Bretagne Créative

Réseau des acteurs de l'innovation sociale et des transitions en Bretagne.
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Comment passer du « partage du monde » au « monde du partage » ?

La troisième édition du Festival des Libertés Numériques aura lieu du 1er au 16 février 2020. Elle mise sur le partage d'information entre communautés, de pair(s) à pair(s).

Ciblé·e·s, surveillé·e·s, géré·e·s par des algorithmes : avons-nous encore les moyens de préserver un espace de liberté et de vie privée dans notre monde numérisé ? Citoyen·ne·s et non citoyen·ne·s, étudiant·e·s, minorités, professions soumises au secret professionnel : comment pouvons-nous apprendre les un·e·s des autres pour échapper au contrôle social par des algorithmes ? Comment mettre en place des outils libres pour nous émanciper, nous mobiliser et faire communauté ?

Que vous soyez un collectif, une association, un·e étudiant·e, un·e amateur·ice, un·e professionel·le, etc. Devenez vous-même un relais ! Hébergez un événement ou intervenez en tant qu'animateur·ice : dans les écoles, universités, bibliothèques, maisons de quartier, brasseries, cinémas, etc.

Exemples de formats :

  • Arpentage (outil d'éducation populaire consistant en une lecture distribuée et une synthèse collective d'un ouvrage)
  • Atelier
  • Café vie privée / Café Philo
  • Conférence
  • Exposition
  • Performance artistique
  • Projection / Débat
  • Représentation théâtrale
  • Table-ronde
  • …etc.

Consultez le site du Festival pour voir ce qui a été proposé en 2019 : https://fdln.insa-rennes.fr/

Modalités de participation Les propositions qui seront acceptées devront respecter les critères suivants :
  • La proposition initiale doit avoir été envoyée dans les temps indiqués selon la méthode choisie par l'équipe de coordination (formulaire en ligne) ;
  • l'initiateur·ice de la proposition doit envoyer dans des délais indiqués les précisions éventuellement demandées par l'équipe de coordination ;
  • la proposition doit avoir comme premier principe l'information du public sur les thèmes du Festival et sa liberté de choix dans les outils et les recours à sa disposition, et non une visée publicitaire (placement de produit, publicité pour des prestations, etc.) ou électoraliste (propagande, action à des fins partisanes) ;
  • la proposition doit être en relation avec les thèmes du Festival tels qu'ils sont exposés dans l'appel à propositions et doivent être en accord sur le fond et sur la forme avec les valeurs promues par ce Festival : liberté de partage, protection de la vie privée en ligne, information. L'initiateur·ice de la proposition ou son organisme ne doivent pas être connu·e·s pour transgresser régulièrement ces valeurs ;
  • la proposition ne doit pas faire l'apologie d'usages illégaux des outils d'anonymisation ou de partage d'informations.
Dans une perspective d'inclusion, l'équipe de coordination vous recommande de veiller aux points suivants :
  • L'accessibilité des événements (concernant les personnes en situation de handicap) ;
  • la parité (notamment concernant les propositions de tables rondes) ;
  • les modalités de participation financière éventuelles des événements (que nous souhaitons de préférence à prix libre ou gratuits).

N'hésitez pas à nous contacter pour travailler sur ces points.

Proposez votre événement avant le 13 octobre en remplissant le formulaire suivant : https://framaforms.org/festival-des-libertes-numeriques-2020-appel-a-propositions-1560511231

Contactez-nous !

L'équipe de coordination organise la coordination mais pas les événements ! Nous sommes néanmoins à votre disposition pour vous aider à compléter votre projet d'événement (recherche de salles ou d'intervenant·e·s, mise en relation entre organisateur·ice·s, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer un mail à : contact-fdln@insa-rennes.fr

À très vite !

L'équipe de coordination :

Un article repris du magazine Bruded, du réseau des communes rurales et urbaines pour un développement durable, un site sous licence CC by sa

À l'issue de l'Assemblée générale 2019 de BRUDED du 24 avril a eu lieu notre Forum des initiatives où les participants ont pu découvrir dix projets innovants et inspirants portés par des collectivités durant ce mandat.

Afin de vous permettre d'en avoir un aperçu en un clique, nous avons réalisé 9 vidéos sur les initiatives présentées ce jour-là. Vous y découvrirez les élus qui ont porté les projets expliquer l'intérêt de leur démarche, ce que cela a apporté à leur commune ou encore les clefs de réussites nécessaires à leur réalisation…

Vidéos réalisées en partenariat avec le magazine Sans transition !

Pipriac et Saint-Ganton (35) : 80 nouveaux emplois avec Territoire zéro chômeur

Nostang (56) : de nouveaux commerces dont une Biocoop pour dynamiser le bourg

Laurenan (22) : Isolation extérieure en paille pour la salle des fêtes

Saint-Jean-la-Poterie (56) : Le Patiau, un espace où se mêlent art, histoire et insertion

Languédias (22) : un jardin intergénérationnel en cœur de bourg

Theix Noyalo (56) : un budget participatif pour libérer les initiatives citoyennes

Langouët (35) : projet de renouvellement urbain en économie circulaire

Mouais (44) : extension de l'école en bois, paille et terre avec chantiers collectifs

Cléguérec (56) : espace de travail partagé en centre-bourg

Rédigé en juillet 2019

L'association Clim'actions Bretagne Sud ne cesse de grandir. Il fallait vraiment changer de nid !
Vous pouvez nous aider à le meubler ? N'hésitez pas !

La mairie de Vannes nous fait la joie de mettre à notre disposition un nouveau bureau constitué de deux grandes pièces, quartier de Trussac.

Le déménagement est prévu le 5 août. Une équipe de scouts marins venus de Rennes nous propose une aide fort bienvenue ! En échange, nous leur offrirons une animation autour de « la fresque du climat ».

Pouvons-nous aussi compter sur vous ?

– Une pièce sera dédiée à l'équipe permanente, avec 4 espaces de travail,
– la seconde accueillera « la fabrique du climat », qui permettra de recevoir les adhérents et partenaires de Clim'actions dans des conditions plus agréables et confortables, avec un espace de lecture, de travail, de repos … un lieu parfait pour créer, imaginer, partager et développer en Morbihan des actions communes autour du climat.

Pour aménager nous recherchons :
– un frigo
– deux canapés
– des coussins
– des bureaux / plateaux
– des fauteuils
– des chaises
– une grande table
– des lumières
– des bibliothèques
– des illustrations et affiches en lien avec le climat pour couvrir les murs

Si un objet de cette liste dort dans votre garage ou ailleurs c'est le moment de lui offrir une nouvelle vie !

Contactez Clim'actions Bretagne Sud : contact@climactions-bretagnesud.bzh

Un parlement Libre des Jeunes est en cours d'organisation en Bretagne. Il aura lieu les 7 et 8 mars 2020 mais le lieu reste encore à déterminer.

Les organisateurs, cette fois-ci, seront l'URHAJ, La Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de Bretagne, l'UBAPAR, Familles Rurales, le MRJC et l'UFCV.


Le Parlement Libre des Jeunes (PLJ) est inspiré des « Parlements de Rue » au Québec. Plusieurs PLJ ont eu lieu en France. Indépendants des pouvoirs publics, les PLJ n'entrent pas dans une dynamique institutionnelle et ne visent pas à répondre aux enjeux des structures organisatrices.


Ces événements visent les objectifs suivants : constituer un espace d'expression « des rêves et des colères » des jeunes, leur permettre de s'organiser pour développer leur pouvoir d'agir, contribuer à forger un mouvement civique de jeunes adultes porteur·euses d'initiatives.

En Bretagne, le premier PLJ s'est tenu les 11 et 12 mars 2017 à Carhaix. Cette rencontre régionale, organisée par 4 mouvements de jeunesse* a mobilisé une cinquantaine de jeunes de 18 à 30 ans autour d'ateliers d'échanges et de réflexion et de temps forts.


Issues de l'expression des rêves et des colères des jeunes, sept thématiques ont fait l'objet d'ateliers spécifiques : « Environnement : préservons notre planète et notre avenir ! », « Médias : Éduquer à l'information », « Culture, voyage, mobilité », « accessibilité pour tou·tes », « Démocratie », « Lutte contre les discriminations », « Réinventer le travail ».


Restitués sous forme de grands arbres, les thèmes ont été traduits en constats, objectifs et actions qui pourraient en découler.


Mais un PLJ c'est aussi un temps de rencontre et de convivialité ! Ces deux journées ont été rythmées par des animations, une conférence gesticulée, une soirée musicale, une multitude d'instants de découverte et de partage.


*Le Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne, L'Union Régionale pour l'Habitat des Jeunes, La Fédération des Centres Sociaux de Bretagne, L'Union Bretonne pour l'Animation des Pays Ruraux

Pour en savoir plus :
http://www.ubapar.bzh/spip.php?article730
https://www.aequitaz.org/projets/parlement-libre-des-jeunes/

Vidéo de présentation : https://www.youtube.com/watch?v=7pVeXHjlETk

Cette cinquième journée de réflexion départementale sur la jeunesse aura lieu le samedi 30 novembre 2019 à la salle L'Arthémuse à Briec de 9h à 16h30.

Elle est proposée aux jeunes, aux élu.es locaux, aux elu.es associatif.ves, aux professionnel.le.s et est organisée par la CAF 29, Familles Rurales, La Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de Bretagne, la FRMJC, l'UBAPAR, le centre social de Briec, le Conseil Départemental du Finistère, Jeunes en TTTrans.

Plus d'infos sur le contenu à la rentrée !

Un articlerepris du site de Bruded, une publicatuion sous licence CC by sa

C'est dans une ambiance conviviale que ce sont retrouvés les 23 participants de la visite, consacrée à la démarche Territoire zéro chômeur de longue durée, le 28 juin 2019. Celle-ci a débuté à 12h par un repas, préparé par les salariés de TEZEA.

Marcel Bouvier, maire de Pipriac, commune d'accueil de la visite, a ensuite ouvert le temps de présentation et d'échange en salle. Aux côtés de Philippe Louët, maire de Saint-Ganton, ils ont expliqué, au départ (en 2014) leur scepticisme sur la réussite de la démarche puis rapidement leur croyance dans ce projet, qu'ils ont soutenu. Pipriac et Saint-Ganton a été l'un des 1ers territoires à se lancer dans cette aventure.

Myriam Abassy, directrice adjointe de la Banque des territoires de la région Ouest, a ensuite témoigné du rôle de l'organisme dans cette démarche et de leurs trois moyens d'interventions auprès des collectivités : l'accompagnement sur l'ingénierie, l'investissement en fond propre sur des projets communaux ou intercommunaux et les prêts longue durée.

Denis Prost, chef de projet “Territoire zéro chômeur de longue durée” à Pipriac et Saint-Ganton a pris la parole pour expliquer le fonctionnement et les résultats de la démarche.

Le principe : Tous les chômeurs sans emploi depuis plus d'un an, volontaires, habitant les communes depuis au moins 6 mois, peuvent bénéficier d'un emploi à durée indéterminée, adapté à leurs savoir-faire et à temps choisi. Chaque personne est rémunérée au moins au SMIC. Le financement des emplois est assuré en partie par la réaffectation des coûts dus à la privation durable d'emploi (RSA, CMU…). L'autre partie du financement provient du chiffre d'affaires constitué par la vente des travaux et prestations réalisés par les salariés. Cela s'inscrit dans le cadre d'une loi d'expérimentation, d'une durée de 5 ans.

Pour assurer le fonctionnement, une entreprise à but d'emploi, TEZEA, est créée. Depuis le lancement, plus de 80 personnes ont été embauchées et assurent une vingtaine d'activité qui n'entrent pas dans le champ concurrentiel des entreprises du territoire (recyclerie, conciergerie, blanchisserie, création de meubles en palette…).

A l'issue de ce temps passé en salle où les questions et les échanges ont été riches, place à la visite de 4 sites d'activité. Cela a été l'occasion de rencontrer les salariés de TEZEA, qui ont expliqué à la délégation en quoi consistait leur activité et comment elle fonctionnait. Là encore, les échanges ont été nombreux. Au programme :

La recyclerie, située à Pipriac
La blanchisserie / nettoyage de voiture / démantèlement d'objets pour recyclage, , située à Pipriac
Les activités autour du bois : bois de chauffage / mobilier en bois de palette / réparation de palettes / fabrication de piquets en châtaigner, situées au lieu dit la Pourchassais à Pipriac
La création d'objets de décoration à partir de tissus récupéré, située au lieu-dit La Belle Alouette à Saint-Ganton.

La visite s'est terminée, sous une chaleur écrasante mais toujours dans une belle ambiance, par un pot de convivialité, dans la salle polyvalente de Saint-Ganton.

Pour en savoir plus sur la démarche Territoire zéro chômeur de longue durée

Cette semaine sera consacrée aux îles du monde. Les îles, territoires de la mémoire, mais aussi espaces en devenir, constituent des espaces spécifiques qui interrogent les scientifiques de toutes disciplines, inspirent les artistes et mobilisent les collectivités.

un article repris du sote de la conférence

Trente années après le colloque international de 1989 « Territoires et sociétés insulaires » organisé par l'UBO et l'UNESCO, il s'agit de mesurer les changements intervenus durant cette période et de s'interroger sur les devenirs des territoires insulaires en associant étroitement scientifiques, acteurs professionnels et associatifs des îles, collectivités locales et territoriales ainsi que le monde des arts et du spectacle.

Cette semaine s'articule autour de plusieurs temps :

Des ateliers collaboratifs " Vivre dans les îles " à Ouessant (sur invitation)
Un colloque scientifique pluridisciplinaire « Les îles à venir » à Brest
- Des visites de terrain à Ouessant, Molène et Sein
- Des rencontres artistiques et culturelles « Les îles, la science et la création artistique » ouvertes à tous sur Brest et Ouessant

Plus d'information sur le site : https://iles2019.sciencesconf.org/

Les objectifs de cette semaine dédiée aux îles sont de pouvoir nourrir le développement de toutes et tous, de faciliter le partage d'expériences et de voir émerger de nouvelles initiatives et collaborations.

Nous nous réjouissons d'avance de partager ces journées avec vous.

Cet événement est organisé par l'Université Bretagne occidentale, l'Association des Iles du Ponant et la Fondation de France.

Ces trois structures forment la cheville ouvrière de l'organisation de l'évènement qui associe par ailleurs de nombreux laboratoires, institutions et organismes partenaires du projet.

Venez découvrir le wiki Pays de Redon lors d'ateliers découvertes, animés par le Conseil de développement à la Maison Confluences. Le wiki, c'est quoi ? C'est un site collaboratif et libre. C'est-à-dire que tout le monde (toi, moi, vous...) peut y participer et que les informations sont libres d'accès. Il a pour vocation à devenir un espace de partage de ressources, de savoirs et savoir-faire sur le territoire du Pays de Redon.

Récemment, on m'a proposé de découvrir l'ouvrage Uzmo écrit par Martin Haussmann et publié en français aux éditions Eyrolles.

Pour ceux qui ne sont pas familier de l'éco-système allemand de la facilitation graphique (oui, je sais le thème est spécifique

Un article repris du site de Bruded, "Bretagne rurale et urbaine pour un dévemoppemnt durable" un site sous licence CC by sa

Le 4 juin dernier, près de 300 personnes ont participé au Printemps de l'Eco-Construction qui se tenait à l'université Rennes 2 de Villejean. Pendant toute la journée, professionnels et étudiants ont pu assister à 2 conférences plénières et 10 ateliers abordant des thématiques différentes autour des matériaux biosourcés.

La première conférence plénière intitulée « De la terre et des fibres végétales dans l'architecture d'aujourd'hui » était assurée par Dominique Gauzin-Müller, architecte et auteur de divers ouvrages, elle est également co-auteur du Manifeste pour une frugalité heureuse.

La seconde conférence plénière a clos la journée avec un débat autour du thème « Engagement à venir, comment relever ensemble les défis climatiques et économiques ». Emmanuelle Cosse, consultante et ex-ministre du Logement et de l'habitat durable animait cette conférence-débat en compagnie de Bernard Marquet, VP du département Ille et Vilaine en charge notamment du développement durable, et de Muriel Douté-Bouton, maire de Plélan-le-Grand, commune adhérente du réseau Bruded.

Outre la tenue d'un stand d'information, le réseau BRUDED assurait aussi l'organisation et l'animation d'un atelier à destination des collectivités intitulé « Les collectivités s'engagent : retour d'expérience de projets éco-construits » et auquel ont participé une quarantaine de personnes. Les objectifs de cet atelier étaient de conforter la volonté politique des maîtrises d'ouvrage publiques d'aller vers l'écoconstruction et de transmettre les démarches pour y arriver. Trois projets ou réalisations ont été présentés afin de nourrir les échanges : la résidence séniors de La Chapelle-Thouarault (35), commune adhérente du réseau Bruded, le conservatoire botanique national de Brest (29) et la maison médicale de la commune de La Bouillie (22).

En suivant ce lien, vous trouverez le compte-rendu de cet atelier ainsi que les présentations des 3 projets.

Une présentation via Sideways "la web série qui vous tient hack-coeur", une production ise en partage sous licence Creative commons

L'ADDA est une épicerie participative ? Oui, mais pas seulement. On y trouve des produits bio, locaux, de saison, mais aussi de la récup' des poubelles distribuée gratuitement, des repas partagés, un jardin collectif, un magasin gratuit, du prêt de matériel et de nombreuses autres activités… Et tout cela uniquement géré par les membres, sans salarié.

la vidéo

Le texte de présentation accompagnant la vidéo sur sideways

L'ADDA, c'est une épicerie où l'on trouve des produits bio et locaux à des tarifs raisonnables, et aussi de la nourriture gratuite récupérée au MIN, le Rungis nantais. C'est un lieu où l'on peut boire un café, donner ou prendre des objets, partager un repas, participer à des ateliers de cuisine ou de réparation de vélo.

L'ADDA, c'est un local de quartier où l'on peut emprunter du matériel de bricolage, des machines à coudre, où l'on peut s'échanger, donner et prendre des vêtements, proposer des activités, se renseigner sur des thématiques environnementales.

L'ADDA, c'est un local de quartier où chacun peut prendre ses marques et, en fonction de ses envies, agencer, changer, adapter, proposer, créer sur tous les sujets.

L'ADDA, c'est tout ça et c'est bien plus encore.

L'ADDA, ce sont des gens qui vous font confiance. Qui ne vérifient pas que vous avez payé exactement ce que vous avez acheté. Qui vous laissent gérer tout ce que vous souhaitez. Qui vous encouragent dans vos projets et vous aident à les réaliser.

L'ADDA, c'est un lieu créé par les habitants, pour les habitants, qui fonctionne sans salarié et sans participation obligatoire, et qui est indépendant financièrement.

Au début des années 2000, Xavier prend conscience des problèmes de ressources puis se renseigne sur tout ce qui y est lié : pic de pétrole, contrainte carbone, changement climatique, etc. Il en parle autour de lui, à sa famille, ses amis. Avec Claire, sa compagne, ils ressentent le besoin d'agir concrètement pour aider à la prise de conscience environnementale et aux changements de pratiques. Ils réunissent leurs amis et créent l'ADDA : Association pour le Développement Durable par l'Alimentation [1].

l'interview de Claire et Xavier Pétillon sur la genèse de l'ADDA

« Ce n'était pas l'idée de faire du prosélytisme, c'était de mutualiser nos énergies, nos savoir-faire, nos connaissances pour aller dans une autre direction avec ceux qui le souhaitent »

Claire

Depuis, l'ADDA a beaucoup évolué : elle est devenue une association de quartier bien implantée avec près de 300 membres. De nombreux projets y sont nés, certains ont avorté, d'autres ont grandi, mûri.

Aujourd'hui, l'ADDA existe, elle a fait ses preuves. Elle a prouvé qu'il était possible d'avoir un lieu qui fait toutes ces choses, si simples quand on y pense, mais si rares dans la réalité. Cela ne s'est pas fait sans heurts, sans conflits, sans doutes, c'est une aventure humaine avec tout l'humain que cela comporte.

« L'ADDA est ce qu'elle est aujourd'hui grâce à tous les gens qui y sont, qui y ont été »

Claire

L'ADDA n'est pas un modèle à reproduire tel quel. L'ADDA n'est pas un concept. L'ADDA, c'est la somme des énergies, des volontés, des personnalités de ceux qui s'y sont impliqués. Si vous vouliez créer quelque chose de semblable ailleurs, l'ADDA ne peut que partager son expérience, son histoire, qui lui est propre et qui ne ressemblera pas à la vôtre.

lire la suite sur side-ways : https://side-ways.net/episode7/

à propos de SideWays (un texterepris de leur site

SideWays, la websérie itinérante met en valeurs ceux qui inventent leurs vies loin des voies toutes tracées, regardez nos autres épisodes et abonnez-vous à notre chaîne !

SideWays, plus qu'une websérie, c'est un MODE DE VIE NOMADE depuis plus de 5 ans, en quête d'un monde plus humain et plus solidaire.

On y retrouve un camion bleu, sa cabane et son potager, une caravane jaune transformée en cinéma et kiosque mobile, le tout qui se balade sur les routes de France et d'Europe.

Retrouvez-nous sur :

Mais aussi sur :

[1] Estimant que le terme "développement durable" était galvaudé, le conseil d'administration de l'association l'a supprimé. Le nom ADDA est resté avec son slogan initial : AujourD'hui restaurons DemAin.

Un article repris du site du réseau Bruded

Languédias (500 ha) était réputée pour ses carrières de granite jaune qui ont longtemps été le moteur de l'économie locale avant de péricliter il y a une trentaine d'années, ce qui a entrainé l'assoupissement progressif du bourg.

Elle a été lauréate de l'AAP régional “Dynamisme des bourgs ruraux” sur le volet opérationnel avec, à la clé, un soutien financier de 176 718 €. Le commentaire des partenaires sur le dossier était le suivant : « Cohérent et global, le projet met l'accent sur les ressources locales. Il intègre l'aménagement de la place de l'église, la rénovation d'un bâtiment communal en granite et la création d'un parcours de découverte du granit breton, des aménagements urbains, la création d'une boulangerie et l'acquisition/ rénovation d'habitations adjacentes (commerce, logement…). ». Une belle reconnaissance pour cette équipe municipale, élue en 2014, qui a réussi à mettre en place une démarche globale de revitalisation avec très peu de moyens. Tout est parti de la création d'un jardin intergénérationnel pour remplacer le terrain de football.

La visite du 21 juin a été l'occasion de découvrir les projets avec un focus sur le jardin intergénérationnel

Un jardin favorable à la biodiversité et au vivre-ensemble

Jérémy Dauphin l'a dit franchement à la vingtaine de participants présents : « Ni le jardin intergénérationnel, ni la démarche de redynamisation n'étaient inscrits dans notre programme pour les municipales de 2014 ». En effet, lui et son équipe se sont présentés avant tout pour s'opposer à un projet d'extraction de granite qui, selon eux, porterait atteinte à l'environnement de la commune. La population les a suivis et une fois élus, le rejet du projet a été validé par un référendum local.

Ensuite, en découvrant l'endettement de la commune (1350€/habitant), ils se sont demandés ce qu'ils pourraient mener comme projet dans un bourg où, pourtant, tout était à faire. La seule solution était de se lancer dans un première réalisation peu coûteuse, qui dynamise la vie du bourg et crée du lien social. C'est ainsi qu'a germé au sein de cette équipe avec une très forte fibre écologique, l'idée de transformer le terrain de foot inutilisé depuis 20 ans en un jardin de cœur de bourg, en s'appuyant uniquement sur les compétences et l'énergie des élus et des habitants de la commune. Le projet a dépassé leurs espérances : espaces différenciés séparés par des haies, fruitiers, ruches, hôtels à insectes, refuges à paillons, … La serre pédagogique est devenue la 3ème classe de l'école, l'AMAP locale y distribue ses paniers… Ce jardin traversé tous les jours pas les écoliers est devenu un lieu de vie et de rencontres.

Voir la fiche projet

Languédias -serre pédagogique

Le terreau qui a fait germer le projet de redynamisation du centre bourg

La dynamique collective engendrée par la création du jardin et l'impact sur la vie du bourg ont incité les élus à élargir leur réflexion à l'échelle de l'ensemble du bourg. D'autant que l'intégration de la commune au sein de Dinan agglomération avait permis de dégonfler sérieusement la dette grâce à des transferts de compétences (100% pour la voirie). Là encore, cela s'est fait en interne : les élus ont fait des propositions qui ont été ensuite enrichies par les habitants et les partenaires. Ils ont défini les enjeux majeurs : reconnecter la place de la mairie aménagée par l'ancienne municipalité à celle de l'église autrefois très vivante, résorber la vacance dans la rue principale et construire une boulangerie pour un porteur de projet résidant sur la commune. Le fil rouge du projet est bien évidemment le patrimoine granitique avec l'intention de réaliser un parcours autour de 16 statues, autant que les couleurs de granite existant en Bretagne. A entendre les élus et en parcourant le jardin et les aménagements en cours, on peut aussi parler de fil vert tant la végétalisation des espaces est une priorité pour la municipalité.

Jérémy Dauphin a tenu à souligner « le soutien important et indispensable apporté par l'Établissement public foncier de Bretagne “. l'EPF a fait l'acquisition d'un bâtiment adjacent à la future boulangerie. Leur négociation a permis de faire descendre le prix du bâtiment de 128 000 à 80 000 € tous frais. Ce portage financier soulage les finances de la commune et lui laisse le temps de concevoir un programme de rénovation pour y réaliser des logements. D'autre part, l'EPF prendre en charge 60 % des 70 000€ de frais de démolition d'une partie d'un bâtiment.

L'image “écolo” de la commune attire de nouveaux habitants, généralement des jeunes couples. L'un d'eux mène un projet d'écohabitat couplé avec du maraîchage. Avec la boulangerie ce sera encore mieux !

Jérémy Dauphin, maire

La déambulation dans le bourg en chantier a permis de voir ce que sera le bourg dans quelques mois et à quel point il aura été rapidement transformé avec modestie et dans le respect de son identité.

animationassistanceDate : Mercredi, 18 septembre, 2019 - 09:00 - 17:00Lieu : Région Bretagne - 283 avenue Patton à Rennes - salle informatique de formation RDC

La formation aura lieu le mercredi 18 septembre prochain sur une journée entière 9h - 17h et est réservée aux adhérents et futurs adhérents GéoBretagne.

Pour information, voici le programme :

Présentation succincte de GéoBretagne

Utilisation du visualiseur

Saisie d'une fiche de métadonnées

Présentation des outils de réutilisations : visualiseur simple, visualiseur thématique

Processus de dépôt d'une donnée
Et bien entendu c'est l'occasion de rencontrer une partie de l'équipe GéoBretagne.

La troisième édition du Festival des Libertés Numériques aura lieu du 1er au 16 février 2020. Elle mise sur le partage d'information entre communautés, de pair(s) à pair(s).

Ciblé·e·s, surveillé·e·s, géré·e·s par des algorithmes : avons-nous encore les moyens de préserver un espace de liberté et de vie privée dans notre monde numérisé ? Citoyen·ne·s et non citoyen·ne·s, étudiant·e·s, minorités, professions soumises au secret professionnel : comment pouvons-nous apprendre les un·e·s des autres pour échapper au contrôle social par des algorithmes ? Comment mettre en place des outils libres pour nous émanciper, nous mobiliser et faire communauté ?

Un article repris du site du Festival des Libertés Numériques, un site sous licence CC by sa, une manifestation à l'initiative de l'INSA de Rennes

Que vous soyez un collectif, une association, un·e étudiant·e, un·e amateur·ice, un·e professionel·le, etc. Devenez vous-même un relais ! Hébergez un événement ou intervenez en tant qu'animateur·ice : dans les écoles, universités, bibliothèques, maisons de quartier, brasseries, cinémas, etc.

Exemples de formats :

  • Arpentage (outil d'éducation populaire consistant en une lecture distribuée et une synthèse collective d'un ouvrage)
  • Atelier
  • Café vie privée / Café Philo
  • Conférence
  • Exposition
  • Performance artistique
  • Projection / Débat
  • Représentation théâtrale
  • Table-ronde
  • …etc.

Consultez le site du Festival pour voir ce qui a été proposé en 2019 : https://fdln.insa-rennes.fr/

Modalités de participation

Les propositions qui seront acceptées devront respecter les critères suivants :

La proposition initiale doit avoir été envoyée dans les temps indiqués selon la méthode choisie par l'équipe de coordination (formulaire en ligne) ;
l'initiateur·ice de la proposition doit envoyer dans des délais indiqués les précisions éventuellement demandées par l'équipe de coordination ;
la proposition doit avoir comme premier principe l'information du public sur les thèmes du Festival et sa liberté de choix dans les outils et les recours à sa disposition, et non une visée publicitaire (placement de produit, publicité pour des prestations, etc.) ou électoraliste (propagande, action à des fins partisanes) ;
la proposition doit être en relation avec les thèmes du Festival tels qu'ils sont exposés dans l'appel à propositions et doivent être en accord sur le fond et sur la forme avec les valeurs promues par ce Festival : liberté de partage, protection de la vie privée en ligne, information. L'initiateur·ice de la proposition ou son organisme ne doivent pas être connu·e·s pour transgresser régulièrement ces valeurs ;
la proposition ne doit pas faire l'apologie d'usages illégaux des outils d'anonymisation ou de partage d'informations.

Dans une perspective d'inclusion, l'équipe de coordination vous recommande de veiller aux points suivants :

L'accessibilité des événements (concernant les personnes en situation de handicap) ;
la parité (notamment concernant les propositions de tables rondes) ;
les modalités de participation financière éventuelles des événements (que nous souhaitons de préférence à prix libre ou gratuits).

N'hésitez pas à nous contacter pour travailler sur ces points.

Proposez votre événement avant le 13 octobre en remplissant le formulaire suivant : https://framaforms.org/festival-des-libertes-numeriques-2020-appel-a-propositions-1560511231

Contactez-nous !

L'équipe de coordination organise la coordination mais pas les événements ! Nous sommes néanmoins à votre disposition pour vous aider à compléter votre projet d'événement (recherche de salles ou d'intervenant·e·s, mise en relation entre organisateur·ice·s, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer un mail à : contact-fdln@insa-rennes.fr

À très vite !

L'équipe de coordination :

Damien Belvèze, chargé de la formation des usager·e·s des BU de l'Université de Rennes 1
Joris Duguépéroux, doctorant à l'IRISA
Juliette Erdinger, médiathécaire
Chloé Lailic, responsable de la bibliothèque et Déléguée à la Protection des Données à l'INSA Rennes
Émilie Marie, bibliothécaire à l'INSA Rennes
Fanny Ozeray, membre de l'association Studio Dilettante
Syl, membre de l'association Nos Oignons

Un articlerepris du site du réseau Bruded

Elle était la plus petite commune (431 habitants) lauréate de l'AAP « dynamisme des bourgs ruraux » 2017, mais c'est surtout le montant du soutien financier (872 438€) et l'originalité de la démarche qui lui ont valu une belle médiatisation.

Dans le présentation des dossiers retenus par les 4 partenaires (État, Région, EPF, Caisse des dépôts) il était précisé : « Le projet s'appuie sur les aspirations et modes de vie des habitants : disposer d'une maison de bourg avec jardin, verdir l'espace public, proposer des espaces de travail pour les indépendants, faciliter l'activité du magasin de producteur et les animations diverses… L'activité associative est placée comme un vecteur d'économie locale et de lien social … »

Une mise en œuvre plus lente et plus difficile que prévu

Deux ans plus tard, la mise en œuvre des projets a démarré mais pas aussi vite que l'imaginait la maire Marie-José Fercoq :

Paradoxalement, l'annonce de cet important soutien financier a provoqué des remous au niveau local. Certains craignaient que la commune doive assumer les investissements des associations en cas de défaillance, d'autres ne sont pas persuadés que la culture soit l'avenir de la commune, d'autres sont simplement réfractaires au changement. Il a fallu convaincre à nouveau, même au sein du conseil municipal, que c'était une chance pour le développement de la commune !

En savoir plus

La maire estime que le manque de moyens humains pour le suivi et l'animation de la démarche est un handicap pour les petites communes. La commune est accompagnée par l'atelier terreAterre qui travaille sur la démarche depuis le début : Magali Touati et son équipe son équipe ont pour objectif, en proposant des outils et processus collaboratifs adaptés à chaque commune, d'associer le maximum d'acteurs représentatifs de la diversité des habitants.

Ce qui est bien lancé

La réhabilitation des 2 maisons communales en centre bourg avec pour chacune au rdc des un espace de réunion ou de travail et un logement à l'étage
Le projet de création d'une école du documentaire porté par Ty films avance comme prévu. L'association est en plein développement et, en partenariat avec l'UBO, elle accueille déjà une première promotion d'étudiants. Le soutien financier sera apporté par la Région.

Ce qui a pris du retard

Les aménagements du centre bourg : une première réunion publique consacrée à la place de l'église n'a réuni quasi que des nouveaux arrivants très motivés par la démarche et son esprit. La maire et l'équipe d'animation réfléchissent à la manière d'associer tous les habitants et notamment les agriculteurs à celle sur le périmètre plus large du centre.
La construction de l'auberge européenne des cultures car l'association Kreizh Breizh a renoncé à faire du neuf. Elle a créé une SCIC « Le village coopératif » dans le but de racheter le bâtiment de l'ancien presbytère et de le rénover. L'acquisition est en cours. L'État sera le financeur du projet.

Ce qui ne fonctionne pas comme prévu

Le remembrement foncier qui est porté par l'Établissement Public Foncier suscite des résistances. Il a pour objectif, grâce à des échanges de parcelles entre la commune et des particuliers, d'affecter du terrain à des maisons qui en sont dépourvues et ainsi de faciliter leur vente. Certains propriétaires très attachés à leur terrain sont totalement opposés à un quelconque échange, ce qui bloque la situation pour l'instant.

Malgré ces aléas inhérents à un projet d'une telle ampleur, Marie-José Fercoq se veut optimiste. « La commune est dans une spirale positive. Elle attire de nouveaux habitants séduits par la dynamique culturelle, comme ce jeune couple qui a récemment ouvert un café- librairie pas loin d'une épicerie bio qui fonctionne bien depuis plusieurs années. Ils croient en l'avenir du monde rural. Reste maintenant à convaincre ceux qui y ont toujours vécu ici que le déclin n'est pas une fatalité »

Linux Quimper sera au Centre des Abeilles à Quimper (4 rue Sergent Le Flao), le samedi 30 aout 2019 de 14h à 18h, pour animer une Install-Party (plan d'accès )

Une install-party, c‘est l'occasion de découvrir, tester et installer sur son ordinateur personnel le système GNU/Linux alternative libre, complète et gratuite, aux systèmes Mac et Windows.

Des bénévoles, utilisateurs des diverses distributions de GNU/Linux, seront là pour vous aider, conseiller, partager leurs connaissances.

Cette journée sera un temps de partage et d'échange. Si vous avez quelques connaissances du système GNU/Linux, n'hésitez pas à venir aider ces personnes qui désirent passez sous ce système libre et gratuit. Inscrivez-vous sur le forum de Linux Quimper

Des questions ! Des interrogations ! Ajoutez un commentaire sur le forum de Linux Quimper

FOCUS : Avec 87 % d'internautes, la Bretagne se situe légèrement en deçà de la moyenne nationale (90 %). L'effet du niveau de vie et du niveau d'étude s'estompe, par rapport à notre enquête de 2014, tandis que la variable âge reste prégnante dans la non-connexion à Internet.
Certains usages généralisés, notamment l'échange de mail et la recherche d'informations, plafonnent. Ils nous font voir, en creux, qu'entre 7 et 10 % sont sans doute à considérer comme des individus éloignés du numérique (en plus des non-internautes (13 %)).
Parmi les activités en voie de numérisation, la prise de rendez-vous médicaux en ligne et le suivi de la scolarité des enfants sont deux tâches en voie de généralisation.
Parmi les activités où l'on ne peut (presque) plus se passer du numérique, on remarque que 10 % des bretons estiment que les opérations numériques de type Caf, Sécurité Sociale et impôts demeurent “difficiles”.
Les non-internautes bretons ne le sont pas forcément par incapacité : 10 % d'entre eux limitent volontairement leurs usages numériques (9% des non-internautes français) et 60 % d'entre eux se disent “plus heureux” en n'utilisant pas le numérique.

Profil de l'internaute Breton

87% des Bretons de 18 ans et plus sont considérés comme internautes en 2019 [1], c'est-à-dire qu'ils se sont connectés à Internet au moins une fois au cours des 3 derniers mois, via un appareil (ordinateurs, smartphone, tablette, etc.). C'est trois points de moins que la moyenne nationale (90 %). Notre précédente enquête sur les usages du numérique des bretons, en 2014 [2], indiquait les mêmes tendances, avec 78 % de bretons internautes (contre 83 % d'internautes français en 2014 pour le Crédoc [3] ). L'écart entre les taux d'internautes bretons et français tend à se resserrer.
Le niveau de vie — significatif jusqu'ici — tend à ne plus jouer plus sur le fait d'être internaute ou non. Le niveau d'étude, lui, continue de jouer, même s'il s'estompe également : parmi les bretons diplômés du supérieur, 96% sont internautes contre 75% des personnes ayant arrêté leurs études avant le baccalauréat (en 2004, la proportion était de 94 % contre 60 %).
Finalement, en 2019, c'est principalement l'âge qui explique la non-connexion à Internet : la fracture générationnelle persiste par rapport aux enquêtes précédentes : on compte 100% d'internautes chez les bretons âgés 18 à 29 ans, 81% chez les 60 à 74 ans et moins de 35 % pour les personnes âgées de 75 ans et plus. Cette enquête CAPUNI 2019, comprenait, entre-autres sur-échantillonnages, un volet sur les zones rurales isolées (ZRI) bretonnes, dans l'objectif d'étudier l'impact des difficultés d'accès au haut débit sur les usages (voir le premier quatre pages à ce sujet). Nous en reparlerons, mais notons dès maintenant qu'il n'y a aucun “effet ZRI” sur le fait d'être internautes ou non.

Les activités courantes exclusivement numériques des internautes bretons

Les deux graphiques suivants représentent le taux de pratique d'activités numériques “courantes” des internautes bretons, répartis par âge pour l'un (graphique 1), et la fréquence de l'une de ces activités (échanges de mails) en 2014 et 2019, pour l'autre (graphique 2).
93 % des internautes bretons échangent des mails. L'effet âge reste important, même s'il est moins prégnant que pour d'autres pratiques numériques : on constate que les internautes de 60 ans et plus sont encore 89% utiliser le courrier électronique.
92 % des internautes bretons cherchent des informations sur Internet (tous supports confondus), sensiblement la même chose qu'en 2014. À l'instar de l'envoi de mails, la variable âge (la seule discriminante) influe moins que dans d'autres tâches.

Graphique – Deux pratiques numériques courantes des internautes bretons en 2019 (en %)

Si l'on observe les fréquences des échanges de mails (graphique 2), on constate que l'échange de courriers électroniques plafonne depuis quelques années : les internautes bretons ne sont pas plus nombreux à envoyer des mails au moins une fois par mois aujourd'hui qu'en 2014 (environ 85%). On voit aussi que plus de la moitié des internautes bretons échange des mails tous les jours ou presque (56 %).

Graphique 2 — fréquence des échanges d'e-mails en 2014 et 2019 (chez les bretons qui se sont connectés à internet au cours du mois

Le graphique 3 présente la fréquence des activités de recherche d'information. Nous l'avons scindé en deux pour distinguer la “recherche d'informations pratiques” (cinéma, petites annonces, météo etc.) de la “recherche d'information sur l'instant” (typiquement : recherche immédiate via google d'une question que l'on est en train de se poser à ce moment-là).

Graphique 3 – Fréquence des recherches “infos sur l'instant” et “infos pratiques”
chez les internautes bretons

50 % des internautes bretons effectuent des recherches d'informations sur l'instant tous les jours ou presque : le taux d'équipement des bretons en smartphone (73 %, légèrement inférieur au taux d'équipement français (75 %, Crédoc 2018 ) a probablement quelque chose à voir avec ces fréquences élevées. À l'inverse, on remarque qu'entre 7 et 10 % des internautes bretons n'effectuent ces activités que “moins souvent “ qu'une fois par mois. Bien qu'”internautes” selon notre définition, ceux-là sont sans doute à considérer comme des individus éloignés du numérique.

La numérisation des activités du quotidien

Parmi les activités qu'il est possible de réaliser via le numérique, nous avons choisi de faire un focus dans cette enquête sur celles “en voie de numérisation” : prendre un rendez-vous médical, suivre la scolarité des enfants ou faire ses courses (tableau 1).

Tableau 1 – Favorisation ou évitement du numérique par les internautes bretons pour trois activités en voie de numérisation

S'agissant de cette dernière activité (faire ses courses), on constate que les internautes bretons privilégient davantage les courses en ligne que l'ensemble des français (10 % des bretons contre 7 % des internautes français déclarent favoriser le numérique pour faire leurs courses). À l'autre extrémité, ils sont aussi plus nombreux que l'ensemble des internautes français à “éviter” le numérique pour faire leurs courses (23 % contre 16 %). Entre ces deux extrémités, 19 % des internautes bretons déclarent faire autant leurs courses avec le numérique que sans (contre 15 % des français). Si 48 % d'internautes bretons (et 62 % des internautes français) ne font jamais leurs courses via le numérique, les courses en ligne sont en passe de devenir une activité courante (selon les chiffres du Crédoc, le “drive” est en 2017 le circuit alimentaire qui a enregistré la plus forte progression de fréquentation (+12 % par rapport à 2012).

La banalisation de la prise de rendez-vous médicaux en ligne paraît encore plus rapide. Apparues en 2013, les plateformes de prise de rendez-vous en ligne sont aujourd'hui privilégiées par 18 % des internautes bretons, tandis que 16 % d'entre eux déclarent prendre leurs rendez-vous “autant via le numérique que sans”. Des pratiques déjà installées, donc, même si elles restent inférieures à celles de l'ensemble des internautes français : 20 % d'entre-eux prennent leurs rendez-vous médicaux en ligne et 20 % également le font autant en ligne que sans.
Quant au suivi de la scolarité des enfants, le numérique est désormais tout à fait banalisé et tend même à devenir la norme. 37 % des internautes bretons ayant au moins un enfant scolarisé favorisent le numérique pour suivre la scolarité de leur(s) enfant(s) (c'est 7 points de plus que l'ensemble des parents internautes français) et 26 % d'entre-eux le fait autant avec le numérique que sans. Il est permis de penser que les internautes bretons, parents d'enfants scolarisés et qui déclarent éviter le numérique (12 %) ou ne “jamais” suivre la scolarité de leur(s) enfant(s) via le numérique (26 %) - ils sont respectivement 8 % et 34 % en France) ont des enfants scolarisés en maternelle ou primaire, : des niveaux où les plateformes de type Pronote ne sont pas utilisées ; et dont l'usage est généralisé au Collège et au Lycée, ou dans l'enseignement privé, mais où d'autres plates-formes peuvent exister.

Quelques activités où l'on ne peut (presque) plus se passer du numérique

Enfin, il existe aujourd'hui de activités pour lesquelles se passer du numérique devient très compliqué, car certaines tâches passent obligatoirement par des services Web, ou des échanges de courrier électronique.

Tableau 2 — Opérations bancaires et recherche d'emploi :
favorisation ou non du numérique par les internautes bretons concernés par ces tâches

Si 2 % des internautes bretons concernés par la recherche d'emploi déclarent éviter le numérique et 23 % ne jamais passer par le numérique pour effectuer cette tâche, on voit que 59 % d'entre eux favorisent le numérique pour chercher un emploi, et que 15 % panachent leurs manières de chercher un emploi (ils le font autant avec que sans le numérique).
Les internautes bretons ne sont plus que 13 % à ne jamais utiliser le numérique pour effectuer des opérations bancaires (et seulement 4 % des bretons qui effectuent des opérations bancaires estiment qu'avec le numérique, “c'est difficile”). Les chiffres France sont les mêmes. Avec 74 % d'internautes bretons qui favorisent le numérique (l'équivalent du taux des internautes français 73 %) et qui 72 % des bretons qui estiment qu'“avec Internet, c'est facile”, les opérations bancaires en ligne semblent s'être généralisées.
De la même manière, une majorité des bretons estime qu'avec Internet, il est “facile” de réaliser les opérations relatives aux démarches pour la CAF (61 %), à la Sécurité Sociale (59 %), ou les impôts (63 %). Rappelons que depuis 2019, la résidence principale des français imposables est équipée d'un accès à internet, la déclaration de revenus doit être réalisée par Internet. Toutefois, Bercy précise : “Si vous estimez ne pas être en mesure de le faire, vous pouvez continuer à utiliser une déclaration papier". Remarquons que 10 % des bretons concernés par l'activité estiment que les opérations numériques Caf, Sécurité Sociale et impôts demeurent “difficiles” (même taux pour la France).
On constate que des pratiques numériques sont généralisées et quasi-obligatoire. Toutefois, il faut garder en tête que seuls 87 % des bretons sont des internautes et que conséquemment, 13 % n'en sont pas. À ce sujet, notons que 35 % des non internautes bretons ne se sentent “plus capables” d'utiliser le numérique (contre 30 % pour les non-internautes français).
Si ce taux de bretons non-internautes, auxquels s'ajoutent, dans une certaine mesure, ceux éloignés du numérique, peut apparaître préoccupant en 2019 (nous reviendrons en détails, dans un futur 4 pages, sur ces non-internautes), il n'est pas nouveau et interroge les politiques publiques basées sur le tout numérique. Ajoutons, pour finir, que les non-internautes bretons ne le sont pas forcément par incapacité : 10 % d'entre eux limitent volontairement leurs usages numériques (9% des non-internautes français) et 60 % d'entre eux se disent “plus heureux” en n'utilisant pas le numérique.

Annexes technique

Matériel et méthode
L'Observatoire Marsouin du Numérique et de l'Innovation (Omni) réalise à intervalles réguliers des enquêtes portant sur les usages du numérique en Bretagne. L'objectif principal de cette édition 2019 était de comprendre les usages et les non usages du numérique pour un ensemble d'activités quotidiennes, et d'identifier dans quelle mesure la distance au numérique peut avoir un impact sur le taux d'équipement, le sentiment de facilité ou d'empowerment pour un ensemble de tâches du quotidien, dont les démarches administratives en ligne.

L'enquête téléphonique s'est déroulée du 21 janvier au 14 mars 2018 et a permis d'obtenir les réponses de 2000 breton·ne·s : 1500 représentatifs de la population de France métropolitaine (âgée de 18 ans et plus) et 500 habitant·e·s des zones rurales isolées (ZRI). Dans la catégorisation Insee des communes dans le zonage en aires urbaines (année 2010), les ZRI correspondent aux communes de moins de 2000 habitants des petits pôles, aux “autres communes multipolarisées” et “communes isolées hors influence des pôles” (pour en savoir plus, consulter le site de l'Insee).

Figure 1 : La région Bretagne selon le zonage en aire urbaine de l'Insee.
La collecte des données a été assurée par notre partenaire panéliste, l'entreprise morbihannaise Tryom. La représentativité de l'échantillon est approchée par la méthode des quotas sur l'âge croisé au sexe, la taille de l'unité urbaine et la catégorie socioprofessionnelle.
Les résultats qui suivent sont produits à partir des bases de données redressées. Le logiciel utilisé par Omni est R .

[1] Sauf mention contraire, les chiffres cités dans ce document sont issus de l'« Enquête sur les usages du numérique en Bretagne Omni/Marsouin CAPUNI 2019 ». Pour chaque enquête réalisée, Marsouin dispose d'une base de données des résultats obtenus, qu'il met à disposition du public (OpenData) sur la plateforme d'analyse et de visualisation, Shiny Marsouin. Cette plateforme s'adresse à tous : collectivités, entreprises, chercheurs, étudiants, associations… Elle est accessible librement et ne nécessite qu'un navigateur web pour être utilisée.

[2] Enquête Marsouin Individus 2014 https://www.marsouin.org/mot150.html. Notons que l'enquête 2014 portait sur un échantillon d'individus âgés de 15 ans et plus. Le récent règlement général sur la protection des données (RGPD) fait que notre échantillon 2019 concerne des individus âgés de 18 ans et plus.

[3] Crédoc, “La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française (2014)”https://www.credoc.fr/download/pdf/...

Voir en ligne : https://www.marsouin.org/article116...

Samedi 6 juillet de 14h à 16h à Rennes, au 187 rue de Châtillon, aura lieu un atelier d'échange sur le thème “Éducation aux médias : et les sciences dans tout ça ? “. Vous serez accueillis dès 12h30 pour un pique nique ” auberge espagnole “. L'atelier d'échange débutera à 14h jusqu'à 16h. Suivra l'Assemblée générale statutaire des petits débrouillards Grand Ouest.

Cet atelier participatif permettra de confronter les points de vue croisés de tou.te.s les participant.e.s autour des médias, des sciences et de l'éducation populaire. Plusieurs intervenant.e.s seront également présent.e.s lors de cette après-midi :

  • Mehdi Derfoufi, chercheur en études cinématographiques, IRCAV, Université Sorbonne-Nouvelle,
  • Gull et Viciss, fondateur et fondatrice du site hacking-social.com,
  • Xavier Milliner, coordinateur de la Corlab.
  • Agathe Petit, rédactrice en cheffe du Labo des savoirs,
  • David Puzos, doctorant en géographie de l'éducation, UMR Espaces et Sociétés, Rennes

Nous vous attendons avec impatience ce samedi 6 juillet dès 12h30 au 187 rue de Châtillon, 35200 Rennes.

Pour faciliter pour l'organisation des échanges, merci de vous inscrire sur cette page.

L'article Atelier d'échange : “Educations aux médias : et les sciences dans tout ça ?”. Venez débattre le 6 juillet à Rennes est apparu en premier sur Les petits débrouillards.

Voir en ligne : https://www.lespetitsdebrouillardsg...

Pour comprendre Internet, découvrir les logiciels libres et protéger sa vie privé

Organisée par et au Centre des Abeilles, 4 rue Sergent Le Flao, à Quimper, Les 27-28-29 aout 2019. En partenariat avec Linux Quimper et Penn Ar Web ( plan d'accès )

Pourquoi cet événement ? Cela fait 10 ans que le Centre des Abeilles, avec l'aide technique de Linux Quimper, assure et a assuré la distribution gratuite de plus de 2 200 ordinateurs, déclassés par des administrations ou des entreprises, et reconfigurés avec des logiciels libres autour du système GNU/Linux. C'est donc pour cet anniversaire qu'est née l'idée de créer « Entrée Libre »

À qui cela s'adresse t'il ?
À toute personne utilisant un ordinateur (fourni ou non par le Centre des Abeilles) portant un intérêt pour ces sujets et/ou souhaitant s'y initier.
Les conférences et ateliers seront gratuits et ouverts à tout public, sans distinction d'âge et de sa connaissance du sujet.

Pour quoi faire ?
L' objectif de cet événement est d'aider les participants à utiliser leur ordinateur (ainsi que leurs autres équipements reliés à internet comme par exemple les smartphones)
À se réapproprier leur utilisation du numérique notamment en évitant de voir leurs données personnelles faire l'objet d'un commerce. En découvrant ce que devrait réellement être internet.

Qu'est ce que c'est internet avec Stéphane Bortzmeyer // Mardi 27 août 10h30
« Une grande partie des activités humaines se déroule aujourd'hui sur l'Internet. On y fait des affaires, de la politique, on y bavarde, on travaille, on s'y distrait, on drague… L'Internet n'est donc pas un outil qu'on utilise, c'est un espace où se déroulent nos activités. »
Après un passage à Quimper en Septembre, Pour nous parler de notre vie privée sur le Web. Stéphane Bortzmeyer revient nous voir pour nous expliquer ce qu'est Internet.

Numérique et intimité biologique avec Xavier Coadic // Mardi 27 août à 14h
Xavier Coadic va venir nous parler des traces biologiques que nous laissons traîner sur Internet.

Problématique des données de santé avec Djelouze // Mardi 27 août à 15h
Djelouze va venir nous parler de ce sujet qui nous interpelle de plus en plus. Qui donc peut accéder à nos données médicales ?

Exodus Privacy ( application pour smartphone ) par MeTal_Pou // Mardi 27 août 16h
Pour nous aider à comprendre ce qui se cache derrière les applications installées dans nos smartphones

INFINI par Denis Dordoigne // Mercredi 28 août 11h
L'association INFINI (INternet FINIstère) est née de la volonté de quelques amis de la région Brestoise, désireux de faire partager leur passion de l'informatique et des réseaux. Son but est de promouvoir le développement du réseau Internet à des fins non commerciales. Elle s'adresse aux particuliers, aux autres associations ainsi qu'aux collectivités locales et territoriales

Mais pourquoi le Libre c'est mieux ? par Denis Dordoigne Mercredi 28 août 15h
April : en novembre 1996, des étudiants du laboratoire informatique de l'Université Paris VIII de Saint Denis créent l' association April (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre) dont le but est de promouvoir le logiciel libre en France.

Caliopen par Lanza // Mercredi 28 août à 14h
La messagerie libre qui vous aide à protéger votre vie privée et regroupe tous vos services de messagerie habituels.
Lanza est développeur front-end, chez Caliopen, c'est donc lui nous expliquera son fonctionnement

Internet et nos libertés. La Quadrature du Net par Mindiel // Mercredi 28 août à 16h
Mindiel, membre de la Quadrature du Net va venir nous expliquer comment fonctionne l'association, et tout le travail qu'elle fait pour défendre nos libertés, Ainsi que ce que nous pouvons faire pour nous protéger.

Qu'en est il de nos données lorsque l'on utilise un moteur de recherche par Tristan Nitot // Jeudi 29 août à 14h
Lorsque l'on parle de moteurs de recherche, il y a encore beaucoup de confusions entre les méta-moteurs qui se contentent d'afficher des résultats fournis par d'autres dans une interface différente, et les moteurs de recherche indépendants tel que Qwant. C'est ce que nous allons voir avec la conférence de Tristan Nitot

Dégooglisons internet et faisons plus encore ! par Tcit // jeudi 29 à 15h
Tcit l'un des salariés de la célèbre association Lyonnaise Framasoft

Et des ateliers animés par : Xavcc, Maiwann, TkPx, metal_pou, Denis Dordoigne et P.Y
Mais pour faire quoi…
– Tous les jours , pour démarrer la journée , pour la finir ou pour accompagner les conférences
– Discussion libre
– Pour grands débutants qui ne savent pas ce qu'est le libre, ou alors qui ne savent pas du tout par où commencer
– Contribatelier : on vient essayer des applications et on ramène les problèmes aux développeurs si besoin , on apprend ce qu'est « contribuer à un logiciel »
– Traduction de Logiciels en breton
– Réseaux sociaux : découverte de résaux dits « sociaux » autres que facebook et twitter
– Faire passer les services de son téléphone des GAFAM vers le Cloud
– Café vie privé : utiliser une boite mail sécurisée qui permet d'envoyer des messages chiffrés (mode facile : Protonmail, mode difficile:Thunderbird + enignail), utiliser un gestionnaire de mot de passe, configurer la confidentialité de son smartphone

Et pour ceux qui veulent aller plus loin, en installant GNULinux sur leur ordinateur
Install-Party le samedi 30 aout de 14h à 18h
Ce sera l'occasion de découvrir, tester et installer sur son ordinateur personnel le système GNU/Linux avec l'aide des bénévoles de Linux Quimper

Plus de renseignements sur https://iloveframasoft.frama.site/

La médiathèque est devenue au fil des ans un lieu où l'on vient pour lire, jouer, faire des démarches administratives, travailler, se rencontrer, … Pour certains c'est donc un espace de vie habituel en plus de son domicile ou de son lieu de travail, ce que l'on désigne sous le vocable de « tiers-lieu ». La visite du 28 juin qui a réuni 15 personnes avait pour objectif de présenter aux participants la mise en place et le fonctionnement actuel de cet équipement et, en quoi il a inspiré la démarche globale de redynamisation du centre bourg qui est en cours.

C'est la co-construction du projet avec les habitants et les partenaires qui a permis d'en arriver là !

Au départ, le projet était bien plus modeste selon Renée Courtel, maire, tant au niveau des espaces à créer dans l'ancienne poste que dans les activités proposées par le lieu. Les élus avaient cependant l'ambition d'en faire une rénovation énergétique exemplaire, une priorité qui sera respectée dès leur arrivée à la mairie en 2008 comme en témoignent les récents travaux d'isolation par l'extérieur effectués sur le complexe salle des fêtes-salle des sports.

‘'C'est l'ABF qui nous a convaincus d'aménager le second étage où nous sommes réunis ce matin, dans cette salle qui fait aussi office de salle de cinéma et d'exposition. Ce sont les ateliers d'échanges avec les associations qui ont permis d'être beaucoup plus ambitieux en termes d'activités proposées qui, depuis, ne cessent de se diversifier. Ensuite, c'est le dynamisme et le professionnalisme de l'équipe d'animation qui le rend si accueillant et convivial ''.

Renée Courtel, maire

La co-construction c'est aussi tout simplement le choix des couleurs, décidé collectivement, espace par espace, lors d'une réunion conviviale sur une journée !

Gestion communale et mini-maison des services de proximité

La municipalité a toujours été claire sur sa volonté d'assurer la gouvernance du lieu, tout en étant très à l'écoute des associations. Elle est donc assurée par comité de pilotage composé d'élus et de l'équipe d'animation. Le budget annuel est 16 000€/an, inclus les frais de fonctionnement. Pour Corinne Le Bihan, responsable de la médiathèque : « C'est un budget suffisant car nous avons de nombreux partenariats et des mutualisations qui nous permettent d'avoir une offre culturelle de qualité ».

C'est ce pilotage communal qui a permis d'ouvrir un point CAF depuis 2 ans. Il permet aux habitants d'y faire ses démarches administratives avec si besoin l'accompagnement de Corine Le Bihan qui a bénéficié d'une formation spécifique. Un service très apprécié des habitants et l'occasion de constater que bon nombre de personnes ont des difficultés avec les démarches en ligne, si grandes parfois qu'ils passent à côté de droits qui les aideraient dans leur quotidien. Elle a ainsi accompagné plusieurs personnes éligibles à la prime d'activité.

A noter que la CAF lie ses aides au fait qu'il y ait une cotisation pour l'abonnement à la médiathèque. Elle est de 12€, et n'est en rien un frein à l'abonnement selon les élus et la bibliothécaire.

Les leviers de la réussite

La co-construction participative du lieu est certainement le levier principal car elle facilite son appropriation par tous ceux y ont contribué. C'est bien un projet partagé qui répond aux attentes formulées collectivement au départ et dans le temps. Parmi les autres qui ont été mentionnées

  • Des temps d'ouverture suffisants et adaptés au quotidien des habitants : 19,5 heures sur 4 jours et fermeture à 19 h00 les mardi, mercredi et vendredi
  • Une offre d'activité diversifiée pour tous les âges : bibliothèque, ludothèque, vidéothèque, cyber-commune, ateliers artistiques, école de musique, expositions, projections cinéma, …
  • Des services qui facilitent le quotidien des habitants afin de pallier à leur éloignement progressif vers les villes
    -* Confiance et capacité d'écoute entre tous les acteurs, possibilité pour chacun d'exprimer son avis … même négatif.
  • Une volonté politique claire et constante

Pour Corinne le Bihan » la médiathèque est devenue peu à peu un espace socio-culturel »

Une réussite reconnue

Corinne le Bihan est très satisfaite du bilan comptable : « Nous sommes passés de 300 à 1000 abonnés dont certains de communes voisines ». Mais elle se réjouit autant de voir la mixité intergénérationnelle et du fait que la médiathèque soit devenue un lieu de rencontres et d'échanges autour d'un jeu de société ou autre activité et aussi un lieu de solidarité sociale entre les habitants d'une même communauté.

Le lieu est devenu une référence qui attire de nombreux élus et techniciens curieux de voir cette réussite au cœur d'un territoire rural. Il contribue à valoriser l'image de la commune et de ses habitants et certainement à en attirer de nouveaux selon Renée Courtel : « Les maisons se vendent bien à nouveau ! »

Un projet qui a inspiré la démarche de revitalisation en cours

L'équipe municipale s'est largement inspirée de l'expérience acquise avec ce projet et de la confiance instaurée avec les acteurs locaux pour se lancer dans une démarche globale de revitalisation du centre bourg. Il s'agit à nouveau de répondre au mieux, de manière participative, aux besoins des habitants (services, commerces,…) en les concentrant dans le périmètre de centralité aménagé de manière conviviale. La commune a candidaté au nouvel AAP régional sur le dynamisme des bourgs ruraux pour bénéficier de soutiens financiers. Quel qu'en soit le résultat la dynamique est lancée : une mini crèche proche de la mairie et de la médiathèque est déjà en chantier, un foyer de jeunes travailleurs devrait voir le jour dans le même secteur, l'ancien presbytère et son terrain pourrait être acquis grâce à un portage de l'EPF. De quoi rendre optimiste Renée Courtel et son équipe sur l'avenir de la commune.

En savoir plus sur le projet et découvrir la fiche du CAUE

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