Actu Démocratie participative

Dans le cadre de l'ouverture de la ressourcerie de l'université Rennes 2 à Mazier à St Brieuc, l'association des Petits débrouillards proposera des ateliers hebdomadaires de réparation à la façon des « Repair Cafés ». Un projet mis en place dans le cadre du contrat de Ville de Saint-Brieuc Agglo. « Les ateliers auront lieu à la fac mais se déplaceront aussi dans le quartier pour amener différents publics à se rencontrer ».

Photo extraite de l'article ci dessous

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/saint-brieuc-les-etudiants-de-mazier-ont-ouvert-leur-ressourcerie-6577601?fbclid=IwAR3sisUI8aQCuvo2MBnK5UM_IWMb2lG5Gv-mw_R15PxXCFpTulkn6UCxHPI

L'article Des ateliers d'autoréparation à St-Brieuc à L'université Mazier est apparu en premier sur Les petits débrouillards.

Voir en ligne : https://www.lespetitsdebrouillardsg...

Individus, associations, entreprises beaucoup d'entre nous utilisent régulièrement le numérique en subissant l'environnement toxique d'un monde non régulé : toujours plus de "puissance", de vitesse, de flux, captation généralisée des données privées, insouciance sur le coût énergétique et en ressources rares, obsolescence et réparations difficiles ..

Comme pour beaucoup de questions de transition il est possible d'agir localement !

Voici une première écriture, basée sur un contexte local mais qui ne demande qu'a être élargie et enrichie d'autres expériences pour contribuer à des propositions pour une politique publique du numérique.

Ici le premier volet "pour sortir des outils subis" à suivre sur l'accompagnement des usages des outils numériques pour la sobriété énergétique et la lutte contre l'obsolescence.

D'autres volets comme l'accompagnement des personnes éloignées face à la dématérialisation, le pouvoir d'agir, les communs numériques et la gouvernance seront abordés dans d'autres articles.

Cette contribution fait suite à une implication comme élu local sur l'appropriation sociale du numérique à Brest (1995 -2014) [1] avec la mise en place d'une centaine de points d'accès publics à internet, (les "papi") [2] sur le quartier de Kerourien à Brest, de l'internet pour tous à un euro dans l'habitat social d'un appel à envie de faire (un appel à projet où tous les projets sont retenus), un accompagnement de l'écrit public, un outillage (ateliers hebdomadaire, formation à la coopération animacoop) une mise en réseau (sites contributifs [3] qui référence les textes et articles de bilan publiés jusqu'en 2014.

Aujourd'hui le numérique devient omniprésent, avec des usages ancrés dans la vie quotidienne, qu'elle soit personnelle professionnelle ou dans les loisirs pour une grande partie de la population.

Mais pour beaucoup de nos usages nous n'avons pas de choix (sauf pour une minorité de personnes informées et outillées) :
où réparer mon téléphone ou ordinateur ?
comment avoir un outil facile de courrier, de navigation qui n'aspire pas toutes mes données ?
comment réduire ma consommation énergétique numérique ?

Répondre à ces questions doit se faire localement en proximité. Cela nécessite un accompagnement analogue à celui mis en place pour les papis : faire de l'accès public au numérique un service local s'appuyant sur le réseau des acteurs locaux : équipements de quartiers, services publics locaux, associations parce que les personnes qui en ont besoin fréquentent déjà ces lieux et que cela permet une diffusion des questions numériques dans le tissu local.

Pour un accompagnement au choix d'outils libres et éthiques

Beaucoup des outils que nous utilisons sont subis. Nous les utilisons parce qu'ils sont faciles et semblent "gratuits", parce que nous ne voyons pas le coût subi en terme de données privées aspirées !

Et pourtant des alternatives existent avec des outils en logiciels libres respectueux de notre vie privé.

Un des enjeux d'une politique publique municipale est de permettre aux personnes, associations et entreprises de sortir de cette dépendance.

Les initiatives comme les Chatons, (Collectif des Hébergeurs Alternatifs,Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires) sont une première brique d'un dispositif local.

C'est par exemple le rôle joué à Brest par l'hébergeur associatif Infini qui propose des services d'adresse mel, de listes de diffusion, d'espaces collaboratifs, de publication ...

Face à la toute puissance de plus en plus envahissante des Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft et en l'absence d'une régulation efficace en France ou en Europe, il est indispensable d'agir localement.

L'accompagnement à la mise en place d'un service public local des outils numériques doit être étendu en proximité. Cela passe par la définition de procédures accompagnées de migration ou une personne, une association, une entreprise choisit en étant conseillée ses outils jusque dans leur installation un peu comme nous pouvons être accompagné par les agences locales de l'énergie.

L'investissement dans la mise en place de ces procédures, le soutien aux réalisateurs a un coût mais qui est créateur d'emplois et est surement aussi utile que le soutien aux innovations technologiques et aux start-up pratiquées par beaucoup d'agglomérations.

La mise en place de 100 points d'accès publics en proximité a pu se faire de manière frugale parce qu'il s'est appuyé sur un temps long sur les acteurs locaux. Là aussi cette démarche d'un "faire avec" est susceptible de toucher les personnes en proximité.

Pour les fablab de quartier, les papifab [4], c'est par une démarche volontaire que certains "papi" sont devenus, en étant accompagnés par la ville (matériels et formation) des espaces d'initiation à la fabrication numérique. Ces lieux de quartier sont complémentaires dans une démarche de Fabcity de lieux spécialisés comme l'Open Factory à l'Université de Bretagne Occidentale ou d'entreprises qui en ont fait leur activité.

On peut ici imaginer un dispositif analogue pour le choix et l'installation des outils qui généralise une offre de service public local marchand et non marchand, pratiqué aujourd'hui avec des moyens limités et donc à petite échelle, par quelques acteurs associatifs comme Infini ou la Maison du libre à Brest.

Et de la même façon que le projet Cybercommunes, avait pu dans les années 2000 [5] accompagner les communautés de communes rurales pour l'accès public, ou que le déploiement de la fibre est organisé à l'échelle régionale par le syndicat mixte Mégalis, la région les départements pourraient, via Mégalis, accompagner ce développement hors agglomération dans un souci d'équité territoriale.

Dans un tel déploiement de services autour des usages maitrisés des outils la formation est un élément essentiel. Il ne suffit pas d'avoir une machine proprement installée pour savoir s'en servir. Ici aussi un réseau de lieux de médiations numériques en proximité (tel celui des papis) est important pour permettre l'autonomie des personnes et acteurs de la cité. Ce volet devra être particulièrement pris en compte en alliant là aussi un modèle marchand et non marchand selon les publics concernés.

L'expérience Brestoise nous a aussi appris qu'une politique publique numérique repose sur une implication des acteurs locaux facilitée par un "donner à voir" qui valorise celles et ceux qui font, une attention aux initiatives et un souci des communs.

Aussi ce volet proposé n'est qu'une pièce d'un puzzle qui fera l'objet des prochains articles.

Merci à celles et ceux qui voudront bien partager leurs expériences et projets
en sobriété, vie privé, obsolescence, pour accompagner des usages maitrisés des outils numériques.

[1] une politique poursuivie et prolongée notamment sur Fabcity par l'élu au numérique Ronan Pichon

[2] voir par exemple sur Kerourien Régine Roué, retour sur quinze ans de médiations numériques en coopérations

[3] voir le magazine a-brest et la dizaine de sites initiés par la collectivité et ouverts en écriture], Forum des usages coopératifs) et le soutien aux communs numériques ( Brest en communs) dont un bilan en terme de changement posture a été proposé ici : Premier pas vers une gouvernance contributive.

Elle fait donc référence à un contexte local largement documenté [[voir le wiki

[4] voir aussi le wiki sur les papifab 2019 des Fabriques du Ponant qui accompagnent le projet

[5] un projet malheureusement laissé sans suite dans les années 2010, lorsque la région s'est désintéressée de la question des usages

6 jours de formation pour :
Former les professionnels et/ou les bénévoles à la création et l'animation de jardins partagés afin de garantir la pérennité d'actions écocitoyennes et solidaires.

Public :
Publics impliqués dans un jardin partagé actuel ou en projet : participant de près ou de loin à la gestion et/ou l'animation du jardin : bénévoles ou salariés associatifs, représentants de groupe d'habitant, animateurs, travailleurs sociaux... venant des quatre coins de la Bretagne

Lieu : Rennes

Durée : 6 jours - 42h

Dates : 6 + 7 février / 5 + 6 mars / 2 + 3 avril 2020

Le programme détaillé

un article repris d'un mel de Bernard Lemoult

à l'IMT atlantique, site de Nantes

L'énergie citoyenne est dans l'ère du temps, comme en témoigne le développement rapide des projets citoyens et participatifs d'énergies renouvelables en France et plus généralement en Europe.

Au travers d'un état des lieux des évolutions en France et dans d'autres pays européens, Andréas RÜDINGER interrogera ces dynamiques de réappropriation locale et citoyenne, en s'intéressant aux différents modèles participatifs, ainsi qu'à leurs intérêts et limites.

L'attention portée aux projets citoyens permet également d'explorer plus largement les enjeux de gouvernance de la transition énergétique : quelles nouvelles formes de coopération émergent entre les collectivités et la société civile autour de ces projets ?

Derrière la vision d'une démocratisation de l'énergie, un modèle énergétique à 100 % local et citoyen est-il souhaitable et surtout réalisable ?

s'inscrire : https://web.imt-atlantique.fr/x-dre/lsd/index.php…

Transition climatiques ? Solidaires ? Partager nos énergies et raconter nos actions pour des changements SaluTerre

SaluTerre est un rendez-vous mensuel se déroulant aux Champs libres, salle magenta,
impulsé par le Conseil de développement de la métropole de Rennes, et ouvert à tous, dans l'état d'esprit des rendez-vous 4C.

Concrètement, nous tachons de faciliter et de recueillir les témoignages de ce que chacun entreprend localement pour des changements « SaluTerre », et travaillons à les partager au plus grand nombre. Sources d'inspiration, leviers dans la mise en réseau des citoyens acteurs, maillons de la « mise en récit » des transitions climatiques et solidaires en cours… nos témoignages ont tous de bonnes raisons d'être (re)connus !

Tous les premiers mercredis du mois, aux Champs libres, salle magenta (entrée côté boulevard Magenta), de 19h15 à 21h15

Prochain rendez-vous le 6 novembre

Plus d'informations sur le site du Conseil de développement : http://www.codev-metropolerennes.bzh
Plus d'informations sur les rendez-vous 4C : https://lesrdv4c.tumblr.com/


Quel est le point de départ de ce nouveau spectacle ? Qu'as-tu envie de raconter dans Héroïne ?

On cherche toujours à expliquer la genèse d'un spectacle. Son idée première, sa source. La plupart du temps, une fois qu'il existe, on raconte de manière linéaire et logique le processus, de l'origine jusqu'à la création, la parole est claire, fluide... elliptique. Alors que lorsque nous y sommes, nous ne savons pas. L'idée s'insinue, consciemment ou pas, limpide et diluée tout à la fois. Toutefois, je me souviens d'une chose. La première résidence de recherche sur le spectacle Les Tondues a commencé le jour des attentats perpétrés contre l'équipe de Charlie Hebdo et puis la sombre et terrifiante liste d'actes terroristes a marqué ensuite toute la création.

Au-delà des réactions émotionnelles qu'ils ont provoquées chez moi, du trouble qu'ils ont suscité en ce qu'ils faisaient irruption dans et contre mon sujet, chaque nouvel épisode réactivait un malaise grandissant. Pourquoi ne prenait-on jamais les terroristes vivants ? Pourquoi ne faisions-nous pas tout pour les mener devant un tribunal ? Pourquoi ne désirions-nous pas plus que tout assister à leur procès ? Pourquoi ne voulions-nous pas que le peuple juge les hommes mais aussi ce qui les avait menés jusque-là ? Leur mort semblait normale, attendue et voulue. Justice expéditive, retour de la peine de mort. Résonance très troublante avec le sombre sujet dans lequel je m'immergeais : les tontes de femmes, elles aussi expéditives, punitives et sans procès. J'avais timidement à l'époque exprimé ce sentiment peu partagé, et je m'étais rendue compte, finalement, peu « entendable ».

La Justice, comme pierre de voûte sociétale et valeur collective, s'est alors imposée comme l'enjeu d'un futur projet, à convoquer au cœur de l'espace public. Comprendre l'institution judiciaire, la regarder vivre, mesurer en quoi justice est-elle rendue ou non, observer ses rouages, peser le poids des choses de la plaidoirie à la sentence, éprouver au quotidien la justice qui est rendue en notre nom.

C'est le début du chemin pour Héroïne, la création étant prévue pour 2021. Quels sont les objectifs de cette résidence ?

Entre novembre 2018 et avril 2019, j'ai passé 1 semaine par mois auprès d'une avocate et plus largement au coeur de l'institution judiciaire. J'ai noirci des pages et des pages de carnet d'observation et de ressenti, résultats de dizaines d'heures passées en salle d'audience ou dans les couloirs des tribunaux. Ces carnets sont une matière pour l'écriture du projet. Avec Renaud Grémillon, musicien et Moreno, peintre, nous avons tenté de mettre en forme ce livret de bord et de le partager avec un premier public au Théâtre le Sillon à Clermont-l'Hérault*. Rencontre forte, fertile et excitante !

En novembre prochain, nous débarquerons au Fourneau pour tester les intuitions d'une future forme en espace public qui mêlera l'idée d'un tribunal à ciel ouvert, une composition musicale autour de l'oeuvre de Bach et des danseurs du mouvement Krump. Nous irons aussi à Ligne 21* pour une écriture de la future scénographie du spectacle.

Les Arts Oseurs sont associés au Fourneau pour trois années. La fréquentation régulière du territoire brestois va-t-elle influencer l'écriture d'Héroïne ?

Forcément, nos venues régulières sur les terres du Fourneau vont nourrir l'écriture ! Chaque résidence amène toujours des traces indélébiles à ce que sera un spectacle. D'autant plus quand il s'agit de travail en espace public : les lieux nous chargent, le temps qu'il fait, les habitants rencontrés…

Et à ce jour, Héroïne est déjà marqué par le sceau de notre histoire avec Le Fourneau : le projet que nous avions mené avec la maison d'arrêt* m'a longtemps hanté et j'entends bien reprendre contact avec cette institution carcérale pour y mener des entretiens avec les détenus.

De même, j'avais proposé aux étudiants de la licence Arts de l'université de Brest de s'immerger dans cette recherche. Nous avions passé une demi-journée au Tribunal de Grande Instance afin d'assister à une audience correctionnelle, ce qui avait donné lieu ensuite à un travail sur la question de la Justice comme institution mais aussi comme expérience personnelle ; sujet que nous avions ensuite expérimenté sous différentes formes sur les places publiques, ronds-points et rues de Brest. La manière dont ces jeunes s'étaient emparés de ce sujet dans leur propos mais aussi dans leurs corps m'a convaincue de la justesse de l'angle de vue.

Le Fourneau nous offre du temps et des espaces pour travailler, expérimenter, douter et créer… c'est si précieux !

* Les Arts Oseurs sont associés au Théâtre le Sillon à Clermont-l'Hérault (34)
* Ligne 21 est un lieu d'accueil de résidences artistiques situé à Lesmel, Plogonnec (29)
* Les Arts Oseurs ont réalisé un parcours d'ateliers et présenté J'écris comme on se venge à la Maison d'Arrêt de Brest en février 2016.

Un article repris du magazine egalité-femmes-hommes-brest, une publication sous licence CC by sa

La Maison du Théâtre est classée 3ème (sur 72 structures bretonnes étudiées) pour la part de femmes qui portent des projets artistiques dans sa programmation dans l'édition 2019 de l'étude H/F, la place des femmes (p.7). Elle se trouve ainsi dans les 8 % des structures qui accordent au mois 50 % de leur programmation à des femmes responsables artistiques.
Cette saison 19/20, accorde une nouvelle fois une large part aux femmes créatrices avec 52 % de la programmation, soit 13 projets sur 25.
Cette saison, notamment à noter :
> Anticyclone - Auto-F(r)iction familiale autour de la guerre d'Algérie / Lydie Le Doeuff / 26 et 27 novembre
Découvrant à l'âge adulte qu'elle ne sait rien sur les origines pieds-noires de sa famille, une jeune femme se lance dans une enquête à rebondissements.
> Jimmy et ses sœurs / Odile Grosset-Grange / 18 décembre
Note d'intention "J'ai décidé de passer commande à Mike Kenny de la pièce que j'attendais et ne trouvais pas. Mon souhait de départ était d'interroger la place de la petite fille dans les pièces jeune public. Ayant fait le constat que le héros est bien plus souvent un garçon. Là comme ailleurs, le neutre est masculin. Le héros féminin est un héros genré. Qu'est-ce que cela signifie pour chacun d'entre nous ? Pour les filles de ne pas être le héros – ou alors plus rarement – et de devoir bien souvent s'identifier à un héros masculin ? Et pour les garçons : qu'est-ce que cela veut dire de ne pas avoir à s'identifier aux filles, de ne pas y avoir droit, ou presque ? « Élucider l'ordre caché des choses » dès le plus jeune âge me semble essentiel, puisque dès six ans les petites filles commencent à se sentir moins intelligentes. Pour les adultes, qu'ils aient ou non des enfants, c'est aussi une question majeure. Qui nous affecte dans notre quotidien. Celui-ci bruisse chaque jour un peu plus des violences faites aux femmes, de la libération de la parole. Qu'en ferons-nous ? Irons-nous vers une société de plus de libertés ? Ou bien risquons-nous de tout remettre en cause, de tout séparer, de faire disparaître les libérations essentielles ? Serons-nous autorisés à devenir ce que nous sommes ? Libres, différents et égaux ?
Mike Kenny a réussi à faire de ce sujet presque trop théorique – je le reconnais– une oeuvre dramatique, avec la finesse, le suspense, la profondeur et l'humour qui le caractérisent." Odile Grosset-Grange, metteuse en scène
>Désobéir / Julie Bérès (affiche complet à ce jour, en attente d'une augmentation de la jauge) / 13 février
Comment s'inventer soi-même ? C'est sur cette interrogation que Julie Bérès est partie à la rencontre de jeunes femmes issues de la première, deuxième et troisième génération de l'immigration. Désobéir est une pièce d'actualité qui donne la parole à des jeunes femmes et dresse le portrait d'une France plurielle et métissée.
> Viviane / Mélanie Leray / 12 mars
Viviane, 42 ans, vit seule avec son bébé après une séparation brutale. Elle n'arrive pas à reprendre son travail. À sa grande confusion affective s'ajoute la mort de son psychiatre dont elle pense être responsable.

Depuis 2005 le conseil de quartier de St Marc et les actrices et acteurs du quartier organisent à le Festival de la soupe. Ce temps de rencontre convivial se double d'une écriture sur wiki-brest animée par le le Foyer Laïque de St Marc des recettes des soupes proposées à la dégustation.

Un moyen de populariser une culture du partage qui figure au programme de chaque édition de Brest en communs comme cette année 2019.

Vous ne savez pas quelle soupe faire ce soir ?

Consultez le portail des 172 recettes partagées !

"Le festival de la soupe réunit des cuisiniers, cuisinières, en solo ou en équipe, qui proposent au public de goûter leurs soupes.

Il est organisé par le Conseil Consultatif de Quartier de Saint-Marc en collaboration avec la Ville de Brest, Brest Métropole et des associations du quartier"

Une présentation qui reprend des textes extraits de la page du portail Festival de la soupesur wiki-brest

"Vous aimez cuisiner la soupe : à vous de concocter seul ou à plusieurs la soupe de votre choix et de la faire déguster aux nombreux gourmands.

L'accueil des cuisiniers avec leur soupe est à 14 heures sur la fête, n'oubliez pas les louches et amis pour servir la soupe aux festivaliers. Nous avons des réchauds sur place. Si vous le pouvez, merci d'arriver avec une soupe tiédie, elle sera plus facile à réchauffer.

Nous vous mettons à disposition un espace chalet avec table, à vous de prévoir la décoration si vous le souhaitez.

Des prix récompenseront les soupes mais aussi la déco, les costumes....

Une disco soupe sera préparée sur place, n'hésitez pas à participer à la préparation des légumes (la Disco Soupe est un mouvement solidaire et festif qui s'approprie l'espace public et le rebut alimentaire pour sensibiliser au gaspillage alimentaire).

Beaucoup de personnes participent à des communs sans forcément mettre ce mot derrière cette pratique tel le millier de personnes qui à Brest participent à l'un des 124 jardins et composts partagés (465 en Bretagne !) dont bon nombre animés par Vert Le jatrdin.

L'initiative de la fête de la soupe de proposer une écriture sur Wiki-brest (voir aussi Histoire de Wiki-Brest, par Gaelle Fily, animatrice depuis 2007 des recettes proposées est un moyen de favoriser et d'expliquer l'intérêt d'une culture du partage.

Cette initiative est maintenant renouvelée chaque année depuis 2005 et couplée les années impaires avec Brest en communs (qui se déroule sur une semaine en octobre en alternance avec le Forum des usages coopératifs les années paires).

Voir aussi "Opération Libre" dans le quartier de Saint-Marc à Brest les 19 et 20 octobre, dans le cadre de Brest en communs

Les soupes et participants primés en 2019 :

Prix du meilleur décor de chalet :

Prix du plus beau déguisement :

Prix du public :

* "Rekipe evit 1 litrad soubenn - Soubenn N° 18" (Skol Diwan Guelmeur)

Les soupes :

Dimanche, j'ai assisté à la conférence pour les 50 ans de l'association Eau et Rivières de Bretagne. Deux Maoris (Nouvelle Zélande), Nancy Tuaine, administratrice du Nga Tangata Tiaki o Whanganui et Jake Robinson qui travaille sur la cartographie culturelle de la rivière vénérable, sont venus pour nous raconter l'histoire de leur fleuve, la Whanganui River à qui le parlement Néo-Zélandais a accordé en 2017 une personnalité morale et juridique.

D'autres invités de marques étaient également de la partie : Ricardo Petrella, politologue et économiste italien, Valérie Cabanes, juriste en droit international, Fabrice Nicolino, fondateur du mouvement « Nous voulons des Coquelicots » et Jean-Claude Pierre, fondateur d'Eau et Rivières de Bretagne et de Nature et Culture.

Quand j'ai appris que les Maoris venaient ici, en Bretagne pour nous raconter l'histoire de la reconnaissance juridique de leur fleuve sacré, mon sang n'a fait qu'un tour.

Cette rencontre a été qualifiée d'historique par le Maire de Quimperlé. Historique elle l'a été, en tout cas pour moi. Au fur et à mesure de l'après-midi, j'ai senti mon cœur exploser à l'intérieur de moi…

Il y a tellement de choses qui voulaient s'exprimer, sortir, crier, hurler… Monter sur ma chaise et crier haut et fort toutes ces choses n'aurait pas été la meilleure façon de me faire entendre, alors la meilleure alternative que j'ai trouvé à ce jour c'est de les mettre par écrit ici

La médiation numérique sur un quartier (ici à Kerourien, cité HLM d'un peu plus de 500 logements situé en zone d'éducation prioritaire à Brest) se construit en coopération et sur un temps long (ici 16 ans !)

Au delà de pallier aux difficultés rencontrées par les personnes éloignées des écrans, Régine Roué nous parle ici de sa démarche en écoute et en facilitation où le numérique est aussi un outil du pouvoir d'agir.

Cet article est l'occasion de revenir sur deux projets Internet pour tous en habitat social et le travail avec le collége et l'école. La lecture du journal Couleur Quartier, le magazine a-brest, la TV quartier libres permettront d'en savoir plus sur les nombreux projets et initiatives animés par Régine.


Bonjour Régine est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots ?

Je m'appelle Régine Roué, je suis salariée de laLigue de l'enseignement depuis de nombreuses années. Je suis sur un poste de médiation numérique dans le quartier de Kerourien depuis 2003. Auparavant, j'étais en responsabilité de structure au sein de la ligue dans un patronage laïque. Je suis arrivée à la médiation numérique un peu par hasard lorsqu'un profil de poste a été proposé. Le numérique était déjà un de mes choix au niveau scolaire : en terminale j'étais prise en IUT informatique à Lannion mais j'ai dû décliner parce que mes parents n'avaient pas beaucoup de moyens pour prendre en charge une formation dans une autre ville et j'ai donc choisi une autre voie sur Brest.

Si tu avais quelques mots clés pour te présenter quels seraient-ils ?

Éducation populaire, parce que je baigne là-dedans depuis toute petite avec mes parents, puis dans mon engagement associatif et aujourd'hui comme salariée de la ligue l'enseignement.

Multiculturelle, parce que ma mère est d'origine tahitienne et que j'ai vécu longtemps à Tahiti. Cela m'a apporté une ouverture et une autre culture : les tahitiens sont réputés pour être très ouverts et accueillants.

Curieuse, j'aime beaucoup expérimenter.

Dans ton parcours, éducatif, associatif ou de travail qu'est-ce qui t'a amené à t'impliquer dans les pratiques de coopération ?

Il y a un peu de tout cela. Mes parents étaient déjà militants associatifs et en outre-mer j'ai vécu dans une culture d'échange de savoirs, de trocs. Et ensuite, j'ai pratiqué la coopération dans un mixte du parcours associatif et professionnel. La coopération est (ou devrait être) un des fondamentaux de l'éducation populaire. C'est aussi une histoire de génération et de changement de posture, en particulier par les anciens militants qui en sont plus éloignés et… l'éducation populaire peut aussi être parfois un peu violente.

Si tu avais à raconter un ou deux projets de coopération dans lequel tu t'es impliquée quels seraient-ils ?

Celui qui m'a le plus marqué est Internet en habitat social. C'est un projet complet qui relie accompagnement, expérimentation, changement de posture, facilitation de la vie des gens au quotidien, observation des usages. J'étais médiatrice du numérique sur le quartier de Kerourien depuis 2003 [1] où j'ai développé toute une série de micro projets dans le cadre de l'appel à projets multimédia de la ville de Brest. [2]


Bannière du site Couleur Quartier un des projets proposé par Régine dans le cadre de cet appel à projet et qui rend compte de la richesse des initiatives du quartier.

Et nous avons constaté que le frein à l'époque pour se mettre au numérique était la question du coût de la connexion à Internet. La municipalité a proposé avec Brest Métropole Habitat de mettre à disposition des habitants pendant neuf mois un accès à Internet gratuit en habitat social avec un accompagnement à domicile et des formations. Cette expérimentation était suivie d'un vote au bout de neuf mois pour valider ou pas l'intérêt de ce service pour un coût faible d'environ 1€ par mois [3].

Ce projet était vraiment coopératif parce qu' il nécessitait la coopération du centre social, du bailleur social, de la mairie, de la confédération syndicale des familles. Il a aussi donné lieu à une observation sociologique avec le laboratoire des usages Marsouin et des interviews des personnes à leur domicile pour comprendre les usages et non usages. (voir l'encart plus bas)


La remise des visas numériques, formation ouverte gratuite associée au projet internet pour tous en habitat social

Tout n'a pas été simple parce qu'au début le fournisseur d'accès voulait mettre la pression et pousser à la vente d'autres services . Il a fallu que l'on s'associe à l'association des locataires (la Confédération Sociale des Familles sur le quartier), partenaire du projet, pour recadrer les choses.

C'est un projet bien réfléchi qui se construit ensemble au fil du temps où on essayait et réadaptait au fur et à mesure s'il y avait des écueils. Cette démarche de réadaptation en continu, d'écoute est importante. Ce projet Internet en habitat social continue aujourd'hui, mais nous avons eu la chance de bénéficier de moyens supplémentaires pour cette expérimentation sur neuf mois.

Consultation des locataires après un an d'accompagnement

Internet pour tous en habitat social : l'internet à 1 € adopté sur le quartier de Kerourien (Brest) [4]

Avec 61% de votes positifs, les locataires de Brest métropole océane se sont prononcés pour la mise en place d'un accès à internet à bas coût sur la cité de Kérourien.

Ce dispositif va maintenant pourvoir diffuser dans l'habitat social de l'agglomération brestoise au fur et à mesure des demandes.

Dans le projet Internet en habitat social tu as expérimenté de l'accueil dans un appartement de la cité est-ce que tu peux nous en dire deux mots ?


Au début, en 2003, le point d'accès public à Internet était un appartement mis à disposition par BMH avant qu'on intègre le Centre Social en 2008. Cela permettait d'avoir une population plus diverse, les gens venaient un peu dans cet appartement comme s'ils venaient chez moi (j'ai même eu droit lors intervention à l'extérieur de Brest à une petite banderole marquée « Chez Régine »)..

Cela a créé une ambiance très conviviale et un peu familiale comme si l'on recevait à la maison. L'espace multimédia était dans la salle à manger, on prenait le café dans la cuisine on avait de l'espace qui était aussi partagé avec d'autres acteurs du quartier. Cela a aussi permis à ce que ce projet prenne de l'ampleur et intègre le Centre Social. De beaux projets sont nés comme l'accompagnement des jeunes filles qui avaient des soucis dans la cité. J'avais une population très mixte qui a été un peu perdue lorsque l'espace s'est déplacé au centre social. [5]


Régine Roué à une présentation du projet multimédia de quartier aux rencontres de la Délégation Interministérielle à la Ville en 2010 qui cherchait à intéresser les acteurs de la politique de la ville aux questions du numérique.

Tupperweb ?

C'est une autre expérimentation de ce temps de découverte : une personne qui avait pris la connexion Internet invitait deux ou trois personnes de sa connaissance, amis, voisins pour découvrir le numérique sur un format qu'à fait connaître une certaine société autour de la cuisine. On échangeait pendant une heure ou une heure et demie autour d'un café. C'était convivial et simple.

Qu'est-ce que le suivi par le laboratoire des usages Marsouin t'a apporté ?

Souvent quand on travaille on ne prend pas le temps de faire un pas de côté pour analyser sa pratique. Cette observation m'a permis de le faire personnellement et aussi pour les gens qui ont participé à l'enquête et qui ont été interviewé, cela a remis certains en mouvement parce que cela valorisait leurs compétences.

Identifier les non-usagers et mieux comprendre les situations de non-usages.

Enquête participative à Kérourien (Brest)

jeudi 21 août 2008, par Annabelle Boutet-Diéye, Jocelyne Trémenbert

Du printemps 2007 au printemps 2008, nous avons mis en œuvre une enquête dans un quartier de Brest, le quartier de Kérourien [1] . Kérourien constitue une zone d'habitat social dense où les HLM de l'OPAC prédominent. En outre, c'est un quartier classé en zone urbaine sensible (ZUS).

Cette enquête participative [6] avait pour objectif de récolter des informations sur les limites et les freins à la diffusion des TIC et améliorer les connaissances en matière de profil des non-internautes.
Le second objectif visait à « démocratiser » les outils statistiques en permettant à un groupe d'habitants de participer à l'ensemble du processus d'une enquête par questionnaires.

voir aussi : Etude sur les usages et non-usages des TIC dans le quartier de Kerourien (Brest), Projet « Internet pour tous » ,le rapport, novembre 2009 (pdf 77 pages)

Un second projet ? : La coopération avec le collège

Depuis que je suis arrivée sur le quartier, en 2003, je travaille en partenariat sur le temps scolaire avec le collège de quartier (le collège La Fontaine Margot voir aussi pour ces dernières années l'interview du principal sur Bretagne Educative). C'est une chance que l'éducation populaire puisse rentrer dans le collège depuis si longtemps et sur le temps scolaire alors que souvent la place de l'éducation populaire est plutôt sur le midi deux. On a construit de beaux projets en coopération qui ont aussi fait changer la posture des professeurs. Dans l'enseignement cette dynamique de coopération avec des acteurs extérieurs n'est pas naturelle.

Cela avait aussi démarré avec le projet Rasi [7] initié en 2001 (réseau animation scolaire et internet) un projet innovant à l'époque mais qui était un peu compliqué, avec un pilotage par le collège qui ne laissait pas beaucoup de place aux autres partenaires.

Ce partenariat se fait aussi avec l'école du quartier sous la forme d'une « semaine du numérique » qui nous semble plus productive. On aborde sur deux jours les réseaux sociaux avec des soirées parents puis deux jours sur la fabrication numérique pour l'appréhender et montrer que c'est abordable par tout le monde et une autre soirée pour les adultes sur cette thématique et on finit par une journée au collège pour que les élèves de l'école découvrent leur futur collège. On termine avec un plateau télé avec un retour sur les expériences de la semaine.

Retour en images sur la semaine du numérique dans Couleur Quartier

Donnons la parole aux enfants après toute une semaine autour du numérique : c'est notre façon de faire un bilan et de de vous le partager !

On a aussi réalisé avec les collégiens de 5ème Segpa un jeu de plateau sur les réseaux sociaux primé dans un appel à projet régional de la MAIF cette année. De la démarche de projet à la phase de test, c'est vraiment eux qui ont construit les questions du jeu, le prototype, et découvert aussi la fabrication numérique. Le but était qu'ils appréhendent la question des réseaux sociaux et leurs usages. Ce projet nous a permis de les familiariser avec toute une série d'outils numériques. À travers ce projet ils ont été valorisés, c'est aussi cela que permet la médiation au numérique.


Le jeu arobase dans Couleur Quartier

Est-ce que tu penses que sur un quartier d'éducation prioritaire ce travail avec les jeunes est important ?

C'est indispensable, il faut avoir une cohérence à l'échelle du territoire. Lorsqu'il n'y a pas de cohérence, il y a des failles et les jeunes s'y engouffrent. Si l'on voit des dérapages pour certains jeunes, c'est aussi parce que l'on n'a pas été cohérent à certains moments, que l'on n'a pas su les accompagner. Lorsque l'on parle franchement entre les partenaires de ce qui se passe on avance déjà d'un grand pas, cela apaise.

Ton expérience à Kerourien t'a permis aussi de rencontrer d'autres acteurs à Autransou ailleurs à l'invitation de la ville de Brest ou de la ligue d'enseignement..

Cette ouverture est venue au départ de la ville de Brest, parce que la ligue de l'enseignement s'est rendue compte plus tardivement de l'importance du numérique. Cette ouverture m'a permis de faire de belles rencontres à Autrans, au Forum des usages coopératifs. Des rencontres autour de l'e-inclusion avec ATD quart monde [8], avec d'autres mondes encore plus en difficulté que les populations de Kerourien. Ces rencontres permettent de se conforter dans ce que tu fais, avoir envie de continuer et apportent de la reconnaissance.



Régine Roué aux rencontres d'Autrans 2011 avec Louis Julien de la Bouëre à l'époque animateur multimédia à Plouarzel et aujourd'hui acteur du collectif Tiriad

À la ligue de l'enseignement, mon poste a changé depuis trois ans, avec un mi-temps pour l'accompagnement numérique des associations et au sein de la Ligue, c'était une condition pour qu'une revalorisation salariale soit possible et je suis maintenant à mi-temps sur Kerourien.

J'ai aussi suivi la première formation Animacoopà Brest. Je trouve que c'est un beau projet. On n'y fait de belles rencontres avec Jean-Michel Cornu, Laurent Marseault et des personnes qui viennent de différents milieux. Cela a apporté beaucoup dans la coopération autour de Brest, qui est un peu connue pour cette ouverture et ce réseautage.

L'accès public Internet a beaucoup changé avec au fil du temps une dimension sociale et accès aux droits plus importante peux-tu nous dire deux mots du projet Net @ l'emploi ?

En 2008 on a lancé un atelier en coopération avec ICEO, un service qui travaille autour de l'insertion. J'avais une collègue qui intervenait individuellement auprès de personnes en recherche d'emploi, de mon côté j'avais beaucoup de sollicitations pour faire des CV, pour accompagner sur des démarches en ligne. Et plutôt que de continuer à intervenir chacune notre côté, on a lancé l'idée d'un atelier emploi insertion qui a lieu toutes les semaines depuis 2008 maintenant et où l'on travaille en co- animation. J'apporte des compétences en médiation numérique et elles son accompagnement en médiation à l'accès à l'emploi. On arrive ainsi à créer des projets collectifs qui sont un beau succès. Certaines années on a été au chômage technique parce que les personnes que l'on accompagnait étaient toutes parties en emploi. On arrivait à refaire prendre confiance aux gens et à partir sur des projets en coopération, même ce n'était pas toujours sur de l'emploi. C'est le cas du projet le « cabas des champs ». On a aussi lancé des ateliers autour la cuisine du monde pour faciliter l'apprentissage du français, le numérique nous fait partir parfois dans toutes sortes de pratiques autres.



voir Bilan Net @ l'emploi (2013-15) dans Couleur quartier

On travaille maintenant avec la coopérative pédagogique numérique, ATD quart monde, la ligue de l'enseignement et le collège sur la construction d'un escape game pour les non recours et l'accès aux droits. Ce jeu va être présenter aux deux jours temps forts pour la solidarité les 22 et 23 novembre pour montrer la complexité des démarches en ligne pour les gens un peu éloignés du numérique.

Si tu avais à citer une difficulté dans la coopération qu'elle serait-elle ?

Cela prend du temps. La notion de temps est importante. Pour certaines personnes il y a besoin de plus de temps pour arriver à la coopération, quatre ou cinq ans parfois.

La coopération c'est vraiment un changement de posture. Au collège je suis plus en relation avec la professeur documentaliste et je trouve qu'elle change de posture, qu'elle est plus ouverte.

Un autre frein à la coopération et pour certains l'impression d'être dépossédé. Et il faut faire comprendre que ce n'est pas une dépossession que c'est au contraire une transformation au sein du projet et avec les personnes que tu accompagnes en coopération.

Et en facilitation ? qu'est-ce qui te semble facilitateur pour la coopération ?

Je pense qu'il faut être très à l'écoute, et que c'est un savoir-être qui doit être en toi. Facilitation et coopérations vont bien ensemble je pense que l'on doit être des facilitateurs en coopération comme le disait un projet Erasmus à Prague auquel j'ai participé en 2008, à l'invitation de la Ligue de l'enseignement.

Est-ce qu'il y a des lectures ou des personnes qui t'ont influencé au niveau de la coopération ?

J'ai fait toutes mes formations avec les francas et il y a un livre qui m'a marqué sur la coopération et l'éducation populaire : Coopération et éducation populaire (Patricia Loncle)

J'aime beaucoup lire autour du numérique et j'apprécie particulièrement Dominique Pasquier. [9] Il y a des similitudes entre ce qu'elle décrit en milieu rural et ce que l'on retrouve dans les quartiers . À travers les enquêtes qu'elle décrit je me suis retrouvée avec le projet Internet en habitat social.

Avec un peu plus d'une quinzaine d'années de pratiques sur la médiation numérique qu'est-ce qui te semble avoir changé dans les difficultés des personnes ?

En 2003 le frein était la connexion. Ce frein permettait aussi une gestion des usages, on se déconnectait un peu plus. Maintenant on est tout le temps connecté.
L'évolution a été très rapide. La dématérialisation va beaucoup trop vite pour les gens dont beaucoup sont encore éloignés du numérique. Ce qui pour moi, pose un gros souci et d'autant plus pour les populations encore éloignées et le public senior pour qui c'est un peu compliqué.

Ce qui est difficile aussi, c'est le changement posture vers la coopération pour les travailleurs sociaux. Ils ne sont pas toujours très à l'aise avec le numérique mais qui ne font pas forcément le lien avec les espaces multimédias en invitant leurs publics à y aller. Peut-être une forme de crainte de dépossession de leurs publics ?

[1] Voir par exemple " A Kerourien, l'espace public multimédia est plus qu'un Point accès public Internet"
article publié par Monique Férec Journaliste pour @-brest et publié le 26 janvier 2005 et la page de 2008 sur wiki-brest

[2] Parmi les projets entre 2003 et 2009
-* Atelier musique à Kérourien http://www.a-brest.net/article3561.html
-* Auto-financement d'ordinateurs par les jeunes à Kerourien : http://www.a-brest.net/article3716.html
-* Enquête auprès des non-usagers d'Internet par les habitants et pour les habitants : http://www.a-brest.net/article2811.html
-* L'informatique au service de l'accompagnement scolaire / collectif de partenaires engagés dans l'accompagnement scolaire sur le quartier de Kerourien (2005) http://www.a-brest.net/article1786.html
-* Projet d'aide à l'apprentissage du code de la route sur les quartiers de Kérourien/ Kéranroux : http://www.a-brest.net/article1795.html
-* le site couleur quartier : http://www.couleurquartier.infini.fr/

[3] Cet accès est rendu possible par le réseau câblé qui dessert tous les logements pour la télévision. Le faible coût est pris en charge si le vote est positif dans le cadre des charges locatives pour tous les habitants ?

[4] voir aussi [Internet pour tous à Kerourien : Bilan de l'expérimentation conduite sur le quartier de décembre 2009 à octobre 2010→https://www.a-brest.net/article7418.html] et [Internet pour tous à Kérourien : bilan de la médiation numérique→https://www.a-brest.net/article7741.html]

[5] Lorsque les personnes viennent au centre social ils sont vus alors que venir dans un des immeubles est plus neutre par rapport à certaines formes de contrôle social (sur les jeunes femmes en particulier)

[6] Nous entendons par enquête participative une enquête à laquelle a été associé un groupe d'habitants qui a pu ainsi participer aux différentes phases, de la conception en passant par la passation et le traitement des données. Les résultats ont été ensuite présentés devant différents acteurs locaux. La méthode employée s'est inspirée d'une expérience menée en région parisienne dans le cadre d'un atelier santé-ville communal mené à Dugny et Blanc Mesnil en 2006. Elle consiste en 4 Co : concertation, Co-réflexion, Co-décision et co-mise en œuvre.

[7] Voir l'article de Daniel Charbonnier « Le RASI : au service des collégiensd'une ZEP brestoise « , pdf 5 p., archives du CNDP.

[8] Voir Les TIC, facteur d'estime de soi et de lien social, mars 2006 publié sur a-brest.net

[9] L'internet des familles modestes : Enquête dans la France rurale, Paris : Presse des Mines, 2018
« L'internet des familles modestes : les usages sont-ils les mêmes du haut au bas de l'échelle sociale ? » [archive], sur Internet actu, 21 septembre 2018.

pôle métiertélédétectionContexte

L'initiative « Copernicus Régional » est la démarche de démocratisation des données satellitaires, de leur accès et de leur usage, par et pour les utilisateurs. Elle est portée par le Groupement Bretagne Télédétection[1] (BreTel) et les premières actions ont été mises en œuvre dans le cadre du Pôle métier Télédétection de GéoBretagne[2], animé depuis 2017 par BreTel et ouvert à toutes et tous. En 2019, BreTel a mené une première série d'actions pour faire connaître les données Copernicus et autres données satellitaires disponibles et en garantir l'accès via une application web de cartographie développée par la Région Bretagne : MVIEWER. BreTel est membre du réseau Copernicus Academy, et reconnu relai Cnes pour la Région, et collabore étroitement avec ces dernier pour valoriser les produits Copernicus et élaborer des services satellitaires pilotes régionaux. Le visualiseur développé lors de ce stage pourra être la vitrine web de ces futurs services.

Mission

Le stage porte sur la mise en œuvre d'une application web « Copernicus Régional » de visualisation d'images, produits et services satellitaires à destination d'utilisateurs ou utilisateurs potentiels, non spécialistes, voire totalement étrangers au domaine spatial.

Le/la stagiaire aura pour mission :

  • De réaliser une synthèse de l'offre de service de mise à disposition d'images satellitaires (DIAS, offres commerciales Planet, Sentinel hub, Bird.I, etc.)

  • A partir de fournisseurs de données satellitaires conforme aux exigences OCG, et s'appuyant sur l'outil MVIEWER, de mettre en œuvre les chaînes de traitement et scripts permettant de visualiser, sélectionner, interroger, exporter des indices issus des images satellitaires. Plus particulièrement :

  • améliorer le visualiseur Copernicus Régional pour la visualisation de données raster (Imagerie Sentinel, produits Copernicus, données sur la pollution lumineuse, produits Theia, etc.) et vecteur (données métier GéoBretagne)

    • exploiter et optimiser l'affichage des WMS commerciaux du fournisseur Sentinel Hub (exploitation des custom scripts Sentinel Hub)

    • exploiter les WMS des produits Copernicus Land Monitoring Services

    • exploiter les WMS pollution lumineuse

  • D'évaluer la faisabilité et mettre en place des services pour combiner les deux types de données (imagerie et produits satellitaires raster et données métier vecteur)

    • calcul d'indices spectraux

    • calcul de statistiques

    • affichage de ces indices et statistiques sous forme de dataviz

    • export des statistiques

  • D'améliorer l'apparence générale et l'ergonomie du visualiseur Copernicus Régional

    • appliquer et au besoin modifier les templates d'affichage des ressources (résumés, liens vers des fiches explicatives, liens vers les métadonnées)

  • De partager les développements réalisés avec la communauté MVIEWER et de présenter les résultats à une communauté d'utilisateurs


L'intérêt pour le/la stagiaire sera, à l'issue du stage sera d'être capable de :

  • prendre en main et intégrer des librairies logicielles pour les mettre en œuvre en réponse à un besoin métier ;

  • Mettre en place et utiliser des outils de visualisation d'images facilement accessibles ;

  • Développer un outil SIG web simple se rapprochant des besoins métiers des utilisateurs gestionnaires des territoires ;

  • Présenter cet outil à des utilisateurs potentiel.

Technologies utilisées
  • Serveur de cartes GeoServeur

  • Flux OGC standards : WMS, WMTS, WPS

  • Client web cartographique mviewer : JavaScript, html, xml, OpenLayers, bootstrap

  • Gestion de version : git

Profil recherché

Niveau Master 2 ou dernière année d'Ingénieur
Formation en informatique et/ou SIG
Connaissance des langages de programmation (javascript, python, xml, html)
Notions de traitement d'images et de télédétection

Conditions de stage

Le/la stagiaire sera hébergé(e) dans les locaux du GIS Bretel (à l'IMT Atlantique, Campus de Brest, Technopôle Brest Iroise). Le/la stagiaire pourra éventuellement avoir quelques missions à Rennes pour échanger avec les partenaires GéoBretagne.

Le stage est prévu pour une durée de 6 mois et pourra démarrer entre janvier et avril, et s'achever entre juin et septembre (le calendrier reste flexible selon les calendriers de formation).

Le/la stagiaire sera rémunéré(e) selon la gratification en vigueur.

Contact et candidature

Pour plus d'informations sur le stage, vous pouvez prendre contact avec Marie Jagaille (GIS BreTel) bretel-stage@imt-atlantique.fr
Date limite de candidature 29 novembre
Les candidatures sont à envoyer à bretel-stage@imt-atlantique.fr avec en objet “STAGE MVIEWER - NOM Prénom”

[1] Le Groupement Bretagne Télédétection (BreTel) est une structure régionale qui vise à promouvoir et accompagner le développement et l'usage des technologies et applications spatiales au niveau régional. Pour cela BreTel s'appuie, anime et fédère l'écosystème spatial régional regroupant acteurs de la recherche, de l'innovation et du développement économique, de la formation, et des usages.

[2] GéoBretagne est la démarche partenariale d'échange de données mise en place par la Préfecture de la région Bretagne et la Région Bretagne, qui vise à améliorer la connaissance des territoires. Elle réunit les acteurs publics de l'aménagement du territoire et s'appuie sur une plateforme accessible par internet au grand public à l'adresse suivante : www.geobretagne.fr, et sur des visualiseurs thématiques. Les partenaires GéoBretagne sont organisés en pôles métier, qui visent à organiser et la fédérer des données sur des thématiques particulières (urbanisme, cadastre, voirie, adresse, énergie...) en y associant largement tous les partenaires intéressés.

Hirondelle, une goélette de 12 tonnes, est au chantier naval KVK à Brest depuis près d'un an. Les bénévoles de l'association travaillent d'arrache-pied pour la préparer à la grande expédition qui l'attend.

C'est en effet, grâce à une expédition à la voile sur les mers d'Europe du Nord Ouest que le projet porté par l'association Sailing Hirondelle, devrait permettre et de témoigner des effets parfois désastreux des activités humaines sur l'océan et le littoral.

Une navigation d'un an sur les mers et littoraux d'Europe du Nord Ouest a pour but de recueillir le témoignage de ses habitants
pour montrer les menaces subies, et peut être les solutions possibles pour y remédier.
En effet, les populations humaines, à l'origine de cette crise, sont aussi les acteurs de solutions…

La jeune et sympathique équipe veut faire prendre conscience des impacts immédiats des changements en cours. Même si le changement climatique n'est plus remis en cause, (à part par quelques “négationnistes” égarés), la crise écologique majeure qui en découle parait encore lointaine dans l'espace et dans le temps, pour beaucoup.

100 interviews , 40 articles et podcasts et un 1 livre sont prévus durant les 12 mois de navigation.

Sailing Hirondelle a besoin de soutien. cliquer ici pour le faire

Pour en savoir plus :
un site sailinghirondelle.com
et un blog pour suivre les travaux


En lien avec son Projet Alimentaire de Territoire et ses politiques éducatives,
le Conseil départemental lance #FoodActeur en partenariat avec l'association Défi Santé Nutrition (DSN).

Cette nouvelle action éducative, #FoodActeur, a pour objectif de renforcer les connaissances et les aptitudes des collégien.ne.s pour les rendre actrices et acteurs de leur alimentation : être à l'écoute de leur corps vis-à-vis de la faim et de la satiété, savoir repérer les produits alimentaires de qualité d'un point de vue nutritionnel, environnemental, éthique, organoleptique….

Pour y parvenir, l'équipe de Défi Santé Nutrition, constituée de diététiciennes, va rencontrer des élèves de 5ième , au rythme de quatre séances d'une heure. A Brest cette année, les collèges de Kerhallet, Kéranroux et St Pol Roux y participent.

Le Projet de St Pol Roux sera "concentré" sur la semaine du 25 au 29 novembre pour faire le lien avec la semaine de la santé brestoise ( le programme de celle-ci sera diffusé début novembre).

Affiche Artistes de la vie, projection 30 octobre, Cinéville Garenne Vannes

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Mercredi 30 octobre, rendez-vous à 20h au Cinéville Garenne à Vannes pour un ciné-échanges sur le film « Artistes de la Vie » avec l'équipe de SolaR'hythm et Clim'actions.

Et si l'on menait sa vie à la manière d'un artiste façonnant son œuvre ? Tel est le sujet d' « Artistes de la Vie », un documentaire consacré à celles et ceux qui ont « décidé de réaliser leurs rêves et contribuent à construire le monde de demain. »
Pour vivre heureux, vivons ce qu'on veut. Voici l'idée qui, en filigrane, semble guider le film Artistes de la Vie.

L'association « SolaR'hythm », qui organise des ateliers itinérants pour questionner et accompagner l'évolution de nos modes de vie à travers l'énergie et notre rapport au temps, vous propose une séance de ciné-échange autour de ce film. L'équipe de Clim'actions sera présente également pour co-animer la séance de débat.

Le réalisateur, Pierre Westelynck, a passé plus d'un an comme bénévole à l'association « On passe à l'acte ».

Il a passé en revue les quelques 500 vidéos de porteurs de projet filmés par les membres de l'association et a rencontré des projets positifs divers et variés, mais surtout des valeurs, des cœurs, des âmes engagées qui ont parfois traversé des ruptures et se sont relevées. Pour réaliser le film, le réalisateur s'est appuyé sur les témoignages de ces personnes ayant incarné leur idéal, mais aussi sur les témoignages des membres de l'association qui les ont rencontrés et filmés. Une manière de rendre compte aussi des enseignements acquis de personnes ayant décidé d'être acteurs et actrices de leur vie. C'est le fruit de 12 ans de rencontres avec des pionniers du sens.

“Artistes de la vie”, ce n'est pas qu'un film, mais aussi le relais d'une campagne citoyenne qui vise à provoquer des déclics et déclencher des dynamiques d'action chez les spect'acteurs. A l'aide de différents outils, la campagne propose une véritable expérience transformatrice pour accompagner les individus à trouver leur voie et contribuer positivement à l'amélioration du monde.

En effet, l'association « On passe à l'acte » a mis en place une plateforme numérique pour accompagner le passage à l'action. Cette plateforme propose une bibliothèque qui donne accès gratuitement à 250 outils et services pour s'inspirer, trouver sa voie, lancer son projet, aider des projets existants ou encore changer d'échelle, en fonction de son profil, ainsi qu'une entraide communautaire qui permet de partager son idée, de faire équipe et d'aider des projets.

Pour introduire ce film, nous vous proposons de visionner l'interview de Hubert Reeves dans le cadre du Climat de fête 2018, « On déplore ce que l'humanité a toujours fait, sa façon se saccager sa planète, mais en même temps on va pas se contenter de déplorer, on va aussi agir ! »

Pour plus d'informations sur le film : https://artistesdelavie.fr/

Pour plus d'informations sur SolaR'hythm : https://www.positivenergytour.com/

Évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/447535029191593/

L'article Ciné-échanges « Artistes de la Vie », mercredi 30 octobre est apparu en premier sur Clim'actions.

Une conférence vous a été proposée à la MSAP de Saint Pol de Léon durant la semaine des portes ouvertes.

Trois intervenants sont venu nous présenter des informations et des données complémentaires permettant de nourrir une vision et des projets pour répondre aux enjeux de médiation numérique sur le territoire : Pierre Le Bras, statisticien au Groupement d'Intérêt Scientifique (GIS) M@rsouin ; François Sorin, chargé de recherche et formateur en travail social à ASKORIA ; et Elisabeth le Faucheur, Responsable du service Internet et Expression Multimédia à la Ville de Brest.

C'est Pierre le Bras du GIS M@rsouin qui a ouvert cette conférence et présenter quelques informations chiffrées s'appuyant sur une récente étude nommée « CAPUNI ». Le GIS M@rsouin pilote un observatoire des usages numériques en Bretagne, il mène régulièrement des études et publie de nombreux rapports. Vous trouverez toutes les informations et documents sur le site internet www.marsouin.org. Et pour les initiés au traitement de données, les données des enquêtes passées du GIS M@rsouin sont disponibles sur une plateforme open data.

Consulter la présentation :

marsouin_stpol_11oct2019_pdfTélécharger

François Sorin de ASKORIA a pris la suite et présenté plus précisément un projet nommé « LABAcces ». C'est un projet piloté par la Région Bretagne et la DRJSCS de Bretagne. Il est développé au sein du Ti Lab, laboratoire régional d'innovation publique en Bretagne. François Sorin fait partie de l'équipe accompagnant scientifiquement le projet.

Il s'agit d'un projet sur le thème de l'accès aux droits et la lutte contre le non recours dans un contexte de dématérialisation des démarches administratives.

Consulter la présentation :

askoria_St_Pol_octobre_2019Télécharger

Elisabeth le Faucheur de la ville de Brest a clôturé cette conférence en présentant différents types d'actions possibles. Des actions où le numérique se fait oublié, mais où il reste pourtant l'outil central. La ville de Brest est dotée d'un service dédié et est riche d'une longue expérience en matière de médiation numérique. Elisabeth s'est proposée partager une partie de cette expérience pour favoriser une meilleure vision et une meilleure appropriation du champs des possibles qui est grand ouvert et ne demande qu'à être exploité.

Consulter la présentation en ligne sur :
https://prezi.com/tx9fqqsttkel/ville-de-brest-le-numerique-vecteur-demancipation/

Cette matinée a été suivie d'un atelier visant la création d'une carte collaborative pour améliorer la visibilité de l'offre de médiation numérique sur le territoire. Ce travail est en cours et sera bientôt publié.

un articlerepris du magazine "mobilité-rurable-brest"

Trottinette mode d'emploi !

Les trottinettes électriques entrent dans le code de la route.
Les nouveaux engins de déplacement personnels (EDP : Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes, hoverboards…) motorisés apportent de nouvelles solutions pour se déplacer au quotidien. Leur présence de plus en plus forte dans les rues et l'espace public n'est cependant pas encore réglementée et pose des questions croissantes de sécurité.
Les ministères de l'Intérieur (Délégation à la sécurité routière) et des Transports viennent de finaliser un projet de décret modifiant le code de la route. Il n'est pas encore applicable, mais retrouvez l'essentiel de cette nouvelle règlementation dans le dossier de presse ci-dessous.
La création d'une réglementation dédiée permettra de lutter contre les comportements
dangereux régulièrement observés, de faire évoluer vers un usage responsable et plus sûr de ces engins et de retrouver un usage apaisé des trottoirs pour les piétons, et en particulier les plus vulnérables : personnes âgées, enfants, personnes à mobilité réduite.

Un articlerepris du site de Bruded, une publication sous licence CC by sa

Le 5 juillet 2019, une vingtaine de participants sont venus découvrir la démarche de revitalisation de la ville de Louvigné-du-Désert présentée par Jean-Pierre OGER, maire, François VEZIE, adjoint ainsi que Damien RENAULT, DGS et Maud LE HERVET, chef de projet à Fougères agglomération.

Louvigné-du-Désert, lauréate de l'AMI national et des appels à projets régionaux et départementaux a initié dès 2014 sa démarche de revitalisation. Au-delà du caractère très transversal de la démarche intégrant les enjeux de logements en centre-bourg (Maison commune pour de la location de courte durée pour des jeunes, future maison senior dans le presbytère en cours de ré-habilitation), travail sur l'accès aux commerces et services (avec la relocalisation du marché du vendredi matin en coeur de bourg, la création d'une maison de santé, une future ‘villa numérique'..), ré-aménagement de la place centrale et de rues adjacentes… l'originalité de la démarche réside dans le poids donné à la culture (avec notamment le centre culturel Jovence) et la participation à de nombreux projets européens qui nourissent et permettent la mise en oeuvre du projet communal.

Les principaux enseignements de la démarche, transmis par Jean-Pierre OGER, maire :

Il est important de s'arrêter et de prendre le temps de voir les choses dans leur globalité

Il ne faut pas se tromper de type d'études à mener. On a parfois engagé des études qui n'ont pas mené à grand-chose. Mais certaines études de faisabilité restent indispensables pour bien croiser les enjeux.

L'approche globale crée une nouvelle dynamique ; elle nécessite une forte implication des élus et une relation de confiance élus-agents, avec des agents compétents, aptes à monter des dossiers et piloter des projets

Il est important de faire travailler la population sur des projets concrets, qui aboutissent rapidement, pour éviter un essoufflement de leur implication

Pour en savoir plus :

L'interview de Jean-Pierre OGER
La démarche globale de la ville
La réalisation de la Maison commune
La réhabilitation en cours du presbytère en résidence sénior

Lundi 04 novembre, de 17h30 à 19h, l'UBO Open Factory organise un Meetup : « L'innovation dans un monde en transition(s) ». L'occasion de découvrir Disrupt' Campus UBO, programme de formation et d'accompagnement à l'innovation et aux transitions, développé par l'UBO Open Factory, The Corner, Co & + Facilitation et Un Autre Design.

un articlerepris du site de l'Open Factory, une publication sous licence CC by sa

L'UBO Open Factory et ses partenaires (The Corner, Co & + Facilitation et Un Autre Design) sont ravis de vous convier à leur Meetup :

« L'innovation dans un monde en transition(s) »

Lundi 04 novembre 2019 de 17h30 à 19h à l'UBO Open Factory

Lors de cette soirée d'échanges, venez rencontrer les anciens participants et les intervenants du Disrupt' Campus UBO pour tout savoir sur ce programme de formation et d'accompagnement à l'innovation qui s'intéresse aux enjeux des transitions numérique, écologique et sociétale.

Quel type de projets incubés ? Quelles modalités de fonctionnement et d'accès ? Et surtout quels apports ?

Les équipes (étudiants, entrepreneurs et professionnels) qui ont déjà tenté l'aventure en 2018 et 2019 partageront avec vous leur expérience : la Fondation Ildys, l'Adria, Brest Métropole Habitat, le Conseil Départemental du Finistère, la STEPP, ainsi que le FabLab d'Abidjan, vous expliqueront les apprentissages et les apports du dispositif dans leurs activités professionnelles.

La soirée se terminera par le pot de lancement de notre nouvelle formation "Entrepreneurs de l'Innovation dans un monde en Transition(s)", une formation de 8 mois destinée aux porteurs de projets qui souhaitent se former aux processus de construction d'un projet d'innovation.

Inscription obligatoire : https://sondage.univ-brest.fr/limesurvey/index.php/961362?lang=fr

Le 7 décembre à la Maison verte à Villejean - 5 rue de Saintonge (Rennes)

Au programme (de 10h à 17h) :
Présentation de jardins partagés
Techniques de jardinage au naturel et de compostage
Echanges sur la méthodologie pour jardiner et composter à plusieurs
Visites, projections de films, ateliers pratiques...

Stage gratuit (sur inscription) ouvert aux habitant.e.s et/ou professionnels.elles souhaitant s'impliquer dans un projet collectif de jardinage et/ou compostage

Déjeuner partagé : chacun apporte sa spécialité

Infos et inscriptions : 09 83 70 32 47 / 35@vertlejardin.fr

Avec le soutien financier de la Région Bretagne

Vert le Jardin 29 a pour objet le développement et la promotion des jardins et composts partagés en Bretagne. Une vraie référence, une expérience hors du commun !

Il y a 20 ans déjà !
En 1998, des associations (sociales, environnementales, éducation populaire) se regroupent avec le désir de mettre à la disposition de tous, et notamment des publics qui en sont privé, des jardins… pour jardiner.

Ce projet va faire l'objet d'un partenariat avec la ville de Brest pour animer des jardins dans les quartiers prioritaires et l'association Vert Le Jardin (créée en février 2000).
Son but : “développer des jardins (on ne disait pas partagés à cette époque) dans le Pays de Brest”. Le projet de départ était « le jardin dans tous ses états » qui est devenu « jardins partagés » en 2002.

Il y a aujourd'hui des dizaines de jardins partagés sur le Pays de Brest dont beaucoup animés et accompagnés par Vert le Jardin.
L'association poursuit depuis 20 ans ses objectifs :
– développer et d'accompagnement des jardins partagés et des groupes de jardiniers
– promouvoir le compostage collectif, accompagner les familles dans les quartiers pour installer et faire vivre des aires de compostage.
– cultiver les liens entre personnes, la valorisation et l'estime de soi autour des jardins partagés .

Le jardin, un bel outil pour créer du lien social

Les jardins partagés sont des lieux conçus, construits et cultivés collectivement tout en respectant l'environnement des échanges entre habitants dans leur quartier.
C'est une façon d'impliquer les habitants dans la vie du quartier, de valoriser ses savoir-faire, ses expériences…


Des emplois créés
Le projet Vert le Jardin a permis également la création d'emplois salariés et des services civiques. Dans cette structure assez souple pour lui donner les moyens de progresser, se croisent des jardiniers, des travailleurs sociaux de foyers, des jeunes en formations, des jeunes en institut spécialisé…

Grace à tous ces intervenants sont proposées des animations de rue pour favoriser la rencontre des habitants et pas uniquement des jardiniers, mais aussi des animations avec les scolaires et une boutique de produits pour le jardinier.

le site de Vert le jardin
la page Facebook
liste des jardins partagés
mail : bretagne@vertlejardin.fr

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