théorèmes et la résolution d'anciennes conjectures.

Cette conférence s'inscrit dans le cycle de conférences "Cultures Numériques" et est co-organisé par le service internet et expression multimédia et le réseau des médiathèques de la ville de Brest dans le cadre de "Science infuse"

L'hotel Pasteur vient de publier son rapport d'activité et d'utilité 2019 (pdf 32 pages)
En voici l'introduction et le sommaire

Introduction reprise du rapport en ligne

En 2012, la Ville de Rennes décide d'engager une réflexion expérimentale sur le futur du bâtiment Pasteur, ancienne faculté des sciences dont les étages étaient vacants depuis quelques années. Pour cela, elle active l'Université Foraine qui réouvre la porte du bâtiment aux envies et besoins de la population, sans programme prédéfini, pour mettre en lumière les possibles.

En 2014 à la suite de cette étude programmatique en acte, la Ville de Rennes mandate Territoires Publics pour la maîtrise d'ouvrage du bâtiment qui doit être réhabilité et pour l'animation d'un hôtel à projet qui s'inscrit dans la continuité de l'Université Foraine : l'Hôtel Pasteur. Il est destiné à la collectivité toute entière, ouvert gratuitement à tous les champs disciplinaires et se fait toit accueillant entre 3 h et 3 mois des projets expérimentaux au coeur de la ville de Rennes. Les quelques années d'ouverture avant chantier ont fait de Pasteur un lieu reconnu dans la cité.

L' Association collégiale l'Hôtel Pasteur, issue d'une assemblée des partenaires présentes dès les prémisses du projet, a accompagné la fabrique de ce lieu atypique. Ses membres se sont notamment investis dans la conception, le fonctionnement, la gestion et la diffusion de l'Hôtel Pasteur par l'invention d'une gouvernance partagée et tournante , l'écriture d'une charte d'accueil des projets et des réflexions pour préfigurer un modèle économique.

En 2018, le bâtiment Pasteur entre en chantier de réhabilitation. A la livraison , trois programmes coexisteront : une école maternelle de huit classes au rez-de-chaussée du bâtiment et dans une partie de l'entresol, sur une superficie d'environ 2000 m² que 230 enfants fouleront dès septembre 2020. Dans les étages, l'Hôtel à Projets Pasteur est remis aux normes d'accessibilité et de sécurité incendie. Au sein de l'aile nord, un espace dédié aux pratiques pédagogiques et numériques porté par la Ville de Rennes. A la suite de sa réhabilitation, le bâtiment Pasteur sera un Etablissement Recevant du Public de 3ème catégorie capable d'accuellir jusqu'à 700 personnes dans la totalité du lieu.

Territoires Publics n'ayant pas vocation à rester gestionnaire de l'Hôtel Pasteur à la livraison du bâtiment prévue courant 2020, l'Association l'Hôtel Pasteur prend progressivement la responsabilité du lieu pour faire suite au mandat passé entre la Ville et la SPLA. L' Association collégiale s'est donc saisie du temps de chantier pour continuer à inventer et préfigurer des modalités de gouvernances et d'économies futures et se structurer en actrice capable de gérer l'Hôtel Pasteur. L'année 2019 marque encore cette transition vers la structuration et l'autonomisation progressive de l'Association en tant que Maîtrise d'Usage de l'Hôtel Pasteur avec une animation menée au sein du chantier et sur le territoire lors de projets et partenariats hors les murs.

Sommaire

I - 2019, ANNEE DE STRUCTURATION ET D'AUTONOMISATION

L'Association l'Hôtel Pasteur, Maîtrise d'Usage de l'hôtel à projets

II - PASTEUR, CHANTIER OUVERT !

Le chantier comme un Acte culturel, support d'apprentissage, d'application et de transmission ouvert sur le territoire

III- BILAN FINANCIER ET ORIENTATIONS

IV- ESSAIMAGE

Revue de Presse et de Recherch

A quelques mois des municipales 2020 voici une contribution sur les axes qui me semblent prioritaires dans une politique publique.
L'inclusion parce que des millions de personnes sont mis en difficulté par une dématérialisation qui en supprimant les emplois d'accueil les excluent de l'accès aux droits sociaux.
Un usage éthique, responsable et économe parce que dans un monde dominé par les GAFAM qui pillent nos données personnelles, poussent à la consommation. Il nous faut accompagner l'apprentissage d'un autre numérique.
Le pouvoir d'agir, parce qu'encourager l'expression, la transparence, la mise en réseau, la coopération, les communs favorise une transition et la transformations de l'implication dans la vie locale.

Et ceci, dans un changement de posture où les élu.e.s et services "font avec", sont "en attention aux initiatives" , "donnent à voir" avec le un souci de développer la coopération ouverte et les communs.

une version 0 destinée à être amendée de vos remarques

1) L'inclusion numérique

La dématérialisation mise en place depuis quelques années est catastrophique pour des millions de personnes qui faute d'accueil humain se retrouvent en grande difficulté pour l'accès à leur droit sociaux.

Il aurait été facile de développer en parallèle des dématérialisations, un accueil de qualité en proximité. Au lieu de cela, la vision comptable l'a emporté avec les suppressions massives d'emploi dans les services publics, laissant tant d'usagers désemparés.

Les travailleurs sociaux se retrouvent en première ligne de ces médiations numériques imposées sans y être formés et en plus de leur accompagnement déjà fort prenant.

La commune, même si elle n'en est pas directement responsable, doit prendre en compte cette nouvelle misère. Il ne s'agit pas de compenser le retrait des services publics mais déjà de réaliser un état des lieux des réalités vécues. Par un diagnostic partagé il est possible de mettre en avant les difficultés les régressions sociales et d'organiser une réponse en résistance qui aide les personnes en difficulté mais qui dit aussi ce qu'il en est et interpelle les pouvoirs publics.

Sur bien des territoires actrice.eur.s de la médiation numérique, travailleurs sociaux, services publics, associations de solidarité n'ont pas l'occasion de se rencontrer et de partager leurs actions et non-actions, leurs difficultés,s leurs envies de faire ..

La prise en compte de la médiation numérique comme un commun [1] c'est à dire une production d'un accompagnement dans une gouvernance partagées entre toutes les parties prenantes est un moyen de prendre en compte cette exclusion qui va encore s'accroître au vu des projets du gouvernement d'accélérer les dématérialisations.

Si l'accès aux droits sociaux est le problème le plus criant, l'inclusion numérique concerne aussi toutes ces personnes souvent isolées qui ne sont pas à l'aise avec l'ordinateur et les outils numériques ou qui reculent devant le coût d'accès. [2]

Ce n'est pas parce qu'un jeune joue avec son smartphone qu'il maitrise l'écrit numérique, le mel ou la recherche d'informations. Une ville peut accompagner toutes les associations, équipements de quartier qui ont à coeur de développer une éducation citoyenne au numérique. Un réseau de médiations numériques en proximité permet de toucher et d'accompagner la diversité des personnes concernées.

2) Un usage éthique, responsable et économe

La mise en place des Chatons, Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires ouvre la voie à des services numériques de proximité qui nous délie de l'emprise des Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft.

La collectivité a la responsabilité d'aider à l'émergence de ces services en communs, en proximité. Les Chatons offrent aujourd'hui toute une série de services de base qui sont une alternative aux applications qui s'emparent de nos données personnelles.

Si les collectivités n'hésitent pas à financer les réseaux de fibre ou l'entrepreunariat des startup elles peuvent tout autant aider à l'émergence des chatons par un conventionnement qui là aussi peut s'inscrire dans une logique de communs.
Si les Chatons associent le plus souvent les usagers dans une forme associative, cette gouvernance peut aussi s'ouvrir à d'autres partenaires comme des entreprises éthiques du numérique, les étudiants et enseignants en informatique des lycées et universités.

L'apport de la collectivité peut se faire sur de l'achat de serveurs, l'accès au réseau de fibre, un financement de l'accueil.

Aujourd'hui, une offre de services ne suffit pas parce que beaucoup de personnes sont embarquées dans le monde des GAFAM sans savoir comment faire autrement sans que cela soit trop compliqué. D'où la proposition déjà postée sur ce blog"Municipales et numérique : (1) L'accompagnement des usages maitrisés des outils numériques".

A côté de ces offres de services altenatifs aux GAFAM, l'urgence climatique nous interpelle quant à l'usage de nos outils numériques. De la même façon qu'une éducation au numérique est indispensable à l'école pour un usage critique et responsables, il nous faut apprendre un usage économe des outils numériques.

Je ne connais pas encore beaucoup d'exemples d'initiatives des collectivités à ce sujet pourtant l'urgence est là. Il nous faut apprendre à faciliter la réparation pour les habitants dans la voie initiée par les Repair Café. Inclure dans les marchés publics de la collectivité (et des écoles) des clauses sur la possibilité de réparer et de faire évoluer le matériel (téléphones, ordinateurs etc..).

Cet accompagnement qui concerne tout autant des particuliers, des associations, des entreprises reste à être expérimenté. Comme pour les transitions vers un monde "vivable et désirable" qui passe par de nouvelles façons de vivre localement il nous faut entreprendre localement pour co-construire un autre usage des outils numériques.

3) Un pouvoir d'agir qui encourage l'expression, la transparence, la mise en réseau, la coopération, les communs

Le numérique c'est aussi un vaste champ de possibles pour augmenter le pouvoir d'agir des actrice.eur.s locaux. Un exemple en est l'appel à envie de faire (un appel à projets brestois où tous les projets sont retenus depuis 16 ans) qui permet la mise en oeuvre de 35 à 50 projets par an. Ici ce qui est limitant ce n'est pas l'enveloppe budgétaire (à peu près constante) mais l'implication des associations. Proposer un projet c'est d'abord donner du temps pour le réaliser. Au fil des années les projets évoluent avec des acteurs qui continuent d'autres qui se renouvellent qui bâtissent petit à petit un réseau convivial débarrassé de la compétition puisque tous les projets sont retenus et publiés.

L'émergence des initiatives passe aussi par un outillage.
Un atelier par semaine cela ne coute que 20 % d'un équivalent temps plein (une demi journée d'atelier et une demi journée de préparation) mais cela lève des freins fait se rencontrer les personnes et met en capacité d'utiliser.
Une formation à la coopération aide au développement de projets numériques où la collaboration est souvent présente.
Le donner à voir de sites contributifs valorise les initiatives et favorise le travail en réseau.

Ce ne sont là que la reprise de quelques exemples locaux, mais les collectivités qui ont imaginé bien des dispositifs pour accompagner le développement des entreprises du numérique peuvent tout autant s'impliquer pour favoriser le développent des usages sociaux, en santé, dans l'éducation etc..

Les initiatives autour des capteurs citoyens, de tiers lieux, de réseaux coopératifs, de nouvelles formes de débat public et participatifs, les remix de services locaux sont quelques-uns des possibles à encourager et accompagner.

Le fil conducteur de ces 3 axes est pour moi une approche en communs : un changement de posture de la collectivité qui de prescriptive peut devenir animatrice, facilitatrice, en attention aux initiatives du territoire. Nous pouvons apprendre une gouvernance partagée qui associe en confiance, dans la durée, en souci des plus faibles et qui produit des ressources elles aussi mises en partage.

Cette contribution n'est pas exhaustive de l'action publique ; le soutien au logiciel libre, la transparence de l'action publique, les outils de débat public, les plate-formes de services (mobilité, réseaux d'échanges de services ou de biens ..), la limitation des émissions et consommations en téléphonie (doit-on refuser la 5G ?) l'éducation critique au numérique, sont aussi des sujets ou une action publique est nécessaire.

[1] Voir à ce sujet Propositions vers des médiations numériques du territoire mises en commun ?

[2] voir aussi Internet pour tous en habitat social à Brest, retour sur un programme pionnier

Le Conseil de développement poursuit les ateliers de découverte et d'initiation du wiki Pays de Redon. La prochaine session se tiendra samedi 23 novembre à 10h à la médiathèque de Béganne. L'occasion pour les habitants, curieux de découvrir cet outil local, de venir échanger sur sa pratique.Rendez-vous samedi 23 novembre !

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